SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 24 juin 2017

Revue de Presse du 24 juin 2017

Au Sommaire :

• ADP en hausse, Deutsche Bank passe à l’achat
• Aérien : « Trois dossiers prioritaires » attendent le ministère des transports
• Qatar Airways veut acquérir 10 % d’American Airlines
• Vueling : un demi-million de passagers à Bordeaux
• Gilles Ringwald : « la France est une priorité pour Air Transat »
• Etude Sabre : les voyageurs français en quête de personnalisation
• La justice française condamne Expedia à un million d’euros
• La Navette Hop! Air France fête ses 20 ans à Marseille et s’offre un nouveau logo

ADP en hausse, Deutsche Bank passe à l’achat
Investir 22/06/2017

L’action Groupe Aéroport de Paris évolue en hausse jeudi matin à la Bourse de Paris après le changement de recommandation des analystes de Deutsche Bank, qui se montrent optimistes sur la croissance des bénéfices du gestionnaire des aéroports de Paris.
A 11h12, le titre Groupe ADP gagne 0,35% à 145,3 euros, après avoir gagné jusqu’à 2,8%. L’indice SBF 120 cède pour sa part 0,54%.
Deutsche Bank a relevé son opinion sur la valeur de « conserver » à « acheter », en revoyant également à la hausse son objectif de cours à 161 euros contre 91 euros.
L’exploitant des aéroports de Roissy et d’Orly est la seule valeur du secteur en Europe pour laquelle l’intermédiaire anticipe une hausse des bénéfices à moyen-terme.
Les analystes de Deutsche Bank ont relevé de 6% leur prévision d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour 2017, après avoir revu en hausse leur estimation de croissance du nombre de passagers de 1,3% à 3,3% pour cette année.
« Nous soulignons que Groupe ADP lui-même a relevé sa prévision du trafic de 1,95% à 3% après le bond enregistré depuis le début d’année », rappelle la banque allemande.
Le trafic de Paris Aéroport a progressé de 5% au premier trimestre porté notamment par le dynamisme de l’Europe et de l’Asie.
« Le trafic international se reprend particulièrement bien (+6% en Europe et +5,6% pour le reste de l’international), ce qui conforte la hausse de 2% de notre prévision de chiffre d’affaires par passager dans l’activité de distribution en 2017 », écrivent les analystes de Deutsche Bank dans leur note.
En l’absence de catalyseurs de croissance, ils sont passés à « vendre » sur l’espagnol Aena, anticipant « un risque d’une nouvelle réduction significative des tarifs aéroportuaires, compte tenu de la surperformance du trafic par rapport aux estimations du régulateur ».
L’action Aena perd 2,5% à la Bourse de Madrid.
Par ailleurs, d’après l’agence Bloomberg, Vinci étudierait avec des conseillers financiers la possibilité de faire une offre pour prendre le contrôle de Groupe ADP si l’Etat français décide de privatiser l’exploitant d’aéroports.
Un porte-parole de Vinci, joint par Reuters, n’a pas souhaité commenter ces informations.
La privatisation partielle ou totale d’ADP devrait être l’un des premiers dossiers de « l’Etat actionnaire » que pourraient trancher Emmanuel Macron et le gouvernement dans les mois, voire les semaines qui viennent, ont déclaré à Reuters début juin trois sources proches du dossier.
Dans une note publiée jeudi, les analystes de Kepler Cheuvreux rappellent que l’Etat actionnaire avait cédé en 2013 une participation de 8% dans ADP à Vinci et Predica avec une prime de 13% par rapport au cours de Bourse de l’époque.
« Sur la base de l’expérience de 2013, nous avons l’impression que beaucoup d’investisseurs espèrent un impact positif sur le cours d’ADP si l’Etat cède une participation supplémentaire », observent-ils.

