SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 6 septembre 2017

 Au Sommaire :

  • Air France-KLM en Force sur l’Atlantique Nord
  • La croissance est bien de retour
  • Toujours flamboyants pour le transport américain
  • Trafic Ryanair : +10% en aout
  • Feu vert européen au prêt accordé à Air Berlin
  • Eté 2017: bilan de la location de vacances
  • Occitanie : la région réfléchit à l’avenir de ses dix aéroports
  • Le trafic aérien de fret poursuit sa croissance vigoureuse, annonce l’IATA

 

 Air France-KLM en Force sur l’Atlantique Nord

Air&Cosmos – 1er Septembre 2017

 

Les prises de participations respectives de 10% de Delta Airlines et China Eastern Airlines dans le capital du groupe Franco-Néerlandais lui ouvrent de nouveaux horizons et assurent son développement.

 

Alors que tout le monde pensait que LA grande nouvelle de la rentrée allait être pour Air France-KLM la mise en route de sa nouvelle filiale long-courrier Joon, le groupe franco-néerlandais a profité de la chaleur de l’été pour annoncer un grand accord d’échanges capitalistiques avec deux de ses partenaires de l’alliance Skyteam, Delta Airlines et China Eastern Airlines, qui va avoir des conséquences positives autrement plus importantes que le lancement de la petite filiale long-courrier.

 

Le 27 juillet dernier, Delta et China Eastern ont ainsi annoncé qu’elles allaient prendre respectivement 10 % du groupe franco-néerlandais, via deux augmentations de capital réservées, pour un montant total de 751 M€ La part de l’Etat français dans le groupe franco-néerlandais se trouve parallèlement réduite de 17,6 % à 14 %, mais il conserve 23 % des droits de vote. « Le gouvernement se réjouit du retour du groupe Air France-KLM dans une dynamique de conquête et de nouvelles ambitions internationales dans le secteur aérien », a fait savoir le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué. Parallèlement, Air France-KLM va prendre une participation de 31 % dans Virgin Atlantic, pour un montant de 246 ME. Rappelons que Delta est déjà détentrice de 49 % du capital de cette dernière, depuis qu’elle a racheté les parts de Singapore Airlines en décembre 2012. « Ces opérations s’inscrivent dans la logique du plan Trust Together. Elles visent à accélérer la croissance d’Air France et de KLM sur le long-courrier en s’appuyant sur des partenariats commerciaux renforcés », ont déclaré dans un courrier commun adressé aux salariés Jean-Marc Janaillac, président d’Air France-KLM, Franck Terrier, directeur général d’Air France, et Pieter Elbers, président de la compagnie KLM.

 

Fusion des sociétés communes

 

Le deuxième étage de cet accord capitalistique va consister en un rapprochement des deux sociétés communes auxquelles Delta est partie prenante. Ainsi le joint-venture avec Air France-KLM et Alitalia proposait encore il y a peu plus de 250 vols quotidiens transatlantiques entre sept hubs principaux : Arnstertiam,Adarita, Detroit, Minneapolis, New York JFK, Paris-CDG, Rome-Fiumicino, plus Cincinnati, Salt Lake City et Seattle. Depuis le placement sous administration judiciaire d’Alitalia le 2 mai dernier, la situation de la compagnie reste incertaine. Car même si elle a officiellement divorcé d’avec Air France-KLM, elle reste pour l’instant présente dans la société commune avec le groupe franco-néerlandais et Delta. Reste aussi à savoir ce qui va se passer par rapport à la société commune Delta-Virgin Atlantic qui va, « sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires compétentes », être fusionnée avec l’autre. Dans le cadre du joint-venture Delta-Virgin Atlantic, les deux transporteurs proposent jusqu’à 32 vols quotidiens entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, avec notamment, en plus de New York, des liaisons vers Los Angeles, Las Vegas, San Francisco et Atlanta. Rien qu’entre Londres et New York, les deux compagnies assurent un total de dix vols quotidiens, avec le contrôle de 33 % de la capacité entre les deux villes.

 

Alitalia associée ?

