SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 20 juin 2018

Revue de Presse du 20 juin 2018

Air France : l’intersyndicale lève son préavis de grève, un syndicat de pilotes le maintient

Le Monde – 18/06/2018

Neuf des dix syndicats ont levé le préavis de grève prévu du 23 au 26 juin. Le SPAF, deuxième syndicat de pilotes de la compagnie, maintient, en revanche, le sien.

La volte-face est inattendue. Lundi 18 juin, les dix organisations membres de l’intersyndicale d’Air France ont décidé de lever le préavis de grève prévu du 23 au 26 juin. Alors qu’ils étaient sortis « interloqués, consternés et sidérés par la nature des annonces » communiquées, jeudi 14 juin, lors du comité central d’entreprise de la compagnie aérienne, les syndicats ont décidé de calmer le jeu et de « faire preuve de responsabilité », selon le SNPL, le syndicat des pilotes, en pointe sur le conflit salarial qui mine la compagnie depuis le début de l’année.

 

Les organisations de pilote (SNPL, SPAF, Alter), de personnels au sol (CGT, FO, SUD) et d’hôtesses et stewards (SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF) ont estimé, dans un communiqué intitulé « Du sang-froid pour aboutir », « qu’il [serait] plus efficace d’attendre le bon interlocuteur » pour négocier. Or, la nomination du nouveau président-directeur général d’Air France-KLM est attendue au plus tard le 15 juillet comme l’a annoncé, vendredi, Anne-Marie Couderc, la présidente par intérim de la compagnie.

 

Dans son communiqué, l’intersyndicale assure que « la menace de grève a permis de susciter (…) des négociations off » avec la direction ces dernières semaines et elle pense désormais qu’« une sortie de crise est accessible avec une direction à la hauteur ». « La direction a commencé à sonder les partenaires sociaux sur le niveau d’augmentation salariale possible, confirme-t-on au sein de la compagnie, mais cela n’était pas pour autant de réelles négociations salariales et cela restait dans l’enveloppe prévue par Jean-Marc Janaillac. »

 

Le 4 mai, l’ancien PDG était parti après le refus de 55,44 % des employés d’accepter sa proposition d’augmentation de 7 % sur quatre ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles. Aujourd’hui, cependant, c’est bien sur ces bases qu’Anne-Marie Couderc et le directeur général Franck Terner ont engagé leurs discussions salariales off.

 

Véritable soulagement pour l’entreprise

Aux syndicats, ils ont ainsi suggéré une hausse de 3,65 % à 4 % pour 2018 et 2019. L’année prochaine, une nouvelle négociation annuelle devrait également avoir lieu. Bien que jugée insuffisante par certains syndicats, cette proposition se rapproche des demandes de l’intersyndicale, qui ne réclame plus 6 % de hausse au titre du rattrapage de l’inflation, comme au début du mouvement social, mais une augmentation générale de 5,1 %.

 

Mercredi, le conseil d’administration de l’entreprise a mis son veto à toute proposition salariale avant l’arrivée du nouveau dirigeant de la compagnie aérienne, afin de lui laisser une marge de manœuvre maximale. Les syndicats ont cependant été pris au dépourvu par cette décision, d’où leur colère la semaine dernière.

 

L’intersyndicale assure que si aucun PDG n’est nommé d’ici à mi-juillet, la présidente par intérim a promis d’« aller chercher un nouveau mandat salarial auprès du conseil d’administration » afin de négocier avec les syndicats.

 

En attendant, la décision de l’intersyndicale est un véritable soulagement pour l’entreprise. Les trois mois de grève intermittente ont déjà grevé les comptes d’Air France de 300 à 350 millions d’euros. Selon les calculs de la compagnie, chaque nouvelle journée de grève lui coûte jusqu’à 30 millions de manque à gagner.

 

 

Loi Pacte : Vinci a contacté des fonds en vue de la privatisation d’Aéroports de Paris

L’Usine Nouvelle – 17/06/2018

Vinci contacte des investisseurs pour lancer une offre sur les parts que l’État devrait céder dans le capital d’Aéroports de Paris. Le 18 juin, le projet de loi « Pacte » doit être présenté en conseil des ministres pour ouvrir la voie à la privatisation, entre autres, du groupe ADP.

Le groupe de BTP et de concessions Vinci a contacté des investisseurs en vue de lancer une offre sur les parts que l’État devrait céder dans le capital du groupe Aéroports de Paris (ADP), a appris Reuters le 15 juin de quatre sources financières.

 

Le projet de loi « Pacte » autorisera l’État, qui détient 50,63% du capital de l’exploitant des aéroports de Roissy et Orly, à passer sous le seuil de 50%. Il sera présenté ce lundi 18 juin en conseil des ministres, puis au Parlement fin 2018 ou début 2019.

 

ADP a gagné près de 10% en Bourse de Paris la semaine du 11 juin. Sa capitalisation boursière s’élève à 19,1 milliards d’euros.

 

Des propositions à des fonds de pension canadiens

Deux sources financières ont déclaré que Vinci, qui détient 8% du capital d’ADP et s’est déjà dit prêt à se renforcer, a proposé à des fonds de pension, dont Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB), Ontario Municipal Employees Retirement System (OMERS) et Ontario Teachers’ Pension Plan (OTPP), de s’associer à une éventuelle offre.

