SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de presse du 4 juillet 2017

Revue de presse du 4 juillet 2017

Au Sommaire :

• Les employés de BlueLink, filiale d’Air France, ne peuvent pas travailler le dimanche
• Transavia France échappe à la grève
• Grève de l’escale Air France à l’aéroport Toulouse-Blagnac
• Orly saturé, Air Caraïbes en colère
• Avec l’arrivée du métro, Orly fait sa mue
• Caraïbes : KLM signe à son tour avec Winair
• Aéroport Toulouse Blagnac : la guerre des actionnaires a bien repris
• Aéroport Toulouse-Blagnac : les actionnaires lancent les travaux d’extension
• Des vols supplémentaires au départ de l’aéroport de Clermont-Ferrand
• Low cost en Chine: une long-courrier et une conversion pour HNA
• La Chine s’offre le plus grand aéroport du monde
• Washington lève l’interdiction des ordinateurs en cabine sur les vols d’Etihad Airways
• Jet Airways voudrait vendre des parts à Delta
• IATA voudrait imposer aux voyagistes un règlement financier plus restrictif
• L’aéroport de Gatwick fermé par un drone

Les employés de BlueLink, filiale d’Air France, ne peuvent pas travailler le dimanche
Déplacements pros – 02/07/2017

Le dimanche est un jour chaumé pour les employés de BlueLink. La cour d’Appel de Paris a confirmé la semaine dernière que la filiale d’Air France, spécialiste dans la gestion de la relation client, ne peut pas faire travailler ses salariés le dimanche.

La cour d’Appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 30 mai 2016 par le tribunal de grande instance de Créteil suite aux poursuites du syndicat national Sud Aérien en juin 2014. BlueLink ne doit pas faire travailler ses salariés le dimanche.

Le tribunal a estimé qu’ »Aucune des pièces produites ne révèle que la société serait une entreprise de transport aérien, (ou) exercerait des activités entrant dans le champ d’application de la convention collective des hôtels, cafés-restaurants ». La filiale d’Air France doit par conséquent avoir une « autorisation préfectorale préalable pour donner le repos hebdomadaire un autre jour que le dimanche à certains salariés ».

La cour d’Appel de Paris a indiqué que l’entreprise basée à Ivry-sur-Seine devra s’acquitter d’une astreinte de 15 000 € par jour de retard si elle n’applique pas la décision de justice.

Transavia France échappe à la grève
L’Echo Touristique – 03/07/2017

Le début de l’été s’annonçait compliqué pour Transavia France, avec un préavis de grève dès la première semaine de juillet, qui est finalement levé.

Vendredi, le syndicat d’hôtesses et stewards SNPNC/FO de Transavia France a levé le préavis de grève prévu du 3 au 9 juillet.

A l’origine, le SNPNC estimait alors que la direction n’avait pas répondu favorablement à ses « revendications raisonnables, alors que les grilles de salaire PNC n’ont pas été revalorisées depuis plus de sept ans ». Selon un membre du syndicat de la filiale low cost du groupe Air France-KLM, le personnel navigant commercial a finalement obtenu la prime basée sur la satisfaction client et une augmentation de la commission touchée sur les ventes à bord.

Les deux syndicats représentatifs de la profession (UNPNC/CFDT et SNPNC/FO) ont donc signé l’accord proposé par l’entreprise, et ce matin, les avions de Transavia France décollaient normalement.

Grève de l’escale Air France à l’aéroport Toulouse-Blagnac
France 3 Occitanie – 03/07/2017

L’escale Air France de l’aéroport Toulouse-Blagnac s’est mise en grève aujourd’hui. Les syndicats dénoncent un manque d’effectifs après plusieurs plans de départs volontaires. Aucune perturbation n’est à déplorer pour le moment.

Le préavis de grève a été déposé vendredi dernier par les syndicats CGT, SUD et CFDT de l’escale Air France de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Et l’appel semble avoir été entendu par les 320 membres du personnel. Les grévistes réclament plus d’embauches pour la période estivale, considérant que les 20 intérimaires recrutés ne sont pas suffisants.

Plans de départs volontaires à répétition
Le dernier plan de départs volontaires remonte à mars 2017. L’effectif de l’escale Air France de Toulouse a donc une nouvelle fois diminué. Depuis 2013, 4 plans de départs volontaires se sont succédés et déjà un quart de l’effectif a été supprimé.

Des nouvelles manières de voyager
Pour la direction, ces plans de départs volontaires sont le fruit d’une nouvelle manière de « consommer » l’avion. Les particuliers achètent pour la plupart leurs billets sur internet, s’enregistrent majoritairement en ligne et impriment leur carte d’embarquement à la maison.

