SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 26 novembre 2019

Revue de Presse du 26 novembre 2019

Au Sommaire :
·      Hausses de salaires : ce qui a été négocié à Air France pour 2020
·      Coentreprise : feu vert à Air France-KLM, Delta et Virgin – sans Alitalia
·      La meilleure compagnie aérienne du monde n’est plus asiatique
·      Allemagne : TUI Fly se lance sur le long-courrier
·      Air France se sépare de son premier Airbus A380
·      Trafic aérien en Guadeloupe : +2,1% sur dix mois
·      La Chine veut devenir une grande puissance de l’aviation mondiale
 
 
Hausses de salaires : ce qui a été négocié à Air France pour 2020
La Tribune 26/11/2019
Ouverts à signature jusqu’à ce lundi 18 heures, deux projets d’accords salariaux ont été signés par des syndicats représentant plus de 50% des voix aux élections professionnelles. L’un porte sur une hausse générale des salaires de 1% pour les personnels au sol et les hôtesses et stewards, l’autre sur des augmentations individuelles représentant une hausse salariale de 1,6% pour les personnels au sol.
Nouvel accord social à Air France. Et non des moindres puisqu’il s’agit des NAO (négociations annuelles obligatoires), un sujet sensible qui avait mis le feu aux poudres en 2018 en provoquant une grève coûteuse de 15 jours et la démission du PDG de l’époque Jean-Marc Janaillac. Après une crise de gouvernance sans précédent au sein du groupe, ce dernier fut remplacé quelques mois plus tard en septembre 2018 par le Canadien Ben Smith, lequel s’attache depuis à apaiser les relations sociales au sein de la compagnie aérienne. Selon nos informations, des syndicats représentatifs détenant plus de 50% des voix aux dernières élections professionnelles ont signé les deux accords salariaux ouverts à signature jusqu’à ce lundi 18 heures.
+1% de hausse générale
Le premier accord porte sur les augmentations générales des salaires des personnels au sol et des hôtesses et stewards (PNC ou personnels navigants commerciaux). La direction proposait une hausse de 1%, assortie d’une garantie plancher de 50 euros par mois. Le texte a été signé par tous les syndicats représentatifs, FO, CFDT, CFE-CGC, UNSA.
« Nous sommes satisfaits de voir notre revendication de minimum plancher retenue. Elle concerne 93% des personnels au sol, soit 24.000 personnes, et 85% des PNC (ceux qui sont non cadres, NDLR), soit 12.000 personnes », explique Farid Slimani, le secrétaire général adjoint de l’Unsa Aérien Air France, en charge des NAO.
Pour tous les salaires inférieurs à 5.000 euros, c’est à dire l’essentiel des personnels au sol  et des hôtesses et stewards, cette mesure garantit en effet une hausse salariale supérieure à 1%.
« C’est même plus proche de 2% en moyenne pour beaucoup de salariés, explique un autre syndicaliste.
S’ajoute également l’intégration partielle de la prime unitaire d’activité (PUA) dans le traitement mensuel fixe à hauteur de 300€ en année pleine. Cette mesure qui représente un gain de 23 euros par mois prendrait effet au 1er octobre 2019.
+1,6% d’augmentations individuelles
L’autre accord concerne les augmentations individuelles des personnels au sol seulement. La direction proposait une enveloppe représentant cette fois une augmentation salariale de 1,6%. La CFE-CGC, la CFDT et l’UNSA ont signé mais pas FO, le plus gros syndicat d’Air France avec 33% des voix du personnel au sol.
« Les augmentations individuelles répondent à une philosophie individualiste », explique Christophe Malloggi, secrétaire général de FO Air France pour justifier son refus de signer cet accord.
Les PNC ne sont pas concernés par ce deuxième accord. Les pilotes ne le sont pour aucun des deux. Dans l’accord sur le développement de la filiale low-cost Transavia signé cet été, ils ont renoncé à toute augmentation générale pour 2020. En début d’année, ils ont été augmentés de 4% environ dans le cadre d’une négociation catégorielle en échange de mesures de flexibilité. En octobre 2018, ils avaient déjà été augmentés de 4% dans le cadre d’une hausse générale pour tous les salariés négociée par Ben Smith pour mettre fin au conflit.
Pour rappel, la masse salariale d’Air France s’élève à 4 milliards d’euros, dont un milliard pour les pilotes. Selon certaines sources, le coût de ces accords s’élèverait à près de 60 millions d’euros.
Coentreprise : feu vert à Air France-KLM, Delta et Virgin – sans Alitalia
Air Journal 25/11/2019
Les Etats-Unis ont donné leur feu vert à la coentreprise entre les compagnies aériennes Air France-KLMDelta Air Lines et Virgin Atlantic, confirmant au passage qu’Alitalia n’en fera pas partie.
