SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 29 avril 2019

Revue de Presse du 29 avril 2019

Groupe ADP : le chiffre d’affaires grimpe de 11,9% au T1

Air Journal 29/04/2019

Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe ADP, gestionnaire entre autres des aéroports parisiens a gagné 11,9% au premier trimestre 2019 pour s’établir à 1,08 milliard d’euros, porté par une bonne performance de tous les segments d’activité.

En plein débat sur sa privatisation, le groupe gérant les aéroports de Paris, TAV Airports et AIG (Airport International Group) affiche de bonnes performances sur les trois premiers mois de l’année, avec un chiffre d’affaires progressant de 115 millions d’euros. Hors IG d’AIG applicable depuis avril 2018, ce chiffre d’affaires consolidé serait en hausse de 6,4%.

  • Trafic du Groupe ADP : +0,4% à 58 millions de passagers sur les trois premiers mois de l’année 2019 (vs. 57,8 millions de passagers sur la même période en 2018), qui s’explique principalement par la baisse du trafic domestique enregistrée dans les aéroports turcs de TAV Airports.
  • Trafic de Paris Aéroport : +4,1% à 23,7 millions de passagers (vs. 22,8 millions de passagers sur les trois premiers mois de l’année 2018), grâce au trafic international (+5,5%) et au dynamisme des compagnies à bas coûts (+4,8%).
  • Activités aéronautiques(+3,8%) : croissance du produit des redevances aéronautiques (+5,5%, à 253 millions d’euros) du fait de l’augmentation tarifaire au 1er avril 2018 (+2,125%) et de la bonne croissance du trafic.
  • Commerces et services(+7,5%) : bonne dynamique des activités commerciales (+6,0%, à 111 millions d’euros) portées par les résultats des boutiques côtés pistes (+11,0%) et des bars & restaurants (+5,3%). Le CA/Pax est en hausse sur le 1er trimestre de 2019 (+3,7%, à 19,3 €), du fait notamment de la réouverture progressive des boutiques du terminal 2E Hall L à Paris-Charles de Gaulle suite à des travaux, et du plein effet des ouvertures du second semestre 2018.
  • Immobilier(+8,2%) : croissance du chiffre d’affaires externe (+6,2 %, à 69 millions d’euros) porté par de nouveaux contrats.
  • International et développements aéroportuaires (+30,4%): le chiffre d’affaires reflète les contributions de TAV Airports, à hauteur de 264 millions d’euros, et d’AIG, à hauteur de 53 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année 2019.
  • Autres activités(+9,4%) : hausse liée aux remboursements d’études et travaux réalisés pour le projet CDG Express.

 

Evolution du chiffre d’affaires consolidé du 1er trimestre de l’année 2019 par rapport à celui du 1er trimestre 2018 :

 

(en millions d’euros) T1 2019 T1 2018 Variation 19/18
 Chiffre d’affaires  1 080  965  +11,9%
 Activités aéronautiques  442  426  +3,8%
 Commerces et services  248  230  +7,5%
 Immobilier  80  74  +8,2%
 International et développements aéroportuaires  334  256  +30,4%
 dont TAV Airports  264  243  +9,0%
 dont AIG  53  –  N/A
 Autres activités  40  37  +9,4%
 Eliminations inter-segments  (63)  (58)  +10,0%
       

Augustin de Romanet, Président-directeur général d’Aéroports de Paris SA – Groupe ADP, a déclaré dans un communiqué : « A Paris, la croissance des activités commerciales continue d’être soutenue et le chiffre d’affaires par passager des boutiques côté pistes est en hausse à 19,3 euros. A l’international, TAV Airports affiche de bons résultats pour ce 1er trimestre malgré une baisse du trafic domestique et la dépréciation de la livre turque. Les vols commerciaux de l’aéroport d’Atatürk ont été transférés vers le nouvel aéroport d’Istanbul, le 6 avril 2019. Compte tenu des très bons chiffres de trafic sur Paris Aéroport sur ce 1er trimestre (+ 4,1 %), l’hypothèse de croissance du trafic est relevée à une fourchette comprise entre +2,5% et +3,0%, contre +2,0% et +2,5% précédemment. L’ensemble de nos autres prévisions pour 2019 sont confirmées ».

