SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 14 septembre 2017

 Au Sommaire :

  • Privatisation d’Aéroports de Paris : une occasion manquée ?
  • WestJet: EasyJet annonce une coopération
  • La forte croissance se poursuit à l’aéroport de Francfort et dans les autres aéroports du groupe
  • Le trafic aérien gêné par la tempête en Europe du Nord
  • Bpifrance dresse un premier bilan positif de son fonds Tourisme
  • Air Charter Service contribue au succès des professionnels du tourisme
  • Pour sortir du hard-discount, Lidl veut aussi croquer du voyage !
  • L’aviation européenne exaspérée par les grèves françaises
  • Les compagnies qui tirent le trafic aérien français

 

Privatisation d’Aéroports de Paris : une occasion manquée ?

LaTribune.fr – 12 Septembre 2017

Alors que la privatisation d’ADP est évoquée par un bon nombre d’observateurs, Nicolas Zveguintzoff, directeur de NZ Consulting et conseiller en matière d’aviation civile, aéronautique, gestion, aéroportuaire et navigation aérienne, estime notamment que les aéroports de Roissy-Chales de Gaulle et d’Orly pourraient vivre de manière indépendante.

La France impécunieuse doit vendre quelques pépites industrielles pour se désendetter et tenir l’objectif d’un déficit inférieur à 3%, objectif ambitieux vu les ardoises laissées par les équipes précédentes, comme par exemple l’obligation de recapitaliser toute la filière nucléaire après les déboires d’Areva et EDF. La vente de sa participation dans Aéroports de Paris (ADP) apporterait ainsi plusieurs milliards à l’état, et serait une opération d’autant plus simple à justifier que depuis des années les aéroports ne sont plus considérés par Bruxelles comme des infrastructures de service public et font au contraire partie du secteur marchand : Quand l’état français a mis en vente partielle ADP en 2006, il a prudemment décidé de se limiter à ne pas céder la majorité des titres.

Une loi est nécessaire pour privatiser ADP

 En préalable à la vente des 51% restants il faudra une loi permettant de franchir le seuil des 50%, ce qui ne devrait pas poser de problème particulier : bien sûr il y aura de la gesticulation politique, mais on a vu dans le cas des privatisations récentes (Toulouse, puis Nice et Lyon) qu’hormis quelques associations de riverains, peu monteront en première ligne pour s’opposer.

« Monopole naturel »

Comme il a été abondamment démontré par ADP (et le cas de ADP n’est en rien une exception française) la privatisation partielle de ce monopole naturel a eu pour corollaire une forte augmentation des redevances, ce qui est bien compréhensible puisqu’un actionnaire privé attend de son investissement un rendement bien supérieur au taux d’actualisation que l’investisseur public applique aux investissements dans les grands projets d’infrastructure ; ceci se traduit mécaniquement par une augmentation des redevances.

Certes on attend de l’entreprise privée une efficacité supérieure à celle de l’entreprise publique et donc des gains de productivité qui se traduiraient par des réductions des redevances ou pour le moins une certaine modération de leur croissance. Hélas, pour s’assurer une recette maximale lors de la vente d’ADP, l’état a pris soin de veiller à ce que les recettes commerciales ne soient plus partagées équitablement entre l’aéroport et les compagnies aériennes (ce que la profession comprend sous le concept de « caisse unique »), et a mis en place une régulation économique aussi peu contraignante que possible, garantissant que l’essentiel des gains irait à l’aéroport, donc son personnel et ses actionnaires,

C’est ce qui explique l’impressionnante augmentation de la valeur boursière d’ADP depuis la mise sur le marché en 2006, et en effet le moment de vendre est bien choisi.

Maintenant il faudrait peut-être ne pas renouveler le schéma classique de la privatisation « coup de poing » et prendre un peu de recul avant d’agir à nouveau.

Air France mal en point

 Air France (AF) est mal en point depuis des années. La compagnie nationale doit cette situation à une pratique managériale plus adaptée au secteur public qu’au secteur concurrentiel, à des syndicats professionnels très intrusifs (ce n’est pas un monopole français : on connait la même situation en Allemagne chez Lufthansa), des taxes exorbitantes qui minent année après année sa rentabilité -un rapport commandé par le ministre de tutelle tous les deux ans en moyenne rappelle de manière lancinante les mêmes conclusions-, à la pression des compagnies asiatiques et celle des low cost européennes.