 

Avec la nouvelle société commune fusionnée, Air France-KLM et ses partenaires devraient détenir une part de marché inégalée de 25 % sur les liaisons de l’Atlantique Nord. Selon le directeur financier d’Air France-KLM, Frédéric Gagey, un « statut de membre associé qui ne serait pas aussi impliqué que les autres dans la coentreprise » pourrait être proposé à Alitalia. Mais la décision est subordonnée au bon vouloir des administrateurs de la compagnie italienne en faillite. «Je suis très heureux du renforcement de notre réseau d’alliances : la combinaison de notre alliance nord-atlantique avec Delta avec le joint-venture de Delta et Virgin Atlantic, et le renforcement de notre partenariat avec China Eastern positionnent Air France-KLM comme le pilier européen du premier réseau mondial de compagnies aériennes », se réjouit Jean-Marc Janaillac.

 

Bonne dynamique

 

Ces opérations capitalistiques sont en discussion depuis plusieurs mois mais, jusqu’à présent, le « timing » pour les lancer et les annoncer n’était pas favorable. Mais le vent semble franchement tourner. En effet, le groupe aérien franco-néerlandais a dégagé pour le premier semestre 2017 un résultat d’exploitation de 353 M€, en hausse de 135 M€ par rapport à la même période de 2016. Le redressement du résultat net est aussi remarquable. Alors que le groupe franco-néerlandais avait accusé une perte nette de 114 M€ pour le premier semestre 2016, il est parvenu à dégager un bénéfice net de 151 M€ sur les six premiers mois de l’exercice en cours. Ces bons résultats sont la conséquence d’un marché dynamique, avec un trafic passagers en hausse de 6,5% au cours des six premiers mois de l’année, couplé avec une recette unitaire qui a progressé de 1,9 % par rapport à la même période de 2016. Cette dynamique devrait se poursuivre pour le second semestre de l’exercice 2017, avec notamment des engagements de réservations long-courriers pour les quatre premiers mois supérieurs au niveau des quatre mois équivalents en 2016. Par ailleurs, le groupe franco-néerlandais anticipe une baisse de la facture de carburant de 100 M€ sur l’ensemble du second semestre.

 

Réduction de la dette

 

Air France-KLM prévoit aussi de très bonnes évolutions du côté de son endettement. Au 30 juin 2017, la dette nette du groupe s’établit ainsi à un peu plus de 2,9 Md€, en baisse de 699 M€ par rapport au pointage fait le 31 décembre 2016. Et là encore, les opérations d’échanges capitalistiques avec Delta et China Eastern, qui devraient être finalisées en 2018, pourraient avoir d’importantes conséquences positives. Le président d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a ainsi indiqué qu’elles permettraient de réduire encore la dette pour un montant de 500 M€ d’ici leur finalisation. De quoi s’assurer de nouveaux leviers de financement pour les nombreux investissements à venir, notamment du côté du renouvellement de la flotte.

 

La croissance est bien de retour

Air&Cosmos – 1er Septembre 2017

 

Le transport aérien mondial a connu une croissance de près de 8% au premier semestre en termes de trafic passagers. Du jamais vu depuis douze ans.

 

Le trafic mondial de passagers affiche un dynamisme qui ne se dément pas. Selon les statistiques de l’Association du transport aérien international (IATA), la progression a été de 7,8 % sur le mois de juin 2017 par rapport à la même période de 2016, confirmant ainsi la hausse déjà enregistrée lors du mois de mai (+7,7 %). Cette dynamique porte le taux de croissance à 7,9 % sur l’ensemble du premier semestre 2017. Un rythme que les compagnies aériennes membres de IATA n’avaient pas connu depuis douze ans Les transporteurs africains et sud-américains enregistrent les plus fortes hausses, respectivement 9,4 % et 9,2%. Pour les seconds, la dynamique est surtout créée sur les lignes internationales intra-sud-américaines, estiment les analystes de IATA, qui notent que le trafic entre l’Amérique latine et l’Amérique du Nord est en baisse. L’Asie-Pacifique affiche toujours une croissance vigoureuse (+9,1 %) après les bouleversements liés aux attaques terroristes au début de 2016. Par contre, le trafic international intra-asiatique marque une pause.

