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Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 25 février 2020

Au Sommaire :

  1. Expedia va supprimer 12 % de ses effectifs
  2. Fréquentation de touristes record en Ile-de-France
  3. Coronavirus : les valeurs du transport aérien européen dévissent en Bourse
  4. Coronavirus : hôteliers et voyagistes européens dans la tourmente boursière
  5. Lufthansa lorgne TAP Air Portugal pour sauver les meubles en Amérique latine
  6. Long-courrier : Alitalia supprime deux routes, rend trois avions
  7. Eurowings: le tarif Basic moins cher sur le moyen-courrier
  8. Hop! : après un mouvement peu suivi lundi, la grève reprendra jeudi
  9. Aéroport de Mérignac : Les agents de sûreté en grève illimitée

 

Expedia va supprimer 12 % de ses effectifs

Les Echos, 25/02/2020

 

C’est près de 3. 000 emplois que le voyagiste américain va supprimer, selon un email envoyé à tous les salariés. Le groupe, qui comprend notamment Hotels. com, Hotwire ou encore CarRentals. com, justifie cette décision par le fait qu’il a grandi « de façon indisciplinée et non durable ».

Le voyagiste américain Expedia veut gagner en « discipline ». Selon Bloomberg , le voyagiste américain basé à Seattle va supprimer 3.000 emplois, soit environ 12 % de ses effectifs mondiaux, après une année 2019 jugée « décevante ».

Selon un email envoyé à tous les salariés cité par la presse américaine, le groupe, qui comprend notamment Hotels.com, Hotwire, Travelocity, Cheaptickets, Egencia ou encore CarRentals.com, justifie cette décision par le fait qu’il a grandi « de façon indisciplinée et non durable ».

Expedia veut ainsi moins se disperser alors que la direction avait dévoilé un bénéfice net en baisse de 4 % au dernier trimestre ainsi qu’un bénéfice par action en recul de 1 %. « Je suis confiant dans le fait qu’en simplifiant notre activité et en clarifiant notre objectif en procédant à ces changements difficiles, nos équipes vont recommencer à travailler sur des projets et poursuivre des priorités qui ont le plus de sens pour nous, nos clients et nos partenaires », a commenté lundi Barry Diller, président du conseil d’administration du groupe, cité par le Seattle Times.

« Sclérosé et Ankylosé »

Le 13 février à l’occasion des résultats annuels du groupe, le milliardaire avait qualifié le groupe de « sclérosé et ankylosé » avec des salariés désoeuvrés depuis plusieurs années.

La direction avait aussi indiqué qu’elle visait des économies de 300 à 500 millions de dollars. Pour l’ensemble de l’année 2019, le chiffre d’affaires a augmenté de 8 %, le bénéfice net de 4 % et le bénéfice par action de 6 %. Et au 31 décembre, le groupe comptait 25.400 personnes.

Début décembre, Expedia avait limogé sans ménagement son PDG Mark Okerstrom et son directeur financier Alan Pickerill.

 

Fréquentation de touristes record en Ile-de-France

Les Echos, 25/02/2020

 

2019 a donné lieu à un nouveau record de fréquentation pour l’Ile-de-France, avec 50, 3 millions de touristes, malgré divers facteurs défavorables. Les Français ont compensé la baisse de certaines clientèles étrangères. Pour 2020, l’incertitude plane du fait de l’épidémie de coronavirus.

« Un bon bilan dans un contexte particulier » : la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, n’a pas éludé l’actualité autour du coronavirus, à l’occasion de la présentation du bilan de l’activité touristique régionale pour 2019.

Tandis que l’incertitude plane sur l’activité en 2020, l’année passée a été celle d’un nouveau record de fréquentation, en dépit de vents contraires. Le mouvement des « gilets jaunes », les grèves contre la réforme des retraites, pas plus que le ralentissement économique en Chine ou encore le Brexit n’ont détourné les touristes de Paris et sa région. Globalement, celle-ci a accueilli 50,3 millions de visiteurs, soit 200.000 de plus qu’en 2018. Le montant de leurs dépenses a augmenté de l’ordre de 200 millions, à 21,7 milliards d’euros.

Les Français compensent

L’Ile-de-France préserve ainsi son statut de première destination mondiale, selon les responsables du tourisme francilien. La clientèle française a compensé la diminution du nombre de visiteurs étrangers. Sur la base des statistiques hôtelières, le nombre d’arrivées de touristes français s’est accru de 2,2 %, à 18,8 millions, contre une baisse de 2,5 % pour les visiteurs étrangers, à 16,6 millions.