 

CPPIB et OMERS ont refusé de commenter ces informations. Vinci et OTPP n’étaient pas disponibles dans l’immédiat pour un commentaire.

 

Selon une troisième source, la cession de parts de l’État dans ADP devrait être lancée officiellement au premier trimestre 2019. Vu la taille de l’exploitant d’aéroport, des banquiers ont estimé que la participation de contrôle du gouvernement pourrait être divisée en plusieurs parties qui seraient vendues séparément.

 

Des fonds américains et du moyen-orient également intéressés

Une des sources a dit s’attendre à ce que des fonds américains et du Moyen-Orient préparent aussi des offres, éventuellement en constituant des consortiums.

 

Les aéroports européens attirent les sociétés de capital-investissement, les fonds de pension et les fonds spécialisés dans les infrastructures depuis plusieurs années car ils offrent un fort potentiel de croissance compte tenu du développement du trafic aérien et du chiffre d’affaires des magasins, hôtels et parkings.

 

L’investisseur australien Macquarie s’apprête de son côté à revendre l’aéroport de Bruxelles au cours de l’été 2018, selon des sources proches du dossier.

 

Au Royaume-Uni, des sources bancaires s’attendent à ce que le fonds Global Infrastructure Partners vende ses parts des aéroports d’Edimbourg et Gatwick d’ici un an ou deux.

 

L’État aura un droit de veto

Le projet de loi « Pacte » prévoira un changement de statut pour ADP afin de limiter à 70 ans la détention et l’exploitation de ses actifs, a-t-on précisé à Bercy.

 

De son côté, l’État disposera d’un droit de veto sur les cessions d’actifs du groupe. Il négociera également avec ADP un contrat de régulation économique fixant tous les cinq ans le montant des investissements, le niveau et l’évolution des redevances aéroportuaires, sous le contrôle d’une autorité indépendante.

 

 

Aigle Azur tient son deuxième A330

Air Journal – 18/06/2018

La compagnie aérienne Aigle Azur a accueilli son deuxième Airbus A330-200, les appareils long-courrier devant lui permettre de lancer des vols entre Paris et Sao Paulo début juillet, puis de s’envoler vers Pékin.

L’A330-200 immatriculé F-HTIC et baptisé « Sylvain F. » en hommage au fondateur de la compagnie française en 1946 (S. Floirat), est arrivé la semaine dernière dans sa base à l’aéroport de Paris-Orly. Pris en leasing chez AerCap après avoir été utilisé par Air Berlin et configuré lui aussi pour accueillir 18 passagers en classe Affaires et 268 en Economie dont 46 en sièges « confort », l’avion a depuis effectué des rotations vers Oran, Porto et Bamako.

 

Aigle Azur a déjà prévu de lancer le 5 juillet sa nouvelle liaison entre Paris et Sao Paulo-Campinas Viracopo, avec trois vols par semaine proposés en partage de codes par la low cost Azul – qui offre au départ de la France de nombreuses correspondances au Brésil. Aigle Azur sera en concurrence sur cette route avec Air France et LATAM Airlines Brasil, qui relient CDG au principal aéroport de la ville brésilienne, Guarulhos. Les vols vers Pékin, initialement évoqués pour la fin juin, ne sont toujours pas ouverts à la réservation ; Aigle Azur propose déjà en partage de codes les vols entre Xi’an et CDG opérés par Hainan Airlines.

 

Ces A330-200 portent la nouvelle identité visuelle d’Aigle Azur, « dédiée au long courrier et à même de conquérir de nouvelles cibles affaires et loisirs », avec en outre une « évolution en profondeur du produit à bord pour se positionner parmi les meilleurs transporteurs long-courrier ». Au programme : montée en gamme dans toutes les classes avec notamment une Classe Affaires dotée de sièges-lits inclinables à 180° et parfaitement horizontaux, d’un système individuel de divertissement à bord de type VOD de dernière génération dans les 2 cabines, de différentes ambiances lumineuses « mood light » et enfin d’une connectivité internet à bord (dès le mois de juillet). Les deux gros-porteurs viennent s’ajouter aux neuf A320 et un A319 déjà en service.

 

Aigle Azur avait dévoilé fin mars son projet de « réinvention », incluant le lancement de ses premières routes long-courriers en partenariat avec ses actionnaires dont le HNA Group en Chine et David Neeleman, le fondateur d’Azul. Le réseau moyen-courrier va être adapté pour alimenter ces deux liaisons intercontinentales et générer davantage de trafic de correspondance. Mais la compagnie affirme aussi vouloir rester « fidèle à ses marchés historiques » que sont l’Algérie, le Mali et le Sénégal. Elle vient d’inaugurer un Marseille – Beyrouth, et lancera un Paris – Milan le 16 septembre (6 vols par semaine). Rappelons qu’Aigle Azur a en outre signé des partenariats avec Air Caraïbes et TAP Air Portugal.

