SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 12 juillet 2018

Revue de Presse du 12 juillet 2018

 

Trafic des aéroports de Paris : +6% en juin

Air Journal 12/07/2018

Le trafic de Paris Aéroport est en hausse de 6,0% par rapport au mois de juin 2017 avec 9,438 millions de passagers accueillis, dont 6,5 millions à Paris-Charles de Gaulle (+6,3%) et 2,9 millions à Paris-Orly (+5,4%).

Ces chiffres s’expliquent notamment par le fait que le Ramadan s’est déroulé, cette année, du 16 mai au 14 juin alors qu’il a eu lieu du 26 mai au 24 juin en 2017, souligne le Groupe ADP dans son communiqué. Le trafic Franceest en « décroissance » de 1,0%, tandis que le trafic Europe (hors France) est en progression de 4,6%. Le trafic international (hors Europe) est en forte hausse (+11,3%), du fait d’une croissance sur l’ensemble des faisceaux : Afrique (+18,2%), Moyen-Orient (+13,0%), Asie-Pacifique (+10,1%), Amérique du Nord (+9,6%), DOM-COM (+8,0%) et Amérique Latine (+1,0%).

Le nombre de passagers en correspondance dans les aéroports parisiens augmente de 1,7% en juin ; le taux de correspondance de Paris Aéroport s’est établi à 21,6%, en retrait de 0,9 point par rapport à juin 2017.

Depuis le début de l’année, le trafic de Paris Aéroport est en progression de 3,0% avec un total de 49,929 millions de passagers. CDG a enregistré 33,923 millions de clients (+3,0%) et Orly 16,005 millions de passagers (+2,9%). Le nombre de passagers en correspondance est en diminution de 3,7%, le taux de correspondance s’établissant à 21,5%, en diminution de 1,4 point.

Sur les douze derniers mois en trafic glissant, le trafic dans les deux aéroport parisiens atteint 102,949 millions de passagers (+3,5%), dont 70,463 millions à CDG (+4,5%) et 32,486 Millions à Orly (+1,8%)..

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en hausse de 56,0% sur le mois de juin 2018 et de 30,9% depuis le début de l’année, « comprenant, à compter du mois de mai 2018, le trafic de l’aéroport d’Antalya, dans lequel TAV Airports a pris une participation ». Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en hausse de 9,3% sur le mois de juin 2018 et de 10,4% depuis le début de l’année. Le trafic d’Amman, dont le Groupe ADP détient 51% du capital, est en hausse de 17,1% sur le mois de juin 2018 et de 7,6% depuis le début de l’année.

 

 

Retards, annulations : HOP! Air France convoquée au ministère

Air Journal 12/07/2018

La ministre des transports a convoqué la semaine prochaine les dirigeants de la compagnie aérienne HOP! Air France, dont les vols intérieurs connaissent trop de dysfonctionnements.

Lors des questions au gouvernement le 10 juillet 2018, Elizabeth Borne a été claire : « le compte n’y est pas, la situation doit être redressée rapidement ». Elle évoquait certaines liaisons intérieures opérées par la filiale régionale d’Air France, qui connaissent de nombreux vols retardés ou annulés, « voire avancés ». « Je sais les difficultés rencontrées par les passagers à BriveAurillacCastres ou Agen » sur les vols de HOP!, a souligné la ministre des transports, qui somme les dirigeants de proposer « des solutions concrètes à mettre en œuvre rapidement » et ne se « satisfera pas du statu quo ». De son côté, elle a demandé à ses services d’étudier « toutes les mesures offertes par les contrats, qui vont des sanctions jusqu’à la relance de nouvelles obligations de service public ». HOP! doit payer des pénalités si les objectifs des OSP sur le nombre de passagers transportés ne sont pas atteints, mais plusieurs dirigeants d’aéroport affirment qu’elle n’est de fait jamais sanctionnée.

Pas de réponse officielle chez la compagnie aérienne, mais on connait les problèmes auxquels elle est confrontée en dehors des grèves, à commencer par le manque de pilotes. La grève de six jours des pilotes de HOP! en juillet dernier était en partie motivée par le sous-effectif créé par un manque d’anticipation des départs vers Air France (où un tiers des recrutements doit venir de la filiale, afin de favoriser les parcours de carrière des pilotes). Le directeur général adjoint Alain Malka avait alors proposé de « signer un moratoire » sur le transfert programmé de 140 pilotes vers la maison-mère, « le temps de reconstituer les forces vives » dans la filiale régionale. En janvier, une estimation du syndicat majoritaire SNPL mettait ce déficit à 70 pilotes. Parmi les autres problèmes, un manque d’avions au sein d’une flotte hétéroclite.

