SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 7 mars 2018

Revue de Presse du 7 mars 2018

Le gouvernement va lancer la privatisation d’Aéroports de Paris

BFM Business 07/03/2018

Les derniers arbitrages auront lieu samedi et seront présentés dans la loi « Pacte » de Bruno Le Maire mi-avril. L’Etat souhaite vendre l’intégralité de sa participation, soit 50,6% du capital. Les candidats se bousculent.

Le gouvernement s’apprête à lancer sa première privatisation: celle des Aéroports de Paris (ADP). Samedi aura lieu à Matignon une réunion pour finaliser la loi « Pacte » (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) présentée par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Accompagné de la ministre des Transports Elisabeth Borne, le Premier ministre Edouard Philippe rendra son arbitrage final sur la privatisation d’ADP.

La loi comprendra un volet permettant à l’Etat de descendre sous le seuil de 50% du capital, ce que les textes actuels lui interdisent aujourd’hui. Aucun autre seuil de détention ne sera fixé, ce qui permettra à l’Etat de se désengager totalement. Elle sera envoyée au conseil d’Etat le vendredi 16 mars et présentée en conseil des ministres le 18 avril prochain. Son vote à l’assemblée nationale devrait intervenir à l’automne pour démarrer la privatisation fin 2018.

Les échanges entre les deux ministères de tutelles des aéroports de Roissy et d’Orly se sont multipliés ces dernières semaines. Après plusieurs mois de tergiversation et d’études de divers scénarios, la position du gouvernement s’est clarifiée. « Ils sont en train d’atterrir sur un schéma clair et simple » expliquent plusieurs sources.

Exploitation entre 70 et 90 années

Deux éléments clés ont été décidés. D’abord, l’Etat va, selon plusieurs sources proches du dossier, vendre la totalité de sa participation de 50,6% dans le gestionnaire de Roissy et Orly. C’est le message qu’il a fait passer aux différents acteurs. « Il dispose d’une régulation forte et de garde-fou suffisant pour conserver ses droits sur les dessertes, le foncier et la sécurité » explique une source. « Dans ces conditions, l’État n’a pas de raison de conserver une participation » ajoute une autre. Il va notamment négocier un nouveau contrat de régulation quinquennal à partir de fin 2018, au moment où la privatisation débutera.

Ce raisonnement est partagé par l’Elysée. Lorsqu’il était ministre de l’Economie, Emmanuel Macron optait déjà pour cette vision que l’Etat n’a pas besoin d’être propriétaire de ses infrastructures pour exercer un contrôle étroit dessus. Il avait d’ailleurs même tenté de privatiser l’entreprise, avant que le Premier ministre, Manuel Valls, s’y oppose.

L’autre point bloquant concernait la durée d’exploitation des aéroports et de leurs terrains. Actuellement, l’Etat dispose d’une licence sans durée. Mais, assure une source, « il est hors de question de céder à un acteur privé l’exploitation pour l’éternité! ». En jeu notamment, l’utilisation des 6600 hectares de Roissy et Orly mais surtout les 412 hectares de réserves foncières.

L’État souhaite les conserver pour de futurs aérogares et éviter que le repreneur ne les utilise pour de la spéculation immobilière. Il imposera au repreneur d’ADP une licence d’exploitation comprise entre 70 et 90 années. Une durée assez longue pour ne pas dévaloriser l’entreprise et handicaper sa privatisation. Et l’État disposera de droits de veto sur le foncier de l’entreprise.

Une dizaine de candidats

Une fois ces obstacles techniques levés, l’État pourra mettre aux enchères sa participation de 50,6%, valorisée, aujourd’hui, à 8,2 milliards d’euros. Il a déjà reçu une multitude de marques d’intérêts d’investisseurs français et internationaux, notamment lors du forum économique de Davos en janvier dernier. Le français Vinci fait figure de favori, d’autant qu’il détient déjà 8% d’ADP. L’Italien Atlantia, déjà propriétaire de l’aéroport de Nice, ou l’Espagnol Ferrovial pourraient aussi être de la partie.

Parmi les investisseurs financiers sont cités les français Ardian ou Predica (Crédit Agricole), la Caisse des Dépôts du Québec, Macquarie, GIP (aéroport de Londres) ou encore IFM. Pour racheter une entreprise aussi chère -16 milliards-, ces candidats devront se regrouper en consortium. Dans son appel d’offres, l’État pourrait imposer que le repreneur ait déjà une expérience dans la gestion d’aéroports internationaux.

