SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 10 janvier 2020

Revue de Presse du 10 janvier 2020

 

Au Sommaire :

 

·      Intégration Air France : une grève de 12 jours pour les   pilotes  de Hop

·        Trafic Air France-KLM : +2,7% en 2019

·        Air France-KLM a un peu accéléré sa croissance en 2019

·        IAG: trafic en hausse de 4,7% et départ du patron

·        Alitalia : débâcle en vue ?

·        Air France va ouvrir un Orly-Munich

·        Wizz Air à Lyon : Bucarest remplace Belgrade

Intégration Air France : une grève de 12 jours pour les pilotes de Hop ?

TourMag 09/01/2020

Tous les vendredis entre février et avril ?

Demandant depuis plusieurs mois leur intégration à Air France, les pilotes de la filiale domestique Hop, par le biais du SNPL, déposent un préavis de grève de 144 heures s’étirant entre février et avril 2020.

« Depuis de nombreux mois, et pour les multiples raisons que nous avons déjà évoquées, la section SNPL Hop revendique l’intégration des pilotes de Hop au sein d’Air France ».
Ainsi débute un courrier interne envoyé par la présidence du syndicat à Pierre-Olivier Bandet, directeur général de la filiale domestique du groupe Air France-KLM, en pleine restructuration.
Ne s’estimant pas entendu, le conseil SNPL de Hop a voté à l’unanimité le dépôt d’un préavis de grève de 144 heures concernant les vendredis du 14 février au 30 avril 2020, tout en espérant « vivement » éviter le conflit et parvenir à un accord par la discussion.

Mais, « en l’absence de satisfaction de nos revendications, à savoir l’amélioration substantielle du contrat social des PNT de Hop, ainsi que l’amélioration substantielle de la phase pérenne pour les volontaires au départ chez AF, les pilotes de Hop sont appelés à cesser le travail », peut-on lire dans le courrier adressé à la direction.

Trafic Air France-KLM : +2,7% en 2019

Air Journal 10/01/2020

Le trafic du groupe aérien franco-néerlandais a progressé en 2019 de 2,7% avec 104,205 millions de passagers transportés. Air France affiche +2,1%, KLM Royal Dutch Airlines +2,7% et la low cost Transavia +4,8%.

Les statistiques d’Air France-KLM pour l’année 2019 indiquent une hausse de 3,5% du trafic en PKT (passager kilomètre transporté), sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) en augmentation de 2,9%. Le coefficient d’occupation global du groupe, toutes filiales comprises, progresse de 0,5 point de pourcentage à 88,4%. La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) n’est pas mentionnée dans le communiqué publié ce jeudi.

L’activité passage réseaux, regroupant les compagnies aériennes Air France (HOP incluse) et KLM, a accueilli 87,623 millions de passagers l’année dernière, un résultat en hausse de 2,3% par rapport à 2018. Le trafic en PKT gagne 3,2% sur des capacités en SKO progressant de 2,5%, pour un coefficient d’occupation à 87,9% (+0,5 point). Le nombre de voyageurs progresse de 3,2% sur le seul long-courrier (28,320 millions de passagers), et en particulier de 6,1% sur l’Amérique du nord, de 6,1% sur l’Amérique latine et de 3,7% vers l’Asie ; il est également en hausse de 0,7% vers les Caraïbes-Océan Indien, mais recule de 1,7% sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Le coefficient d’occupation moyen sur le long-courrier est de 88,7% (+0,3 point), sur une offre en hausse de 2,9%. L’activité court et moyen-courrier a progressé en 2019 de 1,9%, avec 59,304 millions de passagers et une occupation à 84,7% (+1,4 point) sur des capacités en hausse de 1,0%.

Air France (incluant désormais sa filiale régionale HOP) a accueilli 52,532 millions de passagers l’année dernière, un résultat en hausse de 2,1%. Le trafic en PKT gagne 4,3% sur des capacités en SKO en hausse de 3,4% ; le coefficient d’occupation progresse de 0,7 point de pourcentage à 86,9%. Le court et moyen-courrier affiche 35,687 millions de passagers (+1,0%), avec une occupation à 83,0% (+1,7 point) ; le long-courrier de la compagnie française de l’alliance SkyTeam a transporté 16,845 millions de voyageurs (+4,4%), avec une occupation moyenne à 86,9% (+0,7 point).

KLM Royal Dutch Airlines a de son côté accueilli 35,092 millions de passagers en 2019 (+2,7%), avec un  trafic en PKT à +1,7% sur des capacités en SKO à +1,4% ; le coefficient d’occupation s’établit à 89,4% (+0,3 point). Le court et moyen-courrier affiche 23,617 millions de passagers (+3,3%), avec une occupation à 87,3% (+1,0 point) ; le long-courrier a transporté 11,475 millions de voyageurs (+1,5%), avec une occupation en hausse de 0,3 point à 89,7%.