Pas de retard prévu pour le moment
Aucune perturbation n’est à déplorer pour le moment. 10 renforts ont été appelés de Paris pour assurer l’enregistrement des bagages, la vente etc. Et 8 membres de la direction régionale sont venus prêter main forte aux 10 intérimaires présents.

Les 13 000 passagers au départ de Toulouse aujourd’hui n’ont (pour le moment) pas de soucis à se faire.

Orly saturé, Air Caraïbes en colère
L’Echo Touristique – 03/07/2017

Avant les grands départs de l’été, le président d’Air Caraïbes a décidé de mettre la pression à l’aéroport parisien d’Orly. Il estime que le temps d’attente est beaucoup trop long.

Dans un communiqué, Marc Rochet, président d’Air Caraïbes, affirme que le temps d’attente aux contrôles de la police aux frontières (PAF) d’Orly Sud a atteint « un niveau extrêmement critique » depuis deux semaines, provoquant « de nombreux troubles à l’ordre public ». Il y a eu « 320 heures de retard pour l’ensemble des vols internationaux » au départ du terminal sud de l’aéroport d’Orly.

Et il a même tenu les comptes : « Depuis le 15 juin 2017, tous les jours ont connu un temps d’attente supérieur à 60 minutes pour les passagers, dont neuf jours avec un temps d’attente aux contrôles supérieur à 90 minutes ».

Des clients excédés
Une situation confirmé par les voyageurs dans l’aéroport : « J’ai pris l’avion à Orly le 24 juin, lors du week-end de la rupture du jeûne du Ramadan », explique une voyageuse. Un week-end important pour les musulmans qui rentrent souvent voir leur famille lors de cette fête. « Cela, l’aéroport le sait normalement, poursuit la jeune femme très énervé. Pourtant, il y a eu plus de 2 heures d’attente pour rentrer en zone d’embarquement. Entre le passage des contrôles des bagages et la PAF, la queue a été sans discontinuer. Bien sûr, les cabines de contrôle de police n’étaient même pas toutes pleines… »

Etat ? Aéroport ? A qui la faute ?
« Il y a énormément de monde, c’est certain, et des contrôles à faire, mais on est au maximum des effectifs déployés, on ne peut pas faire plus », a expliqué une source aéroportuaire à l’AFP. Toutefois, « il s’agit d’une compétence exclusive de l’Etat », auprès duquel ADP « fait le maximum d’efforts (…) pour faire valider le passage à la technique de reconnaissance faciale, qui permettra de multiplier par huit » le nombre de contrôles automatiques.

Marc Rochet a également adressé un courrier au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dont il « sollicite l’intervention », rappelant au passage « les besoins en effectifs supplémentaires de fonctionnaires ».

Le groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens, compte financer autant de sas Parafe (dispositifs automatisés à reconnaissance facial) que nécessaire pour aider à la résolution du problème.

Avec l’arrivée du métro, Orly fait sa mue
Les Echos – 1er/07/2017

La future gare du Grand Paris Express permettra aux voyageurs de rejoindre le sud de Paris en 16 minutes, contre 43 aujourd’hui.

A l’heure des grands départs en vacances, l’éternelle question de comment se rendre à l’aéroport se pose. Taxis, VTC, transports en commun ? Pour Orly, malgré Orlyval et le tramway, il n’existe pas de transport en commun direct ou de grande capacité. Contrairement à l’aéroport Roissy-CDG, desservi par le RER B, le réseau ferré francilien ne permet pas de rejoindre le deuxième aéroport de France. La desserte se fait à 80 % par la route. Mais l’arrivée du métro du Grand Paris Express va considérablement modifier l’accès à l’aéroport. Le prolongement de la ligne 14 du métro vers le sud, et la création de la ligne 18 visent à améliorer la desserte en transport en commun.

En 2024, il faudra 12 minutes pour relier le Kremlin-Bicêtre à l’aéroport (contre 52 minutes aujourd’hui) et 16 minutes pour se rendre à la station Olympiades, dans le 13e arrondissement (contre 43 minutes aujourd’hui). La Société du Grand Paris (SGP), chargée de concevoir et réaliser le réseau du futur métro, a délégué la maîtrise d’ouvrage de la future gare au groupe ADP.

« La gare sera intégrée dans nos infrastructures, et avec la SGP nous avons donc trouvé logique qu’ADP soit maître d’ouvrage », explique Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe ADP. « L’objectif est de placer cette gare au coeur du renouveau d’Orly. Elle sera située au sous-sol, au niveau de l’actuel parking P-0 de l’aéroport, près du nouveau bâtiment de jonction de 80.000 mètres carrés, actuellement en construction, qui reliera les terminaux sud et ouest », poursuit Edward Arkwright. Le nouveau hall sera, dès 2019, le point de rencontre entre l’aérogare et la gare du Grand Paris Express. L’investissement s’élève à 385 millions d’euros.