Aérien : « Trois dossiers prioritaires » attendent le ministère des transports
Le Monde 22/06/2017

Les opportunités offertes par le Brexit sur le marché européen, les difficultés d’Air France et l’insuffisance de la R&D dans la filière aéronautique seront les premiers défis à relever, estime le consultant Olivier Jouis, dans une tribune au « Monde ».
Traditionnellement lieu d’annonces de grands contrats, le Salon du Bourget marquera cette année la fin de la période de grâce du nouveau ministre des transports. Celui-ci devra rapidement se mettre au travail pour affronter les turbulences annoncées dans le secteur aéronautique. Trois dossiers sont prioritaires : le Brexit, le futur format d’Air France et le soutien à la filière industrielle.
En se prononçant pour la sortie de l’Europe, les Britanniques n’avaient pas, semble-t-il, anticipé que leur vote allait fragiliser leurs compagnies aériennes. Pour easyJet, cette nouvelle donne signifie en effet la remise en cause de son « business model », car le droit au cabotage entre pays européens, au cœur de sa stratégie, lui sera désormais interdit.
Un puissant levier
Pour pouvoir continuer à opérer au sein du marché unique, easyJet devra recomposer significativement son capital afin d’avoir le droit de voler dans un pays de l’Union. Pour IAG, qui détient simultanément British Airways et des compagnies communautaires, Aer Lingus et Iberia, le casse-tête pourrait conduire au démantèlement pur et simple de la holding.
Ainsi, alors même que les négociations du Brexit viennent de commencer, les Européens disposent d’emblée, avec le transport aérien, d’un puissant levier. Pour maximiser ses effets, le cas échéant, dans une négociation plus globale, le ministère devra documenter précisément le coût du Brexit pour le secteur aérien anglais.
Si l’absence d’accord conduit à la marginalisation des transporteurs britanniques, la nature ayant horreur du vide, des opportunités apparaîtront inévitablement dans la recomposition qui se profile. Vigie sur un poste avancé, le ministère pourra aider les entreprises françaises, Air France au premier chef, à se repositionner rapidement sur les nouveaux territoires stratégiques à identifier.
Air France encerclée
Malgré plusieurs restructurations douloureuses réalisées dans un environnement social très contraint, Air France n’a retrouvé ni la compétitivité nécessaire ni de marge de manœuvre. Comparée à Lufthansa et à British Airways, elle dégage péniblement une trop modeste rentabilité, malgré l’effet d’aubaine de la baisse des prix du carburant depuis deux ans, phénomène conjoncturel et exogène qui masque l’insuffisance des efforts réalisés.
Commercialement, Air France se trouve encerclée, avec, d’un côté, la forte pression sur le moyen-courrier exercée par les low-cost européennes (Wizz Air à l’Est, Vueling au Sud, Ryanair et easyJet sur le sol français), et, de l’autre, la concurrence frontale des compagnies du Golfe sur ses vaches à lait en Asie et en Afrique. Sur ce front, le défi est majeur et l’issue peut être fatale. Les Big Three du Golfe (Etihad, Emirates et Qatar Airways) changent les règles du jeu avec, entre autres atouts, des avions neufs et économes. Il est difficile pour Air France de jouer à armes égales, car son endettement trop élevé lui interdit de moderniser sa flotte.
Sur l’autre front, social, les efforts de productivité demandés au personnel ont été considérables, mais ils apparaissent encore insuffisants et mal répartis pour être pérennes. Le salut ne viendra pas de l’Etat actionnaire, comme ce fut le cas en 1993, car il est désormais minoritaire et les réglementations européennes lui interdisent toute recapitalisation.
En revanche, l’Etat a un rôle à jouer en tant que régulateur fiscal et social, en exigeant l’établissement et le respect d’une concurrence équitable tant au niveau européen que bilatéral. Pour le ministre, la question à trancher est tout simplement celle de l’avenir de la compagnie : doit-on se résoudre à la voir se marginaliser, comme Alitalia, ou peut-on créer les conditions de son retour dans la cour des grands, peut-être à la faveur du Brexit ?
Airbus très exposé
Enfin, en amont, chez les industriels de la filière, de nouveaux concurrents sont en embuscade et les tensions dans les pays du Golfe, où Airbus est très exposé, sont autant de nuages annonciateurs de turbulences. En Chine, le premier vol réussi du C919 le positionne en alternative crédible au duopole A320-B737. Fort de 450 commandes engrangées auprès des compagnies aériennes de l’empire du Milieu, le monocouloir chinois fait ses débuts commerciaux sous de bons auspices.
Certes, les industriels européens et américains ont été fortement associés pour concevoir et équiper le nouvel appareil, mais les Chinois, qui maîtrisent bien la courbe d’apprentissage, préparent déjà le coup d’après avec un gros-porteur, cette fois 100 % made in China.
Tout comme Air France, encore à la recherche du point d’inflexion qui lui permettra de renouer avec la croissance, la filière aéronautique française doit dès maintenant se projeter dans l’après. Ce n’est pas le moment de baisser la garde. Pourtant, l’Etat a prévu de diminuer sa contribution à la recherche et développement du secteur, qui doit passer de 150 millions d’euros en 2012 à moins de 40 millions en 2018, alors que, sur la même période, l’Allemagne l’augmentera de 100 à 200 millions.
Ce désengagement fragilisera en priorité les ETI et les PME françaises de la filière et produira ses effets pernicieux précisément au moment où les produits concurrents arriveront sur le marché.

