SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 12 Novembre 2017

Entretien avec la direction de HOP! Air France : « Nous avons face à nous un concurrent qui n’obéit pas aux lois de la concurrence »

Le Quotidien du Tourisme 10/11/17

La saison été Iata vient de s’achever, et HOP! Air France attaque une saison hiver pleine de nouveautés. Une saison qui verra la filiale d’Air France livrer bataille à la SNCF et à son TGV Atlantique, en particulier sur Bordeaux, où Easyjet vient également d’annoncer vouloir poser ses valises. Interview croisée d’Alain Malka directeur général adjoint HOP! Air France et de Hélène Abraham, directrice commerciale marketing et produits de la compagnie.

Comment s’est passée votre saison été ?

Hélène Abraham : Nous avons fait un très bon été 2017, en particulier sur la Corse, destination sur laquelle nous avions misé, avec des augmentations de capacité assez significatives. Tout ce que nous avons tenté a marché. Par ailleurs, les huit lignes saisonnières province–Europe que nous avons lancées ont marché, à l’exception de Bordeaux–Francfort. Sur l’été, nous sommes satisfaits des paris que nous avons tentés, que ce soit du point de vue des augmentations de capacité ou des nouvelles lignes que nous avons testées. Nous pratiquons beaucoup le « test and learn » en matière d’innovations, de capacités, d’ouvertures de lignes, avec notamment une adaptation assez fine de l’offre en fonction des jours.

Au lieu de mettre le même avion sur la même route tous les jours de la semaine, nous nous servons de notre flotte, dont les modules varient de 50 à 212 sièges. Parallèlement, en 2017 nous ressentons aussi le plein effet de la fermeture des bases. Et on sait que lorsqu’on remet l’avion dans le bon sens, prenons l’exemple de Lille–Marseille, nous retrouvons nos clients. Sur cette route nous avons remis trois vols quotidiens opérés avec des modules régionaux en lieu et place d’un Airbus. Nous avons donc été à même de proposer une offre dans le bon sens avec les bonnes fréquences répondant aux besoins des clients. En ce qui concerne l’été, j’ajouterai que si la période de pointe a été bonne, il faut aussi souligner que l’activité affaires a été soutenue. Les agences de voyages nous le disent aussi.

Même si l’international n’est pas votre cœur de métier, avez-vous rencontré des problèmes à Orly ?

Alain Malka : Nous avons quand même des passagers en correspondance. A Orly Ouest, nous avons tout de même été moins touchés par les temps d’attente aux filtres que nos collègues de Transavia à Orly Sud. Le fond du sujet, c’est la place pour installer les fameuses aubettes et les effectifs pour les gérer. Le second sujet est d’arriver à faire monter en charge tout ce qui est automatique. On s’aperçoit que la mise en œuvre des nouveaux Parafe prend beaucoup de temps.

Il y a aussi les travaux…

AM: Ça ne se passe pas trop mal. Il y a eu de l’anticipation de la part d’Aéroports de Paris. Sans aller jusqu’à dire que cela n’a pas d’impact sur la ponctualité, nous avons eu moins de problèmes que ce que nous pensions.

Le programme hiver vient de commencer, pouvez-vous nous rappeler les nouvelles routes que vous proposez ?

HA : Nous avons annoncé un Strasbourg-Rennes à partir du 1er décembre et un Lille-Pau –notre première ligne saisonnière en hiver– pour permettre aux gens du Nord d’aller skier dans les Pyrénées. C’est encore un bon exemple de notre stratégie « test and learn ». Nous allons aussi voler au départ de Caen vers Marseille et Toulouse, et sur Clermont-Lille.

Fermez-vous des routes ?

HA : Nous avons suspendu pour l’hiver un Metz-Nice qui était construit en parallèle du Toulouse-Nice que nous avons arrêté églement. Nous n’avons pas encore trouvé de solution pour reprendre le Toulouse-Nice à l’été 2018. On regarde la situation avec l’un de nos plus grands clients affaires sur cette ligne.

Qui dit « test and learn » et agilité, dit aussi fermeture rapide quand ça ne fonctionne pas…

HA : Exactement, il faut s’adapter.

Vous avez commencé à annoncer des nouveautés pour l’été prochain et lancé une campagne de recrutement de pilotes. Est-ce synonyme de développement ?