Après l’accord du gendarme européen de la concurrence et l’accord provisoire donné début aout par le DoT (Department of Transportation), ce dernier a donné son feu vert à l’élargissement à Virgin Atlantic de la coentreprise transatlantique lancée il y a dix ans par le groupe franco-néerlandais et la compagnie américaine (et à laquelle Alitalia s’était jointe en 2015). Cette joint-venture commune « éliminera les lacunes qui empêchent une coordination complète entre les deux coentreprises parallèles de Delta avec Virgin d’une part et Air France-KLM de l’autre », écrit le régulateur américain dans un communiqué. La nouvelle coentreprise commune « offrira aux consommateurs les mêmes avantages que les entreprises communes précédentes, tels qu’une capacité et une coopération accrues, ainsi que de nouveaux bénéfices, tels que davantage d’options sur les vols européens », ajoute le DoT qui demandera un compte-rendu détaillé tous les cinq ans.
Air France-KLM présentait le projet au printemps comme permettant à la coentreprise de devenir « le choix privilégié des passagers » voyageant sur l’axe transatlantique « par son réseau large et équilibré, son programme de vols adapté aux besoins, ses tarifs compétitifs et ses avantages réciproques dans le cadre des programmes de fidélité de chacune des compagnies, notamment la possibilité de gagner et échanger des miles sur chacune d’elles. Les clients pourront également bénéficier de la mutualisation des espaces de chaque compagnie au sein des principaux aéroports, afin d’améliorer les transferts et garantir un accès facilité aux salons des compagnies pour les passagers premium ». L’été dernier, le groupe estimait la valeur du partenariat transatlantique à 13 milliards de dollars avec plus de 300 vols transatlantiques par jour, 108 routes directes et plus de 340 destinations en Europe, au Royaume Uni et aux Etats-Unis. Rappelons qu’au terme de l’opération qui devrait être finalisée d’ici la fin de l’année, Air France-KLM fera l’acquisition d’une participation de 31% dans Virgin Atlantic pour un montant de 220 millions de livres sterling, aujourd’hui détenue par Virgin Group ; Virgin Group conservera une participation de 20% ainsi que la présidence de la compagnie britannique, tandis que Delta Air Lines conservera sa participation de 49% dans la compagnie britannique (elle détient également 9% d’Air France-KLM).
La décision du DoT est cependant accompagnée d’un caveat : les immunités accordées à Delta et Air France-KLM en ce qui concerne Alitalia et CSA Czech Airlines seront annulées sous six mois. Le ministère a été en particulier sensible aux arguments de JetBlue selon qui la présence de la compagnie italienne, en grandes difficultés financières, réduirait la concurrence sur l’axe USA-Europe ; l’inclusion « à une date ultérieure » d’Alitalia dans la coentreprise élargie, prévue dans la demande, est « juridiquement interdite et invalide du point de vue de la procédure », arguait la low cost – à qui le DoT a donc donné raison. Il se dit « conscient que Delta cherche à conclure des accords commerciaux avec Alitalia afin de poursuivre sa coopération dans le cadre de la JVA modifiée. Toutefois, la demande des codemandeurs d’inclure Alitalia dans sa coentreprise révisée est prématurée ». Air France-KLM, Delta et Virgin Atlantic disposent donc de six mois pour sauver Alitalia et trouver un accord commercial…
La meilleure compagnie aérienne du monde n’est plus asiatique
Les Echos 25/11/2019
Au pays des kiwis et des All Blacks, on sait également voyager. C’est en tout cas l’avis du site Airlinesrating.com , qui place cette année Air New Zealand au sommet de son classement annuel. Reprenant la première place à Singapore Airlines, la principale compagnie néo-zélandaise remporte ainsi ce prix pour la sixième fois.
Chaque année, le site spécialisé dans la notation des compagnies aériennes établit un classement grâce à des audits gouvernementaux et internationaux, notamment pour évaluer leur sécurité. D’autres critères sont ensuite pris en compte : l’âge de la flotte, l’évaluation des passagers, les services à bord et au sol ou encore les efforts réalisés pour réduire leur empreinte carbone.
Ce dernier point a d’ailleurs été déterminant dans la victoire d’Air New Zealand. Véhicules électriques au sol, trajectoires de vol optimisées, biocarburants… « Au cours des 10 dernières années, la compagnie aérienne a réduit sa consommation de carburant et donc ses émissions de carbone de près de 22 %, soit un niveau supérieur à la moyenne du secteur », a ainsi indiqué le rédacteur en chef de Airlinesrating.com à CNN .
Wizz meilleure low cost européenne
Le site a également établi un classement par région et par catégorie. Ainsi, Delta Airlines décroche le titre de meilleure compagnie américaine, Emirates étant récompensé pour le Moyen Orient et l’Afrique. En Europe, la première place est attribuée à la compagnie allemande Lufthansa.