Mais Air France souffre aussi du monopole d’ADP, qui possède les deux aéroports parisiens de Roissy-Charles de Gaulle et d’Orly (de fait les deux aéroports qui comptent vraiment en France). On peut comparer à la situation en Allemagne, où l’offre aéroportuaire est repartie de manière homogène sans qu’un aéroport soit en situation de monopole. Lufthansa dispose ainsi de deux plaques tournantes : Francfort et Munich.

On peut comparer mieux encore la situation à celle de la Grande Bretagne où le propriétaire British Airport Authority (BAA) disposait du monopole des aéroports londoniens, possédant Heathrow, Gatwick et Stansted (et quatre autres plus au Nord). En 2009 l’autorité de la concurrence (Competition Commission, l’équivalent de la DGCCRF en France) l’a forcé à vendre Gatwick et Stansted pour créer une saine concurrence là où dominait le monopole.

Régulation

 De fait, un cadre efficace de régulation économique basé sur des plafonds de redevances et des objectifs de qualité de service contraignants ( mis en place par le Airports Act de 1986 en prévision de la privatisation de BAA en 1987), était amélioré régulièrement depuis sa première mise en œuvre, traduisant une intime connaissance par l’autorité de régulation (Civil Aviation Authority, « CAA », dotée de moyens humains importants et bien au fait de sa mission) des mécanismes économiques régissant les monopoles naturels. C’est le tandem CAA / autorité de la concurrence qui a pu, année après année, œuvrer pour rendre possible la scission, la limitation des redevances et la qualité de service des aéroports londoniens.

Les résultats acquis à ce jour par une politique constante et résolue sont tels que la CAA a pu décider en 2014 qu’elle n’avait plus besoin de règlementer les redevances de Stansted, les compagnies aériennes y disposant d’un pouvoir de négociation suffisant, et pouvait accepter que s’applique à Gatwick un cadre de régulation réduit. A ce jour, seul Heathrow, plaque tournante internationale ou la capacité piste est insuffisante (deux pistes seulement pour un trafic comparable à celui de Roissy) exige encore une régulation des tarifs : mais quels progrès accomplis pour rendre des degrés de liberté aux compagnies aériennes ! Et quelle différence avec l’approche française, où depuis la privatisation partielle d’ADP le cadre de régulation économique est embryonnaire et semble un copier-coller mal assimilé du modèle britannique ! Il est vrai que la philosophie générale de la régulation économique britannique consiste à susciter la concurrence, tandis que la pratique française de la concession de services publics ne remet pas en cause les équilibres acquis. L’occasion se présente pourtant : les deux plateformes de Roissy et Orly sont loin l’une de l’autre et pourraient vivre indépendamment, développant chacune sa stratégie commerciale propre vis-à- vis des compagnies aériennes.

Revenir sur la limitation d’Orly

 Certes Orly est contraint par des textes de circonstances de ne pas dépasser 250.000 mouvements annuels, mais il est toujours temps de revenir sur des décisions datées, et il n’est même pas certain que ceci serait un frein à l’appétit des investisseurs. La concurrence donnerait à Air France de quoi respirer car elle serait en bien meilleure position de négociation et le cadre de régulation économique pourrait être adapté au cas de chaque aéroport.

L’expérience de la concurrence encadrée par une régulation efficace est que la qualité de service s’améliore, que les ressources sont mieux utilisées et que toute la chaine de valeur en profite. Cela signifie qu’elle sera bon pour l’économie régionale et pour l’économie française. On espère donc que la privatisation sera abordée dans une perspective plus large, que Bercy ne se contentera pas de recopier le cahier des charges des privatisations précédentes et au contraire se posera enfin (!) la question de savoir comment obtenir plus d’une privatisation qu’un coup de pouce

budgétaire sans lendemain et inscrira sa réflexion dans le cadre d’une politique industrielle digne de ce nom.

 WestJet: EasyJet annonce une coopération

LeFigaro.fr – 13 Septembre 2017

La compagnie aérienne à bas coût EasyJet a annoncé mercredi le lancement d’un nouveau service pour connecter ses liaisons court-courriers avec des long-courriers des compagnies WestJet et Norwegian.

La compagnie britannique au logo orange et blanc a expliqué dans un communiqué que ce nouveau service, lancé initialement pour des connections à l’aéroport londonien de Gatwick et en partenariat avec ces deux compagnies long-courrier, avait vocation à se développer avec d’autres transporteurs et à partir d’autres hubs aéroportuaires.