HA : Nous n’avons pour l’instant annoncé que le CDG-Toulon pour l’été. Nous l’avons fait par anticipation car c’est une ligne qui a besoin d’être vendue avec les correspondances et les négociations de contrats d’entreprise qui vont avec. Il s’agit d’une escale de plus, Toulon, qui se verra proposer les deux escales parisiennes, Orly et CDG. Nous l’avons déjà fait sur d’autres escales où l’on a vu que cela créait une dynamique et de l’induction pour l’ensemble de la destination. Sur l’été 2018, les chantiers ne sont pas terminés, il est trop tôt pour en parler.

AM : Pour ce qui est des pilotes, le sujet est celui de la croissance globale du groupe Air France. Une partie de nos pilotes vont chez Air France, du coup, nous recrutons aussi. Ce n’est pas forcément synonyme de développement, mais plutôt de remplacement des pilotes qui partent en mobilité chez Air France.

Abordons un sujet qui fâche: Bordeaux, avec l’arrivée du TGV, l’annonce de l’ouverture d’une base par Easyjet, la présence de Volotea… Quelles sont les réponses que vous apportez ?

AM : Il s’agit effectivement d’un sujet qui fâche. Pourquoi ? Parce que nous avons face à nous un concurrent qui n’obéit pas aux lois de la concurrence. Un concurrent [la SNCF, NDLR] qui a le droit d’être ultra-déficitaire sur une ligne, de brader les tarifs même s’il ne gagne pas d’argent, voire s’il en perd beaucoup. On l’a vu sur Strasbourg et on le voit sur Bordeaux. D’un côté, c’est « chronique d’un déficit annoncé » et de l’autre, il y a nous qui opérons sans l’argent du contribuable que d’ailleurs nous ne demandons pas. Nous trouvons curieux que cet argent serve à combler les déficits de la SNCF et à faire du dumping alors que notre activité va mécaniquement décroître avec les conséquences que l’on sait en termes d’emplois. Est-il normal d’avoir à faire face à un modèle qui détruit de la valeur pour tout le monde?

Au-delà des problèmes liés à la situation concurrentielle avec la SNCF, quelles sont vos réponses opérationnelles? Y compris face à Easyjet et Volotea?

AM : Easyjet va certes baser des avions, mais cette compagnie est déjà présente à Bordeaux. On ne sait pas encore de quelle manière ils vont s’y développer.  Ils annoncent qu’ils vont ouvrir cinq lignes, mais ne disent pas lesquelles. Nous allons donc attendre un peu avant d’en parler.

HA : Pour ce qui concerne la réponse apportée au TGV, il faut savoir qu’à fin septembre le trafic global sur Paris n’a baissé que de 1,5 point au cumul des 9 premiers mois. Ensuite, nous avons annoncé que La Navette Paris-Bordeaux continuerait son activité en Airbus l’hiver prochain à raison de 10 vols par jour. A Bordeaux -une de nos grosses escales-, nous continuons à exploiter 6 vols par jour sur Lyon avec un mélange d’avions régionaux et d’Airbus, 3 vols par jour sur Lille et Marseille, 2 vols par jour sur Strasbourg, 1 vol sur Nice, des vols sur Rome et Düsseldorf. Sans oublier, bien sûr, la desserte de CDG puisque, au total, cet hiver c’est 16 vols quotidiens entre Bordeaux et Paris. Nous disons que nous avons les moyens de nous battre et que nous allons le faire, avec l’ambition de ne pas casser le marché. L’écosystème autour de l’aéroport de Bordeaux est très particulier, avec beaucoup d’entreprises dont les voyageurs n’iront pas prendre des trains à la gare Saint-Jean. Notre plan d’action est en cours. Nous allons continuer à l’enrichir, à travailler sur l’amélioration de nos offres et à mettre en avant celles qui existent déjà et sont de qualité. Aujourd’hui, à ma connaissance, nous sommes les seuls à proposer à nos clients le vol d’avant ou d’après de façon extrêmement fluide pour nos abonnés.