 

 

Lufthansa aussi s’intéresse à Norwegian

Air Journal – 19/06/2018

Après le groupe IAG emmené par British Airways, c’est au tour du groupe Lufthansa de s’intéresser à la low cost Norwegian Air Shuttle. Son dirigeant Carsten Spohr a reconnu l’existence de « contacts » avec son homologue Bjorn Kjos.

Le cours de l’action de la spécialiste norvégienne du vol pas cher s’est envolé de 11% le 18 juin 2018, après l’annonce par le président du directoire  du groupe allemand. Carsten Spohr a expliqué dans le Süddeutsche Zeitung qu’en Europe, « tout le monde parle avec tout le monde. On est en pleine vague de consolidation. Ce qui signifie que nous sommes aussi en contact avec Norwegian ». Il a toutefois précisé que tout accord « dépendra du prix, des mérites stratégiques et des approbations des autorités de la concurrence ». Norwegian a confirmé hier avoir reçu des « manifestations d’intérêt » de la part de plusieurs parties pour l’acquisition d’actions, une prise de contrôle complète, un financement « ou diverses formes de partenariats », intérêt qui selon elle démontre « l’attractivité de l’entreprise ».

 

Lufthansa est le deuxième groupe aérien à exprimer publiquement son intérêt pour Norwegian, suite au rachat par International Airlines Group (IAG) d’une participation de 4,6% dans le transporteur à bas prix en avril, et à l’ouverture de discussions qui incluent la possibilité d’en prendre le contrôle. Bjorn Kjos avait rejeté les deux offres d’IAG. Mais si ce dernier a un réseau extrêmement concurrentiel avec celui de Norwegian (en particulier à l’aéroport de Londres-Gatwick avec British Airways, Aer Lingus et Vueling), ce n’est pas le cas de Lufthansa. La diminution de concurrence serait donc moindre, tout comme les profits qu’on peut en tirer, et les difficultés rencontrées avec les opérations d’Air Berlin ne sont pas de nature à rassurer quant à l’intégration de la low cost norvégienne – cela au moment où Eurowings elle-même a du mal à se développer, faute d’avions.

 

Les avantages de la low cost sont sa présence sur le marché transatlantique, et son développement en Argentine ; elle dispose en outre d’une licence britannique, la protégeant contre un éventuel Brexit dur. Mais Norwegian a enregistré au premier trimestre une perte d’exploitation de 269 millions de dollars, soit une marge d’exploitation de -31%, venant s’ajouter à une dette estimée à 2 milliards d’euros. Les pertes croissantes surviennent alors que la compagnie a augmenté sa capacité de 36% au cours de la même période, principalement vers les Amériques ; or selon certains analystes, elle perdrait jusqu’à 29.000 dollars à chaque décollage de ses Boeing 787 Dreamliner, faute de voyageurs d’affaires, de rendement et d’un réseau suffisant pour approvisionner cette activité long-courrier. Et son incapacité à obtenir des droits de survol de la Sibérie lui bloque l’accès au lucratif marché chinois.

 

 

On remarquera que si les deux plus grands groupes européens, et les plus rentables, s’intéressent à la troisième low cost européenne derrière Ryanair et easyJet, ce n’est pas le cas du troisième, Air France-KLM.

 

 

HOP ! : de nouvelles liaisons Corse-continent prévues

Corse Matin – 18/06/2018

En 2018 , la compagnie du groupe Air France assure la liaison entre les aéroports insulaires et vingt et une villes réparties sur le reste du territoire national. Un développement qui s’accorde avec la demande exprimée

HOP !, la compagnie des vols courts courriers en France du groupe Air France assoit son modèle sur l’axe Corse-Continent.

 

L’évolution se matérialise par l’ouverture de treize nouvelles routes vers la Corse et par la desserte de trois aéroports supplémentaires. « A u total, nous relions désormais vingt-et-une villes à la Corse. En conséquence, nous sommes le transporteur aérien qui assure la plus grande variété d’opportunité de liaisons saisonnières entre l’île et le Continent. Nous relions, entre autres, la Corse au Cantal et à Aurillac, à la Lorraine et à Metz », résume Hélène Abraham, directrice commerciale, marketing et produits HOP ! d’Air France.

 

Dans son programme de vols 2018, HOP ! a introduit une liaison entre Ajaccio, Nantes, Caen et Lyon ainsi qu’entre Figari et Lyon puis Toulouse. Dans le même temps, le lien aérien est fait entre Calvi, Lyon, Bordeaux ainsi que Bruxelles. Bastia, pour sa part, est à présent en ligne avec Castres, Lyon, Nantes, Metz, Perpignan et Strasbourg, soit 200 000 sièges offerts au total – ce qui équivaut à une augmentation de 150 %.

 

Les innovations et la révision à la hausse des places disponibles s’ajustent à la stratégie de développement au long cours mise en oeuvre par la compagnie. « De puis plusieurs années déjà, nous augmentons de façon régulière notre offre entre Corse et Contine nt », constate la responsable. Car l’activité est rentable. « L a réponse de la clientèle est positive. Les gens apprécient la possibilité de prendre l’avion à proximité de chez eux pour se rendre dans l’île en avion. » Les voyageurs insulaires apprécient aussi le service. « L ‘intérêt est de permettre aux Corses de rejoindre des amis, de la famille et de découvrir, s’ils le souhaitent, certaines villes de Franc e », commente Hélène Abraham.