Le groupe ADP en a profité pour entamer la rénovation de ses halls, dont les plus anciens datent de 1961. Le terminal ouest affiche déjà un nouveau visage (offre de commerce diversifiée, nouvelles enseignes), tandis que le Hall 1, rénové, sera mis en service en 2018.

Quartier d’affaires
Mais la future gare ne servira pas qu’à desservir l’aéroport en voyageurs. L’objectif est aussi de relier le quartier d’affaires Coeur d’Orly. Face à l’aéroport, un éco-quartier d’affaires commence à sortir de terre sur une friche de 130 hectares près de la zone de fret. Un long tube de verre d’allure futuriste, surplombant parkings et échangeurs, permettra aux piétons de relier la gare au quartier d’affaires en six minutes, sur un tapis roulant. Trois immeubles de bureaux de 70.000 mètres carrés, des commerces, un pôle hôtelier… Tout est fait pour attirer des entreprises.

« La zone était à l’abandon, il n’y avait rien à cet endroit », explique le Groupe ADP, propriétaire du terrain et co-investisseur sur les immeubles de bureaux. Il est vrai que la zone est restée longtemps isolée, l’aéroport n’étant desservi que par l’Orlyval. L’arrivée en 2013 de la ligne de tramway 7 (qui rallie Orly à Villejuif en 42 minutes) a aidé au désenclavement de la zone. Pas assez pour assurer, en transport en commun, la desserte des 27.000 employés de l’aéroport et les 70.000 salariés des pôles limitrophes.

Caraïbes : KLM signe à son tour avec Winair
Air Journal – 04/07/2017

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines a signé un accord de partage de codes avec Winair, lui permettant d’ajouter à son réseau huit destinations dans les Caraïbes.

Comme sa sœur Air France il y a trois ans, la compagnie nationale néerlandaise a annoncé le 3 juillet 2016 avoir remplacé son accord interligne par un partage de codes avec Winair (Windward Islands Airways) : ses passagers peuvent désormais voyager sous code KL jusqu’aux aéroports de Saba, Saint Eustache, Saint Barthélémy, Tortola, St. Kitts, Nevis, Antigua et la Dominique. Depuis sa base à l’aéroport de Saint Maarten-Princess Juliana, la compagnie nationale Winair « offre d’excellentes connexions » avec les trois rotations hebdomadaires de KLM en provenance d’Amsterdam-Schiphol, souligne son communiqué. L’accord est effectif depuis le 1er juillet.

Le partage de codes avec Winair « présente à KLM une opportunité unique de reforcer sa présence dans les Caraïbes », souligne Harm Kreuler, Senior VP Benelux du groupe Air France-KLM, « les nouvelles connexions vers les îles au vent étant une extension bienvenue du réseau de KLM dans cette importante région ». Selon le CEO de Winair Michael Cleaver, grâce à ce partenariat « avec une des compagnies aériennes les plus réputées au monde », les passagers de deux transporteurs et leurs bagages peuvent désormais « voyager fluidement via St Maarten vers des destinations des réseaux de KLM et de Winair ».

Winair propose depuis la partie néerlandaise de Saint-Martin des vols vers les huit destinations ci-dessus plus Curaçao, la Guadeloupe et depuis le mois dernier Haïti, avec deux vols par semaine en MD83. Elle opère une flotte composée d’un ATR 42-500 (42 sièges, pris en leasing avec équipage chez Air Antilles Express), cinq De Havilland DHC-6-300 Twin Otter (19 places) et d’un MD83 (160 sièges, wet lease de PAWA Dominicana).

Aéroport Toulouse Blagnac : la guerre des actionnaires a bien repris
La Dépêche – 29/06/2017

Après un premier épisode houleux l’an dernier, les actionnaires de l’aéroport de Toulouse contrôlé par les Chinois, se sont encore opposés sur la distribution de dividendes.

Derrière les sourires de façade hier à l’aéroport c’était un peu la soupe à la grimace. Pourtant la cérémonie de pose de la première pierre de l’extension de l’aérogare (lire encadré) aurait dû être une occasion heureuse. Même Anne-Marie Idrac, présidente du conseil de surveillance de l’aéroport et le nouveau président chinois de Casil Europe, Huabing Wang étaient de la fête. Il remplace le sulfureux Mike Poon qui avait disparu subitement avant de refaire surface.