La baisse de trafic de 1,5 point porte sur les 9 premiers mois de l’année, qu’en est-il si on la ramène sur le seul mois de septembre ? Certains parlent de -10%…

HA : Elle est effectivement plus importante. Septembre a été particulier sur l’ensemble de nos dessertes. La « rentrée » du trafic affaires s’est faite plus tard que d’habitude. Et cela concerne tous les acteurs. J’ai échangé avec les loueurs de voitures et les hôteliers qui m’ont dit la même chose. La première semaine de septembre n’a pas du tout été « affaires ». Le BSP a d’ailleurs été négatif en France au mois de septembre. Cela montre bien que nous ne pouvons pas tirer de conclusion par rapport à l’effet LGV avec le mois de septembre.

AM : De toute façon nous avons adapté nos fréquences, puisque nous somme passés de 14 à 10 vols.

Toujours pour Bordeaux, que pensez-vous du modèle de Volotea qui consiste à se développer pour l’essentiel sur des routes où la concurrence est faible ?

AM : Il est normal de vivre avec la concurrence, cela nous force à être meilleurs. Certes Volotea cherche à entrer sur le marché là où la situation est plus facile mais ils sont quand même en concurrence sur plusieurs routes. Ils ont des modèles, avec les loueurs d’avions et les ressources humaines, extrêmement saisonniers et variables. Nous ne sommes pas vraiment dans le même cas. Eux cherchent à attraper la « crème » en haute saison, mais vous ne pouvez pas compter sur eux l’hiver pour assurer le service vis-à-vis des clientèles affaires et VFR. Ce sont des gens avisés, leur sujet c’est la croissance avant tout et peut-être la réalisation à terme d’une belle opération financière. Le nôtre c’est d’être un acteur du transport aérien français structurant, structuré, inscrit dans la durée et qui a une mission –pas forcement payée en retour – d’aménagement du territoire.

Ce travail que nous faisons avec les régions est vital pour l’économie française, même s’il n’est pas reconnu, puisqu’on peut voir qu’en face l’Etat peut financer un TGV à des conditions qui ne sont pas des conditions de marché.

Que pensez-vous du nouveau service « business » de la SNCF ?

HA : Il se trouve que je suis aussi cliente de la SNCF. Je pense que nos salons sont incomparablement supérieurs, en confort, services, accessibilité et accueil clients. En termes de produit, la SNCF copierait l’aérien ? On ne copie que ce qui est qualitatif…

Depuis quelques mois, on parle d’une clarification des marques, avez-vous avancé sur le dossier ?

AM : Les clients se posent des questions parce que de temps en temps ils voient écrit HOP! ou HOP! Air France ou Air France ou La Navette. Nous avons travaillé sur la lisibilité. Sur les sites Internet, en aéroports, sur les publicités, les cartes d’accès à bord, etc., nous voulons que les clients voient toujours à peu près la même chose : HOP!, avec la caution Air France. Aujourd’hui La Navette sur Montpellier est réalisée avec des moyens Air France et des moyens HOP!, mais le produit de bout en bout et la politique commerciale, c’est HOP!

Vous venez d’être récompensé pour la qualité de votre relation client et visiblement cela vous tient à cœur…

HA : Oui vraiment. C’est le troisième trophée que nous remportons en 4 ans. Il est attribué à travers 225 tests réalisés en aveugle pendant 2 mois et demi sur le site Internet, les réseaux sociaux, le chat, les e-mails et le courrier. C’est vraiment le service client. Nous sommes d’autant plus fiers que notre partenaire et filiale d’Air France, BlueLink, a travaillé pour pouvoir remplir les objectifs de notre catégorie, « transport collectif de voyageurs » où nous étions en compétition avec trois autres acteurs. C’est une récompense pour la qualité de notre service et de nos engagements avec BlueLink pour servir nos clients. L’attention portée aux clients, la disponibilité sur tous les canaux, c’est ce qui fait la différence.

Avez-vous de nouveaux produits et services dans les tuyaux ?

HA : Dans les tuyaux oui, mais il est un peu tôt pour en parler. En revanche, je voudrais mettre l’accent sur deux produits que nous avons lancés cette année : la carte week-end, avec laquelle nous atteindrons notre objectif annuel en 9 mois et le produit « Et HOP! à Table », disponible sur La Navette Toulouse, Nice, Marseille et Bordeaux qui permet aux clients de réserver une prestation culinaire préparée par la maison Boco. C’est une offre proposée en prévente et délivrée à bord que nous comptons étendre à la 5e Navette.