Qatar Airways veut acquérir 10 % d’American Airlines
Les Echos 22/06/2017

La plus grande compagnie américaine a précisé qu’il s’agissait d’une offre « non sollicitée ».
Qatar Airways a manifesté son intérêt pour une prise de participation de 10% dans American Airlines . La plus grande compagnie américaine – également première du monde par ses revenus – a révélé qu’elle faisait l’objet d’une offre « non sollicitée » dans un document transmis au gendarme boursier américain (SEC) ce jeudi. Ce ne serait pas la première fois que Qatar Airways investirait chez ses concurrents : il est déjà actionnaire de la compagnie sud-américaine Latam, et est sur le point d’acquérir 49 % de l’italien Meridiana .
Il n’est toutefois pas certain que le rapprochement avec American Airlines aboutisse : toute prise de participation de plus de 4,75 % doit être validée par le conseil d’administration de la compagnie. Il faudra également convaincre la Maison-Blanche, qui a développé une relation tendue avec le Qatar récemment. Donald Trump a, semble-t-il, encouragé plusieurs pays arabes (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Bahrein, Yémen, Egypte) à rompre leurs relations diplomatiques et aérienne avec Doha, accusé de financer les groupes islamistes. Une rupture lourde de conséquences pour Qatar Airways : il n’a plus le droit de desservir une vingtaine d’aéroports situés dans ces pays-là, ce qui représente 50 vols de perdus chaque jour.
Une ascension éclair
Les compagnies américaines ont, par ailleurs, lancé un recours en justice pour dénoncer ce qu’elles estiment être une concurrence déloyale de la part des compagnies du golfe persique (Qatar Airways, Etihad, Emirates). Celles-ci sont des entreprises étatiques, soupçonnées de recevoir des subventions qui leur permettent de casser les prix et d’écraser la concurrence.
Créée il y a à peine vingt ans, Qatar Airways a effectivement vécu une ascension éclair. Un classement publié ces derniers jours à l’occasion du salon du Bourget le place d’ailleurs numéro un parmi les meilleures compagnies du monde (World Airline Awards). Donald Trump, qui a pour credo « L’Amérique d’abord », est sensible à l’idée que ces compagnies du golfe persique pénalisent leurs concurrentes américaines, et détruisent des emplois sur le territoire national.
Réunis dans l’alliance One World
Qatar Airways et Americain Airlines ne sont pourtant pas totalement étrangers l’un de l’autre. La compagnie du Moyen-Orient constitue le premier actionnaire de British Airways – le grand partenaire d’American Airlines. Les trois compagnies se retrouvent aussi dans l’alliance One World, concurrente de SkyTeam (Air France, Saudia, etc.). Mais compte tenu de son patriotisme économique, Donald Trump aura certainement du mal à accepter l’offensive de Qatar Airways en Amérique…