Parmi les low cost, JetBlue a remporté la mise pour la région des Amériques, tandis que Wizz s’est imposée en Europe, Air Arabia au Moyen-Orient et en Afrique, et Air Asia en Asie-Pacifique.
Des lots de consolation ont toutefois été prévus pour Qatar Airways, récompensé pour la qualité de sa restauration et pour ses prestations en classe affaires, et Singapore Airlines, dans la catégorie « première classe ».
Allemagne : TUI Fly se lance sur le long-courrier
Air Journal 25/11/2019
La compagnie aérienne loisir TUI Fly Deutschland va acquérir deux Dreamliner et lancer de nouvelles liaisons transatlantiques entre l’Allemagne, le Mexique et les Caraïbes.
La filiale allemande du géant du tourisme TUI a annoncé la semaine dernière son intention de se lancer sur un  nouveau marché, le long-courrier, et ce à partir de la saison hiver 2020-2021. Pas de détail sur les aéroports de départ (a priori sa base de Düsseldorf selon des sources citées par ATW), mais elle compte initialement acquérir deux Boeing 787-8 Dreamliner, puis trois autres en 2021 ; le groupe dans son ensemble a déjà mis en service treize 787-8, aménagés en deux classes Premium et Economie, ainsi que six 787-9 (il dispose également de six 767-300ER).
Les destinations seront pour commencer au Mexique et aux Caraïbes, là encore sans plus de précision. Le groupe est déjà présent par exemple à Cancun (une dizaine de routes avec ses filiales en Grande Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas) et à Montego Bay en Jamaïque (quatre lignes de TUI Airways, TUI Fly Belgium et TUI Fly Netherlands) ou Sainte Lucie, deux points de départ de croisières, mais aussi à Cuba, en République Dominicaine, à Aruba, à La Barbade, au Costa Rica…
TUI Fly Deutschland a pris cette décision après avoir conclu un accord avec le syndicat de pilotes VC (Vereinigung Cockpit) sur une nouvelle convention collective. Mais cette décision survient un mois après la faillite du Thomas Cook Group, dont la filiale allemande Condor est toujours à la recherche d’un nouveau propriétaire – ne survivant que grâce à un prêt-relais accordé par l’Allemagne (avec l’accord des autorités européennes). Ce prêt doit être remboursé fin mars 2020. Quant à Eurowings, la low cost du groupe Lufthansa, elle a annoncé l’abandon de ses activités long-courrier mais aussi le lancement de nouvelles routes
 
 
Air France se sépare de son premier Airbus A380
Aerobuzz 26/11/2019
Air France vient de retirer du service le premier de ses 10 Airbus A380. La sortie de flotte du quadriréacteur est enclenchée. Les retraits vont s’échelonner jusqu’en 2022.
Le premier A380 à quitter la flotte d’Air France est le F-HPJB. Il s’est posé, à Malte, le 23 novembre 2019 où il va recevoir sa nouvelle livrée. Le chantier est traité par « Aviation Cosmetics Malta », un atelier de peinture aéronautique. Une fois la livrée blanche appliquée, il retournera à son bailleur (Dr.Peters Group) afin d’intégrer la flotte d’une nouvelle compagnie à partir de février 2020.
A l’été 2022, la compagnie aérienne nationale ne devrait plus compter de Super Jumbo dans sa flotte, qui jusque-là comptait 10 A380 dont 5 en propre et 5 en location. La direction d’Air France a déclaré  « que l’environnement concurrentiel actuel limite les marchés sur lequel le super jumbo de l’avionneur européen peut être rentable » . Les bimoteurs longs courriers 787 et A350 ont eu raison du quadrimoteur A380.
Trafic aérien en Guadeloupe : +2,1% sur dix mois
Air Journal 26/11/2019
Le trafic global à l’aéroport de Pointe à Pitre-Guadeloupe Pôle Caraïbes a progressé de 2,1% durant les dix premiers mois de l’année, atteignant un nouveau record à 2,085 millions de passagers.
Avec 2.022.810 passagers (hors transit), le trafic cumulé à fin octobre 2019 de l’aéroport guadeloupéen est en hausse de 2,7% par rapport à la même période l’année dernière ; au total, il affiche +2,1% avec un nouveau record historique de 2.085.368 passager (transit inclus).