 

De Pâques à la Toussaint

Ce faisant, HOP ! reste fidèle à sa logique de fonctionnement. « N ous sommes une marque d’activité de vols intérieurs. Nous opérons, en moyenne 600 vols quotidiens. Ce qui correspond aussi bien à la navette entre Marseille et Paris Orly, entre Toulouse et Paris Orly mais aussi du Marseille-Lille, du Toulouse-Strasbourg, du Brest-Lyon. Nous fonctionnons selon des radiales, ce qui revient à relier la capitale à certaines villes de France et selon des transversales : le lien, cette fois, se fait de région à région . L’idée est de répondre aux besoins de mobilité du plus grand nombre », détaille la responsable.

 

Afin de monter en puissance dans le ciel de Corse, la compagnie mise, comme ailleurs, sur différents types d’appareils.  » Notre force chez HOP ! Air France est de disposer d’une flotte composée d’avions de toutes tailles. Le plus petit de nos appareils affiche une capacité de 55 sièges et le plus grand de 212 sièges. Ce qui nous amène à nous positionner, sans difficulté, sur de petits marchés. À titre d’exemple, cette année, nous desservons Bastia au départ de Quimp er. »

 

HOP !, à l’assaut de la Corse, peut compter en plus sur des appareils disponibles. « N os avions, qui se situent dans un grand nombre de villes françaises, sont souvent inutilisés le samedi après-midi. Ce qui colle tout à fait aux attentes des socioprofessionnels qui évoluent dans le secteur de l’hébergement, en particulier. Parce que très souvent, les locations de sept à quatorze jours débutent le samedi. Nous venons donc en complément d’Air Corsica et des rotations maritimes à cet égard. Bien sûr, des vols sont assurés les autres jours de la semain e », analyse Hélène Abraham.

 

Dans le même temps, le temps de présence de la compagnie sur le tarmac insulaire change selon les dessertes et les années. La bonne tenue de la saison touristique 2017 stimule l’audace. « No us sommes capables de commencer nos vols aux vacances de Pâques. Nous avons anticipé de deux mois la desserte de la Corse au départ de Rennes et cela a bien fonctionné. Celle-ci sera maintenue jusqu’aux vacances de la Toussaint. La desserte la plus courte s’étale de fin juin à début septembre. Nous n’allons pas en deçà de ce laps de temps s’agissant de la Corse. Nous sommes présents, avec Air France, sans discontinuer sur Paris Charles de Gaull e. » Pour HOP !, 2018 sera aussi l’année de nouveaux tarifs dans l’île. « N os cartes jeunes et nos cartes week-end, qui donnent accès à l’ensemble des vols domestiques, incluent dorénavant la Corse puisque nous avons conclu un accord avec Air Corsica qui est un partenaire très important pour nous. »

 

Résultat : à partir de plusieurs villes de France, « on trouve de petits prix pour se rendre en Corse ». Pour les deux premières semaines du mois d’août, les places à moindre coût sont d’ores et déjà achetées.

 

 

Joon remplace Air France entre Paris et Mumbai

Air Journal – 18/06/2018

La compagnie aérienne Joon inaugure ce lundi sa nouvelle liaison entre Paris et Mumbai, un axe sur lequel elle remplace sa maison-mère Air France. La ville indienne est sa six destinations long-courrier.

A partir de ce 18 juin 2018, la compagnie nationale française transfère sa liaison entre Paris-CDG et l’aéroport de Mumbai-Chhatrapati Shivaji à sa filiale à coûts réduits Joon, le vol restant opéré tous les jours et en Airbus A340-300 – configuré pour accueillir 30 passagers en classe Affaires, 21 en Premium et 227 en Economie. Les départs sont programmés sous code AF218 à 11h30 pour arriver le lendemain à 0h05, les vols retour quittant l’Inde sous code AF217 à 1h55 pour atterrir à 8h05. Dans la continuité des vols effectués par Air France jusqu’à hier, ceux de Joon restent assurés dans le cadre de la coentreprise entre Air France-KLM et Jet Airways, cette dernière assurant également une rotation quotidienne mais en Boeing 777-300ER (8 places en Première, 30 en Affaires, 308 en Eco), sans autre concurrence ; les clients de Joon bénéficient à l’arrivée à Mumbai de multiples options de correspondances vers 44 destinations en Inde.

 

A Mumbai et à Paris, en correspondance sur un vol du groupe Air France ou de ses partenaires de l’alliance SkyTeam, les passagers de Joon bénéficieront « de toute l’assistance Air France et de circuits de correspondance harmonisés. Ivory, Silver, Gold ou Platinum ? Cumulez et dépensez des Miles avec Flying Blue, programme de fidélité du groupe Air France-KLM, et bénéficiez des mêmes avantages que sur un vol Air France. Pour les clients Business, Flying Blue Gold et Platinum, accédez aux salons Air France et profitez de SkyPriority aux contrôles de sûreté, à l’enregistrement, à l’embarquement et d’une dépose bagage prioritaire ».

