SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 28 novembre 2019

Revue de Presse du 28 novembre 2019

Au Sommaire :

  1. ADP fait la chasse aux SDF pour redorer son classement
  2. KLM ajoute Cork à son réseau
  3. Aéroport de Nice : la hausse des redevances refusée
  4. Air Astana lance un vol direct entre Paris et Almaty
  5. Transavia passe de 410.000 à 900.000 passagers à Nantes en 2 ans

 

ADP fait la chasse aux SDF pour redorer son classement

Liberation.fr – 27 Novembre 2019

 

Le gestionnaire des aéroports parisiens a demandé à la police aux frontières d’évacuer plusieurs SDF des terminaux 2E et 2F. Le tout au moment où sont présents, à Roissy, les inspecteurs d’un guide chargé du classement mondial des aéroports.

 

Mais quelle mouche l’a donc piqué ? Le 9 novembre au petit matin, Augustin de Romanet, PDG des aéroports de Paris (ADP), se fend d’un tweet peu conventionnel. Il fustige les quatre-vingt-dix minutes d’attente à l’arrivée d’un des terminaux. Et pour mieux enfoncer le clou, il décrit s’être pointé lui-même à l’aéroport et avoir joué les «clients mystère» pour mesurer le temps d’attente. La démarche est d’autant plus surprenante que le boss d’ADP n’est pas un utilisateur de Twitter compulsif. La police aux frontières (PAF), clairement visée par cette charge, encaisse et ne dit mot, même si elle est ulcérée.

 

En réalité ce tweet n’a rien d’impulsif, il est vraisemblablement le premier plan d’une séquence dans laquelle rien n’est laissé au hasard. L’objectif est de montrer qu’ADP se met en quatre pour ses passagers et ne lésine sur aucun effort pour le confort des voyageurs. Et pour cause, quelques jours plus tard doit débarquer une escouade d’inspecteurs de Skytrax. Cet organisme est aux aéroports et aux compagnies aériennes ce que le guide Michelin est à la restauration. Son classement mondial est autant craint que respecté.

 

Demandes pressantes d’ADP

 

A la veille de la privatisation d’ADP, qui doit faire suite en 2020 à celle de la Française des jeux, Augustin de Romanet est sans doute aussi soucieux de faire apparaître l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle sous son meilleur jour. Et dans la poursuite de cet objectif, tous les moyens semblent permis. Le 18 et le 19 novembre, la PAF reçoit deux notes d’un style particulier. Il s’agit de la localisation de SDF dans les terminaux 2E et 2F. Ces signalements sont une invitation, on ne peut plus claire, à ce que la PAF les évacue. Il ne faudrait quand même pas que les inspecteurs de Skytrax tombent sur ces résidents temporaires de l’aéroport. Du côté des képis, on apprécie modérément la démarche puisqu’elle est exceptionnelle et liée à l’inspection de l’aéroport. Libération a pu consulter les mails envoyés par ADP à la PAF. Ils sont d’une précision chirurgicale sur l’endroit où les SDF ont trouvé refuge, sur leur nombre aussi. Contacté par Libération, ADP estime que les SDF signalés dans l’aéroport sont «un point d’anxiété» pour ses passagers.

 

Ce n’est pas la seule demande pressante de la direction d’ADP. Les entreprises chargées du nettoyage et de la maintenance des aérogares se voient en même temps demander un coup de chiffon énergique : «Dans les zones empruntées par les passagers, il a fallu dépoussiérer les éclairages, ce que l’on fait très rarement ou encore « cristalliser » les sols afin que le marbre apparaisse plus brillant», détaille un des acteurs de ce nettoyage d’automne. Et qu’importe si ces travaux supplémentaires et non prévus seront bien entendu facturés. Les envoyés spéciaux de Skytrax doivent en prendre plein les mirettes.