Nouvelle grève en vue à Air France, le 23 mars pour les salaires

La Tribune 6/03/2018

La tension, salariale, continue à Air France. L’intersyndicale, qui exige une revalorisation de 6% en raison des bons résultats de la compagnie, appelle à une grève le 23 mars, trois jours après le lancement par Elisabeth Borne, la ministre des Transports, des Assises de l’aérien.

Nouvelle perturbation en vue chez Air France: une large intersyndicale, tous métiers confondus, appelle à une grève le 23 mars pour réclamer des augmentations de salaires, un mois après le précédent mouvement qui avait conduit à l’annulation d’un quart des vols. Onze syndicats exigent une revalorisation des grilles salariales de 6%, censée rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis la dernière augmentation générale en 2011.

« Le mouvement continue » face à une direction qui « reste sourde » aux revendications exprimées avec « succès » le 22 février, ont écrit mardi, dans un communiqué, les organisations de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD). La direction « reste campée » sur une proposition salariale « indécente » alors « qu’elle annonce des bénéfices records, suite à 6 ans de blocage de salaire et des efforts d’efficacité économiques très importants », a ajouté l’Unac, syndicat PNC qui appelle aussi à cesser le travail.

Le 22 février, l’appel intercatégoriel à la grève – inédit depuis 1993 – avait été suivi par près d’un quart du personnel (22%), selon la direction, contrainte d’annuler jusqu’à la moitié des vols long-courrier.

Dans une réaction écrite à l’AFP, l’entreprise « déplore » mardi la reprise d’un mouvement « qui pénalisera ses clients et ne fera que dégrader la situation de la compagnie et de ses salariés ». Le bras de fer a été engagé après l’échec des négociations salariales. Faute de consensus, la direction a appliqué unilatéralement une augmentation générale de 1% en deux temps et une enveloppe d’augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté…) de 1,4% pour les agents au sol.

Insuffisant aux yeux de l’intersyndicale, qui s’appuie sur des résultats d’entreprise en forte hausse. Le groupe Air France-KLM a affiché un bénéfice d’exploitation en hausse de 42% pour 2017, à 1,488 milliard d’euros, dont 588 millions pour la partie française.

« Durcir le mouvement »

« Les résultats d’Air France se sont améliorés mais ils restent encore largement en dessous de ceux des principaux concurrents », Lufthansa et IAG notamment, réaffirme mardi la direction. Accorder une augmentation équivalente à « 40% du résultat d’exploitation 2017 (…) remettrait en cause » l’équilibre « entre la reconnaissance légitime des efforts des salariés et la priorité à l’investissement et à la reprise des embauches », en même temps que cela « fragiliserait le redressement engagé », estime-t-elle.

La direction affirme que « le montant perçu par les salariés augmentera de 4,5% en moyenne pour l’année du fait de l’augmentation générale, des augmentations individuelles et du versement de l’intéressement ». Mais les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille: ils exigent des augmentations pérennes et remettent en cause les calculs d’Air France.

La direction « se contente de nous distribuer une aumône de 0,6% en avril et 0,4% en octobre, soit moins de 0,6% sur l’année », avancent-ils mardi. Ils menacent de « durcir le mouvement en l’absence de négociations » d’ici au 15 mars, date d’une prochaine réunion intersyndicale. La veille, le SNPL, majoritaire dans les cockpits d’Air France, aura mis fin à la consultation actuellement menée auprès des pilotes pour « recourir, au besoin, à un ou plusieurs arrêts de travail » pouvant dépasser six jours.

« La direction d’Air France recevra l’intersyndicale dans le meilleur délai afin d’essayer ensemble d’éviter ce nouveau conflit », a précisé cette dernière à l’AFP. Mais la tâche s’annonce ardue, sinon impossible sans concessions offertes aux syndicats. Ces derniers ont pour eux l’arme de la grève, certes, mais aussi le soutien d’une partie des personnels, lassés des précédents plans de restructuration.

Le conflit salarial se nourrit par ailleurs de tensions qui pèsent sur le climat social d’Air France depuis de longues semaines. Des mécaniciens mènent ainsi une grève épisodique depuis décembre pour des questions salariales là aussi. Les représentants des pilotes s’écharpent avec la direction sur la sécurité des vols, quand les PNC d’Air France voient avec amertume la filiale à coûts réduits Joon décoller sans eux.

Et la tension n’est pas près de retomber. Le procès en appel de la « chemise arrachée », réminiscence d’un conflit d’ampleur en 2015, doit s’ouvrir la semaine prochaine à Paris.

Cette deuxième journée de grève interviendra trois jours après le lancement, prévu le 20 mars, par Elisabeth Borne, la ministre des Transports, des Assises de l’aérien sur la compétitivité du secteur. Dans un entretien à La Tribune, la semaine dernière, elle appelait les syndicats d’Air France à la « responsabilité ». Appel qui n’a pas été entendu, visiblement.