Vueling : un demi-million de passagers à Bordeaux
Air Journal 23/06/2017

La compagnie aérienne low cost Vueling a franchi mercredi le cap des 500.000 passagers transportés vers et depuis Bordeaux, où elle propose trois routes cet été.
Implantée depuis 2011 à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, la spécialiste espagnole du vol pas cher a franchi le 21 juin 2017 le cap du demi-million de passagers, la personne restée anonyme recevant pour la peine un billet A/R pour deux personnes. Afin de célébrer l’évènement, Vueling a mis en place des animations tout au long de la journée dans l’enceinte de l’aéroport (spectacle de Flamenco, photocall, buffet, distribution de cadeaux, etc.), les autres passagers ayant pu tenter leur chance pour remporter des billets d’avion.
Cet été, Vueling propose aux Bordelais de s’envoler vers 3 destinations espagnoles : Barcelone, Palma de Majorque et Malaga. Elle a mis en vente plus de 121.000 sièges d’avril à octobre, avec un vol quotidien vers sa base à l’aéroport El Prat, trois rotations hebdomadaires vers Malaga (mercredi, jeudi et dimanche) et une vers Malaga (samedi). La compagnie offre également aux voyageurs la possibilité de se rendre vers davantage de destinations grâce à une possibilité d’escale via son hub de Barcelone : les Bordelais peuvent ainsi s’envoler vers de nombreuses villes du Sud de l’Espagne, des îles Canaries ou encore vers le Maroc. Vueling est arrivé à l’aéroport Mérignac en 2011 avec une première route depuis Barcelone, puis a ouvert une deuxième ligne en 2012 au départ de Palma de Majorque, et une troisième route à destination de la station balnéaire de Malaga en 2015. Ces trois lignes sont proposées à partir de 39,99 euros l’aller simple.
« Nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir atteint ce chiffre symbolique, qui montre la fidélité de nos clients bordelais », déclare dans un communiqué Bruno Besnehard, directeur général France de Vueling; « Nous sommes très heureux d’avoir pu célébrer ce moment avec nos passagers bordelais tout au long de la journée ». Pascal Personne, président du directoire de l’Aéroport de Bordeaux, ajoute : « Nous sommes ravis de la présence de la compagnie Vueling sur le tarmac bordelais depuis ses 5 dernières années. Elle a pris une part importante dans le développement de notre réseau vers l’Espagne, qui a d’ailleurs bondit de +32 % entre 2015 et 2016, et nous espérons de futurs développements ».
Vueling est née en juillet 2004, avec une flotte de quatre Airbus A320, 4 routes et l’objectif d’offrir au client un excellent service à des prix très compétitifs. Treize ans plus tard, Vueling propose 67 routes à partir de 12 aéroports en France et est devenue la première compagnie aérienne en termes de passagers transportés entre la France et l’Espagne. La compagnie espagnole propose aujourd’hui 346 liaisons dans plus de 135 villes d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique. Vueling possède une flotte de plus de 100 avions, 20 bases opérationnelles, deux hubs – Barcelone El-Prat et Rome Fiumicino. Elle a transporté plus de 100 millions de passagers depuis sa création.

Gilles Ringwald : « la France est une priorité pour Air Transat »
Tourmag 22/06/2017