Transavia, la filiale low cost du groupe Air France-KLM, a accueilli 16,581 millions de passagers l’année dernière (+4,8%), avec une hausse de capacité (+6,5%) inférieure à celle du trafic en PKT (+6,7%) ; le coefficient d’occupation gagne 0,2 point par rapport à 2018, à 92,2%.

Air France-KLM a un peu accéléré sa croissance en 2019

Les Echos 09/01/2020

Le trafic d’Air France-KLM a augmenté de 2, 7 % en 2019, à 104, 2 millions de passagers, grâce au retour en forme d’Air France et à la croissance de Transavia. Le groupe reste au quatrième rang européen en nombre de passagers, derrière Ryanair, Lufthansa et IAG.

Après des années de déséquilibre entre la croissance d’Air France et celle de KLM, le groupe Air France-KLM a presque réussi à équilibrer la poussée de ses deux principaux réacteurs en 2019. La compagnie française a, en effet, gagné un peu plus de 1 million de clients l’an dernier, avec un total de 52,5 millions de passagers transportés en 2019, contre 922.000 passagers supplémentaires pour la néerlandaise, qui en a transporté plus de 35 millions.

En y ajoutant les 16,58 millions de passagers de Transavia Holland et Transavia France, le trafic du groupe franco-néerlandais est ainsi passé de  101,4 millions de passagers en 2018 à 104,2 millions en 2019, soit une croissance de 2,7 % sur un an, supérieure à celle de 2018 (+2 %) qui avait été marquée par la grève. Une performance moyenne qui devrait situer Air France-KLM entre IAG, en hausse de 4,7 % sur un an, à 118,25 millions de passagers, et le groupe Lufthansa, dont les chiffres de trafic annuels n’ont pas encore été publiés.

Quatrième place européenne

De quoi permettre à Air France-KLM de conserver sa quatrième place européenne en nombre de passagers, loin derrière Ryanair et ses 152,4 millions de passagers, le groupe Lufthansa (aux alentours de 145 millions) et IAG (118,25 millions), mais devant easyJet (96 millions). Plus en détail, le groupe franco-néerlandais reste toutefois au coude-à-coude, voire légèrement devant ses deux principaux concurrents européens pour le trafic long-courrier, avec 28,3 millions de passagers. Air France-KLM reste également en tête du peloton sur l’Afrique, l’Amérique du Sud et les Caraïbes et l’Asie (au coude-à-coude avec Lufthansa et IAG). En revanche, le groupe semble se faire distancer sur l’Amérique du Nord et l’intra-européen.

Transavia reste un nain

Quant à sa branche low cost Transavia et ses 16,5 millions de passagers, elle reste un nain comparé aux deux leaders du marché européen, Ryanair et easyJet. Mais elle est également loin derrière comparé au pôle low cost de Lufthansa (35 millions de passagers environ), renforcé par l’acquisition d’Air Berlin, et comparé à celui d’IAG (58 millions environ) en passe d’intégrer Air Europa. La croissance de Transavia a même ralenti l’an dernier, passant de 7,1 % en 2018 à 4,8 % en 2019, avec une baisse du trafic en décembre.

Le seul secteur véritablement préoccupant reste toutefois l’activité cargo, dont la baisse d’activité atteint 4,9 % en décembre, et 2,2 % sur l’année. Dans ce domaine, ses concurrents ne sont toutefois guère mieux lotis.

Bénéfices attendus en baisse

Reste maintenant à attendre les résultats financiers, qui seront dévoilés le 20 février. D’après les prévisions des analystes, le bénéfice d’exploitation devrait ressortir en nette baisse,  comparé à 2018 (1,3 milliard d’euros) pourtant marqué par la grève et la crise des gilets jaunes. Dans son communiqué de trafic, Air France-KLM ne fournit aucune indication sur l’évolution de la recette unitaire, qui donnait des signes de faiblesse cet automne. Le conflit social en France et les tensions géo-politiques n’incitent pas à l’optimisme pour 2020, même si la croissance du trafic est restée soutenue en décembre.