 

 

HOP! Air France se réjouit du lancement la Navette à Montpellier

L’aérien 10/11/2017

Après un an d’exploitation, la Navette vers Paris-Orly a dynamisé le trafic de HOP! Air France à Montpellier, sans concurrencer l’offre vers Paris-Charles de Gaulle.

HOP! Air France avait indiqué cet été que le lancement de la Navette à Montpellier en novembre 2016 constituait un pari « risqué » mais « réussi ». Après un an d’exploitation, le succès est confirmé. « La Navette dynamise l’ensemble de l’activité à Montpellier », a fait savoir jeudi la compagnie régionale d’Air France. La croissance du trafic vers Paris-Orly suit la croissance de l’offre à +20%. « L’offre de la Navette n’a pas concurrencé l’offre vers Paris-Charles de Gaulle. Le trafic et le remplissage des vols se sont maintenus avec un fort taux de correspondance à plus de 55 %, soit plus d’un client sur deux », précise HOP! Air France.

La compagnie fait état « d’excellents résultats » sur Montpellier de janvier à octobre 2017. Toutes lignes confondues, le trafic est en hausse de 8,5%, surpassant la croissance de l’offre à +7%. Le remplissage des vols est en amélioration de 1 point et atteint 77 %.

Le nombre de clients en correspondance à Paris-Orly a augmenté de 23% en 2017, pour représenter 1 client sur 6 au départ de Montpellier. Les Antilles, l’Océan Indien ainsi que Brest et Nantes, sont les principales destinations de correspondance.

Les résultats enregistrés sur les vols de et vers Nantes ont été très satisfaisants, avec un remplissage des vols en amélioration de 9 points.

Avec la Navette, HOP! Air France opère 10 vols quotidiens au départ de Montpellier vers Orly. Pour la saison hiver 2017-18, les horaires des vols ont été réajustés afin de répondre « au plus juste » aux besoins de ses clients. Le parcours client a également été amélioré avec la mise en place par l’Aéroport de Montpellier-Méditerrannée d’un tunnel aéropax pour les clients à la sortie de l’avion.

Début d’année prochaine, l’offre de restauration ET HOP! À TABLE sera disponible à bord des vols Navette de et vers Montpellier.

Pour Alain Malka, le directeur général de HOP! Air France : « Avec la Navette, HOP! Air France renforce sa présence sur un réseau très concurrentiel. C’est la seule offre de transport permettant à nos clients de se rendre à Paris et faire l’aller-retour journée, voir dans la demi-journée ».

Emmanuel Brehmer, président du Directoire de l’Aéroport de Montpellier-Méditerranée, a quant à lui souligné que « l’installation de La Navette HOP! Air France à Montpellier, voici un an, a largement participé des excellents résultats de l’Aéroport Montpellier Méditerranée en 2017. C’est désormais un fait avéré : La Navette a réellement changé la qualité de notre liaison avec Paris et a donc changé la vie des voyageurs ».

Cet hiver, HOP! Air France propose plus de 580 000 sièges à Montpellier, en hausse de +2%. Dix vols quotidiens vers Paris-Orly sont opérés en Airbus (319, 320 ou 321) ou en CRJ 1000 dans le cadre de La Navette. A cela s’ajoutent quatre vols quotidiens vers Paris-Charles de Gaulle également en Airbus. Trois vols quotidiens vers Nantes sont opérés en CRJ 1000 ou en Embraer 170 (offre en forte hausse de +22 %). Et la nouveauté de cet hiver est la liaison vers Alger avec deux vols par semaine en Airbus (A319 ou A320).

 

 

AIR FRANCE-KLM : 99,96% des Oceanes 2023 vont être converties en actions

Boursorama 10/11/2017

Air France-KLM a annoncé hier soir que la quasi-totalité des porteurs de ses Oceanes 2023 a demandé la conversion de leurs titres en actions, quelques jours après que le groupe a annoncé qu’il procéderait à leur remboursement anticipé. Les demandes de conversion portent sur 53 359 937 Oceanes, soit 99,96% du nombre d’Oceane en circulation à la date du 16 octobre 2017, ouvrant droit à l’attribution de 53 359 937 actions ordinaires de 1 euro de valeur nominale chacune.