Rappel des hypothèses et prévisions 2019, révisées depuis la publication des résultats annuels 2018 le 14 février 2019

  • Trafic de Paris Aéroport : révision de l’hypothèse de croissance du trafic comprise entre + 2,5 % et + 3,0 % en 2019 par rapport à 2018 (vs. + 2,0 % et + 2,5 % précédemment).
  • Trafic de TAV Airports : hypothèse de baisse trafic comprise entre – 38 % et – 42 % par rapport à 2018 (calculée hors Istanbul Atatürk) (inchangée).
  • EBITDA consolidé 2019: baisse comprise entre – 8 % et – 13 % par rapport à 2018 tenant compte de la fermeture de l’aéroport d’Istanbul Atatürk [7] (inchangée).
  • EBITDA consolidé retraité de la contribution d’Istanbul Atatürk en 2018 (pro forma) et en 2019 : hausse comprise entre +1 % et + 5 % par rapport à 2018 (inchangée).
  • EBITDA consolidé 2019, hors intégration globale de TAV Airports et d’AIG [8] : hausse comprise entre + 1 % et + 2 % (inchangée).
  • Maintien d’un taux de distribution de dividende de 60 % du Résultat net part du Groupe 2019 pour le dividende (inchangée).

 

 

J-1 : 40% du capital d’Alitalia n’a toujours pas trouvé preneur…

TourMag 28/04/2019

Alors que la date limite de dépôt du dossier de reprise de la compagnie nationale italienne est fixée au 30 avril 2019, 40% du capital d’Alitalia n’a toujours pas trouvé preneur. Les syndicats craignent une « euthanasie » de la compagnie, qui poursuit malgré tout ses bonnes performances financières.

Quand le sort d’Alitalia sera enfin scellé ?

A une journée de la date limite de dépôt d’une offre concrète de reprise de la compagnie nationale italienne, aucune solution miracle ne se profile.

Pire, 35% à 40% des parts de son capital n’auraient toujours pas de preneurs, et 300 millions d’euros restent à trouver pour relancer la compagnie.

Ces derniers jours, les noms d’investisseurs privés italiens ont circulé dans les médias italiens, comme Riccardo Toto, fils de l’ancien patron d’Air One (une compagnie ayant fusionnée avec Alitalia en 2008), ou encore la famille Benetton.

D’après ce qu’explique la presse italienne, Delta Airlines aurait mis environ 100 millions de dollars sur la table et voudrait s’emparer de 15% du capital d’Alitalia. Le Trésor italien se serait lui positionné pour obtenir 15% de la compagnie nationale.

La société des chemins de fer italiens, Ferrovie dello Stato (FS) avait de son côté déposé fin octobre une offre de rachat, mais ne souhaiterait pas monter à plus de 30% du capital, soit environ 270 millions d’euros.

Dans ce but, elle avait entamé des discussions avec des partenaires aériens internationaux pour monter une offre conjointe de reprise.

Les noms d’Air France-KLM et de China Eastern avaient régulièrement été évoqués. De leurs côtés, les britanniques d’easyJet ont annoncé leur retrait de la table des négociations.

Des résultats qui se maintiennent

Dans le contexte explosif des élections européennes qui approchent, les syndicats d’Alitalia dénoncent de leurs côtés un risque « d’euthanasie » de la compagnie qui emploie environ 11 000 salariés et est placée sous tutelle du gouvernement depuis mai 2017. 

Malgré tout, Alitalia continue de voler et d’enregistrer de bonnes performances financières.

Le mois de mars 2019 a ainsi été son 16e mois consécutif de croissance avec une nouvelle hausse de ses revenus passagers de 1,4% sur le premier trimestre 2019, par rapport à 2018. 

Une croissance qui s’explique par les bonnes performances des vols long-courriers, qui ont augmenté de 4,3% sur le premier trimestre.

 

 

Air France Hop. Les élus reçus au siège parisien

Le Télégramme 26/04/2019

Ils avaient lancé l’alerte, ils ont été reçus : ce jeudi 25 avril, une délégation d’élus politiques et économiques composée de Thierry Piriou (président de Morlaix communauté), Loïg Chesnais-Girard (président de la Région), Agnès Le Brun (maire de Morlaix), Jean-Paul Chapalain (CCIMBO), Jean-Paul Vermot (conseiller départemental), Sandrine Le Feur (député) et Jean-Luc Fichet (sénateur) a rencontré Anne Rigail, directrice générale d’Air France, et Pierre-Ollivier Bandet, directeur géneral adjoint, et Laurent Timsit, directeur des affaires institutionnelles et internationales au siège d’Air France, à Paris. Leur sujet de discussion : l’avenir de Hop à Morlaix.

« Les responsables d’Air France ont souligné l’importance des compétences des professionnels techniciens de Morlaix et le rôle important du lycée Tristan-Corbière et de sa section aéronautique. Ils constituent des atouts importants pour travailler sur l’avenir », indiquent les élus dans un communiqué commun.

2019 et 2020 assurées

« Le plan de charge pour les années 2019 et 2020 est assuré. Une étude est en cours pour éclairer les perspectives de développement au-delà de 2020. Les résultats nous serons communiqués à la conclusion des travaux, et, dans un second temps, les collectivités – avec comme chef de file la Région Bretagne – seront associées afin de travailler ensemble sur des accords qui pourront assurer la pérennité et l’équilibre économique du site ».