IAG: trafic en hausse de 4,7% et départ du patron

Air Journal 10/01/2020

Le groupe IAG rassemblant British AirwaysIberiaAer LingusVueling et Level a transporté 118,253 millions de passagers l’année dernière, un trafic en hausse de 4,7%. Et il a annoncé hier le départ en retraite de son dirigeant Willie Walsh, qui sera remplacé par le CEO de la compagnie nationale espagnole, Luis Gallego

Le trafic d’International Airlines Group (IAG) a progressé en 2019 de 6,4% sur ses marchés intérieurs du Royaume Uni, d’Espagne et d’Italie (28,278 millions de clients), de 2,9% sur l’Europe (62,344 millions), de 4,3% sur l’Amérique du nord (12,662 millions), de 12,3% sur l’Amérique latine et les Caraïbes (6,317 millions), de 2,9% sur l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du sud (6,162 millions), et de 8,3% sur l’Asie-Pacifique (2,490 millions). L’offre en siège du groupe a gagné 4,0% l’année dernière, avec un trafic en revenu-passager-kilomètre à +5,6%; en conséquence le coefficient d’occupation moyen des avions du groupe atteint 84,6%, en hausse de 1,3 point de pourcentage. Le trafic cargo d’IAG affiche -2,4% en tonnes transportées par kilomètre.

Sur le seul mois de décembre 2019, le groupe de l’alliance Oneworld a vu son trafic passager progresser de 5,5% à 8,747 millions de passagers, avec un coefficient d’occupation à 83,9%, en hausse de 3,5 points sur des capacités en hausse de 2,0%. Le mois a en particulier été amrqué par British Airways, parvenue à un accord final sur les négociations salariales avec son syndicat des pilotes BALPA, et Iberia qui a signé une convention préliminaire collective avec ses services d’assistance en escale, du personnel d’entretien et d’administration. Et le 17 décembre, la compagnie britannique a signé un accord de coentreprise avec China Southern Airlines. IAG en a profité pour rappeler qu’à l’instar d’easyJet, il ne publiera plus de statistiques mensuelles de trafic.

Mais l’annonce la plus suivie de jeudi est celle concernant le départ à la retraite de Willie Walsh, 58 ans, qui quittera son poste de CEO et le Conseil d’administration le 26 mars puis le groupe le 30 juin. A l’instar de Tim Clark chez Emirates Airlines, il est largement crédité du succès du groupe. Pilote cadet chez Aer Lingus à lâge de 17 ans, M. Walsh en était devenu CEO en 2001 avant de prendre le même poste chez British Airways en 2005 puis chez IAG en 2011, lors de la fusion entre les compagnies nationales britannique et espagnole. « Ce fut un privilège d’avoir contribué à la création et au développement d’IAG. J’ai eu le plaisir de travailler avec de nombreuses personnes exceptionnelles au cours des 15 dernières années chez British Airways et chez IAG. Luis a été un membre clé de l’équipe et a fait preuve d’un véritable leadership au fil des ans, et je ne doute pas qu’il sera un grand directeur général d’IAG », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le CEO d’Iberia Luis Gallego prendra donc la tête du groupe, dont le basculement vers l’Espagne semble de plus évident (outre Vueling et Level, IAG va y acquérir Air Europa) surtout après les problèmes rencontrés récemment par British Airways (pannes informatiques, conflits sociaux…).

Alitalia : débâcle en vue ?

Air Journal 10/01/2020

Ferrovie delle Stato (FS) a annoncé son retrait du projet de reprise de la compagnie aérienne Alitalia, qui perd 300 millions d’euros par an selon son commissaire.

Quand le gouvernement italien avait nommé en décembre un administrateur unique, il espérait une « relance définitive » de la compagnie nationale italienne, dont la restructuration a été reportée pour la énième fois avec à la clé un nouveau prêt d’urgence. Mais il a subi le 8 janvier 2020 une nouvelle douche froide : le gestionnaire des chemins de fer italiens Ferrovie dello Stato, chargé de boucler le tour de table, a jeté l’éponge. Le président de FS Gianfranco Battisti a été clair devant le parlement : « pour nous, cette procédure est close, nous sommes sortis de l’opération ». Il a souligné ne jamais avoir reçu de « réponse formelle » de la part du groupe Lufthansa, qui insistait encore la veille sur le fait qu’elle ne veut pas prendre de participation dans le capital, envisageant au maximum un accord commercial. Quant à la présence d’Atlantia dans le consortium, elle reste « conditionnée à la résolution d’autres dossiers » selon M. Battisti, en référence au maintien de sa concession autoroutière remise en cause après l’écroulement du pont de Gênes.

L’administrateur d’Alitalia Giuseppe Leogrande (nommé en décembre et déjà impliqué dans Blue Panorama, future Lucky Air), a expliqué de son côté que la compagnie italienne « brûle 300 millions d’euros par an », tandis le ministre du développement économique Stefano Patuanelli a reconnu devant les députés : « nous sommes sur un chemin étroit et difficile », et les options pour sauver Alitalia « ne sont pas infinies ». La compagnie aérienne venait juste de se doter d’un nouveau CEO, Giancarlo Zeni.