33 097 018 actions nouvelles seront livrées le 10 novembre 2017 aux porteurs d’Oceane ayant transmis leur demande de conversion avant le 31 octobre 2017 inclus. Ces actions nouvelles seront admises aux négociations sur le marché réglementé d’Euronext Paris le 14 novembre 2017. 20 262 919 actions nouvelles seront livrées le 15 novembre 2017 aux porteurs d’Oceane ayant transmis leur demande d’exercice entre le 31 octobre 2017 et le 6 novembre 2017. Ces actions nouvelles seront admises aux négociations sur le marché réglementé d’Euronext Paris le 17 novembre 2017.

Enfin, un montant total d’environ 249 000 euros sera versé en numéraire le 15 novembre 2017 aux porteurs de 23 768 Oceane n’ayant pas exercé leur droit à conversion.

Le capital social d’Air France-KLM sera augmenté d’un montant de 53,35 millions d’euros et s’élèvera à 428,6 millions d’euros euros, composé de 428 634 035 actions ordinaires de 1 euro de valeur nominale chacune.

Cette opération permet à Air France-KLM de continuer à améliorer sa structure financière en poursuivant la réduction de son endettement et l’amélioration de ses fonds propres.

 

 

L’aéroport de Beauvais ne séduit pas les voyageurs

DéplacementsPros 12/11/17

Paris Beauvais voit son trafic chuter depuis plusieurs mois. Outre les annulations de Ryanair, cette baisse de fréquentation pourrait également trouver sa source dans l’expérience des passagers. Une nouvelle fois, la plate-forme low-cost se retrouve dans le classement des pires aéroports au monde du site Sleepinginairports.net. Elle est 9ème au top général.

Selon les internautes de Sleepinginairports.net, l’aéroport du Soudan du Sud, Juba International Airport, est le pire aéroport du monde. On peut d’emblée s’interroger sur la façon d’interroger les internautes car, de fait, qui est voyageur dans les répondants et, qui plus est, qui a effectivement utilisé la plate-forme en question ?

Juba est suivi par Jeddah King Abdulaziz International Airport (Arabie Saoudite) et Port Harcourt International Airport au Nigeria. La plate-forme grecque de Heraklion est 4ème tandis que celle de Lagos est 5ème.

Paris Beauvais n’arrive pas non plus à convaincre les sondés. L’aéroport des Hauts-de-France occupe la 9ème place du classement général. Outre son éloignement de Paris, les passagers déplorent son manque d’offre de restauration, sa fermeture entre 23h et 6h et l’absence d’hôtels budget friendly à proximité. Ces récriminations le placent aussi à la 4ème place du top des pires aéroports où dormir. La première place de ce classement est tenue par Rome Ciampino International Airport. Il est suivi par Jeddah King Abdulaziz International Airport (2eme) et Berlin Tegel Airport (3eme).

La piste de Beauvais est également le 4ème pire aéroport européen, derrière les 3 installations grecques de Heraklion, Santorini et Rhodes International Airport.

En revanche, Singapore Changi a été désigné une nouvelle fois par le site internet comme meilleur aéroport au monde ainsi que meilleure plate-forme où passer une nuit. Au niveau européen, il plébiscite Helsinki. La plate-forme finlandaise est suivie par les installations de Munich, Tallinn, Zurich et Amsterdam Schiphol.

 

 

Emirates : la compagnie aux 100 airbus A380

Air&Cosmos 10/11/17

LA COMPAGNIE AÉRIENNE, QUI VIENT DE RÉCEPTIONNER SON CENTIÈME AIRBUS A380, POURRAIT BIEN EN COMMANDER UNE CINQUANTAINE DE PLUS BIEN QU’ELLE AIT ENCORE 42 EXEMPLAIRES À RÉCEPTIONNER. L’A380 EST UN DES OUTILS CLÉS DE LA CROISSANCE D’EMIRATES.