Les Européens suivent de très peu avec une augmentation de 8,8 % contre seulement 4 % au premier semestre 2016. Signe du rebond économique que connaît l’Europe, estiment les experts de IATA, qui soulignent que les transporteurs du Moyen-Orient affichent la plus faible croissance avec seulement 7,3 %, un rythme sur un semestre le plus faible jamais enregistré depuis 2003. La conséquence de plusieurs facteurs : interdiction d’ordinateurs personnels en cabine et interdiction de passagers en provenance de certains pays.

 

Pour autant, la tendance était déjà au ralentissement, notamment sur les liaisons entre le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord, et ce depuis le début de 2017.

 

Toujours flamboyants pour le transport américain

Air&Cosmos – 1er Septembre 2017

 

Les principales compagnies aériennes américaines continuent d’engranger de flamboyants bénéfices. Selon les chiffres de l’association Airlines for America, les résultats compilés de neuf transporteurs (dont Alaska Airlines, JetBlue, Hawaiian) sur le premier semestre font apparaître un bénéfice global avant impôts de 9,2 Md$. Pour autant, ces résultats font apparaître une légère dégradation puisque ce bénéfice recule de plus de 15 % par rapport au premier semestre 2016 qui avait dégagé 12 Md$.

 

La raison en est simple : la hausse des coûts d’exploitation a été supérieure à celle des recettes. Le chiffre d’affaires global n’a progressé que de 2,8 % alors que, collectivement, les dépenses se sont accrues de 9 % au cours du premier semestre 2017. La facture carburant est en effet repartie à la hausse (près de 20% par rapport aux six premiers mois de 2016), tandis que les coûts salariaux ont continué de progresser. La progression est de 9%. La tendance s’était affirmée dès 2015.

 

Sur l’ensemble de cette année-là, la masse salariale de United Airlines s’était arrondie de près d’1 Md$ par rapport à 2014 et de 650 M$ chez Delta Air Lines. Le « renvoi d’ascenseur » après les importants sacrifices demandés et acceptés des années passées. Autre facteur d’augmentation des coûts : les investissements réalisés pour améliorer la qualité des services en vol.

 

Les compagnies aériennes américaines mettent en effet les bouchées doubles pour rattraper leur retard. Toujours selon les chiffres d’Airlines for America, les neuf transporteurs ont collectivement investi 1,6 Md$ par mois durant le premier semestre 2017 dans « l’expérience clients ».

 

 

Trafic Ryanair : +10% en aout

Air Journal – 5 Septembre 2017

 

Le trafic de la compagnie aérienne low cost Ryanair a progressé de 10% le mois dernier par rapport à aout 2016.

 

Dans ses statistiques publiées le 5 septembre 2017, la spécialiste irlandaise du vol pas cher annonce avoir transporté le mois dernier 12,7 millions de passagers, soit 1,2 million de plus qu’en aout 2016. Le coefficient d’occupation de ses Boeing 737-800 a gagné un point de pourcentage à 97%.

 

Sur les douze derniers mois, Ryanair a accueilli 126,2 millions de clients, un total en hausse de 13% par rapport à la période précédente.

 

Kenny Jacobs de Ryanair a déclaré dans un communiqué : « Le trafic de Ryanair en aout a augmenté de 10% à 12,7 millions de clients, tandis que notre taux de remplissage a progressé de 1 point à 97% grâce à des tarifs toujours plus bas et au succès continu de notre programme d’amélioration du service à la clientèle ‘Always Getting Better’ ».

 

Feu vert européen au prêt accordé à Air Berlin

Air Journal – 5 Septembre 2017

 

Le prêt de 150 millions d’euros consenti le mois dernier par le gouvernement allemand à la compagnie aérienne Air Berlin qui venait de déposer son bilan, a été approuvé par la Commission européenne.

 

Dans un communiqué du 4 septembre 2017, la Commission explique avoir autorisé « en vertu des règles de l’UE en matière d’aides d’État » le projet des autorités allemandes d’octroyer à Air Berlin un crédit pont d’un montant de 150 millions € et d’une durée temporaire. Cette mesure « permettra la liquidation ordonnée de la compagnie aérienne insolvable sans fausser indument la concurrence au sein du marché unique », juge l’exécutif. Il a en particulier tenu compte de deux faits : le crédit sera « versé par tranches sous réserve de conditions strictes ». Air Berlin doit notamment justifier ses besoins en liquidité chaque semaine, et les nouvelles tranches ne seront versées que lorsque toutes les liquidités existantes auront été utilisées. En outre, l’Allemagne s’est engagée à faire en sorte que le crédit « soit intégralement remboursé » ou, à défaut, à présenter un plan de liquidation pour Air Berlin.