Placée sous « administration extraordinaire » depuis plus de deux ans suite au rejet par les syndicats d’un plan de relance de l’actionnaire Etihad Airways, Alitalia comptait sur l’alliance de FS avec Delta Air Lines, prête à mettre dans le pot jusqu’à 100 millions de dollars. Mais cette dernière, avec qui des discussions sont prévues la semaine prochaine, chercherait désormais l’appui dAir France-KLM, autant pour s’assurer de rester dans les clous des régulateurs (sur le pourcentage d’Européens dans le capital) que pour contrer l’offre du groupe allemand. Le CEO de Lufthansa Carsten Spohr expliquait en décembre qu’Alitalia « a besoin du bon partenaire et d’une restructuration drastique » : elle devrait « réduire sa flotte de 113 à 90 avions et se séparer de 5000 à 6000 de ses 11.500 employés », vendre des opérations de handling et chercher un partenaire pour celles de maintenance.

La date limite de dépôt des dossiers de reprise est pour l’instant fixée au 31 mai. Après les 900 millions d’euros prêtés à Alitalia en 2017, remboursables selon les règles européennes et dont une partie a été convertie en capital, rappelons qu’un nouveau prêt-relais a été annoncé le mois dernier : d’un montant de 400 millions d’euros, il introduit des « mesures urgentes » pour assurer la continuité du service Alitalia – et sera surveillé de près par l’UE.

Air France va ouvrir un Orly-Munich

Air&Cosmos 08/01/2020

La ligne sera lancée à partir du 29 mars 2020 et exploitée deux fois par jour.

A compter du 29 mars 2020, Air France lancera un vol biquotidien entre Paris-Orly et Munich (Allemagne). Les vols décolleront tous les jours de la plateforme du sud parisien à 7h00 (arrivée à 8h30) et à 16h10 (arrivée à 17h40). Les retours de Munich se feront à 9h20 (arrivée à Orly à 10h50) et à 18h40 (arrivée à Orly à 20h10). Ils seront effectués en Embraer 190, d’une capacité de 100 sièges. A noter que les clients d’Air France peuvent également rejoindre Munich depuis Paris Roissy CDG grâce à 6 vols par jour.

Avec cette nouvelle route, Air France consolide son réseau moyen-courrier au départ d’Orly, complémentaire à l’offre existante au départ de Roissy CDG. Munich devient la quatrième destination moyen-courrier d’Air France au départ d’Orly, après Genève (Suisse), Alger, lancées cet hiver, ainsi que Madrid (Espagne) dont le lancement est également prévu le 23 mars.

Wizz Air à Lyon : Bucarest remplace Belgrade

Air Journal 09/01/2020

La liaison saisonnière de la compagnie aérienne low cost Wizz Air entre Belgrade en Serbie et Lyon en France ne figure plus parmi les possibilités de réservation, mais une ligne au départ de Bucarest en Roumanie sera inaugurée en juin prochain.

Lancés en juin dernier, les deux vols par semaine de la spécialiste hongroise du vol pas cher entre sa base à Belgrade-Nikola Tesla et l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, opérés en Airbus A320 de 180 ou 186 sièges, ne sont plus proposés à la vente. Wizz Air était pourtant sans concurrence sur cette route, initialement annoncée comme opérée toute l’année ; elle n’a pas commenté officiellement son abandon révélé par le site EXYUaviation. La capitale serbe conserve 13 routes de la low cost, dont celles à destination de Paris-Beauvais et Bâle-Mulhouse.

Wizz Air va en revanche inaugurer dans sa base à Bucarest-Henri Coanda une troisième route française, avec deux rotations hebdomadaires vers justement Lyon-Saint Exupéry : du 2 juin au 24 octobre, les départs en A320 sont programmés mardi et samedi à 12h50 pour arriver à 14h40, les vols retour quittant Lyon à 15h15 pour se poser à 18h55. La low cost sera en concurrence avec Blue Air sur cet axe.

L’aéroport Saint Exupéry accueille déjà les avions de Wizz Air en provenance de Varsovie en Pologne et Cluj-Napoca en Roumanie. La base de la low cost à Bucarest propose désormais 47 routes, dont celles vers Paris-Beauvais, Bâle-Mulhouse et Nice-Côte d’Azur mais aussi Genève ou Charleroi ; elle avait annoncé le mois dernier une nouvelle expansion de sa base dans la capitale roumaine, où un treizième avion (un A321) sera basé l’été prochain (pour un total de 30 avions basés dans dix aéroports du pays, où elle offrira 153 routes).