Malheureusement la fête a été gâchée par un conseil de surveillance réunissant les actionnaires du quatrième aéroport français. Au menu : la sensible distribution des dividendes et la modification de la gouvernance de la société aéroportuaire. Sur le premier point, a été voté à l’unanimité la distribution de l’intégralité des bénéfices réalisés en 2016 soit 5,80 M€. Les Chinois de Casil Europe (49,9 % du capital), la CCI (25 %), l’État (10 %) et les trois collectivités locales (15 %) ont voté comme un seul homme.

Nouvelle ponction dans les réserves
En revanche, les actionnaires locaux qui contrôlent sept sièges d’administrateurs s’opposaient à la distribution d’1,5 million d’euros supplémentaires ponctionnés dans les réserves de l’aéroport à la demande des Chinois (six sièges). Avec ses deux sièges, l’État était donc l’arbitre de cette joute et a voté en faveur de… Casil Europe. «Nous étions d’accord pour distribuer les bénéfices 2016 mais pas les réserves. L’État en a décidé autrement, a regretté hier Didier Codorniou, vice-président de la région Occitanie. Nous serons aussi vigilants pour que les futures distributions de bénéfices se fassent de manière équilibrée notamment pour les salariés de l’aéroport». Un autre actionnaire estime qu’après la ponction de 15 M€ opérée l’an dernier, ce nouveau prélèvement montre «l’intérêt des Chinois de rentabiliser au plus vite leur investissement».

Sur la question de la gouvernance, un accord a été trouvé pour fixer le nombre d’administrateurs à 15 membres ; une mesure qui évite aux actionnaires locaux de se faire diluer au profit de Casil Europe. En revanche, tous ont été d’accord pour lancer un dernier appel pour que la future troisième ligne de métro desserve l’aéroport. Toulouse Métropole doit se prononcer début juillet sur le tracé.

Une extension pour 12 millions de passagers
L’aéroport vit actuellement trois vastes chantiers : l’extension du hall D afin d’accueillir une zone commerciale de 5 000 m2 avec boutiques et restaurants ; la construction d’une jetée au Sud de l’aérogare dédiée aux compagnies low cost ainsi qu’un nouvel hôtel 4* directement relié à l’aérogare. Le tout pour 30 M€ d’investissement avec une mise en service prévue pour 2018. Ces nouveaux équipements doivent permettre d’atteindre une capacité de 12 millions de passagers d’ici 2021 contre neuf millions en 2017.

Aéroport Toulouse-Blagnac : les actionnaires lancent les travaux d’extension
La Tribune – 29/06/2017

L’agrandissement du hall D de l’aéroport Toulouse-Blagnac, la construction d’une nouvelle zone commerciale ainsi que d’une jetée destinée au low cost devraient permettre lui permettre d’accueillir 2 millions de passagers supplémentaires par an. Les actionnaires d’ATB ont inauguré le chantier ce mercredi 28 juin.

« Les travaux de l’aéroport de Toulouse-Blagnac sont une nouvelle étape qui permettra à l’aérogare de compter encore davantage aux niveaux européen et mondial », déclare la présidente du conseil de surveillance de l’aéroport Anne-Marie Idrac.
Truelle en main, l’ex-secrétaire d’État aux Transports, le président du directoire de l’aéroport Jean-Michel Vernhes et le nouveau président chinois de Casil Europe Huabing Wang, entre autres, ont inauguré le début des travaux d’extension de l’aéroport ce mercredi 28 juin. Par un geste symbolique, ils ont posé la première pierre du chantier dont le coût s’élève à 30 M€.

« Le partenariat entre public et privé avec l’ouverture du capital à Casil Europe est un concept très nouveau en France. Mais aujourd’hui, tous les actionnaires ont un avantage à ce que l’aéroport se développe et c’est grâce à ce partenariat que cet ambitieux projet est rendu possible », affirme Anne-Marie Idrac.

Développer le low cost
Tout d’abord, les travaux soutenus par l’État, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse, et les collectivités locales, prévoient la construction d’une extension dans le hall D. Cet unique point d’entrée en salle d’embarquement accueillera la totalité des contrôles de sécurité sur un plateau de 3 000 m2 au nord du bâtiment actuel. En outre, une nouvelle zone commerciale de 4 000 m2 dédiée au shopping et à la restauration devrait voir le jour. Ces modifications représentent 20 M€ d’investissement.