A l’étale, le total d’arrivées s’est accompagné d’une légère érosion du volume de nuitées hôtelières, à 70,7 millions (-0,7 %). A contrario, le recours aux meublés et à la location saisonnière a été soutenu avec un total de 10,6 millions de nuitées, soit une progression de 7,6 %. Ces chiffres incluent, pour la première fois, les réservations d’Airbnb et d’Abritel HomeAway.

Le reflux des clientèles étrangères s’est manifesté par moins de Britanniques (-12,5 % en nombre d’arrivées hôtelières), d’Allemands (-1,5 %), d’Espagnols (-2,7 %) et de Chinois (-8,2 %), ce qui explique la hausse limitée des dépenses touristiques. Autre clientèle à faire défaut, celle du Proche et Moyen-Orient (-15,1 %). Les Américains, en revanche, ont été plus nombreux et restent de loin la première clientèle étrangère (2,6 millions, +1,8 %). Quant aux Japonais, ils ont à nouveau craqué pour Paris et ses alentours (+6,7 %).

Forts contrastes pour 2020

La venue des Asiatiques en 2020 est l’une des questions majeures à l’heure où l’épidémie de coronavirus pèse d’ores et déjà sur la fréquentation touristique étrangère. Au vu des données de ForwardKeys, les réservations aériennes pour la période mars-mai sont stables (-0,7 %) par rapport à la même période en 2019, mais avec de forts contrastes selon les pays. Si la tendance reste positive pour les Japonais (+4,1 %), soutenue pour les Indiens (+16 %), elle s’effondre pour le tourisme chinois (-41 %). Il en est de même pour la fréquentation des Brésiliens (-16,3 %), à rebours des Mexicains (+12,5 %) ou des Américains (+7,2 %) et des Canadiens (+7,6 %).

Tout en estimant qu’« il est un peu tôt » pour faire un pronostic sur l’impact du Covid-19, Valérie Pécresse assure que les responsables du tourisme francilien sont « très flexibles ».

 

Coronavirus : les valeurs du transport aérien européen dévissent en Bourse

Les Echos, 24/02/2020

 

Le développement de l’épidémie en Europe et notamment en Italie, risque d’avoir un impact désastreux sur le trafic aérien intra-européen, qui représente la majorité de l’activité des compagnies aériennes du continent. Les acteurs du tourisme sont également dans la tourmente boursière.

Après une période d’incubation, l’épidémie de coronavirus a fini par rattraper les valeurs du transport aérien. Les cours de Bourse des principales compagnies européennes ont tous plongé dans le rouge ce lundi à la Bourse de Paris. A commencer par l’action Air France-KLM, en recul de plus de 10 % à mi-séance, pour finalement clôturer en baisse de 8,65 %, soit la deuxième plus forte baisse de l’indice SBF 120, dans un  contexte de baisse généralisée .

Des baisses de plus de 10 %

Air France-KLM n’avait pas connu pareille baisse depuis le début de l’épidémie. Mais ses principaux concurrents ne sont pas mieux lotis. Le groupe IAG, maison mère de British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, accusait une baisse de 9,17 % à la clôture, tandis que le groupe Lufthansa terminait la journée en recul de 8,57 %.

Toutefois, les plus fortes baisses sont du côté des grandes compagnies low cost. EasyJet a ainsi perdu 16,42 % en une seule journée. Sa rivale Ryanair a dévissé de 13,53 %. Toutes deux avaient été jusqu’alors épargnées par l’impact de l’épidémie sur les lignes long-courriers.

ADP et Airbus, pas épargnés

Cette baisse généralisée ne s’est pas limitée aux seules compagnies aériennes. Le cours d’ADP a ainsi reculé de 5,15 %. La contagion s’étend aussi à l’aéronautique, avec le recul de 4,9 % de l’action Airbus et de 4,7 % de celle de Safran.

Ce décrochage généralisé des valeurs du transport aérien en Europe est évidemment lié au développement de l’épidémie en Europe et notamment en Italie, qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur le trafic touristique intra-européen. Jusqu’à présent, l’impact de l’épidémie sur le trafic aérien reste en effet essentiellement cantonné aux lignes vers la Chine et à quelques destinations long-courrier.

Un risque encore plus grave sur l’intra-européen ?