 

D’autant que dans le dernier classement des aéroports mondiaux, Roissy-Charles-de-Gaulle ne figure qu’en 30e position derrière les aéroports de Tokyo, Francfort, Amsterdam ou encore Vancouver. Visiblement mécontent de cette position, Augustin de Romanet a fixé comme objectif à ses troupes de remonter en 15e position d’ici à 2021. Trois ans plus tard, Paris accueillera les Jeux olympiques et les délégations du monde entier arriveront en France via les aéroports parisiens. Or Roissy Express, la navette prévue pour relier Paris en moins de trente minutes, ne sera finalement pas encore achevée. Il va donc falloir soigner encore plus l’accueil, dès la sortie de l’avion.

 

Bug du logiciel de reconnaissance faciale

 

Il est, en revanche, un point sur lequel la direction d’ADP demeure beaucoup plus discrète. Il s’agit de ses sas Parafe. Ces cabines automatiques entourées de plexiglas sont censées améliorer le passage de la frontière pour les passagers qui embarquent sur des vols dont la destination est située hors de l’espace européen. Les voyageurs doivent présenter leur passeport sur un lecteur optique puis leur empreinte digitale. L’ensemble de l’opération prend, en principe, moins de temps que le passage devant la guérite d’un agent de la police aux frontières qui effectue ces vérifications manuellement.

 

Seul hic, selon les informations recueillies par Libération, près de 50% de ces sas ne fonctionnerait pas, ce qui n’aide pas à résorber les files d’attente avant l’embarquement. En outre, ce passage automatique de la frontière est, pour le moment, réservé aux majeurs. Une famille avec enfants ne peut donc l’utiliser. A la fin de l’année 2018, il avait pourtant été envisagé d’ouvrir la possibilité aux mineurs de 12 ans et plus d’utiliser Parafe. Cette perspective est désormais décalée de plusieurs mois. Visiblement à cause d’un bug sur le logiciel de reconnaissance faciale qui «trébuche» sur les visages juvéniles. Aéroports de Paris ne fournit aucun pourcentage de dysfonctionnement à Libération mais confirme le décalage dans le temps de l’utilisation des sas Parafe pour les mineurs de plus de 12 ans. Il ne reste donc plus au patron d’ADP, qu’à jouer de nouveau les clients mystère, pour dénoncer d’un tweet les files d’attente à l’embarquement, en précisant peut-être que c’est de la responsabilité même de ses services.

 

 

KLM ajoute Cork à son réseau

Air-Journal.fr – 28 Novembre 2019

 

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines relancera au printemps une liaison entre Amsterdam et Cork, sa deuxième en Irlande après Dublin et sa 93eme en Europe.

 

A partir du 30 mars 2020, la compagnie nationale néerlandaise proposera un vol quotidien entre sa base à Amsterdam-Schiphol et l’aéroport de Cork, opéré par Cityhopper selon les jours en Embraer 175 pouvant accueillir 20 passagers en classe Affaires, 8 en Premium et 60 en Economie, ou en E190 (20+8+72). Les départs sont programmés à 15h50 pour arriver à 16h40, les vols retour quittant l’Irlande à 17h10 pour se poser à 20h00 (pas de vol le samedi du 3 juillet au 30 aout, avec des horaires variables).

 

KLM sera en concurrence avec Aer Lingus sur cette route, qui s’ajoute à celle vers Dublin relancée en février 2017 après huit ans d’absence dans la capitale irlandaise. Rappelons que sa compagnie sœur Air France a annoncé pour l’été prochain une deuxième rotation quotidienne vers Cork, une ligne lancée au départ de Paris-CDG en mai 2018 ; durant l’été 2020, elles proposeront au total 113.000 sièges vers l’aéroport irlandais.

 

La compagnie néerlandaise de l’alliance SkyTeam souligne dans un communiqué que pour ouvrir Cork, elle a dû procéder à « des changements dans son programme moyen-courrier afin de libérer des slots à Schiphol », sans préciser quelles lignes seront affectées. Le PDG de KLM Pieter Elbers a déclaré : « Je suis très heureux d’annoncer que Cork est la 93e destination européenne de KLM. KLM offre aux clients de Cork une connexion pratique à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol et à plus de 170 destinations KLM. Et bien sûr, les clients de KLM du monde entier peuvent profiter des vues de la belle ville et du comté de Cork ».