ADP dopé par le long-courrier et sa stratégie internationale

Air&Cosmos 2/03/2018

LE GESTIONNAIRE AÉROPORTUAIRE A CONNU UNE HAUSSE DE 22,7 % DE SON CHIFFRE D’AFFAIRES EN 2017, ET LE TRAFIC DE PARIS AÉROPORT A PASSÉ LA BARRE HISTORIQUE DES 100 MILLIONS DE PASSAGERS.

Tous les indicateurs sont au vert pour le groupe ADP. Avec un total de 101,5 millions de passagers, le trafic de Paris Aéroport (Roissy et Orly) a battu un record historique de fréquentation, passant pour la première fois le plafond des 100 millions de passagers. Pris séparément, l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle a traité 69,5 millions de passagers (+5,4% par rapport à l’année 2016), tandis qu’Orly en a accueilli 32 millions (+ 2,6%). Cette excellente performance est surtout à mettre à l’actif du trafic international (hors Europe) qui a connu des croissances sur l’ensemble des faisceaux : Moyen-Orient (+ 8,9%), Afrique (+ 7,8%), Amérique du Nord (+ 6,9%) DOM-COM (+ 4,8%), Asie-Pacifique (+ 4,1 %) et Amérique latine (+ 0,7 %).

A noter que le trafic asiatique, qui avait connu un fort retrait (- 6,7 %) en 2016 sous les effets des attentats (notamment de et vers le Japon et la Malaisie), a opéré un bon rétablissement.

AMMAN DANS LA MIRE

Le groupe aéroportuaire a ainsi réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 3,6 Md€, en hausse de 22,7%  par rapport à 2016. Au-delà du bon niveau d’activité, cette performance est à mettre au crédit de l’intégration globale de TAV Airports, dont le groupe ADP est actionnaire à 46,12% depuis juillet 2017. Pour mémoire, TAV Airports regroupe un ensemble d’aéroports turcs, dont Istanbul Atatürk, Ankara et Izmir. Hors intégration globale de TAV Airports, le chiffre d’affaires est en croissance de 1,8 %, à un peu plus de 3 Md€. L’intégration dans les comptes du groupe ADP de ceux de TAV Airports a été faite au second semestre 2017 et contribue au chiffre d’affaires global du groupe à hauteur de 616 M€. La hausse du chiffre d’affaires est aussi à mettre au crédit de la croissance du produit des redevances aéronautiques à Paris Aéroport (+ 4,6 % à plus d’1 Md€), portée par la dynamique du trafic passagers (+ 4,5 %) et la hausse des tarifs au 1er avril 2017 (+ 0,97 %). La stratégie de développement à l’international devrait se poursuivre et produire de nouveaux fruits en 2018. Le groupe ADP a en effet signé le 22 décembre 2017 un contrat en vue d’acquérir le contrôle exclusif d’Airport International Group (MG), concessionnaire de l’aéroport international Reine Alia à Amman, en Jordanie. Avec cette prise de contrôle (qui devrait atteindre 80 %), le groupe ADP, qui est déjà actionnaire de 9,5% d’AIG via ADP International depuis 2007, sera en mesure de consolider les comptes de la société concessionnaire par intégration globale. Cette opération se traduit par un investissement de 267 M€. L’aéroport Reine Alia a accueilli 7,4 millions de passagers en 2016 et a été nommé meilleur aéroport de sa catégorie (5-15 millions) au Moyen-Orient par l’ACI (Airport Council International) sur la base de l’enquête Airport Service Quality (ASQ) de 2016. Le projet de rénovation de l’aéroport José Marti de La Havane Cuba), en coopération avec Bouygues, devrait être effectivement lancé à partir du second semestre 2018.En revanche, les grandes ambitions que le groupe ADP avait au Vietnam, qui connaît depuis quelques années un accroissement très fort de son secteur aérien et de ses besoins en infrastructures aéroportuaires, sont suspendues.

Le résultat opérationnel d’ADP est, lui, en croissance de 366 M€ (+ 55,1 go) à un peu plus d’1 Md€, là encore soutenu notamment par la contribution de TAV Airports. Le résultat net part du groupe est, lui, en hausse de 31,2 % à 571 M€.

DES RÉSERVES DE CAPACITÉS.