Rappelons que HOP! Air France avait déjà lancé en octobre dernier une campagne de recrutement de copilotes. Et que ce problème a été évoqué dans les négociations sur le projet de nouvelle convention collective unique, qui devrait être approuvé deux ans après la fusion d’Airlinair, Britair et Regional et est actuellement soumise au vote des pilotes du SNPL.

 

 

Les Assises du transport aérien vont-elles accoucher d’une souris ?

La Tribune 12/07/2018

À quatre mois des conclusions des Assises du transport aérien, dont l’objectif est de prendre des mesures améliorant la compétitivité du secteur, les compagnies sont inquiètes.

À quatre mois des conclusions des Assises du transport aérien, celles-ci vont-elles accoucher d’une souris ? C’est la crainte des professionnels du secteur qui demandent des mesures pour améliorer la compétitivité du pavillon français, même si les turbulences à Air France ont fait remonter le dossier en haut de la pile des sujets à traiter par l’exécutif. Plusieurs mesures pourraient être intégrées dans le projet de loi des finances (PLF). Elles représenteraient entre 100 et 150 millions d’économies pour le pavillon français. « Après, il y aura d’autres échéances », explique un connaisseur du dossier, « qui pourraient permettre d’atteindre au total 300-350 millions d’euros d’économies »

« On espère de mesures concrètes », déclarait récemment Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, lors d’un point presse organisé par la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam).

Le son de cloche au Scara, le syndicat des compagnies aériennes autonomes, est le même.

« Nous sommes inquiets. Si l’on ne fait rien, dans vingt ans, il y aura certes des avions en France mais plus de compagnies françaises. L’objectif de ces Assises est de sauver les certificats de transport aérien français. Nous avons l’impression que nous allons passer à côté d’un moment historique. L’enjeu n’est pas de gagner quelques millions d’euros avec quelques mesurettes, le problème est structurel », a déclaré son secrétaire général, Jean-Pierre Bès, à l’occasion d’une conférence de presse.

Privatisation d’ADP

La privatisation d’ADP, le gestionnaire des aéroports parisiens, est une donnée importante dans les décisions qui seront prises à l’issue de ces Assises en octobre. Pour la faire accepter par les compagnies aériennes, le gouvernement se doit de prendre des mesures fortes pour le transport aérien qui ne se limitent pas à des mesures ponctuelles, selon Vincent Capo-Canellas, sénateur de la Seine-Saint-Denis et coprésident du groupe de travail sur la compétitivité dans le cadre des Assises.

« Il faut que la filière se pose la question : pourquoi nous n’y sommes pas arrivés, alors que la France est bénie des dieux pour le transport aérien. Il faut réfléchir à l’ensemble de l’écosystème. Si on ne le fait pas, cela voudra dire que la France renonce à être une puissance aérienne avec les risques en termes de connectivité du pays avec le reste du monde que cela va entraîner. Pour l’heure,  j’ai du mal à voir la stratégie globale », confie-t-il à « La Tribune ».

Annoncer la privatisation d’ADP pendant les Assises n’envoie pas un signal très rassurant  aux  transporteurs. Ces derniers craignent en effet que la privatisation d’ADP n’entraîne une envolée des redevances aéroportuaires.

« Nous voulons des garanties. La trajectoire des redevances doit être orientée à la baisse », a indiqué Alain Battisti, le président de la Fnam.

De son côté, le président du Scara, Jean-François Dominiak s’insurge :

« Les tarifs aériens diminuent en moyenne de 1% par an. Avoir une hausse des redevances aéroportuaires est inconcevable. Nous demandons une baisse des redevances dans le nouveau contrat de régulation économique (CRE). »

Ces contrats de régulation sont signés entre l’Etat et ADP. D’une durée de 5 ans, ils définissent les investissements à réaliser au cours de la période et le niveau des redevances prélevées auprès des compagnies aériennes pour les financer. Dans le détail, le CRE définit un plafond de redevances à ne pas dépasser. Le CRE actuel court jusqu’à 2020.

Renforcement de la régulation

Les syndicats patronaux demandent par ailleurs une meilleure régulation avec un renforcement des pouvoirs de l’ASI, l’Autorité de supervision indépendante.