 

Aéroport de Nice : la hausse des redevances refusée

Air-Journal.fr – 27 Novembre 2019

 

La hausse de 49% des redevances aéroporturaires à Nice-Côte d’Azur et Cannes-Mandelieu a été refusée par la nouvelle Autorité de régulation des transports (ART), qui dans sa première décision concernant le secteur a suivi celle prise par l’ASI qu’elle remplace depuis octobre.

 

Les tarifs soumis à homologation par la société des Aéroports de la Côte d’Azur, et qui devaient être mis en œuvre au 1er février 2020 jusqu’à fin octobre, représentaient une hausse de 49% par rapport aux tarifs en vigueur en 2019 ; l’ART (ex-Arafer) a refusé de les homologuer. Le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA) présente l’annonce comme « une excellente nouvelle pour les compagnies aériennes », car elle envoie un « signal fort » pour les exploitants d’aéroports en leur montrant que leurs propositions tarifaires seront examinées en fonction de leur conformité à la directive européenne de 2009 sur les redevances aéroportuaires. « Ce qui devrait permettre de faire cesser les hausses non justifiées demandées par certains aéroports », que le SCARA n’a de cesse de dénoncer – et de demander des baisses tarifaires « chaque fois que cela est possible ».

 

Le SCARA « constate avec satisfaction » dans un communiqué que l’ART a considéré la proposition tarifaire de l’aéroport de Nice « problématique » au regard des différents points du code des transports, à savoir : « le respect de la procédure de consultation des usagers, le respect des règles applicables aux redevances pour services rendus, l’évolution des tarifs ‘modérée par rapport aux tarifs en vigueur’, la juste rémunération des capitaux investis et l’affectation analytique des actifs et des  charges entre les différentes caisses ». Selon le service légal du syndicat, la décision rendue le 7 novembre 2019 montre que l’ART « n’entend pas se montrer moins exigeante que l’ASI envers les exploitants aéroportuaires », même si « la pratique décisionnelle de cette autorité dans les secteurs ferroviaire et routier, lorsqu’elle s’appelait encore l’ARAFER, pouvait le laisser présager ».

 

Le syndicat rappelle qu’en 2017, l’aéroport de Nice avait demandé à bénéficier du régime de la « double caisse », pour laquelle l’ASI avait émis des conditions pour donner son avis conforme, qui ont conduit l’État et l’aéroport à y renoncer. En 2018, la ministre des Transports édictait un arrêté instituant le régime de « double caisse » à l’aéroport de Nice, décret contre lequel le SCARA avait déposé un recours ; « fort de ce décret », l’aéroport avait présenté deux propositions tarifaires successives que l’ASI a refusé d’homologuer, ce qui la conduit à fixer les tarifs elle-même imposant une baisse de 33,4%, décision confirmée par le Conseil d’État au mois de mai dernier.

 

Air Astana lance un vol direct entre Paris et Almaty

QuotidienDuTourisme.com – 27 Novembre 2019

 

Le vol entre Paris Roissy-Charles de Gaulle et Almaty sera lancé en juin 2020 sur le nouvel Airbus A321LR.

 

Air Astana, compagnie nationale du Kazakhstan, annonce le lancement d’une nouvelle route Paris-Almaty à partir de juin 2020. Les vols seront opérés trois fois par semaine avec des nouveaux Airbus A321neoLR qui ont commencé à intégrer la flotte le mois dernier.

 

 

 

Depuis le printemps 2015, la compagnie opère déjà la route Paris-Astana (aujourd’hui Nur-Sultan). A compter du 3 juin 2020 les vols entre Paris et Almaty se substitueront à ceux reliant Paris à Nur-Sultan.

 

La ligne entre la capitale française et Almaty, centre économique du Kazakhstan et point d’entrée vers de nombreux sites naturels touristiques, sera opérée les mercredis, vendredis et dimanches. Les vols décolleront d’Almaty à 14h15 et arriveront à Paris à 18h00, avant de repartir à 19h20 pour arriver à Almaty à 06h35 le lendemain. Les temps de vol seront respectivement de 7 heures 45 minutes et 7 heures 15 minutes.