 

Ayant opéré ses premiers vols le 1er décembre 2017, Joon propose désormais 16 destinations au départ de Paris-CDG :

  • Vers le Brésil – Fortaleza : 2 vols hebdomadaires à partir du 3 mai (3 vols hebdomadaires à l’hiver 2018-2019).
  • Vers les Seychelles – Mahé : 3 vols hebdomadaires à compter du 5 mai.
  • Vers l’Egypte – Le Caire : 1 vol quotidien.
  • Vers l’Afrique du Sud – Le Cap : 3 vols hebdomadaires.
  • Vers l’Allemagne – Berlin jusqu’à 7 vols par jour.
  • Vers l’Espagne – Barcelone jusqu’à 7 vols par jour.
  • Vers l’Iran – Téhéran avec 3 vols par semaine jusqu’à fin octobre.
  • Vers le Portugal – Lisbonne avec 4 vols par jour et Porto avec 3 vols hebdomadaires.
  • Vers l’Italie – Rome avec 7 vols par jour et Naples avec 2 vols par jour.
  • Vers la Norvège – Oslo jusqu’à 3 vols par jour.
  • Vers la Turquie – Istanbul avec 1 vol par jour.

 

Une liaison vers Bergen en Norvège s’ajoutera à ce réseau fin octobre, tandis que Joon remplacera Air France entre Paris et Budapest en Hongrie également au début de la saison hivernale.

 

La flotte de Joon compte actuellement sept A320 de 174 sièges, quatre A321 (16+188) et trois A340-300, tous issus de celle d’Air France ; elle accueillera des A350-900 à partir de 2019.

 

 

Volotea recrutera 250 personnes en 2018

Tour Mag – 19/06/2018

Pour accompagner son fort développement, la compagnie aérienne espagnole, qui relie les capitales régionales européennes, verra son effectif atteindre les 1 000 employés avant l’été.

En 2018, Volotea a ouvert 58 nouvelles lignes pour desservir un total de 293 routes, connectant 78 capitales régionales européennes à travers 13 pays : France, Italie, Espagne, Allemagne, Grèce, Croatie, République Tchèque, Albanie, Portugal, Malte, Autriche, Irlande et Luxembourg.

 

Pour continuer dans les chiffres, la compagnie aérienne des capitales régionales européennes, espère transporter entre 5,7 et 6 millions de passagers en 2018. Depuis sa création en 2012, elle a fait voyager 15 millions de passagers, dont plus de 4,8 millions en 2017.

 

Un développement d’envergure qui ne va pas sans la création d’emplois. Cette année, la compagnie aérienne low cost espagnole recrutera 250 personnes.

 

“L’effectif devrait atteindre 1 000 employés cet été”, précise Lázaro Ros, directeur général et co-fondateur de Volotea.

 

Des emplois régionaux

Volotea dispose actuellement de 12 bases, situés à Venise, Nantes, Bordeaux, Palerme, Strasbourg, Asturies, Vérone, Toulouse, Gênes, Bilbao, Marseille et Athènes.

 

Ces trois dernières ont été inaugurées en 2018. D’importants processus de recrutement ont été mis en place suite à l’ouverture des trois nouvelles bases , pour ajouter de nouveaux pilotes, des équipages, du personnel administratif et couvrir l’augmentation des opérations », énumère le fondateur de la compagnie.

 

Volotea recrute au sein de ses douze bases. 50 postes sont également à pourvoir au siège, à Barcelone. Nous recherchons des personnes dynamiques souhaitant travailler dans un environnement multinational. En plus de la langue maternelle nous demandons une maîtrise de l’anglais », précise le directeur général de Volotéa.

 

Selon les postes, les contrats proposés peuvent être permanents (stratégie, marketing, ressources humaines, finances, …) ou temporaires (pilotes supplémentaires ou équipages de cabine pour les opérations d’été). La grande majorité des pilotes et membres de l’équipage ont déjà été recrutés.

 

Des journées de recrutement pour les pilotes et personnel naviguant

Pour recruter sur un tel volume, Volotea organise des journées de recrutement. Après une présélection, les candidats sont invités à se rendre sur la base la plus proche de chez eux.

 

« Nous appelons entre 25 et 35 candidats à chacun de ces événements, cela nous donne la possibilité d’avoir des entretiens plus personnalisés. Un membre du comité exécutif y assiste systématiquement et reçoit des candidats », précise Lázaro Ros.

 

La compagnie diffuse ses offres sur son site web et via LinkedIn. Certains aéroports offrent également la possibilité de postuler par l’intermédiaire de leurs sites Web et de leurs services de recrutement.

 

 

Air Caraïbes et Corsair se partagent la Havane

Air Journal – 18/06/2018

Les compagnies aériennes Air Caraïbes et Corsair International annoncent l’extension de leur accord de partage de codes à la ligne transatlantique reliant Paris à La Havane à Cuba.