 

La Commission a conclu que la mesure contribuerait à protéger les intérêts des passagers aériens et à maintenir les services de transport des passagers. Par ailleurs, les conditions strictes associées au crédit, sa courte durée et le fait qu’Air Berlin devrait cesser ses activités à la fin du processus « réduiront au minimum les distorsions de la concurrence susceptibles d’être engendrées par l’aide d’État ». La Commission est donc parvenue à la conclusion que la mesure était compatible avec les règles de l’UE relatives aux aides d’État.

 

L’Allemagne avait notifié dès le 15 aout à la Commission européenne son projet d’octroyer un crédit pont à Air Berlin, qui avait déposé son bilan le jour même suite au retrait du soutien financier apporté par son principal actionnaire Etihad Airways. KfW, l’établissement public allemand de crédit, octroiera à Air Berlin une ligne de crédit qui pourra atteindre 150 millions € au cours des prochains mois, lui permettant de poursuivre ses opérations au cours des prochains mois; l’objectif étant selon la Commission « qu’elle maintienne ses services le temps de mener à bien les négociations en cours sur la vente de ses actifs ». À l’issue de ce processus, Air Berlin devrait cesser ses activités et quitter le marché. Les aides au sauvetage et à la restructuration comptent parmi les aides d’État qui génèrent le plus de distorsions de concurrence et ne peuvent être octroyées aux entreprises que lorsque celles-ci ont épuisé toutes les autres options offertes par le marché, rappelle la Commission. Ses lignes directrices pour les aides d’État au sauvetage et à la restructuration des entreprises en difficulté permettent aux États membres de soutenir les entreprises en difficulté, pour autant, en particulier, que les mesures de soutien public soient d’une durée et d’une portée limitées et contribuent à un objectif d’intérêt commun.

 

Le dépôt des candidatures à la reprise de la compagnie ou de ses actifs est limité au 15 septembre, Air Berlin a déjà indiqué s’attendre à ce que les résultats soient révélés d’ici la fin du mois. Une dizaine de dossiers ont été déposés, y compris par des hommes d’affaires locaux. Lufthansa, qui a reçu le soutien du gouvernement allemand, est favorite pour récupérer la plus grande partie de ces actifs, en particulier une partie de la flotte. Les candidatures des easyJet et Condor restent sujet à spéculation, mais Ryanair s’est officiellement retiré de la course.

 

 

Eté 2017: bilan de la location de vacances

Quotidien du tourisme – 5 Septembre 2017     

 

Après avoir analysé près de 500 000 demandes de réservation pendant les vacances d’été, le comparateur Likibu présente un premier bilan des séjours en location de vacances effectués par des internautes français et européens.

 

La durée moyenne d’un séjour de location de vacances pour les européens sur la période estivale 2017 est de 9,3 nuits. Les européens sont partis plus longtemps en vacances cet été que l’an passé (8,5 nuits). Une moyenne élevée grâce aux Français (9,7 nuits), aux Allemands (9,6 nuits) et aux Anglais (9,5 nuits). Cependant, les Italiens (9 nuits) et les Espagnols (8,8 nuits) privilégient des séjours plus courts.

 

Par ailleurs, le budget moyen des Européens pour l’été 2017 pour un séjour d’au moins une semaine s’élève à 1 078 €. Le panier moyen des Français est quant à lui de 1 107 € pour un séjour (617 € pour une seule semaine de location), et se situe légèrement au-dessus de la moyenne européenne. Le budget des Anglais et surtout celui des Allemands (1 227 €) est largement supérieur à la moyenne globale, alors que les Italiens (943€), les Espagnols (922 €) ont le budget de location de vacances le plus réduit.