 

L’Airbus A321neoLR, version long-courrier de l’A321neo, est configuré avec 16 sièges-lits de dernière génération en classe Affaires, 8 sièges en Economy Sleeper, qui permettent au passager de disposer d’une rangée de trois sièges dédiés et 118 sièges en classe économique offrant un confort supérieur et munis de larges écrans individuels.

 

Air Astana propose un large choix de tarifs aller-retour entre Paris et Almaty, avec ou sans bagage, à partir de 426 euros TTC en classe économique, 999 euros TTC en Economy Sleeper et 2 656 euros TTC en classe Affaires. Les vols sont dès à présent disponibles à la vente en agences de voyages ou sur www.airastana.com.

 

A Almaty, les passagers en provenance de Paris bénéficieront de connexions optimisées vers Nur-Sultan, Shymkent et d’autres destinations domestiques au Kazakhstan mais également vers les principales destinations d’Asie centrale.

 

Transavia passe de 410.000 à 900.000 passagers à Nantes en 2 ans

QuotidienDuTourisme.com – 26 Novembre 2019

 

Transavia a plus que doublé son nombre de pax entre 2017 et 2019 au départ de Nantes. Son scénario optimiste qui souhaitait faire de la métropole de l’Ouest sa plus grande base de province se révèle donc gagnant. La compagnie annonce par ailleurs 5 nouvelles lignes.

 

Le pari nantais s’est révélé gagnant !  410.000 pax en 2017, 600.000 en 2018, quelque 900.000 prévus en 2019… « Ici, le potentiel et les opportunités sont énormes, nous irons très loin», déclarait l’an dernier Nicolas Hénin, le directeur général adjoint commercial et marketing de Transavia France.  Il s’apprêtait alors à doter sa base nantaise de deux nouveaux Boeing 737-800 (189 sièges). Avec 5 appareils positionnés, Nantes Atlantique allait devenir la plus grande base de France de Transavia, après Orly et devant Lyon qui compte 3 avions.

 

2020, année de consolidation

 

« Nulle part en France nous n’avons connu une croissance aussi importante », se félicite aujourd’hui Nicolas Hénin qui ajoute qu’en termes de ponctualité Nantes Atlantique, et ses 82% de vols Transavia arrivés à l’heure, a également été son meilleur aéroport.

 

« 2020 sera une année de consolidation, même si nous augmentons un peu notre desserte, reprend-il. Nous passons ainsi à 31 destinations, contre 29 en 2019 et seulement 14 en 2018. »

 

Rhodes, Dakar, Reykjavik en exclusivité

 

En nouveauté, Transavia annonce 5 ouvertures de ligne pour la saison été dont Bari en Italie et Dubrovnik avec 2 vols par semaine, ainsi que 3 exclusivités: Dakar et Rhodes avec 1 vol par semaine ainsi que Reykjavík. « L’Islande est un programme d’essai, pour l’instant, nous ouvrirons du 6 juillet jusqu’à fin août », reprend Nicolas Hénin.

 

Fin des lignes sur Tel-Aviv, Copenhague et Mykonos

 

A l’inverse, 3 lignes seront fermées. A commencer par Tel-Aviv, ouverte depuis seulement novembre 2018. « C’était un pari, nous savions que la communauté israélienne était assez réduite à Nantes et nous n’avons pas réussi à convaincre suffisamment de touristes de s’y rendre pour équilibrer le vol », regrette Nicolas Hénin. Copenhague n’a pas non plus trouvé son public. De même que l’île grecque de Mykonos.

 

La clientèle de l’Ouest n’aimerait donc pas faire la fête ? « C’est possible, sourit-on du côté de l’aéroport. Car Ibiza aussi est, depuis Nantes, une destination pas facile à vendre. » En revanche, depuis toujours, la clientèle de l’Ouest est connue pour aimer découvrir et voyager. Ce que ne démentiront donc ni l’aéroport Nantes Atlantique qui augmente considérablement chaque année son trafic, ni les très beaux résultats enregistrés par Transavia.