« Les compagnies traditionnelles offrent un service de correspondance plus complexe et couteux entre compagnies aériennes via un système d’accords et de procédures de partage de codes », a expliqué EasyJet, assurant qu’avec son nouveau service, appelé Worlwide par EasyJet, les passagers « profiteront d’un système de self-service via une plateforme digitale pour un service similaire mais plus simple et efficace ».

Les voyageurs qui utiliseront ce système pourront donc connecter leurs vols européens EasyJet à Gatwick avec ceux long-courrier de la compagnie norvégienne à bas coût Norwegian ou de la compagnie canadienne WestJet. Ils pourront ainsi se rendre en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Asie orientale. « EasyJet souhaite ajouter de nouveaux partenaires au produit ‘Worldwide’ et est en discussions avancées avec d’autres compagnies, dont certaines du Moyen et d’Extrême-Orient. En plus de l’aéroport de Londres Gatwick, EasyJet a également pour projet de développer cette offre sur d’autres aéroports européens tels que Milan Malpensa, Genève, Amsterdam, Paris Charles De Gaulle et Barcelone », a ajouté la compagnie basée dans le nord de Londres.

De son côté, Norwegian a indiqué également que le partenariat porterait « dans un premier temps » sur Gatwick mais, précise-t-elle, « l’idée est que ce service devienne aussi accessible pour plusieurs autres grands aéroports en Europe dans un futur proche ». À l’heure actuelle, Norwegian dessert 13 destinations long-courrier depuis cet aéroport londonien, la plupart vers les États-Unis mais aussi une vers Singapour et une autre vers Buenos Aires. La compagnie norvégienne cherche depuis un moment à s’associer à d’autres compagnies à bas coût pour remplir ses avions sur le long-courrier. Outre EasyJet, elle négocie depuis des mois un partenariat avec l’irlandaise Ryanair, la première compagnie européenne du secteur. Un porte-parole de Norwegian a indiqué mercredi à l’AFP que ces discussions se poursuivaient.

 

La forte croissance se poursuit à l’aéroport de Francfort et dans les autres aéroports du groupe

Air-journal.fr – 12 Septembre 2017

En août 2017, le nombre de passagers à l’aéroport de Francfort (FRA) a augmenté de 5% pour totaliser près de 6,3 millions de passagers.

 

Au cours de la période de huit mois allant de janvier à août 2017, la plateforme de Francfort a enregistré une croissance du trafic de passagers de 4,5 %. Le volume de marchandises (fret + courrier aérien) a également continué à augmenter de 5,4 % en glissement annuel, pour atteindre 181 102 tonnes métriques durant le mois considéré. Les masses maximales au décollage (MTOW) accumulées ont dépassé le précédent record pour un mois d’août, enregistré en 2015, d’environ 1 000 tonnes métriques en totalisant 2,7 millions de tonnes métriques, soit une hausse de 1,8 % par rapport à l’année dernière. Le nombre de mouvements d’avions a augmenté de 2,7 %, pour atteindre 42 934 décollages et atterrissages.

À l’échelle du groupe, les aéroports du portefeuille international du gestionnaire Fraport AG ont également continué à enregistrer de solides résultats. Ainsi, l’aéroport de Ljubljana (LJU), dans la capitale de la Slovénie, a enregistré une croissance significative de 18,9 % en accueillant 196 416 passagers. L’aéroport de Lima (LIM), au Pérou, a enregistré une augmentation de 10,5 %, avec plus de 1,9 million de passagers durant le mois considéré. Les aéroports Fraport Twin Star de Varna (VAR) et de Bourgas (BOJ), sur la côte bulgare de la mer Noire, ont enregistré, à eux deux, une augmentation de 4,4 % du trafic avec un total de 1,3 million de passagers.

Les 14 aéroports grecs ont enregistré une croissance du trafic combinée de 8,3 % avec un total d’environ 5,1 millions de passagers en août 2017. Les aéroports grecs les plus fréquentés ont été l’aéroport de Rhodes (RHO) avec environ 1 million de passagers (en hausse de 2,4 %), l’aéroport de Thessalonique (SKG) avec 781 617 passagers (en hausse de 14,6 %) et l’aéroport de Kérkyra (CFU), sur l’île de Corfou, avec 628 681 passagers (en hausse de 2,7 %). L’aéroport d’Antalya (AYT) sur la Riviera turque a accueilli environ 4.3 millions de passagers en août, ce qui représente un bond de 56 %.