La compagnie aérienne aux 100 Airbus A380 pourrait bien devenir celle aux 200 A380 à terme. Le prochain Salon de Dubai qui ouvre ses portes le 12 novembre sera en effet peut-être l’occasion d’annoncer une nouvelle commande de très gros-porteurs. Une cinquantaine d’exemplaires supplémentaires seraient en jeu alors qu’Emirates a encore 42 A380 â réceptionner. « J’espéré que nous le pourrons [passer une nouvelle commande. NdlR », a déclaré, sibyllin, le président du groupe emirates, le cheikh Ahmed bin Saeed Al-Maktoum, lors de la réception du centième A380 à Hambourg, le 3 novembre.

« Le nouvel aéroport Dubai World Central sera doté de 100 points d’embarquement en capacité de traiter de, très gros-porteurs de type A380 et Boeing 747-8. Ce qui permet de traiter facilement 200 A380 », a indiqué de son côté sir Tim Clark, président d’Emirates Airlines. Cette précision n’est pas nouvelle. Déjà, en 2016, le même avait avancé ce chiffre en évoquant ce déménagement dans le nouvel aéroport à l’horizon 2023. Une chose est sûre : Emirates n’a jamais caché son intérêt pour des A380 plus performants.

Avec à la clé une conséquente commande. La compagnie aérienne a longtemps poussé Airbus à lancer un A380neo doté d’un nouveau moteur encore plus performant et moins gourmand en carburant pour donner à l’avion encore un peu plus d’allonge. Devant le montant des investissements, plus de 2 Md$, et le manque d’intérêt d’autres exploitants de l’A380, Airbus annonce en novembre 2015 qu’ « il n’y a pas urgence ». Sans pour autant fermer la porte à des améliorations qui seront finalement dévoilées en juin dernier.

Cela donne l’A380plus, qui intègre plusieurs modifications. D’abord, de nouvelles ailettes marginales hautes de 4,7 m pour réduire la consommation en carburant de 4 %, tandis que la courbure de la voilure a été légèrement modifiée de 30 mm, notamment entre les nervures 18 et 30 de chaque aile. Il s’agit de supporter cette masse supplémentaire en bout d’aile. Pour que l’effet soit neutre sur l’ensemble de l’avion, les ingénieurs d’Airbus vont notamment optimiser le système de gestion des eaux usées à bord de l’A380.

A380PLUS.

Les versions actuelles sont équipées de deux réservoirs de 675 litres chacun au niveau du pont principal et de deux autres de 373 litres chacun pour le pont supérieur. L’objectif est de supprimer deux réservoirs tout en optimisant l’utilisation de l’eau. Ce travail d’impressionniste sur la masse est d’autant plus important que l’A380plus pourra prendre 80 passagers supplémentaires, tout en préservant sa distance franchissable de près de 15 200 km, malgré une masse maximale au décollage qui passe de 575 à 578 tonnes.

Airbus a déployé différentes astuces pour mettre 80 passagers de plus. Cela passe par la suppression de l’escalier monumental situé sur le pont principal au niveau de la porte n° 1 et l’ajout d’un autre escalier au niveau de la porte n° 2 qui se combine avec celui menant â l’espace repos équipages situé dans la soute, avec â la clef vingt passagers supplémentaires â l’avant du pont principal. Trois passagers de plus grâce â la relocalisation de l’espace repos pilotes, aujourd’hui accessible derrière le cockpit et désormais placé en soute.

Ce travail d’ingénierie se retrouvé dans un escalier arrière complètement redessiné qui permet de placer quatorze passagers supplémentaires tout en renforçant la capacité de l’office. De même, la capacité de proposer onze sièges par rangée en classe économie sur le pont principal permet d’ajouter 23 sièges. Enfin, en gagnant de l’espace grâce à la suppression des rangements latéraux côté hublots sur le pont supérieur, les ingénieurs d’Airbus ont ainsi trouvé le moyen d’y ajouter dix fauteuils-couchettes en classe affaires.

OPTIMISER.

Une formule qui devrait convaincre Emirates, qui a d’ores et déjà poussé certains de ces A38() à 615 passagers répartis en deux classes, en supprimant la première classe et sa douche ainsi qu’en enlevant dix-huit fauteuils-couchettes de la classe affaires désormais située à l’arrière du pont supérieur. Une augmentation de capacité pas optimisée à son maximum puisque la compagnie aérienne est partie sur la base d’un avion initialement aménagé en trois  »Classes avec son escalier « monumental ». L’A380plus devrait donc apporter la bonne solution au transporteur.