Selon les prévisions de l’Association des compagnies aériennes internationales IATA , « le nombre de passagers sur la région Asie-Pacifique pourrait ainsi baisser de 8,2 % cette année. Ce qui pourrait entraîner un manque à gagner de 27,8 milliards de dollars » pour les transporteurs de la région. Air France-KLM a estimé pour sa part, son manque à gagner lié à la suspension des vols vers la Chine, «entre 150 et 200 millions d’euros » .

Cependant, une baisse du trafic intra-européen, qui représente encore près de la moitié du chiffre d’affaires d’Air France-KLM et 100 % de l’activité de Ryanair et EasyJet, aurait des conséquences bien plus graves pour les compagnies européennes. Pour certaines compagnies déjà très mal en point, comme Alitalia, ce coup du sort pourrait même s’avérer fatal.

 

Coronavirus : hôteliers et voyagistes européens dans la tourmente boursière

Les Echos, 24/02/2020

 

La crainte d’une propagation de l’épidémie en Europe a fait dévisser les cours de bourse de l’ensemble des acteurs du secteur du voyage et du transport aérien. Le tourisme intra-européen pourrait en être fortement impacté.

Dans le sillage des valeurs du transport aérien , les opérateurs hôteliers et voyagistes cotés ont également vu leur cours de bourse respectif s’effondrer ce lundi. Le géant allemand TUI, premier voyagiste au monde, a ainsi perdu à la clôture près de 10% environ tant à Londres qu’à Francfort, la firme faisant l’objet d’une double cotation. Sur la place londonienne, InterContinental Hotels Group a cédé, de son côté, 5,6 %, tandis que le champion français de l’hôtellerie Accor a accusé, en fin de séance, un retrait de 5,56%, à 36,36 euros, s’adjugeant la cinquième plus forte baisse des valeurs composant le CAC 40.

Coup d’arrêt généralisé

De fait, l’inquiétude des investisseurs est manifeste quant à un coup d’arrêt généralisé du monde du voyage, alors que certains responsables de ces groupes cotés ont, la semaine dernière, fait état de conséquences limitées du Covid-19. La « Grande Chine » représente moins de 10 % du résultat opérationnel pour le premier, a ainsi souligné le directeur général de IHG, Keith Barr, lors de la présentation de ses résultats annuels, tandis que le PDG d’Accor, Sébastien Bazin, a rappelé que la Chine ne représente que 3 % de son chiffre d’affaires.

Manifestation de soutien à la Chine

Dans ce contexte troublé, alors que les flux de voyageurs entre la Chine et l’Europe se sont déjà effondrés, une cinquantaine d’organisations et entreprises européennes du secteur du voyage et du tourisme ont ce lundi témoigné dans un « manifeste » commun leur « solidarité et soutien » à la Chine.

Ce « Manifeste du tourisme européen » appelle aussi à une collaboration de tous les acteurs concernés, en particulier l’Union européenne, afin de permettre une « reprise forte » du tourisme chinois et à des « mesures appropriées » de protection de la santé publique. « Les restrictions au voyage qui pourraient dépasser » les recommandations des gouvernements et de l’OMS pourraient causer « une alarme non nécessaire, perturbation et impact économique négatif impact dans tous les secteurs. », soulignent les signataires du « Manifeste du tourisme européen ».

Agences de voyages et croisiéristes

Parmi ceux-ci figurent notamment les branches européennes de l’ACI pour les exploitants d’aéroports, de CLIA pour les compagnies de croisières, l’association européenne des agents de voyages et tour-opérateurs ECTAA, des hôteliers et restaurateurs HOTREC, ou l’IAAPA pour les parcs. Les groupes Amadeus – opérateur du système de réservation Amadeus et fournisseur de technologies aux professionnels du voyage -, Global Blue – le numéro un de la détaxe -, Travelport – un concurrent d’Amadeus -, et TUI en sont également signataires.

 

Lufthansa lorgne TAP Air Portugal pour sauver les meubles en Amérique latine

La Tribune 24/02/2020

 

La compagnie aérienne allemande a entamé des négociations pour racheter 45% du capital de sa concurrente TAP Air Portugal à son principal actionnaire privé, affirme lundi le quotidien économique portugais Jornal de Negocios. Lufthansa se serait allié avec United Airlines.