2017 a aussi été pour le groupe ADP une année de développement d’infrastructures pour les deux plateformes parisiennes. A Roissy-CDG, le gestionnaire d’aéroports a lancé les travaux de jonction des satellites internationaux du terminal 1 et la liaison des terminaux 2B et 2D. De même, le groupe aéroportuaire a donné le coup d’envoi au projet de jonction de Paris-Orly. Le bâtiment devrait être achevé au printemps 2019, pour un investissement de 385 M€. Au-delà des grands travaux, ADP est aussi en train de refaire les pistes et construit un nouveau trieur à bagages au terminal 2E. Pour mémoire, ce grand chantier s’insère dans le plan stratégique 2016-2020 du groupe ADP, qui a investi 274 M€ rien que dans ce nouveau trieur. Pour l’instant, pour les halls L et M, l’acheminement des bagages se fait par véhicule motorisé jusqu’au trieur du terminal 2E. Il y a donc une perte de temps et une perte de compétitivité pour l’aéroport. L’objectif est, par la construction d’une grande galerie souterraine et du nouveau trieur, de fluidifier le parcours des bagages pour un terminal très utilisé à Roissy, notamment par Air France-KLM, et d’éviter les pannes mécaniques, comme celle qui avait bloqué l’acheminement de 4000 valises en juillet 2017. 2017 a été aussi l’année du lancement effectif du projet CDG Express (la liaison grande vitesse qui doit joindre l’aéroport et le centre de Paris). En juillet, l’Etat a lancé une consultation pour désigner qui serait l’exploitant ferroviaire de la ligne et, en décembre, les équipes techniques du groupe ADP et celles de SNCF Réseau ont été regroupées sur un plateau commun à Saint-Denis.

A plus long terme, et compte tenu des hausses de trafic attendues tous les ans, le groupe ADP devrait lancer cette année des études détaillées pour obtenir de nouvelles capacités grâce au projet d’un futur terminal 4, qui se situerait sur une emprise d’une superficie de 167 hectares, géographiquement située derrière le nouveau siège du groupe ADP à Roissy et à proximité du terminal 1. Dans l’état actuel du projet, la première tranche de livraison devrait intervenir à l’horizon 2023-2024, avec une capacité supplémentaire de 7 à 10 millions de passagers, pour coïncider avec la tenue des jeux Olympiques à Paris. A terme, ce nouveau terminal, qui disposerait de quatre pistes parallèles, devrait permettre d’accueillir 30 à 40 millions de passagers supplémentaires. Le point de comparaison actuel est l’aéroport de Londres-Heathrow qui, avec deux pistes, peut accueillir 79 millions de passagers, explique Augustin de Romanet, président du groupe ADP. Avec le terminal 4, l’aéroport de Roissy serait en mesure d’atteindre une capacité de 120 millions de passagers. »

Groupe IAG : +8,5% en février, 777 densifiés pour British Airways

Air Journal 06/03/2018

Les compagnies aériennes d’International Airlines Group (IAG), British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level ont accueilli 7,09 millions de passagers le mois dernier, un trafic en hausse de 11% par rapport à février 2017. La compagnie britannique a dévoilé de nouvelles cabines pour les Boeing 777 densifiés basés à Gatwick, avec 10 sièges de front en Economie.

IAG a vu en février 2018 son trafic en RPK (revenu kilomètre passager) augmenter de 5,8%, sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) progressant de 3,5%. Le coefficient d’occupation moyen du groupe s’est établi à 79,7%, en hausse de 1,7 point de pourcentage. Le nombre de passagers a progressé de 11,6% sur le réseau domestique (en Grande Bretagne, Espagne, Irlande et Italie), de 9,1% vers et depuis le reste de l’Europe, de 4,9% vers l’Amérique latine et les Caraïbes, et de 9,5% vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du sud. Et il a progressé de 0,7% vers l’Amérique du nord et de 0,0% vers l’Asie-Pacifique ; ces deux régions avaient enregistré un recul le mois dernier, et en février affichent aussi une hausse de leur coefficient d’occupation de 0,7 et 1,5 points respectivement (à 72,1% et 84,8%).

IAG ne fournit que peu de détails par compagnie : British Airways a vu son trafic en RPK gagner 1,8% sur des capacités en SKO à +0,2%, avec un coefficient d’occupation à 78,0% (+1,2 points) ; dans l’activité cargo, le trafic est en recul de 0,9% par rapport à février 2017. Le groupe inclut OpenSkies dans les résultats de 2017, mais pas dans ceux de 2018.

Iberia, incluant les low cost Iberia Express et Level, a vu son trafic en RPK gagner 10,9% sur des capacités en SKO à +7,3%, avec un coefficient d’occupation gagnant 2,6 points à 85,5% ; dans l’activité cargo, le trafic augmente recule de 1,2%.