Interview de Gilles Ringwald, vice-président commercial d’Air Transat
Semaine chargée pour les Québécois d’Air Transat. Après avoir été nommée, pour la 6e année consécutive, meilleur compagnie loisir d’Amérique du nord par Skytrax, puis meilleur compagnie américaine en termes de services et de ponctualité par Air Help, la compagnie établie à Montréal a inauguré une nouvelle ligne vers Tel-Aviv.
Avant d’annoncer, lundi 19 juin 2017, une restructuration de ses équipes en France, pour soutenir le développement de la compagnie sur le marché. Nous avons fait le point avec Gilles Ringwald, vie-président commercial, qui se dit « extrêmement fier » de ces dernières actualités.
TourMaG.com – Alors que commence la saison d’été, comment se porte Air Transat ?
Gilles Ringwald : Mieux que l’année dernière. Après une année 2016 difficile sur l’Europe à cause du contexte d’attentats, on constate sur l’été 2017 une hausse à deux chiffres des Canadiens qui se rendent en Europe.
La France, notre premier marché, se porte très bien, et nous sommes même en avance sur nos prévisions. Sur le Royaume-Uni, notre deuxième marché émetteur, on constate en revanche un tassement, dû aux événements malheureux de Londres et Manchester. Mais globalement, les remplissages de vols sur nos 27 destinations européennes sont bons, nos objectifs vont être atteints.
TourMaG.com – Sur l’Europe, comme ailleurs, quelle est votre stratégie d’ouverture de nouvelles destinations ?
G.R. : De continuer à ouvrir des lignes nouvelles, idéalement une par an. Que ce soit sur l’Europe ou sur les Caraïbes, où nous proposons 32 destinations. Après Zagreb en 2016, nous venons d’ouvrir il y a quelques jours Tel-Aviv, à raison de 2 vols par semaines pour commencer.
Pour la suite, nous allons continuer à nous déployer sur l’Europe, mais nous réfléchissons aussi à des opportunités sur l’Amérique du Sud. A plus long termes nous pensons aussi à l’Asie, mais pour l’instant, nous n’avons pas les avions pour ça…
TourMaG.com – Un renouvellement de votre flotte est donc prévu ?
G.R. : Aujourd’hui, nous possédons 30 avions, des 737 pour le moyen-courrier mais aussi 24 Airbus. Et, pour tout vous dire, je suis actuellement à Toulouse… Nous sommes en train de regarder des solutions mono-couloir long-courrier pour nos transatlantiques, si vous voyez ce que je veux dire.
Un renouvellement de notre flotte avec des A321 Neo nous séduit beaucoup, c’est vrai, car c’est un avion moderne, intéressant, qui permet de mettre de la fréquence avec des coûts d’exploitations raisonnables.
TourMaG.com – Et sur le marché français ?
G.R. : Nos dernières nouveautés : une fréquence supplémentaire sur Paris pour l’été, pour nous permettre de proposer jusqu’à 3 vols par jour, une de plus à Marseille, et plus de capacités sur d’autres villes de province comme Bordeaux, on nous déployons des A330.
Notre stratégie pour le marché français c’est d’offrir plus de flexibilité aux voyageurs en ajoutant des fréquences sur nos vols intérieurs au Canada, vers Toronto, Quebec et Vancouver. Le but est d’offrir plus de solutions aux Français, surtout au départ de province, en leur offrant un maximum de correspondances.
« On a trop besoin de la distribution »
TourMaG.com – En quoi le rachat de Vacances Transat par TUI a modifié vos activités ? Une dépendance envers ce dernier s’est-elle installée ?
G.R. : Non car nous avons réussi à diversifier nos ventes ces dernières années. D’abord nos canaux de distributions, en trouvant un bon équilibre avec la vente directe. Et parallèlement nous avons développé des partenariats très forts avec les acteurs de la distribution, notamment avec Selectour, dont le positionnement sur le loisir et l’implantation en province nous correspond bien.
La vente nous a donc affecté dans notre stratégie, c’est normal. Néanmoins, en ce qui concerne nos résultats sur la France, ça n’a pas eu d’impact.
TourMaG.com – A l’instar de certains de vos concurrents, réfléchissez-vous à privilégier la vente en direct et à inclure des frais sur les réservations via GDS ?
G.R. : Ce n’est pas au programme. Je pense qu’on ne peut pas imposer ce genre de frais, à la hussarde, on a trop besoin de la distribution. Et nous ne sommes par Lufthansa ou British Airways.
Cependant, on est en train de regarder différentes solutions pour réduire nos coûts de distribution. On est très attentifs au développement de solution technologiques qui pourraient nous permettre de réduire ces coûts.
TourMaG.com – Vous venez d’annoncer une restructuration de vos équipes en France. A quelle logique répond cette réorganisation ?
G.R. : Cette restructuration, et ce renforcement de nos équipes en France, s’est faite en coordination avec la vente de Transat. Je veux qu’on identifie clairement Air Transat comme une compagnie aérienne bien distincte de Vacances Transat.
Cela manquait de visibilité vu de l’extérieur. J’ai voulu ainsi que la distribution face clairement la distinction entre la compagnie aérienne d’une part et Transat France de l’autre.
TourMaG.com – A quoi faut-il s’attendre dans le cadre de ce développement en France ?
G.R. : A beaucoup de projets, mais il serait un peu prématuré d’en parler tout de suite. La France est notre premier marché à l’international, et nous comptons continuer à le développer, c’est une priorité pour nous. Notamment en faisant le choix de nous implanter en province. C’est un challenge important d’arriver à y remplir nos avions puis à rentabiliser nos lignes. On veut continuer à développer ça.
Autre idée de développement : on regarde pour travailler avec des partenaires français pour acheminer les passagers vers Charles de Gaulle…