David Neeleman semble bien décidé à vendre sa participation de 45% dans TAP Air Portugal selon « Jornal de Negocios ». Alors que l’homme d’affaires américano-brésilien avait démenti en novembre vouloir vendre ses parts dans la compagnie portugaise comme l’affirmait le quotidien économique, qui précisait que des pourparlers étaient menés avec Lufthansa, United, Air France-KLM et IAG, « Jornal de Negocios » en remet une couche et assure que Lufthansa « a débuté des négociations avec David Neeleman » sur ce sujet. La compagnie allemande s’est alliée pour l’occasion à la compagnie américaine United Airlines, ajoute même le journal.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Lufthansa a refusé de commenter « des spéculations de médias ». TAP s’est également refusé à tout commentaire.

L’Etat portugais détient 50% du capital

TAP est détenue à 50% par l’Etat portugais, 5% par les salariés et à 45% par Atlantic Gateway, consortium privé formé par David Neeleman et son associé portugais Humberto Pedrosa. David Neeleman -qui était l’un des trois propriétaires de la défunte Aigle Azur- et le gouvernement socialiste portugais ont des divergences sur le dossier TAP, en perte l’an dernier (-118 millions d’euros). Le gouvernement s’est notamment opposé au projet de l’homme d’affaires d’introduire la compagnie en Bourse et a manifesté son inquiétude sur la stratégie de la compagnie dont la politique d’investissement tarde à produire des résultats positifs.

L’enjeu : l’Amérique latine

L’enjeu de TAP est clair : mettre la main sur le réseau de TAP entre le Portugal et l’Amérique latine, largement dominé dans le réseau de la compagnie portugaise par des lignes vers le Brésil. A ce titre, les discussions avec Lufthansa, partenaire de TAP dans l’alliance Star Alliance, sont logiques. L’enjeu est plus important pour le groupe allemand que pour ses rivaux, Air France-KLM et IAG. En effet, s’il devait perdre son allié portugais, Lufthansa deviendrait complètement absent du marché entre l’Europe et l’Amérique latine. En effet, en septembre, Delta, le partenaire d’Air France-KLM, est entré dans le groupe sud-américain Latam, et IAG est, de son côté, en passe d’acheter la compagnie espagnole Air Europa.

L’opération pourrait être également intéressante pour Air France-KLM. Mais deux éléments pourraient y faire obstacle. Le groupe français compte en effet déjà l’Etat hollandais et néerlandais à son capital et la présence de l’Etat portugais semble donc difficilement compatible. Déjà compliquées avec deux Etats, les relations ne risqueraient pas de s’améliorer avec un troisième. Par ailleurs, l’hypothèse d’un investissement d’Air France-KLM risquerait d’être surveillée de très près par les autorités de la concurrence, en particulier sur son impact en termes d’alliance. Après l’investissement de Delta dans Latam, une entrée d’Air France-KLM dans le capital de TAP apporterait des parts de marché significatives à Skyteam sur certaines lignes.

 

Long-courrier : Alitalia supprime deux routes, rend trois avions

Air Journal, 25/02/2020

 

La compagnie aérienne Alitalia va mettre fin à ses routes vers Séoul et Santiago du Chili, et rendre à leurs propriétaires un Boeing 777-300ER et deux Airbus A330-200 pris en leasing.

Si elle a appris à la dernière minute l’annulation de la grève du contrôle aérien prévue en Italie ce 25 février 2020 (trop tard pour réinstaurer les plus de 300 vols annulés), et ne fait plus face à la concurrence d’Air Italy ou Ernest Airlines, la compagnie nationale italienne reste dans une situation compliquée. Elle a annoncé mardi la fin au 30 mars des vols entre sa base à Rome-Fiumicino et l’aéroport de Santiago du Chili-Arturo Merino Benitez, qu’elle devait opérer sans concurrence cinq fois par semaine durant la saison estivale. Et dès le 10 mars, les quatre rotations hebdomadaires entre Rome et Seoul-Incheon sont elles aussi supprimées ; elle y est face à sa partenaire dans l’alliance SkyTeam, Korean Air, et à Asiana Airlines.

Alitalia expliquait hier que la suppression de ces deux destinations était due à leur « faible performance économique », et sans rapport dans le cas de la Corée du Sud avec l’épidémie du coronavirus Covid-19 qui sévit dans le pays. D’après le Corriere della Sera,  Alitalia perdait 8 et 12,7 millions d’euros par an respectivement sur les lignes vers le Chili et la Corée du Sud, soit 76.000 euros par jour dans l’ensemble.