Ce partenariat annoncé le 18 juin 2018 renforce « stratégiquement » la position des deux compagnies aériennes sur la destination et « offre plus de flexibilité et de choix aux clients grâce à la combinaison » de leurs programmes de vols respectifs. Partenaires depuis 2012 sur leurs lignes quotidiennes entre Paris-Orly Sud et les aéroports de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre, Air Caraïbes et Corsair étendent leur coopération à la desserte de l’aéroport de La Havane-José Marti. Ainsi, les clients pourront acheter un billet d’avion Air Caraïbes et voyager sur un vol opéré par Corsair et inversement, dans les deux sens de trajet.

 

A partir du 1er août 2018, les deux compagnies proposeront jusqu’à 5 vols A/R par semaine entre les deux capitales à leurs clients respectifs : trois par Air Caraïbes, et deux par Corsair. Elles font face sur cet axe à la concurrence d’Air France et Cubana de Aviacion, qui opèrent depuis et vers Paris-CDG.

 

Ce partenariat offre ainsi « de nouvelles opportunités de correspondances » aux voyageurs désirant voyager entre Paris et La Havane, permettant « plus de liberté et de flexibilité en termes d’horaires et de fréquences ». Les passagers pourront voyager à de meilleurs tarifs en combinant sur un même billet, un vol opéré par Air Caraïbes et un autre par Corsair. Cet accord « réciproque et profitable » pour les deux compagnies permet également de renforcer leur présence commerciale, en améliorant leur visibilité respective auprès des agences de voyages et sur les sites de billetterie en ligne.

 

Patrick Malval, Président du Directoire d’Air Caraïbes, déclare dans un communiqué : « depuis l’ouverture du ciel cubain en hiver 2016/2017, notre volonté est d’offrir à nos clients un plus large choix de fréquences, des tarifs toujours plus compétitifs et une flexibilité optimisée. L’extension de l’accord de partage de code avec Corsair vient confirmer notre positionnement et, ainsi développer le trafic vers une destination haute en couleurs, joyau de la Caraïbe ». Le PDG de Corsair Passcal de Izaguirre ajoute : « en multipliant le nombre de vols à destination de la Havane, nous allons offrir plus de flexibilité et de choix à nos clients. Conformément à notre engagement, nous contribuons ainsi à faciliter les échanges pour soutenir le développement économique et touristique de Cuba, enjeu majeur d’un pays en pleine croissance ».

 

 

XL Airways de retour en Californie et Floride

Air Journal – 19/06/2018

La compagnie aérienne XL Airways France a relancé ses vols saisonniers entre Paris et Los Angeles, avant de reprendre ceux à destination de San Francisco et Miami.

Outre sa route vers l’aéroport de New York-JFK, la compagnie française renforce comme chaque année en été sa présence américaine, avec jusqu’à trois rotations hebdomadaires entre Paris-CDG et la Californie et la Floride jusqu’au mois de septembre. Depuis le 8 juin, elle se pose à Los Angeles avec des allers-retours à partir de 451 €. La reprise des vols vers San Francisco est prévue le 23 juin, à partir de 426 € aller/retour, tandis que Miami accueillera ses avions dès le 24 juin, à partir de 479 € aller/retour. Ces prix tout compris comprennent un bagage de 20 kg en soute, un repas chaud et une collation.

 

Ces vols transatlantiques de XL Airways sont effectués en Airbus A330-300 monoclasse (408 sièges), à bord desquels les passagers pourront profiter du système de divertissement sans fil XL Cloud ou opter pour les lunettes de cinéma immersif Skylights (service proposé en option).

 

XL Airways rappelle qu’elle met désormais les Etats-Unis et Tel Aviv « en correspondance ». Ainsi les passagers peuvent réserver plusieurs vols sur le même billet d’avion, avec un arrêt intermédiaire à sa base de Paris-CDG : ils font une courte escale au terminal 2A, ou peuvent en profiter pour effectuer – gratuitement – un arrêt à Paris, à l’aller, au retour ou les deux, dans la limite de 5 jours sur place. Les bagages sont, quant à eux, enregistrés jusqu’à la destination finale. New York, Los Angeles, San Francisco et Miami sont les premières escales connectées avec Tel Aviv.

 

Au départ de l’aéroport Charles de Gaulle, XL Airways France dessert également en long-courrier les Antilles (Guadeloupe et Martinique, également au départ de 7 régions), la République Dominicaine (Punta Cana, Puerto Plata, Samana), le Mexique (Cancún), Cuba (La Havane Varadero, Cayo Coco), Israël (Tel Aviv donc) et La Réunion (Saint-Denis), également desservie depuis Lyon, Marseille et Toulouse. Présidée par Laurent Magnin, la compagnie emploie 661 collaborateurs et transporte chaque année plus de 800.000 passagers. Basée à Roissy, elle exploite une flotte constituée d’un A330-300 et trois A330-200.

 

 

Laudamotion discute avec Airbus et des sociétés de location

Reuters – 18/06/2018

La compagnie aérienne autrichienne Laudamotion, dans laquelle Ryanair va devenir majoritaire, discute à la fois avec Airbus et avec des sociétés de location pour développer sa flotte rapidement.

“C’est très difficile; Airbus est complet jusqu’à la fin 2020”, a dit lundi à la presse Niki Lauda, le président de Laudamotion. “Mais il y a suffisamment de sociétés de location”.