 

Il ressort également de cette enquête que cet été, les vacanciers européens se sont occupés plus tôt de leurs recherches de location que l’année dernière : 92 jours à l’avance contre 72 jours pour l’été 2016. Les Français (110 jours) et les Allemands (117 jours) ont été les plus prévoyants en effectuant leurs recherches quasiment 4 mois à l’avance. A l’inverse, les Italiens (81 jours), les Espagnols et les Anglais (75 jours) ne s’y sont pris que 2 mois et demi à l’avance.

 

On apprend enfin que la France reste la destination préférée des Français pour leur location de vacances en 2017 (27%des recherches), loin devant l’Espagne (20%), le Portugal, l’Italie (12%) et la Grèce (5%).

 

Likibu, un comparateur de location de vacances, a étudié les habitudes de consommation des Français et des Européens pour dresser un bilan de l’été 2017, sur la base d’un échantillon de 500 000 demandes de réservation de location de vacances pour des séjours en juillet/août 2017.

 

Occitanie : la région réfléchit à l’avenir de ses dix aéroports

Ladepeche.fr – 6 Septembre 2017

 

Troisième région de France en termes de trafic aérien, l’Occitanie réfléchit à réorganiser son offre aérienne. La Région tient aujourd’hui une réunion de concertation à Montpellier.

 

L’Occitanie dispose-t-elle de trop d’aéroports ? C’est un peu à cette question que va tenter de répondre la Région Occitanie alors que se tient aujourd’hui une réunion de concertation sur la stratégie aéroportuaire régionale. Avec dix aéroports sur son territoire, l’Occitanie affiche un maillage aérien très fourni.

 

Mais à côté des deux aéroports métropolitains, certaines plateformes peinent parfois à atteindre l’équilibre économique. D’où la légitime question d’une possible réorganisation de l’offre aérienne.

 

Pour y réfléchir, la région a lancé une grande concertation qui doit aboutir d’ici la fin de l’année à une feuille de route pour une mise en œuvre dès 2018. «Il n’y a pas de petits aéroports, tous font rayonner la Région» a déclaré Carole Delga cet été à l’occasion de l’inauguration de l’aérogare rénovée de Perpignan. Qu’ils aient une vocation touristique, économique ou de désenclavement les aéroports d’Occitanie remplissent tous une mission pour leur territoire. «Il est indispensable d’étudier quelle est la demande des passagers pour chaque aéroport. Il ne faut pas les mettre en concurrence les uns avec les autres au risque d’appauvrir l’offre aérienne. Jouons la complémentarité plutôt que la concurrence», analyse Alain Di Crescenzo, le président de la CCI d’Occitanie. Ce dernier plaide pour la création d’un organe de concertation permanent entre tous les gestionnaires et actionnaires des aéroports régionaux afin de coordonner «au plus près du terrain» les stratégies des différentes plateformes.

 

Peut-être une piste pour la feuille de route de la région à paraître en fin d’année.

 

Tous les regards se portent toutefois sur les aéroports de Béziers et de Nîmes, qui se trouvent respectivement à 1h et à 50 minutes de celui de Montpellier et dont le trafic passager peine à décoller. Ceux de Castres et de Rodez sont quant à eux exploités dans le cadre d’une obligation de service public (OSP) ce qui signifie que les compagnies qui les desservent sont subventionnées au titre de l’aménagement du territoire. Carcassonne a trouvé sa place sur l’échiquier touristique malgré l’arrivée de Ryanair à Toulouse-Blagnac et Montpellier connaît une seconde jeunesse grâce à l’ouverture de La Navette d’Air France avec dix vols par jour vers Paris.

 

Le trafic aérien de fret poursuit sa croissance vigoureuse, annonce l’IATA

L’usine nouvelle – 5 Septembre 2017

 

Le trafic aérien mondial de fret a augmenté en juillet de 11,4%, soit un troisième mois consécutif de progression à deux chiffres, a annoncé mardi l’Association internationale du transport aérien (Iata).

L’Iata souligne cependant que si les perspectives restent bonnes jusqu’à la fin de l’année, des signes indiquent que le cycle de croissance du secteur semble se rapprocher d’un pic.

 

« Pour le troisième mois consécutif, la demande de fret aérien a connu une croissance plus rapide que la demande de transport aérien de passagers », a dit le directeur général de l’organisation, Alexandre de Juniac.