À l’aéroport d’Hanovre (HAJ) au Nord de l’Allemagne, le trafic a grimpé de 12,4 % pour atteindre 617 320 passagers. En accueillant environ 1,9 million de passagers, l’aéroport Pulkovo (LED) à Saint-Pétersbourg, en Russie, a également enregistré une forte croissance de 21,2 %. À l’aéroport de Xi’an (XIY), en Chine, le trafic a progressé de 10,1 % avec environ 3,8 millions de passagers.

 

Le trafic aérien gêné par la tempête en Europe du Nord

Tourhebdo.com – 13 Septembre 2017

 

Des vols ont été annulés à Amsterdam où la capacité de l’aéroport est réduite.

 

Ce n’est pas Irma mais la tempête qui sévit sur l’Europe du Nord perturbe le trafic aérien à Amsterdam. Des vents violents (50 nœuds, 90 km/h) avec de fortes pluies réduisent la capacité de l’aéroport où toutes les pistes ne peuvent être utilisées.

Seules celles orientées face au vent sont praticables. Les opérations au sol au hub de KLM sont également compliquées quand il faut déployer une passerelle d’accès à l’avion avec un tel vent et assurer déchargement et chargement des bagages. Ainsi, pas moins de 160 tronçons, essentiellement européens, ont déjà été annulés par la compagnie sœur d’Air France. Les informations sont données en temps réel sur klm.com.

Une amélioration attendue dans la soirée

Au départ de Roissy-CDG, seulement deux vols sont prévus ce matin vers Amsterdam et décollent avec du retard. Une amélioration des conditions météorologiques est attendue dans la soirée avec des vents de 33 nœuds, permettant de revenir à une exploitation normale.

Les mesures commerciales classiques sont mises en œuvre permettant annulations et reports sans frais entre Air France, KLM et Delta. Dans beaucoup de cas, les passagers sont reroutés par d’autres itinéraires.

 

Bpifrance dresse un premier bilan positif de son fonds Tourisme

Tourhebdo.com – 13 Septembre 2017

 

C’était l’une des mesures-phares voulues par Laurent Fabius pour financer le secteur. En près de deux ans, le fonds a déjà investi dans une trentaine d’entreprises.

 Serge Mesguich a le sourire. Lancé fin 2015, le fonds France Investissement Tourisme (FIT) a déjà investi dans 30 entreprises du secteur pour un montant total de 53 millions d’euros en fonds propres, soit plus de la moitié de l’enveloppe allouée au FIT. « En tenant compte des co-investissements, on atteint 300 millions d’euros », a annoncé le directeur du fonds, lors d’une présentation rassemblant des professionnels du secteur susceptibles de demander un financement.

Dédié à la fois aux jeunes pousses et aux PME/ETI dites traditionnelles, le FIT a pour vocation de financer des projets liés à la stratégie digitale des entreprises et à la rénovation et à l’innovation dans les infrastructures touristiques. « Il s’agit, au final, d’améliorer l’expérience client dans le tourisme », résume Serge Mesguich. Preuve que le fonds a trouvé sa cible, trois autres dossiers d’investissement devraient être bouclés d’ici à la fin de l’année pour porter le montant total à 58 millions d’euros.

 Des investissements jusqu’à mi-2019

Trois entreprises, dans lesquelles Bpifrance a investi, ont d’ailleurs vanté les mérites du FIT, dont la dernière en date à avoir sollicité le fonds, Tourism Academy. « A Bpifrance, nous avons trouvé des conseils, bénéficié de formation pour bien monter notre projet », assure Marie Bergereau, la directrice générale de la jeune pousse. « Nous avons été poussé dans nos retranchements pour avoir le meilleur projet possible. »

Romain Viennois, fondateur de France Hostels, première start-up à avoir reçu un investissement du FIT, renchérit : « Chez Bpifrance, nous avons trouvé une connaissance fine du secteur et ils nous ont apporté un véritable relais de communication pour lancer notre concept. »

Doté de 100 millions d’euros, le fonds France Investissement Tourisme compte financer des projets du secteur jusqu’à mi-2019. « Ensuite, il faudra prendre une décision : le ré-abonder ou lui trouver un [fonds] successeur », conclut Serge Mesguich.