 

Laudamotion dispose actuellement de neuf Airbus A320 et emploie depuis cette année 10 Boeing 737 du parc de Ryanair. La compagnie, née des cendres d’Air Berlin, veut avoir 30 appareils dans sa flotte dans les deux prochaines années.

 

Niki Lauda a dit qu’il voulait des A320 au début de l’an prochain pour remplacer les avions de Ryanair.

 

Laudamotion se concentre actuellement sur la vente de billets à bas prix pour s’assurer que ses avions sont pleins et attirer les clients, a aussi indiqué l’ancien champion de Formule 1.

 

C’est une stratégie similaire à celle de Ryanair, qui réduit régulièrement les prix pour remplir ses avions. Laudamotion a atteint en mai son objectif d’un taux de remplissage de 85%, a précisé le directeur général adjoint, Andreas Gruber.

 

Ryanair attend le feu vert de la Commission européenne à son projet de rachat de 75% de l’ex-Niki, qui devrait intervenir cet été, selon Niki Lauda.

 

La compagnie aérienne irlandaise a également souscrit une option pour porter sa participation à 100%, bien que Lauda ait déclaré qu’il s’était engagé à conserver une participation pendant trois ans. Ryanair prévoit de conserver la marque Laudamotion, a-t-il ajouté.

 

 

Wizz Air : une base à Vienne, un Luton – Grenoble

Air Journal – 18/06/2018

La compagnie aérienne low cost Wizz Air vient d’inaugurer sa nouvelle base à l’aéroport de Vienne, où un Airbus A320 lui permet de lancer sept routes vers Bari, Cluj-Napoca, Eindhoven, Malte, Rome, Valence et Tel Aviv. A Londres-Luton, elle lancera quatre routes supplémentaires à l’automne, dont une vers Grenoble.

Depuis le 14 juin 2018, la spécialiste hongroise du vol pas cher base un A320 de 180 sièges dans l’aéroport de Vienne-Schwechat, qui sera rejoint au moins de novembre par quatre A321 de 230 places. Wizz Air compte investir 570 millions de dollars dans la capitale autrichienne, et créer plus de 200 emplois dans les neuf prochains mois ; au printemps 2019, elle y proposera 2,6 millions de sièges par an.

 

Les premières nouveautés de Wizz Air à Vienne sont des routes vers Bari en Italie (4 vols par semaine), Cluj-Napoca en Roumanie (2) Eindhoven aux Pays-Bas (2), La Valette à Malte (3), Rome en Italie (7), Valence en Espagne (3) et Tel Aviv en Israël (4). Les lignes vers Malte, Tel Aviv et Valence deviendront quotidiennes en novembre. A l’automne justement, la low cost y ajoutera des vols à destination de Billund au Danemark (4), Bergen en Norvège (4), Dortmund en Allemagne (7), Koutaïssi en Géorgie (3), Larnaca à Chypre (4), Nis en Serbie (3), Ohrid en République de Macédoine (3), Ténériffe en Espagne (3) et Thessalonique en Grèce (3).

 

Neuf autres nouveautés avaient déjà été ajoutées vers Vienne en mars par Wizz Air, incluant Catane en Italie (3 vols par semaine), Lisbonne au Portugal (4), Madrid en Espagne (3 puis 7), Milan-Malpensa en Italie (7), Reykjavik en Islande (3), Stockholm-Skavsta et Malmö en Suède (4 dans les deux cas), Kharkov et Kiev en Ukraine (2 puis 3). Elle a également inauguré en avril des rotations vers Gdansk en Pologne, Tuzla en Bosnie-Herzégovine Varna en Bulgarie. La 29e nouvelle liaison de Wizz Air à Vienne sera à destination de Nice-Côte d’Azur, avec quatre vols par semaine à compter du 22 février 2019.

 

Autre base de Wizz Air, Londres-Luton (où huit A321 sont enregistrés dans une filiale locale) accueillera l’hiver prochain quatre nouveautés. Grenoble en France aura droit à des vols mardi et samedi à compter du 15 décembre, en plus de ceux au départ de Vilnius et Varsovie. La ligne vers Vérone en Italie sera proposée le même jour avec les mêmes fréquences, tandis qu’Eilat en Israël sera desservie à compter du 28 octobre (rotations mercredi et dimanche), et Tromso en Norvège à compter du 15 décembre (vols lundi et vendredi). Luton bénéficie déjà depuis le début du printemps de huit autres nouveautés (dont Larnaca, Tirana, Tallinn, Bratislava, Lviv, Athènes, Reykjavik et Bari), pour un total de 51 routes dans 25 pays qui en fait la deuxième compagnie de la plateforme avec 7,9 millions de sièges en vente (derrière easyJet).

 

 

Air France-KLM : The Capital Group se renforce ! Le fonds détient 6,14% du capital…

Bourse Direct / Reuters – 18/06/2018

Du mouvement au tour de table d’Air France-KLM. Profitant du fait que le titre est retombé récemment dans la zone des 7 euros, pénalisé par les mouvements sociaux et le renchérissement des prix du carburant, The Capital Group vient de faire de quelques emplettes sur le dossier, renforçant ainsi sa position de 4ème actionnaire derrière l’Etat français et les compagnies Delta Airlines et China Eastern Airlines.