De plus, pour répondre au développement du trafic low cost et aux attentes des compagnies régionales, l’aéroport va étendre ses infrastructures depuis le hall A.
« Le low cost représente presque 40% du trafic et la bataille fait rage entre les aéroports pour attirer ce type de compagnies, explique Anne-Marie Idrac. L’année dernière nous étions très fiers d’accueillir Ryanair et la création d’une jetée spécialement dédiée au low cost devrait confirmer notre positionnement dans ce secteur ».

De 10 à 12M de passagers par an
Ainsi, la jetée de 2 500 m2 sera construite dans le prolongement du hall A pour un coût de 10 M€. Avec cinq portes d’embarquement, elle permettra dès le mois d’avril 2018 d’accéder directement au tarmac et de rejoindre à pied les avions stationnés au plus près du hall. Pour rejoindre ceux stationnés plus loin, l’autre façade de la jetée sera équipée de portes donnant accès aux bus de pistes.

« Tous ces changements vont permettre d’augmenter la capacité de l’aérogare de 10 à 12 millions de passagers par an d’ici à 2023-2025 », se félicite Jean-Michel Vernhes.
Enfin, puisque l’aéroport de Blagnac est le premier contact des touristes et hommes d’affaire avec la Ville rose et la région Occitanie, un hôtel 4* de 148 chambres exploité par le groupe NH Hotel sera mis en service en septembre 2018. L’établissement comprendra notamment 1 000 m2 d’espaces dédiés aux réunions, conférences et séminaires, un bar, un salon et un restaurant.

Les acteurs bancaires locaux (Caisse d’Épargne de Midi-Pyrénées et Banque Populaire Occitane) ont été largement impliqués dans le financement du projet. De même, plusieurs entreprises du BTP implantées dans le Sud-Ouest ont été retenues pour ce chantier, à l’image de Socotrap et Bourdarrios, ainsi que Kardham (maître d’œuvre) et OTCE (bureau d’études).

Des vols supplémentaires au départ de l’aéroport de Clermont-Ferrand
La Montagne – 1er/07/2017
Ce qui est confirmé
Les vols vers Orly conservent quatre allers-retours par jour. Ceux d’Amsterdam, entre quatre et cinq vols par semaine. Les liaisons estivales vers Ajaccio, Bastia et Figari sont également confirmées. De même que les vols pour la Crète et les Baléares. Autres vols saisonniers, ceux pour Nice, toujours deux allers-retours par semaine.

Les nouveautés
Les liaisons de la mi-journée vers l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle n’étaient plus quotidiennes. Ce n’est plus le cas, elles sont rétablies du lundi au vendredi. Ce qui fait quatre allers-retours par jour. Les amoureux du soleil vont être ravis car désormais, on pourra se rendre à Porto depuis Aulnat et ce durant toute l’année. Trois vols par semaine sont prévus en saison estivale et deux le reste de l’année. Les vols vers la capitale néerlandaise, Amsterdam, sont garantis pour les trois prochaines années, annonce Brice Hortefeux, vice-président de la Grande Région, délégué à l’aménagement du territoire et à la solidarité avec les Auvergnats. Enfin, il y aura deux vols hebdomadaires vers l’aéroport de Londres-Stansted du 3 juillet au 27 octobre.

Bons plans : cinq destinations au départ de l’aéroport de Clermont-Ferrand
Vers Lyon La suppression des vols vers la capitale de L’Auvergne-Rhônes-Alpes posait question. « Il y a un souhait des collectivités de demander le rétablissement de la liaison vers Lyon. Ce n’est pas au moment où l’on créé la nouvelle Région qu’il faut compliquer la liaison entre Lyon et la capitale auvergnate », estime Brice Hortefeux. Et d’ajouter : « Ça permet d’avoir accès au hub de Lyon, ce qui signifie avoir accès à 46 destinations supplémentaires. » Mais pour l’instant, aucun accord n’est conclu. « Nous sommes en discussions avancées. On a espoir qu’il y ait une bonne conclusion. »

Les travaux Ils sont finis !
« Il y avait une gêne occasionnée par les travaux sur les pistes de l’aéroport qui obligeaient les passagers à marcher beaucoup. Dès lundi, ils auront un accès plus direct aux avions.

Le fret
L’objectif du gestionnaire du site, Vinci Airports, est de développer l’activité fret à Aulnat. « On a identifié un partenaire pour investir et donner un nouvel élan à cette activité. Les premiers avions seront là dès lundi prochain », explique Cyril Girot, directeur de l’aéroport.

Des places offertes pour les bacheliers
« Nous avons décidé d’offrir six places aller-retour vers Londres Stansted. » Trois billets seront cédés pour les élèves qui ont eu les meilleures notes dans l’académie de Clermont-Ferrand. Les trois autres seront tirés au sort parmi les meilleurs bacheliers. Pour s’inscrire, c’est du 5 au 10 juillet, sur la page facebook : Aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne.