Etude Sabre : les voyageurs français en quête de personnalisation
Quotidien du Tourisme 22/06/2017

A croire les résultats d’une étude de Sabre, présentée jeudi 22 juin par Dimitri Tsygalnitzky directeur commercial de Sabre et éclairée par témoignages de Jetset et du fournisseur de technologie Eminds, les professionnels qui se contentent de vendre des produits standardisés ont tout intérêt à se remettre en question.
En effet, si les voyageurs français sont nombreux, avec 65% de la totalité des répondants, à penser que la personnalisation des services est importante, c’est encore plus vrai pour la génération Z (18-24 ans), puisqu’ils sont 74% d’entre eux à le penser.
39% des répondants souhaitent qu’on leur transmette des informations pertinentes, c’est-à-dire en lien direct avec leurs intérêts et leur style de vie. 25% souhaitent que les entreprises s’adressent à eux de façon nominative lors des échanges (lettres, mails…), 24% ne souhaitent recevoir que des services en lien avec leur passif avec l’entreprise (achats antérieurs), et 22% ne souhaitent recevoir que des offres en lien avec leur situation géographique (adresse, destination…).
Près de la moitié des répondants (49%) déclarent souhaiter recevoir des informations par email pendant son séjour et 41% préférer les SMS. Le téléphone n’enregistre que 11% des souhaits, derrière des informations transmises par appli (17%) et de vive voix (14%). Ces chiffres sont encore plus importants chez les interrogés de la génération Z qui déclarent pour 53% d’entre eux préférer les emails et 52% les SMS, suivi de 42% qui préfèrent une communication par applis. L’information de vive voix représente 21% des choix.
Mieux, les voyageurs français semblent prêts à payer pour s’assurer un service personnalisé. En effet, un quart dépenserait jusqu’à 25euros pour améliorer son expérience globale de voyage en vol ou à l’hôtel (pourcentage identique pour le vol et l’hôtel); ils seraient 32% pour la génération X (35-44 ans). Plus encore, 22% des millennials interrogés seraient prêts à dépenser jusqu’à 50 euros. Enfin, 35% des répondants déclarent être plus susceptibles d’être fidèles à un fournisseur s’ils en recevaient un service personnalisé. Et c’est encore plus marqué chez les 18-24 ans, puisque ce pourcentage augmente jusqu’à 42%.
Reste aux entreprises à trouver des solutions pour récolter des données sur leurs clients qui sont souvent réticents à le faire pour ensuite les « catégoriser ». C’est d’autant plus important que, selon Irene Losciale, directrice du développement, d’Eminds, « Les Français, comme les Italiens, sont des clients bien plus exigeants que les Allemands ». Même constat chez Jetset où l’on note que les clients se détournent de plus en plus des produits préfabriqués au profit de voyages ultra personnalisés.