« On peut imaginer qu’on lui attribue un pouvoir de sanction, ou celui de fixer les redevances, d’arbitrer les grands investissements, et d’avoir une capacité d’audit et de contrôle », suggère Alain Battisti.

Enfin, sur le volet aéroportuaire, les deux associations s’opposent à la pérennisation de la double caisse.

« Il faut éviter les caisses étanches qui font de la France un cas unique en France », ajoute le président de la Fnam.

Ce système de double caisse, qui sépare la comptabilité des revenus aéronautiques, régulée de celle des services annexes (parkings, commerces) sur lesquels les aéroports ont la liberté de fixer les prix, fait enrager le Scara.

« Avec ce système, on sort l’argent des commerces de la chaîne de valeur du transport aérien. C’est du vol à l’étalage. D’un côté, on nous confisque une externalité positive du transport aérien (les commerces…) et, en même temps, on nous fait payer une externalité négative, les coûts de sûreté », fait valoir Jean-Pierre Bès.

Il prône un retour à la caisse unique dans laquelle les revenus des commerces et parkings sont mélangés avec ceux des redevances aéroportuaires, permettant ainsi de baisser celles-ci. Le mécanisme de caisse unique permet en effet de subventionner les services aéronautiques par les recettes commerciales. Et donc de modérer les redevances des transporteurs aériens.

Pour autant, malgré les doléances des compagnies aériennes, ce système de double-caisse sera maintenu dans la privatisation d’ADP.

Financement de la sûreté

Les compagnies aériennes demandent également une réforme du financement de la sûreté, payée quasi intégralement part les passagers et les compagnies aériennes. La facture dépasse le milliard d’euros et reste supérieure de 35% à la moyenne européenne. Elle devrait même doubler avec l’obligation européenne d’installer d’ici à 2020 des détecteurs d’explosifs de standard 3, d’un coût également de 800 millions d’euros.

« Avant de s’attaquer à la facture actuelle, il faut s’attaquer à la dérive, car l’Etat n’a pas d’argent aujourd’hui. Pour autant, il pourrait participer au financement de ces nouveaux détecteurs d’explosifs. Cela ne sera pas inscrit au PLF, mais pour la suite », explique un acteur du transport aérien.

 

 

Contrôle aérien : une modernisation attendue depuis 20 ans

Les Echos 11/07/2018

Les contrôleurs aériens français sont les derniers à encore utiliser des bandelettes de papier pour suivre les vols. Et le futur système n’arrivera pas avant 2021, au mieux.

Visiter un centre de contrôle du trafic aérien français équivaut parfois à un voyage dans le temps, quand les ordinateurs tournaient avec des disquettes et que le numérique n’avait pas encore triomphé du papier. « Dans un centre moderne, le contrôleur rentre d’un seul clic dans l’ordinateur, les instructions qui sont transmises automatiquement au pilote et l’ordinateur contrôle que les instructions sont bien exécutées. Si par exemple, un vol monte à une altitude incorrecte, ou si les instructions données entrent en conflit avec un autre vol, l’ordinateur donne l’alerte, explique un représentant syndical français. Mais en France, le contrôleur doit surveiller l’écran radar tout en vérifiant constamment sur ses bouts de papiers que les routes des avions sont conformes aux instructions notées sur les strips. C’est très chronophage et cela explique en partie pourquoi les contrôleurs français suivent 20 % à 30 % de vols de moins que leurs collègues européens ».

Un nouveau système attendu depuis 2015

Pour rattraper son retard, la DSNA compte essentiellement sur la mise en place du futur système 4-Flight, en cours d’élaboration avec le groupe Thales. Mais le chantier, piloté au sien de la DGAC, par la direction de la technique et de l’innovation (DTI), accumule les retards et les surcoûts (voir l’article ci-dessous). Prévue pour 2015, l’entrée en service de 4-Flight a officiellement été reportée à l’hiver 2020-2021 et pourrait bien tarder jusqu’à l’hiver 2022-2023. Or le trafic devrait avoir augmenté d’ici là d’au moins 1,8 % par an selon les prévisions les plus conservatrices. Soit 1.200 vols quotidiens supplémentaires en 2023.

A ces retards s’ajoute le dérapage des coûts. Initialement chiffré à 500 millions d’euros, le coût de programme 4-Flight atteint désormais 850 millions. Et une nouvelle rallonge budgétaire est d’ores et déjà prévue. En y ajoutant le coût des programmes annexes, la facture totale de la modernisation de la DSNA atteindrait 2,1 milliards d’euros selon le rapport du sénateur Capo-Canellas.