Low cost en Chine: une long-courrier et une conversion pour HNA
Air Journal – 30/06/2017

La compagnie aérienne low cost Lucky Air a demandé les autorisations pour desservir Helsinki, Nairobi et Melbourne au départ de Kunming, ce qui ferait d’elle la première low cost long-courrier dans le pays. Le groupe HNA a annoncé que son autre filiale Urumqi Air se transformera dès le mois prochain en low cost.

Lucky Air, spécialiste chinoise du vol pas cher basée à l’aéroport de Kunming-Changshui, a déposé le 28 juin 2017 auprès de l’Autorité chinoise de l’aviation civile (CAAC) les demandes d’autorisation nécessaires pour ouvrir trois nouvelles liaisons intercontinentales, chacune opérée deux fois par semaine. Les vols vers Nairobi-Jomo Kenyatta verraient le jour dès décembre 2017, sans concurrence directe ; la capitale du Kenya est reliée à Guangzhou par China Southern Airlines et Kenya Airways, cette dernière desservant également Hong Kong.

La route de Lucky Air vers Melbourne-Tullamarine verrait le jour en 2018 via Nanjing, l’aéroport australien étant déjà relié à la Chine par huit compagnies chinoises (dont Hainan Airlines) et Qantas. Enfin le Kunming – Helsinki-Vantaa est programmé par la low cost pour juillet 2018, là encore sans concurrence directe ; Finnair de son côté propose au départ de Finlande des vols vers Pékin, Shanghai, Guangzhou, Chongqing et Xi’an.

La low cost dispose aujourd’hui pour le long-courrier d’un Airbus A330-300, configuré pour accueillir 32 passagers en classe Affaires et 260 en Economie ; elle en attend deux autres issus de la flotte de Hainan Airlines. L’origine des A350 mentionnés dans sa demande selon certains sites n’est pas précisée, Hainan Airlines ayant de son côté commandé des Boeing 787 Dreamliner ; il y a deux ans, CAPA annonçait d’ailleurs que la low cost utiliserait des 787-9 « vers l’Europe et l’Amérique du nord ». Rappelons que Lucky Air fait partie de l’alliance U-Fly aux côtés d’autre filiales low cost du groupe HNA.

Ce même groupe a d’autre part annoncé que la filiale Urumqi Air se transformera en vraie low cost le 16 juillet prochain, avec pour objectif de stimuler le trafic et baisser les prix de 5% à 12% en moyenne : les repas tout comme les bagages en soute ne seront plus gratuits. Lancée en 2014 depuis l’aéroport d’Urumqi-Diwopu dans le Xinjiang, Urumqi Air opère neuf 737-800 de 186 sièges vers une vingtaine de destinations intérieures. Mais elle prévoit de disposer de 18 avions fin 2017 et 50 fin 2020, pour accompagner la croissance de son réseau.

Les low cost chinoises ne représentent à ce jour que 8,3% du trafic aérien dans le pays, ce qui leur laisse un immense potentiel de croissance. Si le développement des aéroports s’accélère et le problème du manque de pilotes est réglé.

La Chine s’offre le plus grand aéroport du monde
Le Nouvel Obs – 03/07/2017

L’aéroport de Daxing, qui a coûté 11,3 milliards d’euros, accueillera 100 millions de passagers par an.

700.000 mètres carrés pour 45 millions de passagers par an : l’aéroport de Daxing accueillera bientôt le plus grand terminal au monde.

La Chine entend bien s’offrir l’un des plus grands aéroports du monde, pour un coût total évalué à 11,3 milliards d’euros par Bloomberg. D’ici son ouverture prévue en 2019, l’aéroport de Daxing comptera, en plus de son gigantesque terminal 1 de 700.000 m², sept pistes et un centre de transport multimodal de 80.000 m² pour mettre en place des correspondances directes vers les services ferroviaires locaux et nationaux.

Et, à la tête de cette gigantesque construction, on retrouve le bureau d’études français Aéroports de Paris Ingénierie (ADPI) et le cabinet Zaha Hadid Architects (ZHA).

Situé à 60 kilomètres de Pékin, l’objectif de ce nouvel aéroport est de soulager le trafic de l’actuel aéroport de la capitale chinoise qui est complètement saturé. Comme l’expliquent APDI et ZHA dans un communiqué de presse, le design unique et la capacité de l’aéroport de Daxing feront de lui « une plaque tournante de la ville et un catalyseur pour le développement économique de toute la région. »

Au total, l’aéroport de Daxing verra défiler 100 millions de passagers chaque année, devenant le plus fréquenté au monde.