« Nous maintenons notre engagement envers le programme [A380. NdIR] et travaillerons en collaboration étroite avec Airbus et nos partenaires pour poursuivre l’optimisation de notre produit A380 en attendant la livraison de nos 42 appareils restants à réceptionner », a également déclaré le cheikh Ahmed ben Saeed Al-Maktourn le 3 novembre. Car, si Emirates est intéressée par un A380 plus « dense », il n’en demeure pas moins que la qualité de services reste une autre priorité de la compagnie aérienne.

Et cette dernière ne pourra pas rester inactive face aux concepts de « Suite » initiés par Etihad Airways et repris par Singapore Airlines pour leurs A380 respectifs. Avec ses « appartements » en première classe, Etihad a en effet franchi une étape supplémentaire en termes de services à bord et d’espace privatif. Au nombre de neuf et situés sur le pont supérieur, ils se repartissent autour d’un seul couloir qui prolonge l’escalier situé à l’avant de l’A380.

ANNONCES À DUBAI.

A cette nouveauté s’en ajoute une autre : l’organisation de l’espace privatif, d’une surface totale de 3,6 in par « appartement » et qui est transversal par rapport au couloir central. L’ensemble comprend un fauteuil inclinable avec une assise de 77 cm et une banquette séparée qui s’ouvre en un lit plat long de 203 cm et large de 66 cm. La transformation de la banquette en lit peut être réalisée une fois atteinte la croisière par le personnel de cabine à la demande du passager.

Singapore Airlines a repris les concepts à son compte en y apportant des améliorations (cf pages 34 à 37 de ce numéro). La réponse d’Emirates Airlines ne devrait pas tarder. Le transporteur a commencé à en dévoiler un bout avec un nouveau bar lounge. Tout en conservant la forme du fer à cheval, le nouveau bar a un style plus épure, avec des « tons champagne clair appuyés par des boiseries sombres laquées.

Le lounge devient beaucoup plus convivial que l’actuel avec des places assises dans une nouvelle disposition, le long des hublots, de part et d’autre du bar. Il pourra accueillir un total de 26 passagers dont huit places assises. Le salon de Dubai devrait donc être l’occasion pour Emirates d’en dévoiler encore plus sur ses nouvelles classes premières et affaires.

 

 

Emirates pourrait passer l’une des plus grosses commandes d’A380 de son histoire

La Tribune 11/11/17

Selon l’agence Reuters, la compagnie de Dubaï pourrait commander ce dimanche 36 à 38 A380 supplémentaires, portant ainsi le nombre de super-Jumbo commandés par la compagnie du Golfe à 178 ou 180. Si elle se confirmait, cette commande d’A380 serait la deuxième plus importante après celle de 50 appareils passée en décembre 2013 par Emirates.

La commande d’Airbus A380 que pourrait passer Emirates ce dimanche à l’occasion de l’ouverture du salon aéronautique de Dubaï se confirme. Selon l’agence Reuters, elle porterait sur 36 à 38 exemplaires d’une valeur d’environ 16 milliards de dollars (13,7 milliards d’euros) au prix catalogue (que personne ne paye jamais).

Si elle se confirmait, cette commande d’A380 serait la deuxième plus importante jamais passée par la compagnie de Dubaï après celle de décembre 2013 qui portait sur 50 appareils. Aujourd’hui, la commande de 32 exemplaires signée en 2010 constitue la deuxième plus grosse commande d’A380 d’Emirates.

180 A380 commandés

Avec 36 ou 38 A380 supplémentaires, le nombre d’A380 commandés par Emirates s’élèverait donc à 178 ou 180 appareils, loin devant le deuxième client de l’A380, Singapore Airlines, qui n’en compte que 19 et ne souhaite pas aller au-delà. Avec cette nouvelle commande Emirates représenterait la moitié de la totalité des A380 commandés depuis le lancement du programme en 2000. Et quasiment la totalité de ceux commandés depuis une dizaine d’années.

Ni Emirates ni Airbus n’ont souhaité faire de commentaire.

 

 

TAP Air Portugal : vers un record du trafic passager en 2017

Air Journal 11/11/17

A moins de deux mois de la fin d’année, la compagnie TAP Air Portugal a d’ores et déjà dépassé à fin octobre le nombre total de passagers transportés durant l’année dernière.