Un système à la pointe… dans 4 ou 5 ans

Chez Thales, on explique ces retards par le niveau de sophistication nécessaire pour la gestion d’un espace aérien aussi complexe que le ciel français. La prise en compte des nouvelles menaces liées aux cyber-attaques ont également contribué à retarder le programme. Mais une fois achevé, le système français sera le plus performant d’Europe, affirme-t-on, et permettra même de prendre une longueur d’avance dans la mise en place du futur système européen SESAR.

Mais au sein même de la DGAC, nombreux sont ceux qui incriminent l’incapacité de la Direction technique et de l’innovation (DTI) à conduire correctement de tels projets et à travailler en bonne intelligence avec un industriel. Des critiques qui semblent avoir finalement fait mouche, avec le départ annoncé du patron de la DTI .

 

 

Toulouse-Blagnac : +3,9% en juin

DéplacementsPros 11/07/2018

Le mois de juin a été un bon cru pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac. La plate-forme de la ville rose a géré 886 045 passagers, soit une hausse de 3,9%. Cette croissance est principalement portée par le trafic international : + 8,2% !

L’activité domestique de Toulouse-Blagnac a généré 448 756 passagers (-0,1%). Le trafic sur Paris est en léger repli (-1,8%), avec des tendances similaires entre Paris-Orly (-1,8%, 221 580 voyageurs) et Paris-CDG (-1,7%, 79 325 personnes

En région, le trafic augmente (+3,5%, 147 851 passagers) et l’on enregistre des hausses sur la majorité des destinations. Les progressions les plus fortes sont relevées sur Caen (+112,4%, 3 785 voyageurs), Figari (+46,9%, 3 852 passagers) et Rennes (+19,6%, 8 827 personnes).

Le trafic international affiche 430 276 passagers, soit une croissance de +8,2%. L’espace Schengen (66,3% du trafic), reste orienté à la hausse (+6,1%, 285 137 voyageurs), à l’unisson de la destination la plus fréquentée, Madrid (+12,9%, 32 371 personnes). Les plus fortes progressions sont observées sur Palma (+67,7%, 8 449 passagers), Porto (+54,2%, 9 249 voyageurs) et Séville (+50,3%, 4 567 passagers).

Hors Schengen (+5%, 97 700 personnes), le trafic sur Londres (+7,7%) reste majoritaire avec 67 304 passagers répartis sur quatre aéroports : Londres-Gatwick (+1,6%, 26 470 clients), Londres-Heathrow (+9,8%, 21 427 passagers), Londres-Stansted (+10,5%, 13 798 personnes) et Londres-Luton (+27,8 %, 5 609 voyageurs).

Hors Royaume-Uni, deux destinations ont en particulier attiré les voyageurs : Dubrovnik (+33%, 1 892 passagers) et Split (+12,7%, 1 546 passagers). Le trafic sur l’Afrique du Nord progresse (+30,8%), avec de fortes hausses sur la Tunisie (+55,2%, 7 883 passagers), le Maroc (+32,4%, 15 117 voyageurs) et l’Algérie (+15,5%, 10 670 passagers). A noter également les bonnes fréquentations sur Istanbul (+31,5%, 6 807 passagers) et Montréal (+22,8%, 6 196 passagers).

 

 

Juin 2018 : +11,8% pour le groupe Lufthansa, 9,2% pour Brussels Airlines

Air Journal 11/07/2018

Le groupe Lufthansa a accueilli le mois dernier environ 13,3 millions de passagers, un trafic en hausse de 11,3% par rapport au même mois l’année dernière. Parmi ses filiales, la compagnie aérienne Brussels Airlines affiche une croissance de 9,2% avec 926.901 passagers.

En juin 2018, les compagnies aériennes Lufthansa, Austrian Airlines, Swiss International Air Lines, Brussels Airlines et la low cost Eurowings ont accueilli 13,255 millions de passagers. Cela représente une augmentation de 11,8% par rapport au même mois de l’année précédente. Les capacités en SKO (siège kilomètre offert) ont augmenté de 8,3%, tandis que les revenus en RPK (revenu passager kilomètre) a augmenté de 9,3%. Le coefficient d’occupation du groupe gagne 0,8 point de pourcentage pour atteindre 83,5%.