Un design propre à Zaha Hadid
Vu de haut, l’aéroport a des airs d’oiseau du futur. L’intérieur reprend les codes propres à l’architecte qu’on retrouve au Centre culturel Heydar-Aliyev par exemple, basés sur les courbes des arches de tôle ondulée, des formes arrondies. Un design épuré qui offre un subtil jeu de lumière.

Selon l’architecte Zaha Hadid, le nouveau terminal pourra fournir une expérience étonnante pour les passagers où les distances de marche seront réduites et les flux plus fluides. En effet, des zones de passagers distinctes seront mises en place pour les vols internationaux et domestiques, ce qui va créer un bâtiment plus compact.

« Les formes fluides et interconnectées des terminaux de l’aéroport créent une composition fluide et les matériaux sont une expression du langage visuel », indique Zaha Hadid Architecture.

Washington lève l’interdiction des ordinateurs en cabine sur les vols d’Etihad Airways
La Tribune – 03/07/2017

Washington a salué, ce dimanche, les nouvelles mesures de sécurité prises par Etihad Airways dans son aéroport d’Abou Dhabi. Par conséquent, les autorités américaines ont levé les restrictions appliquées à la compagnie aérienne.

Les passagers qui voyageront entre Abou Dhabi et les Etats-Unis pourront à nouveau emporter leurs ordinateurs et tablettes en cabine. Dimanche 2 juillet, les autorités américaines ont, en effet, levé les restrictions, estimant que la compagnie des Emirats arabes unis, Etihad Airways avait pris des mesures de sécurité adéquates.

Cette compagnie, qui est la seule à assurer des vols directs entre Abou Dhabi et les Etats-Unis – 45 vols par semaine – a salué la décision de Washington. Elle intervient alors qu’Etihad a installé un dispositif permettant aux passagers de passer les contrôles d’immigration avant d’atterrir sur le sol américain à l’aéroport international d’Abou Dhabi.

Des efforts salués
L’interdiction, édictée le 21 mars dernier par les autorités américaines, concernait les ordinateurs portables, tablettes et appareils électroniques d’une taille supérieure à celle d’un téléphone portable pour tous les vols en provenance de dix aéroports situés dans huit pays (Jordanie, Egypte, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Emirats arabes unis, Maroc et Turquie). Une décision justifiée par l’administration Trump pour tenter de lutter contre les menaces d’attentat utilisant des appareils électroniques piégés.

Dimanche, David Lapan, porte-parole au département de la Sécurité intérieure américaine est revenu sur la levée de l’interdiction :
« Nous félicitons Etihad d’avoir travaillé rapidement pour appliquer ces mesures de sécurité supplémentaires. […] Leurs efforts sont un modèle pour toutes les compagnies aériennes étrangères et américaines. »

Des contraintes renforcées
La semaine dernière, les Etats-Unis avaient annoncé renforcer les mesures de sécurité pour tous les vols à destination des Etats-Unis, quel que soit le pays d’origine. Confidentielles, elles intègrent notamment des contrôles renforcés des passagers et des vérifications supplémentaires sur les appareils électroniques.

Washington a d’ores et déjà promis de lever l’interdiction d’emporter en cabine les ordinateurs portables et tablettes pour toutes les compagnies qui respecteront les nouvelles mesures demandées.

Jet Airways voudrait vendre des parts à Delta
Déplacements pros – 03/07/2017

Selon la chaîne business indienne CNBC-TV18, Delta Air Lines et Jet Airways auraient entamé des discussions concernant l’achat de parts de la compagnie indienne par sa partenaire américaine.

Les deux partenaires Skyteam, Delta Air Lines et Jet Airways, multiplient les codeshares depuis quelques mois. Et elles envisageraient maintenant d’aller plus loin.

Selon CNBC-TV18, elles auraient entamé des discussions concernant l’achat de parts permettant à Delta Air Lines d’avoir jusqu’à 24% des actions de la compagnie indienne. Selon les sources du média indien, cette opération serait mise en place par le biais de la création de nouvelles actions et aurait pour but d’injecter de nouveaux fonds dans la compagnie indienne.

Toutefois, le projet devra au préalable obtenir le feu vert officiel d’Etihad qui détient déjà 24% du capital de Jet Airways. Mais on n’imagine pas que les discussions aient pu s’engager sans son accord préalable.

IATA voudrait imposer aux voyagistes un règlement financier plus restrictif
Air Journal – 03/07/2017

A l’occasion du prochain PAPGJC (Passenger Agency Program Global Joint Council) qui réunit compagnies aériennes et agences de voyage à Rome du 4 au 6 juillet, l’IATA (International Air Transport Association ou en français Association internationale du transport aérien) y présenterait un nouveau tour de vis financier aux vendeurs de billets d’avion, selon des sources proches du dossier.