Le faisceau « France hexagonale » enregistre 3,8% de croissance pour atteindre 1.256.936 passagers à fin octobre 2019. Cette croissance est principalement portée par les compagnies Air Caraïbes (+3,2%) et LEVEL qui a débuté ses opérations en juillet 2018 et a transporté plus de 95.000 passagers depuis le début de l’année 2019. L’arrêt des opérations estivales de la compagnie XL Airways, par rapport à l’été 2018, a entrainé selon le communiqué de l’aéroport une diminution de 19.700 passagers. Le trafic de la compagnie Corsair International est en légère hausse de 1,8%, à plus de 250.000 passagers transportés. Il est à noter une diminution de trafic pour la compagnie Air France, expliquée par le repositionnement, à Pointe à Pitre, pendant les 3 premiers mois d’année 2018 de l’appareil qui opérait entre Paris-CDG et Saint Martin-Princess Juliana (SXM) ; ce repositionnement « avait virtuellement accru le trafic de la compagnie sur la plateforme guadeloupéenne au début de l’année 2018 », souligne l’aéroport.
La Chine veut devenir une grande puissance de l’aviation mondiale
TourMag 25/11/2019
Alors que le réseau intérieur chinois est appelé à devenir le premier marché aérien mondial, les autorités redoublent d’efforts, et d’espionnage industriel, pour que les premiers Comac, issus de l’ambitieux constructeur public, puissent voler dès 2021.
En 2019, la China aviation supplies holding company a réalisé une commande record de 290 Airbus A320 d’une valeur totale de 35 milliards de dollars.
Cette même année, un protocole d’accord portant sur le développement de la coopération industrielle entre Airbus et la Chine a été signé, prévoyant plus de productions et de livraisons d’appareils Airbus depuis la Chine.
Malgré cela, alors que le réseau intérieur chinois va devenir le plus grand marché mondial et que les prévisions de marché prévoient que la Chine aura besoin de quelque 7560 appareils neufs sur les deux prochaines décennies, l’Empire du milieu veut aujourd’hui réduire sa dépendance à Airbus et Boeing.
« L’industrie aéronautique chinoise est plus prête qu’elle n’y paraît. Les autorités chinoises veulent devenir une grande puissance de l’aviation mondiale et elles vont y parvenir », lançait Eric Schulz, l’ancien directeur des ventes d’Airbus sur le dernier congrès World Connect d’APG, lors d’une intervention sur le protectionnisme économique et les nouvelles guerres commerciales.
« Il n’y a aucun doute qu’elles vont utiliser leur pouvoir politique sur l’Asie et l’Afrique pour cela et deviendront un nouveau compétiteur pour l’industrie aéronautique », ajoutait-il.
Des Comac dans le ciel en 2021 ?
Les énormes ambitions de la Chine en la matière tiennent toujours en un mot : Comac, pour Commercial Aircraft corporation of China, le constructeur public du pays. Son premier projet, l’ARJ21, appareil régional de moins de 100 places, commence tout juste à être livré.
Surtout, le projet de mono couloir moyen-courrier C919, dont les premiers vols d’essais ont été effectués en 2017, poursuit son développement, les autorités chinoises prévoyant toujours des premières livraisons en 2021.
Environ 815 exemplaires auraient déjà été commandés par une trentaine de compagnies chinoises et, avec entre 160 et 190 passagers, l’avion est appelé à devenir un sérieux challenger aux A320 et B737.
Pour les dirigeants de Comac, l’objectif est simple : hisser la marque « d’ici 2035 au niveau des grands avionneurs mondiaux ».
Espionnage industriel
Pour parvenir à développer sa marque, tous les moyens sont bons pour les autorités chinoises.
En octobre 2019, les chercheurs en sécurité du cabinet CrowdStrike ont mis en évidence dans un rapport les connexions entre un groupe de hackers spécialisés sur les données aéronautiques et le ministère de la Sécurité d’Etat chinois.
L’objectif de ces attaques informatiques menées depuis plusieurs années est d’acquérir de la propriété intellectuelle pour aider Comac dans le projet C919.
Le projet s’appuyant largement sur des composants européens et américains, les attaques veulent permettre de fabriquer l’intégralité des avions Comac directement en Chine, explique le rapport de Crowdstrike, qui détaille le schéma de fonctionnement des hackers et du gouvernement.
Certains fournisseurs du C919, dont Honeywell ou Safran, auraient été touchés.
Avions électriques et avions spatiaux
A noter enfin que la deuxième puissance économique mondiale ne se cantonne pas à l’aviation commerciale et vient de réaliser une percée importante dans le développement de son propre avion spatial à deux étages. Le projet, baptisé Tengyun et lancé en 2016, prévoit un premier vol d’essai en 2030.
Ces derniers jours, le premier avion électrique chinois à quatre places, le RX4E, a également effectué un premier vol réussi, « marquant la naissance d’un nouveau produit d’avion et la position de leader mondial du pays dans le développement des avions électriques », d’après un communiqué de l’Université d’aéronautique et d’astronautique de Shenyang, dans la province du Liaoning.
Pour l’instant, le RX4E peut, avec un poids au décollage de 1200 kg, voler 1,5 heure sur 300 km le tout à une vitesse de croisière de 200 km/h.