Les filiales du groupe Lufthansa ont transporté un total de 66,9 millions de passagers au premier semestre de 2018, « plus que jamais auparavant ». Un coefficient d’occupation de 79,8% a été atteint (+0,8 point), ce qui représente aussi « un sommet historique » pour la première moitié de l’année.

La capacité de fret a augmenté de 5,2% en juin, tandis que les ventes de marchandises ont diminué de 0,6% en termes de tonnes-kilomètres transportées ; en conséquence, le taux de remplissage de l’activité cargo affiche une « réduction correspondante », diminuant de 3,8 points de pourcentage à 65%.

Les « compagnies aérienne de réseau » Lufthansa German Airlines, SWISS et Austrian Airlines ont transporté 9,7 millions de passagers en juin, soit 11,1% de plus que l’année précédente. Par rapport à l’année précédente, le nombre de places disponibles a augmenté de 5,7% en juin ; le volume des ventes a augmenté de 6,8% au cours de la même période, ce qui a fait grimper le coefficient de remplissage des sièges de 0,8 point de pourcentage à 84%.

Le trafic des trois compagnies de Star Alliance au hub de Zurich-Kloten ont connu une croissance particulièrement forte, avec un nombre de passagers en hausse de 19,2% en glissement annuel, suivi de l’aéroport de Munich (+ 14,3%) et celui de Vienne (+ 10,1%). À Francfort, le volume de passagers a augmenté de 6,1%. L’offre en SKO a également augmenté à des degrés divers: à Munich de 12,5%, à Zurich de 8,4%, à Vienne de 7,7% et à Francfort de 1,6%.

Lufthansa German Airlines a transporté 6,5 millions de passagers en juin, en hausse de 9,2% par rapport au même mois de l’année dernière. Une augmentation de 4,7% des sièges-kilomètres en juin correspond à une augmentation des ventes de 4,9% ; le coefficient d’occupation était à 84,1%, soit 0,1 point de plus que le niveau de l’année précédente.

Le groupe Eurowings, incluant la low cost Eurowings (y compris Germanwings) et Brussels Airlines, a transporté environ 3,6 millions de passagers en juin. Sur ce total, 3,3 millions de passagers étaient sur des vols court-courriers, et 269.000 sur de longues distances. Cela représente une augmentation de 13,9% par rapport à l’année précédente. La capacité en juin était supérieure de 20,8% à son niveau de l’année précédente, tandis que son volume de ventes était en hausse de 22%, ce qui a entraîné une augmentation du coefficient d’occupation de 0,8 point de pourcentage de 81,7%.

Sur les services court-courriers, les compagnies aériennes ont augmenté leur capacité de 14% et augmenté leurs ventes de 17,8%, ce qui représente une augmentation de 2,7 points du coefficient d’occupation des sièges de 83,6% par rapport à juin 2017. Le coefficient d’occupation sur le long-courrier diminue de 3,1 points de pourcentage à 77,7% au cours de la même période, après une augmentation de 37,8% de la capacité et une augmentation de 32,5% du volume des ventes par rapport à l’année précédente.

Par rapport à la même période de l’année dernière, Brussels Airlines a accueilli 78.467 passagers de plus au mois de juin, soit une croissance de 9,2%. Le coefficient d’occupation a augmenté de 2,2 points de pourcent pour atteindre un total de 81,8%. La compagnie nationale belge a enregistré la plus forte croissance du nombre de ses passagers sur le réseau africain (+25,2%), « grâce à de nouvelles destinations de vacances en Afrique du Nord et ce en étroite coopération avec Thomas Cook, Neckermann et Pegase ». Le nombre de passagers voyageant sur les vols nord-américains a augmenté de 14,9%, principalement en raison d’une fréquence hebdomadaire supplémentaire vers Washington D.C. (maintenant un vol quotidien). Par rapport au même mois de l’année passée, le nombre de passagers enregistrés sur le réseau européen en juin 2018 a augmenté de 7,6%. Sur les vols du Moyen-Orient, 2% de passagers en plus ont choisi Brussels Airlines. Le nombre de passagers voyageant avec Brussels Airlines vers l’Asie a diminué de 5,6%, en raison de la baisse de l’offre de vols.

Malgré la baisse du nombre de vols opérés (-3,3%), les capacités en SKO ont augmenté de 12,8% en raison du remplacement des jets AVRO (100 sièges) par des Airbus A320 de plus grande capacité (180 sièges). Le coefficient d’occupation est passé de 79,7 % en juin de l’année dernière à 81,8% en juin 2018 (+2,2%). « Grâce à l’augmentation de son offre, Brussels Airlines a pu continuer à proposer des tarifs compétitifs et attirer encore plus de clients. Cela signifie toutefois que la pression sur les prix des billets reste très élevée ». Ces statistiques n’incluent pas les passagers à bord des nombreux vols charters que Brussels Airlines opère pour le compte de tour-opérateurs.