Aer Lingus a vu son trafic en RPK gagner 6,6% sur des capacités en SKO à +4,0%, avec un coefficient d’occupation à 71,2% (+1,7 point) ; l’activité cargo reste parfaitement stable.

Enfin la low cost Vueling a enregistré un trafic en RPK à +17,0% sur des capacités à +14,5%, avec un coefficient d’occupation à 83,2% (+1,8 point).

Le groupe rappelle parmi les développements stratégiques du mois dernier son investissement dans Volantio, suite à la participation réussie de la start-up au programme d’accélérateur global Hangar 51 d’IAG. La plate-forme de Volantio, Yana, permet aux compagnies aériennes d’identifier proactivement les passagers « flexibles » sur les vols à forte demande, et de leur offrir des sièges alternatifs sur les vols moins demandés avec des incitations supplémentaires.

Nouvelles cabines pour les 777 densifiés de British Airways

Comme annoncé en septembre dernier, six des dix Boeing 777-200ER de British Airways basés à l’aéroport de Londres-Gatwick vont être configurés pour accueillir 32 passagers en classe Affaires, 52 en Premium et 252 en Economie, soit 336 places contre 275 ou 283 dans les configurations tri-classes actuelles (48+24+203 ou 40+24+219). La présentation des cabines World Traveller (Economie) et World Traveller Plus (Premium) hier a confirmé la présence d’écrans vidéos 50% plus grands (10 et 12 pouces respectivement), mais aussi le passage de 9 à 10 passagers par rangée pour la classe arrière. Le programme de divertissement en vol Panasonic a quatre fois plus de capacité en vidéo et audio, les nouveaux sièges bénéficient d’appuie-tête réglable en six positions et d’une tablette dans l’accoudoir (qui est amovible) et d’une prise USB pour recharger les portables à chaque place (plus une prise de courant en Premium).

Selon Sean Doyle, directeur du réseau et des alliances de British Airways, « nous sommes l’une des rares compagnies aériennes mondiales à proposer un choix de quatre cabines pour les voyages et World Traveller Plus s’adresse à un large éventail de voyageurs d’affaires comme de loisirs. En réponse à la demande, nous augmentons la taille de la cabine afin de pouvoir offrir plus de ces sièges populaires à nos clients, tout en gardant la cabine intime et en conservant le service expert et attentionné que nos voyageurs aiment ».

Les six Triple Sept tri-classes devraient avoir été réaménagés d’ici la fin de l’année ; ils seront d’abord déployés vers Punta Cana en République dominicaine, Cancun au Mexique et Kingston en Jamaïque. Quatre autres 777-200ER conserveront une configuration en quatre classes, avec 12 sièges supplémentaires en Premium ; une fois leur reconfiguration terminée à l’été 2019, l’ensemble des 777-200ER de la compagnie de l’alliance Oneworld seront utilisés sur les 22 routes long-courrier proposées à Gatwick. L’aéroport a vu son trafic augmenter de 40% en cinq ans selon British Airways, atteignant 6,2 millions de passagers l’année dernière.

Marc Rochet lâche les manettes opérationnelles d’Air Caraïbes, Patrick Malval lui succède

La Tribune 06/03/2018

A 67 ans, le président du directoire d’Air Caraïbes a décidé de quitter ses fonctions. Patrick Malval, 50 ans, qui a fait toute sa carrière chez British Airways et le groupe IAG, lui succède.

Une page se tourne dans le ciel français. Marc Rochet, président du directoire d’Air Caraïbes, l’un des plus grands présidents que le pavillon français ait connu, va lâcher à 67 ans les mannettes opérationnelles d’Air Caraïbes et de son entité long-courrier, Air Caraïbes Atlantique, toutes deux filiales du groupe Dubreuil. Marc Rochet, « qui a souhaité se recentrer sur d’autres sujets », selon le communiqué du groupe, restera administrateur d’Air Caraïbes et membre du conseil de surveillance d’Air Caraïbes Atlantique. Il continuera par ailleurs à exercer ses fonctions de Président de French Bee (ex French Blue), la low-cost long-courrier du groupe Dubreuil et de Hiline cargo, et devient directeur général de Groupe Dubreuil Aéro (GDA), une autre filiale du groupe Dubreuil dédiée aux métiers du transport aérien, dans laquelle il continuera de participer à la définition de la stratégie des compagnies aériennes du groupe Dubreuil en étroite collaboration avec Jean-Paul Dubreuil, président-fondateur du groupe éponyme. Cette structure va d’ailleurs jouer un rôle central puisqu’elle va récupérer la gestion des programmes de vol, du revenu management et de la flotte.