Dans sa déclaration à l’AMF, la société de gestion américaine précise ainsi avoir franchi en hausse, le 14 juin 2018, le seuil de 5% des droits de vote du groupe de transport aérien et détenir 26.302.671 actions Air France-KLM représentant autant de droits de vote, soit 6,14% du capital et 5,22% des droits de vote de cette société. The Capital Group indique que ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Air France-KLM sur le marché.

 

 

Prix du billet d’avion en France : hausse de 1,9% en mai

Air Journal – 19/06/2018

Les prix des billets d’avion au départ des aéroports de France, toutes destinations confondues, ont enregistré en mai une hausse significative de 1,9% par rapport au même mois l’année dernière.

Selon les statistiques mensuelles de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), les prix sont tirés vers le haut par le réseau court et moyen-courrier, tandis qu’ils diminuent sur le réseau long-courrier. Les prix augmentent de 1,7% au départ de métropole, et au départ des départements d’outre-mer ils remontent de 6,4% par rapport au mois de mai 2017 particulièrement bas, après quatre mois consécutifs de baisse. Au cumul sur les 5 premiers mois de l’année 2018, les prix au départ de France sont stables (+0,1 %).

 

Au départ de métropole, les prix augmentent sur le réseau court et moyen-courrier et diminuent sur le réseau long-courrier, à l’exception de l’Amérique du Nord. Ils renouent avec la hausse sur le réseau domestique (+2,6% entre mai 2017 et mai 2018), tirés vers le haut par les liaisons intra-métropolitaines (+5,3%), tandis qu’ils diminuent encore vers l’outre-mer (-3,5%). Au cumul sur les 5 premiers mois de l’année 2018, les prix des billets sur le réseau domestique au départ de métropole ont diminué de 0,9 %.

 

Sur le réseau international, les prix augmentent de 1,4% entre mai 2017 et mai 2018 (+0,6% au cumul 2018), masquant des évolutions contrastées. Les prix des billets d’avion progressent significativement sur le réseau international moyen-courrier (+6,6% au départ de métropole), du fait de la forte hausse des prix mesurée vers l’EEE et la Suisse (+9,4%). L’augmentation est plus limitée vers les autres pays d’Europe (+1,3% en mai) et l’évolution étant plutôt à la stabilité vers l’Afrique du Nord-Levant (+0,1%). Le réseau international long-courrier en revanche est installé dans une tendance baissière (-2,5% en mai), malgré la hausse des prix qui perdure vers l’Amérique du Nord (+3,6%). Les prix des billets d’avion diminuent très fortement vers l’Asie-Pacifique (-8,4%), mais aussi vers l’Afrique (-3,8%), vers le Moyen-Orient (-2,0%) et vers l’Amérique latine (-1,9%). Au cumul sur les 5 premiers mois de l’année, les prix des billets diminuent de 1,4% sur le réseau international long-courrier.

 

 

Au départ des DOM, les prix des billets d’avion augmentent globalement de 6,4% entre mai 2017 et mai 2018 toutes destinations confondues, mais ils étaient particulièrement bas en mai 2017 (comme en mai 2016). Ils restent cependant orientés à la baisse au cumul des 5 premiers mois de l’année 2018 par rapport à la même période 2017 (-2,5%). La hausse des prix est particulièrement forte au départ des Antilles (+10,3% depuis la Guadeloupe et +9,5% depuis la Martinique), et plus limitée au départ de Guyane (+4,6%). Au départ de La Réunion, les prix des billets d’avion augmentent de 1,1% en mai, ce qui n’était pas arrivé depuis avril 2017.

 

Évolution m-1 : Baisse saisonnière des prix du transport aérien au départ de France après les vacances scolaires de printemps (-5,0% entre avril et mai 2018).

 

Au départ de Métropole, les prix des billets diminuent globalement de 5,4% entre avril et mai 2018, l’effet saisonnier étant moins marqué sur le réseau domestique (-3,8%) que sur le réseau international (-5,9%). Sur le réseau intérieur, les prix sont tirés vers le bas par l’activité long-courrier (-16,5% vers l’outre-mer), alors qu’ils sont stables sur le réseau intra-métropolitain (0,5%). Inversement, à l’international, la baisse saisonnière des prix est un peu plus forte sur le réseau moyen-courrier (-6,2%), que pour l’activité long-courrier (-5,6%). Par rapport au mois d’avril 2018, les plus fortes baisses de prix s’observent vers l’Afrique du Nord-Levant (-15,2%) et vers le Moyen-Orient (-12,2%).

 

Inversement, les prix des billets d’avion toutes destinations confondues augmentent entre avril et mai 2018 au départ des DOM considérés dans leur ensemble (+3,4%). La baisse saisonnière des prix ne s’observe en effet qu’au départ de la Guyane (-6,4%), tandis que les prix augmentent entre avril et mai 2018 depuis la Guadeloupe (+3,2%), depuis la Martinique (+2,7%) et depuis La Réunion (+6,6%), ces deux derniers départements ayant bénéficié de vacances scolaires durant le mois de mai.