 

Air Charter Service contribue au succès des professionnels du tourisme

Tourhebdo.com – 11 Septembre 2017

 

Le leader mondial en affrètement aérien veut sensibiliser les agences de voyage à l’affrètement.

 

ACS France poursuit son envolée. Fondée en 2009, la filiale française du courtier aérien britannique s’impose aujourd’hui comme la première filiale européenne d’ACS (hors maison mère au Royaume-Uni), avec un chiffre d’affaires de 29,9 millions d’euros l’an dernier.

Un développement marqué par la montée en puissance de l’aviation commerciale : ACS France a vu son activité avec les agences de voyage, tours opérateurs, croisiéristes et autres professionnels du tourisme décoller de 48% au cours de l’année 2016, tandis que l’activité MICE a progressé de 15% au cours de l’année 2016. Le chiffre d’affaires réalisé par le département aviation commerciale représente désormais plus de 50% du chiffre d’affaires de la société, devant l’aviation cargo et l’aviation d’affaires. L’année 2017 s’inscrit dans la continuité de 2016 avec déjà 400 vols opérés depuis le 1er février.

François-Xavier Camus, nouveau Directeur Général nommé l’an dernier à la tête du bureau parisien, souhaite aller encore plus loin avec les professionnels du tourisme. « Bien souvent, les agents de voyages n’ont pas le réflexe de penser à l’affrètement aérien car cette activité leur est parfois encore inconnue, et ils ne sont pas forcément à l’aise pour nous solliciter », explique-t-il. Pour démystifier l’affrètement, François-Xavier explique qu’aller à la rencontre des professionnels du tourisme pour leur présenter l’activité est souvent la meilleure solution. « Nous faisons régulièrement des sessions ponctuelles dans des mini-réseaux, nous sommes ouverts et prêts à venir expliquer notre métier », lance François-Xavier Camus.

Le DG d’ACS France insiste au passage sur la complémentarité entre les deux métiers : « Les agences de voyage ont des connaissances infaillibles en matière de destinations, de transferts et d’hôtellerie, ACS leur apporte une expertise en termes d’affrètement aérien, de personnalisation de vols et de prestations sur-mesure. Nos métiers se complètent et permettent de mettre en place de très belles opérations », décrit-il.

D’ailleurs le courtier ne se contente pas de trouver l’avion qui correspond au cahier des charges du client : ACS prend également en charge la préparation du vol, qu’il s’agisse du respect des horaires, du règlement des droits de trafic ou des plateaux repas, tenues de l’équipage ou appuie-têtes personnalisés. « Lorsque nous organisons un affrètement pour une agence de voyages, un TO ou un croisiériste, nous avons toujours un représentant ACS France à bord », ajoute François-Xavier Camus, qui met aussi en avant la force du réseau d’ACS. Le groupe dispose en effet de 20 bureaux en propre sur les 6 continents, chacun pouvant intervenir sur les dossiers pour faire profiter les clients de l’expertise locale du groupe international, selon les besoins.

 

Pour sortir du hard-discount, Lidl veut aussi croquer du voyage !

Tourmag.com – 13 Septembre 2017

 

Grande soirée de lancement, spots télé et radio, brochures en ligne et dans ses supermarchés… Lidl lance en grande pompe, mercredi 13 septembre 2017, son agence de voyages en ligne, lidlvoyages.fr. Si le géant allemand de la distribution entend par cette diversification « sortir du hard-discount », les premières offres qu’il propose sont néanmoins affichées à un rapport qualité-prix se voulant « imbattable ».

 

Après s’être lancé dans la mode ou dans le vin, Lidl veut inscrire ce projet de diversification vers les voyages dans une totale transformation de son offre, qui veut monter en gamme et sortir du hard-discount.

« Le vrai prix de vos rêves » : c’est avec un slogan clair et net que Lidl, le géant allemand de la distribution discount, se lance, mercredi 13 septembre 2017, sur le marché du voyage.

Le maître-mot de la stratégie de la nouvelle née des agences de voyages françaises : un rapport qualité-prix « imbattable », d’après Michel Biero, le co-gérant de Lidl France.

« Nous allons proposer des prix défiant toute concurrence », a-t-il lancé, mardi 12 septembre 2017, lors de la soirée de lancement de la marque, organisée avec faste sur le toit terrasse du prestigieux hôtel Molitor (Paris 16e).