« Une page se tourne. L’entité aéronautique du groupe Dubreuil se porte bien. Les résultats financiers 2017 que nous allons bientôt communiquer sont de très bonne tenue. Les nouveaux avions qui sont entrés dans notre flotte sont rodés. Tout est sous contrôle. Jean-Paul Dubreuil et moi-même souhaitons faire du développement et nous avions besoin de gens compétents pour renforcer le groupe », confie Marc Rochet à La Tribune.

 « Marc a fait un travail remarquable à nos côtés depuis 2003 et les tout premiers pas de la compagnie sur les liaisons transatlantiques. Il a toujours répondu présent à chacune des étapes de la vie de la compagnie et a grandement contribué à la réussite et aux performances d’Air Caraïbes. Je respecte son choix légitime d’aspirer désormais à une vie professionnelle différente et de pouvoir prendre un peu de hauteur pour m’aider à orienter la stratégie de nos compagnies », a déclaré Jean-Paul Dubreuil dans un communiqué.

Patrick Malval, un pur produit de British Airways

Air Caraïbes restera dans de bonnes mains. C’est en effet Patrick Malval qui va remplacer Marc Rochet. Agé de 50 ans, il a fait toute sa carrière chez British Airways, puis au sein du groupe IAG, la maison-mère de la compagnie britannique. Fin novembre, Patrick Malval avait démissionné du groupe IAG.

Entré chez British Airways il y a 23 ans, il avait été nommé directeur commercial de la compagnie britannique pour l’Europe de l’Ouest en 2007 avant de prendre les rênes de la compagnie Openskies en 2011, dont Marc Rochet était administrateur. « Au cours de cette période, il a eu l’occasion de travailler étroitement avec Marc Rochet : les deux hommes ont non seulement une expérience commune de collaboration mais aussi une estime réciproque », explique le groupe Dubreuil.

Les deux hommes partagent en effet la même attention portée aux clients et la même rigueur sur les coûts. Comme l’était avant lui René Lapautre, l’ancien DG d’UTA, Marc Rochet a toujours cherché à améliorer à la compétitivité intrinsèque des compagnies qu’il a dirigées. Venant de British Airways, où il a connu des plans drastiques de réductions de coûts, Patrick Malval était à bonne école. Willie Walsh, le directeur général du groupe IAG l’avait placé dans l’équipe qui a eu la charge de définir et de lancer Level sur le créneau du low-cost long-courrier. Cette connaissance intime de Level lui sera fort utile au moment de l’arrivée de cette dernière sur les Antilles à partir de l’été prochain.

La tâche de Patrick Malval ne sera pas simple. Il arrive au moment où la concurrence entre la Métropole et les Antilles va se durcir avec l’arrivée de Level, cet été, et peut-être de Norwegian.

A moins, comme vont forcément le penser certains, qu’il ne vienne pour préparer un partenariat ou un adossement au groupe IAG. Un certain nombre d’observateurs estiment qu’à 74 ans, Jean-Paul Dubreuil pourrait être tenté, un jour, de vendre ses compagnies aériennes, si d’aventure il voyait que ses enfants ne souhaitent pas continuer dans le transport aérien.

La passation entre Patrick Malval et Marc Rochet aura lieu la semaine prochaine. Ensemble, ils rencontreront les équipes antillaises de la compagnie le 9 mars sur Pointe-à-Pitre et Fort-de-France. Patrick Malval sera basé à Orly, au centre opérationnel d’Air Caraïbes Atlantique.

 

 Lufthansa s’écarte du dossier Alitalia

DéplacementsPros 07/03/2018

Très présente sur le dossier de reprise d’Alitalia, le groupe Lufthansa a de fait été mis en attente pour la reprise de la compagnie italienne. Le gouvernement italien veut améliorer à la fois l’offre et les conditions sociales. Du coup, le groupe allemand fait la fine bouche.

nterrogé sur le dossier Almitalia en marge du forum des compagnies aériennes A4E (Airlines for Europe) à Bruxelles, Carsten Spohr a précisé qu’il n’était pas intéressé par Alitalia en l’état actuel, tant que cette dernière ne serait pas restructurée.

Et pourtant, il s’est dit convaincu que le secteur du transport aérien en Europe devrait connaître de nouvelles fusions. « L’Europe a encore besoin de consolidation et nous assisterons à une nouvelle consolidation« , a dit Carsten Spohr à la presse, se disant convaincu que la Commission européenne ferait pression sur l’Italie afin qu’elle trouve une solution pour la compagnie en difficulté. « Je suis certain que Bruxelles accentuera la pression et imposera une solution, après quoi nous jetterons un oeil pour voir si (la compagnie) offre des perspectives pour nous« , a-t-il affirmé.