Côté flotte, Alitalia va se séparer de trois gros porteurs: son unique Boeing 777-300ER (EI-WLA), qui lui coûtait environ 675.000 euros par mois, sera rendu en juin à la société de leasing AerCap, tandis que deux de ses quatorze Airbus A330-200 (environ un million d’euros par mois) seront retournés en mai et juin à son actionnaire Etihad Airways. Sa flotte long-courrier comptera alors 23 avions, douze A330-200 et onze 777-200ER. La fin de location d’au moins deux de ses sept A321 est également annoncée pour le mois prochain, sans plus de précision.

Continuant sa route entre annonces de restructuration et prédictions de faillite, la compagnie italienne avait terminé l’année 2019 avec une croissance de 1,7% de ses revenus passagers, et surtout a vu le nombre de clients sur les vols long-courriers augmenter de 4,7% même si son trafic global a légèrement reculé. La décision sur sa restructuration a été reportée pour la énième fois au 31 mai, avec à la clé un nouveau prêt d’urgence. Elle est placée sous « administration extraordinaire » depuis plus de deux ans, suite au rejet par les syndicats d’un plan de relance de l’actionnaire Etihad Airways.

 

Eurowings: le tarif Basic moins cher sur le moyen-courrier

Air Journal, 24/02/2020

 

La compagnie aérienne low cost Eurowings reverra à la baisse le mois prochain le tarif BASIC de ses billets d’avions, du moins sur les liaisons court- et moyen-courrier.

Le « tarif d’entrée » de la filiale du groupe Lufthansa spécialisée dans le vol pas cher va encore baisser ; pour la plupart de ses clients BASIC, « un prix raisonnable est le critère le plus important lors de la réservation d’un vol », et c’est en citant cette raison qu’Eurowings a annoncé un tarif révisé à la baisse à partir de mars 2020 pour les vols court et moyen-courriers. Les différentes composantes du service seront repensées, précise la low cost dans un communiqué, afin de rendre le tarif « encore plus compétitif en termes de prix ». En tant que tarif particulièrement favorable, il « se démarquera plus fortement qu’auparavant » du tarif SMART. Durant l’introduction des nouveaux prix, du 3 au 15 mars, Eurowings lance une campagne de promotion au cours de laquelle les vols au tarif BASIC seront proposés 20% moins chers.

Dans le nouveau tarif BASIC, les clients peuvent emporter un grand bagage à main (55x40x23 cm) à bord comme auparavant. Le deuxième bagage n’est plus automatiquement inclus dans le nouveau tarif BASIC, mais les clients pourront ajouter « de manière flexible » en ligne ce deuxième bagage si nécessaire (les réservations existantes ne sont pas affectées par la nouvelle politique de bagages à main). Les statistiques de la low cost montrent que les bagages à main sont « l’un des principaux facteurs de retard », comme lorsque des bagages individuels doivent être chargés après l’embarquement. Une autre nouveauté est que les clients BASIC pourront également réserver de manière flexible l’embarquement prioritaire à l’avenir ; « des enquêtes régulières montrent que ce service est très apprécié des clients ».

Eurowings optimisera également ses processus d’enregistrement dans les aéroports : les clients BASIC devront s’enregistrer pour leurs vols exclusivement en ligne. Cela entraînera « une réduction significative des files d’attente dans les aéroports, ce qui permettra à nos clients de gagner un temps précieux ». Les passagers BASIC qui souhaitent continuer l’enregistrement à l’aéroport peuvent réserver cette option de manière flexible à l’avance en tant que service supplémentaire.

En plus du tarif BASIC, les clients peuvent également choisir entre le tarif SMART et le tarif BIZclass. Ces tarifs sont spécifiquement adaptés aux besoins personnels des clients et offrent la plus grande flexibilité possible : le tarif SMART offre déjà de nombreux services inclus – tels qu’un siège souhaité, un embarquement prioritaire et deux bagages à main à bord. De plus, d’autres services supplémentaires, tels que l’option Flex (nouvelle réservation jusqu’à la fermeture de l’enregistrement Web) peuvent être ajoutés. Les clients Eurowings qui ont réservé le tarif SMART ou BIZclass peuvent toujours s’enregistrer à l’aéroport gratuitement. Les règles relatives aux bagages à main restent également inchangées pour eux.

 

Hop! : après un mouvement peu suivi lundi, la grève reprendra jeudi

Le quotidien du tourisme, 24/02/2020

 

Un premier mouvement de grève a eu lieu lundi, de 6h à 18h, mais sans grandes conséquences sur le trafic.