Dans le secteur fret, le taux de remplissage a augmenté de 3,6 points de pourcentage pour atteindre une moyenne de 68%, tandis que le trafic en RTK (Revenue Tonne-Kilomètre) a augmenté de 15,2%. Le volume de marchandises transportées s’élevait à 4.458 tonnes.

 

 

Delta enregistre des records au mois de juin

DéplacementsPros 11/07/2018

Delta a enregistré un trafic record de toute son histoire au mois de juin avec 17,7 millions de vols sur ses propres lignes et sur celles de Delta Connection dans le monde entier. Et la compagnie aérienne a également terminé le trimestre avec un record de 50 millions de clients pour les seuls trois mois d’avril à juin.

Alors que le 30 juin 2017 détient toujours le record de plus de 646 000 clients par jour de vol, le vendredi précédant le congé du 4 juillet 2018 n’était pas loin derrière avec seulement un millier de clients en moins. Pourtant, juin 2018 a été un mois bien rempli, accumulant six des dix premiers jours passagers consolidés de tous les temps – les quatre jours restants se sont tous produits à l’été 2017 – ce qui prouve une fois de plus que c’est l’été qui réalise les meilleurs résultats de fréquentation.

Delta et sa filiale Delta Connection s’attendent à réaliser un nouveau record le 20 juillet prochain en exploitant 6 092 vols, le plus haut total d’une journée pour l’année.

 

 

China Eastern réduit Paris, renforce Dubaï

Air Journal 12/07/2018

La compagnie aérienne China Eastern Airlines suspendra pour l’hiver sa troisième rotation hebdomadaire entre Kunming et Paris, les vols entre Shanghai et la capitale française restant inchangés. Shanghai justement sera à l’origine d’une deuxième route vers Dubaï, en plus de celle en provenance de Kunming.

A partir du 28 octobre 2018, la compagnie chinoise ne proposera plus que deux vols par semaine entre Kunming-Changshui et l’aéroport de Paris-CDG, opérés en Airbus A330-200 bi-classe, la rotation du jeudi étant suspendue jusqu’à la fin mars 2019. China Eastern Airlines proposera alors selon Airlineroute des départs du Yunnan lundi et samedi à 0h50 pour arriver à 5h50, les vols retour quittant la France à 11h50 pour se poser le lendemain à 6h25. Elle est sans concurrence sur cette route, qui entre dans le cadre de sa coentreprise avec Air France-KLM (dont CEA est actionnaire), et se pose aussi à Paris en provenance de Shanghai – sans oublier son intention de proposer des vols depuis Pékin en 2019 ou 2020.

La compagnie de l’alliance SkyTeam prépare d’autre part pour le 17 septembre une nouvelle liaison directe entre sa base à Shanghai-Pudong et l’aéroport de Dubaï, avec trois rotations hebdomadaires en A330-300 (a priori avec la nouvelle classe Affaires en 1-2-1). Les départs sont prévus lundi, mercredi et vendredi à 13h45 pour arriver à 18h55, les vols retour quittant les Emirats Arabes Unis à 20h30 pour atterrir le lendemain à 9h30. China Eastern Airlines fait cette fois face directement à Emirates Airlines, et indirectement à Etihad Airways et Qatar Airways ; elle dessert déjà Dubaï au départ de Kunming.

On retiendra aussi que China Eastern Airlines compte lever 1,9 milliard d’euros via un placement privé d’actions, afin de financer l’acquisition de 18 avions, de moteurs et de simulateurs de vol, et de reconstituer son fonds de roulement. Elle avait annoncé en aout dernier qu’elle comptait ajouter à sa flotte 50 avions neufs d’ici la fin de l’année, 67 en 2018 et 74 en 2019, seulement 21 partant à la retraite dans le même laps de temps. Parmi les acquéreurs de ces actions figurent la compagnie aérienne privée basée à Shanghai Juneyao Airlines (Star Alliance), et sa maison-mère Juneyao Group ; ils ne détiendront ensemble pas plus de 10% du capital. Une manœuvre répondant de fait à la politique de Pékin de multiplier les partenariats public-privé.