De janvier à octobre 2017, la compagnie aérienne a transporté plus de 11.9 millions de passagers, alors que durant toute l’année 2016 elle avait acheminé 11.7 millions de passagers. Le mois d’octobre est également la période durant laquelle elle a enregistré le meilleur taux d’occupation de l’année en cours, atteignant une moyenne de 87.2%, avec une progression de 1.8% par rapport au même mois de l’année 2016.

TAP Air Portugal a transporté en octobre 1.3 million de passagers, soit une augmentation de 15% par rapport à la même période de l’année précédente. Elle enregistre ainsi son meilleur mois d’octobre en enregistrant une série de records successifs.

La plus forte croissance a été réalisée sur les routes européennes, avec plus de 130 000 passagers, soit un accroissement de 18% par rapport à 2016. Une série de records a été réalisée tout au long de l’année, grâce à l’investissement accompli par la compagnie dans le renouvellement des intérieurs de sa flotte, permettant à la fois d’accroître le nombre de sièges et d’améliorer le confort des passagers. Sur les destinations nord-américaines où TAP Air Portugal a fortement augmenté ses opérations, le développement a été également significatif, avec une augmentation supérieure à 14% du nombre de passagers transportés en octobre 2016

Enfin, la compagnie portugaise enregistre toujours une forte croissance sur le Brésil, où le taux d’occupation est le plus fort de tout son réseau avec une moyenne de 92.2%, soit 4.3% de plus qu’en octobre 2016.

 

 

Aéroport de Francfort : nouveau record de passagers pour un mois d’octobre

Air Journal 12/11/17

En octobre 2017, l’aéroport de Francfort (FRA), première plateforme aéroportuaire allemande, a accueilli plus de 6 millions de passagers, soit une progression de 6,4 % par rapport à l’année dernière, établissant un nouveau record de passagers pour un mois d’octobre.

Le volume de marchandises de Francfort (fret et poste aérienne) a légèrement augmenté sur un an, de 0,6%, à 195 230 tonnes métriques. Le total cumulé des masses maximales au décollage (MTOW) a également augmenté de 2,3 % pour atteindre environ 2,7 millions de tonnes métriques. Les mouvements d’avions ont atteint un nouveau record mensuel historique, augmentant de 4,4 % pour atteindre 43 788 décollages et atterrissages pendant le mois d’octobre 2017. Le record précédent, datant de juillet 2015, a donc été dépassé par quelque 80 mouvements d’avions.

Les aéroports du portefeuille international de Fraport, la société gestionnaire de Francfort, ont également affiché de bons résultats en octobre 2017. L’aéroport de Ljubljana (LJU), dans la capitale de la Slovénie, a accueilli 153 641 passagers, un bond de 16,3% sur un an. L’aéroport de Lima (LIM), au Pérou, a enregistré une croissance du trafic de 9,7 %´pour atteindre environ 1,9 million de passagers. Les aéroports Twin Star à Varna (VAR) et Bourgas (BOJ), sur la côte bulgare de la mer Noire, ont vu leur trafic combiné augmenter de 21,8 % pour atteindre 122 507 passagers. Les 14 aéroports grecs de Fraport ont atteint une croissance combinée de 13,9 % pour atteindre environ 2,4 millions de passagers au cours du mois de déclaration.

Les aéroports les plus fréquentés ont été les aéroports de Céphalonie (EFL), Mykonos (JMK) et Kos (KGS), où le trafic a augmenté respectivement de 54,1, 51,3 et 36,8 %. L’aéroport d’Antalya (AYT), en Turquie, a accueilli près de 2,9 millions de passagers en octobre 2017, soit une progression annuelle de 22,6 %. Dans le nord de l’Allemagne, le trafic à l’aéroport de Hanovre (HAJ) a augmenté de 7,2 % pour atteindre 636 924 passagers. Près de 1,3 million de passagers ont utilisé l’aéroport de Pulkovo (LED) à Saint-Pétersbourg, en Russie, pendant le mois d’octobre 2017, soit une progression annuelle de 17,2 %. L’aéroport de Xi’an (XIY), en Chine, a clôturé le mois de déclaration avec une hausse de 9,8 % pour atteindre environ 3,7 millions de passagers.