 

Les capacités disponibles ont augmenté de 3,7% en juillet.

 

Le trafic aérien de fret, mesuré en tonnes kilomètres, a connu en juillet une croissance supérieure à 10% en Afrique, en Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique du Nord.

 

Communiqué de Presse du Syndicat des Pilotes d’Air France (SPAF)

 

Le Syndicat des Pilotes d’Air France a écrit à madame la ministre chargée des transports son inquiétude au sujet du démantèlement de la compagnie Air France qui continue de s’opérer avec la création de la nouvelle compagnie Joon. Une entité qui récupère des lignes et avions d’Air France mais dont le nom même renie tout lien avec la tradition le savoir-faire français symbolisés par notre pavillon. Attachés à notre compagnie, à son histoire et à son image, nous souhaitons que l’État préserve la compagnie et les valeurs qu’elle porte. Le SPAF ne peut laisser accréditer l’idée que les atouts de la marque France (et Air France) ne peuvent s’exprimer dans l’aérien alors que c’est parfaitement et brillamment le cas dans le luxe, la culture et l’innovation.

 

La lettre : « Madame la Ministre des Transports,

 

   Le 18 juillet 2017, M. Janaillac a annoncé la création de la nouvelle compagnie du Groupe Air France, dénommée Joon. Au-delà des réactions « amusées » de la presse et des divers spécialistes du secteur, devant ce nom qui en français ne signifie rien, nous souhaitons attirer votre attention sur les implications de ce choix. 

 

 En effet, et contrairement aux assurances qui nous avaient été données au cours des longs mois de négociations ayant présidé à la création de ladite compagnie, nous avons constaté avec regret, que ce qui avait été promis n’a pas été tenu. Une nouvelle fois, la marque Air France a disparu du paysage aérien. De plus, nous savons  que le logo de cette nouvelle compagnie abandonne le Bleu Blanc Rouge national, dont la symbolique aurait cependant tout son sens s’agissant de l’image d’un transporteur français.

 

 Après Hop et Transavia, qui auraient tout aussi bien pu s’appeler respectivement Air France régions, Air France Soleil, ou autre, voici donc Joon. Ce qui pourrait paraître anecdotique ne l’est en fait pas du tout, ni pour nous, pilotes d’Air France, attachés à notre compagnie et à son image, ni pour notre pays dont Air France est un des porte-drapeaux dans le monde. Joon signifie l’abandon de cette représentativité de la France !

 

Une situation dénoncée dont la preuve sera donnée, dès le premier acte d’exploitation, par l’abandon programmé de la ligne régulière vers Osaka d’Air France au profit de Joon. Que vont penser nos amis japonais, pour lesquels l’image revêt une importance fondamentale, de cette décision qu’ils traduiront comme un manque d’intérêt et de respect évident de notre part pour la région de Kansai, deuxième poumon économique du Japon ?  

 

 Et, au-delà de cet exemple du Japon, plus largement, de nombreuses autres destinations, hautement symboliques, ne seront désormais plus desservies en moyens propres par Air France, mais réservées à Joon sans aucune mention française. Notre organisation syndicale défend depuis toujours le respect et la pérennité de la marque Air France ainsi que des couleurs de la France que nous sommes toujours fiers de porter audelà de nos frontières. Cet abandon, fruit de l’imagination d’une équipe marketing, ne sera pas sans conséquence sur Air France, et sur la France.

 

 Pour ces raisons, nous avons tenu à vous alerter sur les effets préjudiciables présents et à venir résultant des dispositions retenues pour la nouvelle compagnie Joon.  Air France n’est pas et ne devrai jamais être totalement dissociée de l’image de la France ! 

 

 Madame la Ministre, nous vous demandons très solennellement de bien vouloir prendre en considération notre demande, afin que l’Etat français use de ses pouvoirs et de son influence pour que, au travers de la création de cette nouvelle compagnie, la marque Air France soit maintenue à travers l’adoption d’une nouvelle dénomination appartenant à la langue française, et que la présence du logo bleu-blanc-rouge représentatif de notre drapeau national redevienne effective.

 

Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma très haute considération. »