Mais surtout, après s’être lancé dans la mode ou dans le vin, Lidl veut inscrire ce projet de diversification vers les voyages dans une totale transformation de son offre, qui veut monter en gamme et sortir du hard-discount.

« Nous proposerons des produits s’inscrivant dans la même gamme que nos concurrents », promet Mélanie Lemarchand, ancienne de chez Kuoni et Leclerc Voyages, et nommée à la tête de la jeune équipe Lidl Voyages France. « Nous voulons casser notre image hard-discount ».

 

Un projet vieux d’un an

 

Et si l’offre voyages de Lidl existait déjà dans 6 autres pays européens, de l’Allemagne à la Roumanie, Mélanie Lemarchand veut mettre en avant une « offre franco-française, totalement autonome ».

Pour ce faire, son équipe s’appuie sur une trentaine de tour-opérateurs de l’Hexagone, de MSC Croisières à Jet tours, en passant par Top of Travel.

Sept catégories de produits sont proposées : circuits, séjours, croisières, thalasso, campings, parcs d’attractions et ski.

Le tout sur une centaine de destinations et avec des « offres exclusives » renouvelées chaque semaine et sur lesquelles le nouveau distributeur de voyages compte beaucoup.

Parmi celles-ci, on peut déjà apercevoir en ligne une croisière de 8 jours en Méditerranée pour 499 euros, un séjour en Tunisie de 4 jours pour 249 euros ou encore un circuit en Thaïlande pour 899 euros les 13 jours.

Une agence 100% en ligne

 L’agence de voyages que lance la firme allemande sera donc 100% en ligne. Seule la brochure papier est distribuée en caisses dans les supermarchés de la firme et ce, dès ce mercredi 13 septembre.

« Chacun s’inspire d’Internet pour ses voyages, est sans cesse influencé par les réseaux sociaux, regarde les offres sur les comparateurs… Nous voulons simplement répondre aux nouveaux modes de consommation », justifie Michel Biero,

Dans le même temps, une centrale d’appels a été montée en Île-de-France. La dizaine d’employés en charge des demandes téléphoniques des clients s’occupent également de leur répondre et de les guider dans leurs choix de voyages via Messenger, la messagerie instantanée de Facebook.

Difficile de savoir à combien peut se chiffrer une telle stratégie. Malgré les demandes, aucune donnée financière, aucune idée des investissements mis en œuvre, ni même aucun objectif chiffré ne filtreront.

« Chez Lidl, nous avons pour habitude de ne rien dévoiler », nous a-t-on répété.

En attendant d’en savoir plus, la société allemande met en tous cas en place pour son lancement une stratégie de médiatisation massive à la radio, à la télé, dans ses magasins et jusque dans nos boîtes aux lettres.

 

L’aviation européenne exaspérée par les grèves françaises

L’echotouristique.com – 13 Septembre 2017

 

L’aérien européen a exprimé son ras-le-bol après la dernière grève des contrôleurs aériens.

Alors que la France s’est trouvé plongée mardi 12 septembre dans une journée de grève contre la réforme du Code du travail, l’aérien européen a décidé de taper du poing sur la table.

Mobilisés contre la loi travail d’Emmanuel Macron depuis lundi soir et jusqu’à mercredi matin, les aiguilleurs du ciel français ont suivi la grève générale annoncée le 12 septembre, en particulier dans les centres de contrôle de Reims et Marseille. Ce qui a eu de nombreuses répercussions sur les vols européens. Cette situation a exaspéré l’Airlines for Europe (A4E), qui n’en finit décidément plus de s’indigner depuis le début de l’été.

 

Coût des grèves ? 12 milliards

 

Il y a eu « au moins 200 annulations lors de cette grève des contrôleurs du trafic aérien (ATC) en France », peste A4E. L’association des compagnies aériennes européennes relève que, depuis 2004, les deux tiers de tous les jours de grève ATC européens ont eu lieu en France.

Et de rappeler ensuite qu’au cours de la période 2010-16, il y a eu 217 jours de grève ATC dans l’Union Européenne (UE), soit un tous les neuf jours. Et depuis 2010, l’impact global des grèves ATC aurait coûté 12 milliards d’euros à l’économie de l’UE.

Des solutions aux assises de la mobilité ?