Ce n’est pas du côté britannique que les Italiens trouveront une solution. Le directeur général d’IAG, maison mère de British Airways, a aussi dit ne pas être intéressé par le dossier Alitalia. « Notre intérêt pour l’Italie est surtout du point de vue de la croissance organique via principalement Vueling », a dit Willie Walsh, qui parie clairement sur la compagnie espagnole à bas coût de son groupe.

Côté easyJet, pas de projet plus précis non plus : Johan Lundgren, directeur général d’easyJet, a pour sa part déclaré que la compagnie britannique se concentrait pour l’instant sur l’intégration des actifs rachetés à Air Berlin.

 

Aéroport de Bordeaux – Mérignac : le terminal Billi ferme trois semaines pour travaux

France 3 Regions 07/03/2018

A compter du 7 mars et pour une durée de trois semaines, le terminal Billi de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac sera fermé.  Afin d’installer de nouveaux postes de sécurité. Les passagers seront redirigés vers les autres halls des compagnies.

Des travaux de modernisation avant l’installation de la base d’Easyjet sur l’aéroport. Le terminal Billi de l’aéroport de Bordeaux se prépare à accueillir ses voyageurs dans des conditions optimales. Pour ce faire, il a besoin de nouveaux postes de sécurité.

Dès mercredi 7 mars, ce terminal sera donc fermé et ce pendant toute la durée des travaux, soit trois semaines, pour une réouverture le 24 mars.

Chaque heure, ils sont 400 passagers à franchir les contrôles de sécurité. L’objectif est de doubler leur nombre une fois le nouveau matériel installé.

Les passagers redirigés sur les halls A et B

« On est encore en saison hiver, relativise Pascal Personne, le directeur de l’aéroport de Bordeaux. Heureusement, on n’a pas à modifier les plannings des vols, mais les vols à l’arrivée et au départ se feront sur les terminaux A et B ».

Ces travaux font partie du réaménagement global du terminal, qui prévoit dès 2019 l’installation de bornes automatiques d’enregistrement et en 2021 de doubler la surface du terminal. Coût total de tous ces travaux : 130 millions d’euros, pour un objectif : transporter 8 millions de voyageurs par an d’ici 2022

 

DHL inaugure son hub du futur à Bruxelles

Air&Cosmos 2/03/2018

LE LEADER MONDIAL DES SERVICES LOGISTIQUES ET EXPRESS A INVESTI 140 MILLIONS D’EUROS DANS UN NOUVEAU CENTRE DE TRI QUI EST UN CONDENSÉ DES MEILLEURS OUTILS ET PRATIQUES DU SECTEUR. DE QUOI SOUTENIR LA FORTE CROISSANCE DE DHL DANS LE MONDE, MAIS AUSSI EN FRANCE OÙ L’INTÉGRATEUR VOIT CROÎTRE SON MARCHÉ AUTANT QUE SA PART DE MARCHÉ.

Ken Allen, le charismatique directeur général de DHL, s’est déplacé en personne à Bruxelles, le 22 février dernier, pour l’inauguration du nouveau hub du leader mondial de la logistique, son cinquième au monde en termes de colis traités. Une infrastructure rendue nécessaire par la croissance du marché de l’opérateur autant que par la croissance de ses parts de marché. Cette dernière s’élève désormais à 38 % (+ 4 %) au niveau mondial, 44 % en Europe (+ 3 %), 35 % en France (+ 4 %) et 50 % en Belgique. « Notre croissance est portée à la fois par notre marché traditionnel B to B qui suit la croissance mondiale retrouvée et par le B to C qui explose ces dernières années, dans la foulée de l’e-commerce, explique le directeur général de DHL. Tout indique que cette croissance ne va faire qu’augmenter et nous devons nous y préparer, notamment à travers de nouvelles infrastructures. »

Ironie de l’histoire, DHL avait quitté son hub de Bruxelles pour Leipzig, il y a dix ans, sur fond de désaccords politiques sur le nombre de vols de nuit à autoriser au départ de l’aéroport de Bruxelles. Mais le hub, devenu secondaire, n’a jamais été abandonné et avait même encore été développé ces dernières années. « Nous traitons désormais un volume supérieur à la période avant notre départ, poursuit Ken Allen. Nous opérons moins de vols, mais avec des avions plus gros et plus respectueux de l’environnement. » 22 avions, du B-757 au B-747, se croisent chaque nuit sur les pistes de Bruxelles vers l’Europe, bien sûr, mais aussi vers les Etats-Unis et l’Afrique.