La filiale régionale du groupe Air France sera de nouveau confrontée à un mouvement de grève jeudi. En cause : les conditions de salaires moins élevées que chez Air France.

Le SNPL, premier syndicat de pilotes de Hop!, appelle de nouveau à la grève le 27 février pour exiger de meilleures conditions de salaires et de travail, plus proches de celles des pilotes d’Air France.

Un premier mouvement de grève a eu lieu lundi, de 6h à 18h, mais sans grandes conséquences sur le trafic.

Hop! a en effet réussi à assurer « la totalité de ses vols de et vers Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly et la quasi-totalité de ses vols au départ des régions françaises« , a indiqué à l’AFP un porte-parole du groupe.

Transférer 70 pilotes vers Air France

Confrontés à la réduction de la flotte et à la suppression de la marque commerciale Hop!, les pilotes s’inquiètent pour leurs carrières et emplois. Le syndicat avait déposé fin décembre un préavis de grève de 144 heures étalées sur douze jours, repoussé le temps de discuter avec la direction de Hop!. Celle-ci a proposé une hausse des salaires de 3%, jugée insuffisante par le syndicat.

Outre une amélioration des conditions de travail et de rémunération, le SNPL souhaite voir « pérennisé » à partir de 2020 le transfert chaque année de 70 pilotes vers Air France.

Après la grève de lundi, le mouvement doit se poursuivre sur d’autres journées, la prochaine étant jeudi. La dernière grève des pilotes de Hop! remonte à l’été 2017.

 

Aéroport de Mérignac : Les agents de sûreté en grève illimitée

20 minutes, 24/02/2020

 

SOCIAL Une centaine d’agents de sûreté de Hubsafe Régional manifestent depuis vendredi contre la dégradation de leurs conditions de travail

Les agents de sûreté de l’aéroport de Mérignac sont en grève depuis vendredi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail liée à la privatisation, depuis 2011, de leur mission d’inspection et de filtrage des passagers.

Selon eux, Hubsafe Régional qui a remporté le dernier appel d’offres a rogné sur tous leurs acquis sociaux et ces conditions de travail sont « incompatibles avec l’efficacité de la sûreté aéroportuaire » qui ne peut être « low cost ».

Les grévistes, qui ne s’estiment pas entendus par Hubsafe Régional, ont pu s’entretenir avec le préfet ce lundi matin.

Quatorze revendications et une grève illimité. Ce lundi, les agents de sûreté ont entamé leur quatrième jour de manifestation à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Tous dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail depuis 2011 et la sous-traitance de leur mission d’inspection et de filtrage des passagers à des entreprises privées.

Dernière en date, Hubsafe Régional qui, selon les agents, est revenue d’emblée sur tous les acquis sociaux obtenus des dernières années. Banderoles en main, les grévistes ont donc dénoncé des « emplois précaires », des « arrêts maladie non remplacés », une « infrastructure inadaptée et insalubre » ou encore la perte de la « cinquième semaine de congé fractionnable ».

« Parfois jusqu’à six heures de vacation sans pause »

« J’ai fait quatre entreprises en sept ans, à chaque fois ça a été compliqué. Mais Hubsafe nous néglige carrément. Ce qui explique ce ras-le-bol et ce premier gros mouvement », assure Aurélie Morin, agente affiliée Force ouvrière. Dans leur communiqué, les agents « en sous-effectifs » expliquent réclamer, parmi 14 autres revendications, une « augmentation de salaire », des embauches, le « transfert obligatoire des acquis sociaux » ou encore « une stratégie d’entreprise avec le maintien de la sûreté avant le commercial ». Car, selon eux, impossible de veiller à la sécurité des passagers lorsqu’il faut faire « parfois jusqu’à six heures de vacation sans pause ».

« Il n’y a pas d’avancées et nous ne sommes pas pris au sérieux. Nous continuerons la grève toute la semaine s’il le faut ou nous organiserons d’autres actions », poursuit Aurélie Morin qui admet que les grévistes ont pu, ce matin, s’entretenir avec le préfet et qu’une demande de médiation allait être rédigée.

Environ 75 grévistes sur les 135 agents étaient en grève aujourd’hui. Ils étaient 112 vendredi. Dès le début du mouvement, Hubsafe a appelé des renforts parisiens afin de remplacer les grévistes bordelais.