 L’A4E appelle le gouvernement français à utiliser les « Assises de la mobilité  » du 19 septembre pour envisager des mesures capables « d’améliorer la prévisibilité de l’impact des grèves, leurs diminutions, ainsi que les dommages qu’elles causent à l’économie française et européenne ».

« Les décideurs européens et français doivent mettre en œuvre des mesures capable de minimiser l’impact de la perturbation de la gestion du trafic aérien sur voyageurs », a déclaré Thomas Reynaert de A4E.

Ryanair en rajoute (encore) une couche

 « Trop c’est trop. Si le gouvernement français est sérieux sur la volonté de changement en France, il devrait commencer par s’attaquer aux syndicats des contrôleurs aériens français et, conjointement avec la Commission européenne, prendre des mesures immédiates pour empêcher que des milliers de consommateurs européens ne voient leurs projets de voyage perturbés par un petit groupe de syndicats de contrôleurs aériens se mettant à nouveau en grève » s’est indigné Kenny Jacobs, directeur marketing de Ryanair. Folle de rage, la compagnie low cost irlandaise a dû annuler 110 vols hier.

Depuis, elle propose à ses clients de signer la pétition « Keep Europe’s skies open » d’A4E. Ryanair réclame à la Commission européenne trois mesures : exiger des syndicats des contrôleurs aériens français qu’ils aient recours à un arbitrage exécutoire au lieu de faire grève ; permettre à d’autres contrôleurs aériens européens de prendre en charge les opérations de survol dans le ciel français pendant que les syndicats des contrôleurs aériens français sont en grève ; exiger que les survols de l’espace aérien français soient protégés lors de grèves des contrôleurs aériens français.

Même si on peut comprendre l’exaspération de Ryanair qui vit une année compliquée (avec le Brexit ou Air Berlin), la situation est quelque peu ironique pour une société régulièrement accusée de dumping social et fiscal par les autres pays.

 

Les compagnies qui tirent le trafic aérien français

L’échotouristique.com – 13 Septembre 2017

 

En 2016, dix transporteurs ont dépassé les 20% de croissance, notamment des low cost comme TUI Fly, Transavia ou Volotea.

 

L’an dernier, le trafic aérien français n’a progressé que de 3,1% à 154 millions de passagers, d’après le bilan annuel de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Mais dix compagnies aériennes ont enregistré une croissance supérieure à 20%, principalement des low cost. Elles ont transporté 4,5 millions de passagers supplémentaires en 2016, soit plus de 10% de croissance.

On retrouve à la première place Air Arabia Maroc (+33,2%) et ses 280 000 passagers, positionnée au départ de plusieurs villes françaises dont Paris depuis fin 2016. La compagnie dessert le Maroc, sans concurrents directs sur plusieurs liaisons comme vers Fès.

A la deuxième place, TUI Fly (32,3%) a transporté près de 1,7 million de passagers. Regroupement des filiales belge (Jet Air Fly) et allemande du groupe TUI, la compagnie low cost a développé en 2016 ses liaisons au départ de Nantes et Lyon, mais aussi depuis la Belgique vers la France, notamment en Corse.

La jeune Volotea écrase tout

Volotea (+31,4%), troisième, poursuit sur sa lancée (environ 30% de croissance par an depuis 2012) notamment avec le développement des lignes internes, qui représentent plus de la moitié de son trafic de 1,4 million de passagers. Elle a misé en 2016 sur l’ouverture d’une base à Toulouse et une augmentation de l’offre au départ (+20%) art Nantes.

En quatrième position, Transavia (+30%) a atteint 5,5 millions de passagers l’an dernier, soit près de 3,5 millions de plus qu’en 2010. Elle a poursuivi son développement avec une quinzaine de nouvelles routes, notamment depuis Paris, Lyon et Nantes et profité de l’engouement pour la Grèce, l’Espagne et surtout le Portugal.

A la cinquième place, la compagnie britannique Flybe (+29%), qui dessert une vingtaine de destinations française, a bénéficié des ouvertures de liaisons au départ de Lyon et Rennes et flirte désormais avec le million de passagers.

Suivent enfin Enter Air (+28,9%), KLM  (26,45%), Lot Polish Airlines (+23,9%), la compagnie charter Smartwings – Travel Services (22,4%) et Icelandair (20,8%).

Découvrez le palmarès complet de 98 transporteurs aériens opérant en France, dans le magazine feuilletable, ainsi que les flux entre la France et les 100 premières destinations étrangères.