Le nouveau hub de Bruxelles aura une capacité de 42 000 colis par heure, soit quatre fois plus que l’ancien site, qui a définitivement fermé ses portes il y a quelques semaines. Pour pouvoir assurer cette performance, le hub de Bruxelles a été doté des dernières technologies en matière de logistique : scanner intégral de tous les colis, dédouanement accéléré, opérations de chargement-déchargement optimisées… 1 200 collaborateurs sont actifs sur le site, dont 200 nouvellement recrutés.

FORTE CROISSANCE EN FRANCE.

Près de 60 % des colis traités à Bruxelles ont pour départ ou destination la zone de chalandise de Bruxelles, qui inclut notamment le nord de la France. La France sera d’ailleurs fortement bénéficiaire de cette nouvelle infrastructure. « 80 % de notre trafic part vers Leipzig et 20 % vers Bruxelles, confie Michel Akavi, président de DHL Express France. Ce nouveau hub va nous aider à poursuivre notre croissance importante en France. » DHL a transporté 34 millions de colis (dont 60 % en avion) de et vers la France en 2016, avec une croissance de 10 % sur le segment B to B et de 20 % sur le B to C. « Ces taux de croissance sont le signe de la bonne santé de l’économie française, poursuit Michel Akavi. D’autant plus que la croissance est vigoureuse autant de que vers la France. France is back! »

Mais plus que la croissance, c’est la nature de l’activité qui représente le défi majeur de DHL, dont le métier est désormais considérablement impacté par 1’e-commerce. « Le défi majeur de la livraison aux particuliers, c’est qu’ils ne sont pas chez eux pendant les heures de bureau, explique Michel Akavi. Nous devons aussi faire face à des pointes importantes, comme lorsque Mango et Zara ont fait des promotions à 70 % et que notre trafic entre l’Espagne et la France est passé de 5 000 à 25 000 envois par jour en… un jour. » Système de prise de rendez-vous, mise en place de points relais, tournées de soir et de week-end, livraisons collaboratives… sont autant de solutions mises en place pour faire face à cette nouvelle donne à laquelle ont dû s’adapter les 2 300 collaborateurs de DHL France tout comme leurs 100 000 collègues de par le monde.

Finalement, seules les opérations aériennes n’ont guère changé, même si les avions sont de plus en plus gros. Chaque soir, seize avions quittent la France et en reviennent le matin suivant :deux vols sur Bruxelles depuis Lyon et Marseille (plus des camions entre Paris-CDG et Bruxelles), les autres vols au départ de CDG, Lyon, Nantes, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Mulhouse à destination de Leipzig ou d’autres destinations européennes. Ces vols sont opérés en A300 ou en Boeing 757. Des avions qui n’auront pas à faire face à des problèmes de remplissage. DHL France attend en effet une croissance de ses activités de 13 % par an ces prochaines années.

 

Les compagnies aériennes veulent des contrôles plus fluides

DéplacementsPros 06/03/2018

Airlines for Europe (A4E), groupe de lobbying créé en 2016 par Air France-KLM, IAG, EasyJet, Lufthansa et Ryanair, a profité de sa deuxième assemblée générale annuelle pour pointer du doigt un problème récurrent dans les aéroports européens : l’attente aux contrôles des frontières. Les transporteurs réclament des investissements pour améliorer les infrastructures et leur fluidité.

A4E compte désormais 15 membres et ne veut pas voir en 2018 un remake de l’été dernier aux contrôles des frontières des aéroports européens. Des files d’attentes de plusieurs heures avaient en effet été observées dans plusieurs plates-formes dont celles de Paris lors du pic d’affluence des vacances. « Avec la période estivale chargée qui nous attend, nous devons tirer les leçons de l’expérience inacceptable de l’an dernier,spécifiquement aux frontières européennes où des infrastructures insuffisantes et le sous-effectif avaient conduit jusqu’à 300% d’augmentation des retards dans certains aéroports, et jusqu’à 5% de passagers ayant raté leur correspondance par jour », a expliqué Thomas Reynaert, directeur de A4E.

Les compagnies aériennes appellent ainsi les autorités à poursuivre les investissements dans l’automatisation des contrôles des passeports mais également à augmenter le personnel aux frontières.

Un autre domaine a également besoin de moyens supplémentaires pour améliorer la capacité de ses systèmes et renforcer ses équipes selon l’A4E : le contrôle aérien. Le communiqué explique : « les retards liés à des problèmes de capacité des systèmes de contrôle du trafic aérien ou de problèmes d’effectifs ont augmenté respectivement de 14,6% et 20,6% ». Il ajoute que si de nouvelles mesures ne sont pas prises en 2018, « les compagnies devront à nouveau emprunter des routes plus longues, certaines lignes seront restreintes ou des vols seront retardés au sol ».