La grande majorité des agences de voyage dans le monde vendent les billets d’avion aux passagers via les systèmes de réservation informatiques GDS (Global Distribution System). Une fois le billet payé par le client, le voyagiste doit régler à son tour sous 15 jours le billet vendu à la compagnie aérienne via le système de transaction financière BSP (Billing and Settlement Plan), qui est mis en place par l’IATA. Pour mémoire, le crédit fournisseur offert par le BSP aux agences de voyages françaises est déjà passé de 30 jours à 15 jours depuis avril 2017.

Au prochain PAPGJC à Rome, l’IATA tenterait de réduire encore ce crédit fournisseur du BSP à… 7 jours, selon des sources bien informées. En Chine, les agences de voyage doivent payer les compagnies aériennes sous 48h, alors pourquoi ne pas imposer un court délai au reste du monde ? Par ailleurs, le droit d’émettre des billets d’avions sera bientôt plafonné pour chaque agence de voyages. Quand ce plafond sera atteint, l’agence de voyages devra payer par avance les billets vendus via uniquement la carte bancaire Easypay que l’IATA a conçue à cet usage exclusif. Pour l’IATA, l’objectif est de réduire les risques financiers liés à l’émission des billets par les agences de voyage (faillite ou défaut de paiement dont les taux sont très bas en % du chiffre d’affaires). Mais les conséquences pour les voyagistes sont considérables, en alourdissant leur fonctionnement et/ou en créant des tensions sur leur trésorerie.

En outre, ce moyen de paiement Easypay pourrait bien contrarier les intérêts des opérateurs spécialisés dans les cartes bancaires virtuelles et les voyagistes partenaires qui s’en servent pour payer les compagnies aériennes. Les acteurs actuels de ce marché de la carte bancaire dématérialisée sont eNett, Airplus ou Ixaris qui sont souvent des filiales des GDS (Sabre, Galileo, WorldSpan, Amadeus, etc.), et dont les services sont très appréciés par les TMC (Travel Management Companies) et les OTA (Online Travel Agencies) dans le voyage d’affaires et le loisir.

« On pourra de nouveau s’étonner que l’IATA, le cartel des compagnies aériennes, puisse systématiquement modifier les règles de la concurrence par un jeu de résolution qui ont force de loi« , dénonce un acteur de l’aérien à la veille du PAPGJC, « dans l’intérêt du consommateur et de la concurrence, la Commission Européenne qui se targue de lutter contre les abus de positions dominantes, serait bien inspirée de se pencher sur le secteur du transport aérien, où IATA fait la pluie et beau temps« .

L’aéroport de Gatwick fermé par un drone
Air Journal – 4/07/2017

Le trafic à l’aéroport de Londres-Gatwick a été temporairement suspendu dimanche par un drone, une dizaine de vols étant déroutés ou mis en attente le temps de s’assurer que l’intrus avait disparu.

Un porte parole de Gatwick a précisé dans The Telegraph que les opérations avaient été suspendue le 2 juillet 2017 « de 18h10 à 18h19 puis de nouveau de 18h36 à 18h41 », un drone ayant été aperçu aux abords de l’unique piste de l’aéroport par un pilote en approche. La compagnie aérienne low cost easyJet a été contrainte de dérouter quatre vols, dont un en provenance de Toulouse, tandis que British Airways envoyait un vol arrivant de Valence se poser à Bournemouth. Le nombre de vols mis en attente autour de Gatwick n’a pas été précisé ; les opérations ont repris sans autre problème, et la police du Sussex nie être impliquée dans une enquête suite à l’incident.

EasyJet a précisé dimanche soir qu’après avoir été ravitaillés en carburant, les avions contraints d’atterrir à Stansted avaient repris leur route vers Gatwick. Les passagers du vol Bodrum – Gatwick arrivés à Southend ont eux été transférés par car vers leur destination initiale.

Selon les autorités britanniques, 33 incidents liés à la présence de drones à proximité des aéroports ont été enregistrés depuis le début de l’année, après 70 en 2016. L’Autorité de l’aviation civile « recommande fortement » d’éviter d’utiliser des drones à moins de cinq kilomètres des pistes, mais les appels se multiplient dans le pays pour durcir la loi. Le syndicat de pilotes BALPA appelle de son côté à un enregistrement obligatoire de tous les drones afin que les idiots les utilisant trop près d’un aéroport puissent être poursuivis ; la peine maximum pour la mise en danger d’un avion est de cinq ans.