La justice française condamne Expedia à un million d’euros
L’Echo touristique 22/06/2017

La justice donne raison aux hôteliers contre Expedia, par la voie d’une décision de justice que nous avons consultée.
Dans un arrêt du 21 juin 2017, la Cour d’Appel de Paris condamne Expedia à payer à l’Etat une amende civile d’un million d’euros. Le motif : les clauses de parité appliquées sont illégales. D’ailleurs, le groupe américain de voyages en ligne, incluant les marques Expedia et Hotels.com, doit désormais cesser de telles pratiques.
La parité tarifaire, pomme de discorde
Pour mémoire, le gouvernement avait assigné en justice Expedia le 14 novembre 2013, afin de constater l’existence d’une « entrave abusive à la liberté commerciale et tarifaire des hôteliers ». C’est ce qu’explique dans un communiqué l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih), qui a été entendue par la Cour d’Appel.
Le tribunal de Commerce avait rendu le 7 mai 2015 une décision, jugée insuffisante par le ministre de l’Economie qui avait donc fait appel. A l’époque, il avait simplement critiqué les clauses édictées par Expedia aux hébergeurs français. De son côté, le géant américain s’était alors montré « satisfait de constater qu’en refusant d’imposer une amende, le tribunal (…) avait jugé que les clauses dites de parité d’Expedia ne portaient aucun préjudice aux hôtels ». Le vent a depuis tourné…
Au nom de la loi Macron
« C’est une nouvelle très belle victoire pour les 17 000 hôteliers français après trois ans de procédure, se réjouit aujourd’hui Roland Héguy, président confédéral. Il est clairement reconnu que les pratiques de la plateforme sont illégales. Cet arrêt, très attendu par nos homologues européens, vient mettre fin aux pratiques d’Expedia qui refuse d’appliquer la loi Macron, et qui n’était pas partie prenante des engagements pris par Booking.com devant l’Autorité de la concurrence ». Contre toute attente, et malgré sa position de leader, la filiale de Priceline a désormais meilleure presse…
Expedia se pourvoit en cassation
Pour Expedia, la Cour d’Appel « n’a pas correctement interprété la loi. Expedia a déjà apporté des modifications à ses contrats en 2015 et respecte la loi française applicable malgré les déclarations de certaines fédérations ». Le groupe va donc former un pourvoi en cassation.

La Navette Hop! Air France fête ses 20 ans à Marseille et s’offre un nouveau logo
Tourmag 23/06/2017

Plus de 100 millions de passagers sur 5 lignes
La Navette célèbre son 20e anniversaire. Lancé en octobre 1996, ce service court-courrier de Hop ! Air France couvre désormais 5 lignes. Près de 100 millions de passagers en ont déjà profité.
Pour fêter le 20e anniversaire de La Navette, Alain Malka, directeur général adjoint de Hop ! Air France organise une soirée à l’InterContinental de Marseille à laquelle sont invités des clients, partenaires et journalistes ce jeudi 22 juin 2017.
Ce type de lignes avait été lancé fin octobre 1996 sur trois des axes les plus fréquentés du réseau intérieur d’Air France : Orly-Marseille, Orly-Nice et Orly-Toulouse.
« La Navette est depuis toujours un produit unique en Europe et constitue le fer de lance de l’activité court-courrier Hop ! Air France avec ses 100 millions de passagers transportés », se félicite la compagnie aérienne dans un communiqué.
Le service est désormais aussi proposé sur Bordeaux, depuis 1999, et Montpellier depuis fin 2016. Ce qui représente près de 1 000 vols hebdomadaires.
Sur Marseille, ce sont 14 fréquences quotidiennes qui sont assurées. En 20 ans, 15 millions de voyageurs ont profité de La Navette au départ de Marseille-Provence. Ils étaient 940 000 en 2016.
Pour ses 20 ans, La Navette s’offre un coup de jeune et adopte un nouveau logo pour réaffirmer « ses fondamentaux de fréquence, souplesse, d’accessibilité et de flexibilité ».