« Les formations training sur simulateur sont aujourd’hui en équilibre avec une année 2018 satisfaisante, des pistes sont explorées pour poursuivre le training à Morlaix. »

Les élus concluent en assurant avoir « senti une vraie volonté de maintenir l’activité sur le site morlaisien et de travailler avec les élus et les services sur toutes les hypothèses de développement ».

 

 

Air France choisie pour assurer la ligne Castres-Paris jusqu’en 2023

La Dépêche 26/04/2019

C’est Air France qui a été retenue hier par le syndicat mixte de l’aéroport de Castres-Mazamet pour assurer la ligne entre Castres et Orly pour les quatre prochaines années.

Et le vainqueur est : Air France. Hier le syndicat mixte de l’aéroport de Castres-Mazamet a choisi la compagnie aérienne qui assurera la liaison aérienne entre Castres et Paris-Orly pour les quatre prochaines années à partir du 1er juin. Et c’est Air France qui a remporté l’appel d’offres lancé il y a quelques mois. C’est donc une continuité puisque jusque-là c’était sa filiale Hop, qui repasse sous pavillon Air France, qui assurait cette liaison avec trois vols aller et retour par jour du lundi ou vendredi et un aller-retour le dimanche soir.

La compagnie était en concurrence avec Chalair qui assure quelques liaisons en France comme le Agen-Paris depuis le début de l’année. Mais les membres du comité syndical ont voté à l’unanimité pour Air France qui demandait une subvention d’équilibre pour 4 ans de 12, 8 millions d’€, une somme inférieure à celle de Chalair Aviation. Une subvention d’équilibre qui sera versée par les co-financeurs que sont l’Etat, la Région, le Département et la communauté d’agglomération de Castres-Mazamet (voir encadré). «Les deux candidatures répondaient parfaitement à l’appel d’offres et les critères ont été analysés et notés, précise Michel Dhomps, le président de l’aéroport. Mais Air France en plus de demander une subvention d’équilibre plus faible proposait des horaires plus confortables et des tarifs pour les abonnés plus favorables notamment pour les entreprises.» Et la compagnie s’est engagée à baser ses équipages de personnels navigants et un mécanicien à Castres. Autant d’éléments qui prouvent la volonté d’Air France, qui ne candidate pas sur toutes ces lignes régionales, de garder Castres dans son giron.

Le nombre de voyageurs en hausse

Il faut dire que la ligne fonctionne bien avec 45 000 passagers en 2018 et une hausse de 20 % sur les quatre premiers mois de cette année avec un pic à 31 % en mars. Une progression liée à une régularité des vols et au changement d’avion. L’ATR a été remplacé par un Embraer 145 de 50 places depuis décembre qui fait gagner une heure que le trajet aller et retour. Et d’ailleurs, l’appareil utilisé sera le même qu’actuellement. «La compagnie s’est engagée à prolonger la dynamique observée depuis plusieurs années», confie Michel Dhomps. Et pour assurer une parfaite régularité de la ligne, Air France a pris la décision d’affréter la compagnie française Aéro 4M, filiale de Regourd aviation, pour assurer la liaison Castres-Paris. «C’est une compagnie que l’on connaît puisqu’elle avait déjà été affrétée par Hop sur notre ligne en octobre et novembre derniers et durant cette période, nos passagers avaient bénéficié d’une régularité parfaite sans aucune annulation , confie Michel Dhomps ravi de pouvoir compter sur la force et l’expérience de la principale compagnie aérienne française qui continuera également à assurer les vols saisonniers à destination de Bastia et Ajaccio du 1er juin au 25 septembre. Mais les départs ne se feront plus le samedi mais le dimanche».

12,8 millions d’€ financés à 4

Le syndicat mixte de l’aéroport de Castres-Mazamet a été créé en 1990 pour gérer la plate-forme aéroportuaire à l’initiative de la chambre de Commerce et d’Industrie. Il est composé de la CCI, qui s’occupe de la gestion même si les réductions budgétaires ne lui permettent plus de participer au financement, du Département, de la communauté d’agglomération de Castres-Mazamet, de la communauté de communes de Thoré Montagne noire et bientôt de celle de Sor-Agout qui a décidé de participer à son financement à hauteur de 1 € par habitant. Mais les co-financeurs de la ligne Castres-Paris sont la Région, le Département, l’agglo Castres-Mazamet et l’Etat qui grâce à la «mobilisation des parlementaires tarnais» est revenu sur sa décision de quitter il y a 2 ans la table mettant en difficulté les co-financeurs locaux qui devaient remettre au pot pour pérenniser cette infrastructure «d’une importante capitale pour le territoire». La ministre des transports Elisabeth Borne est venue en effet le 4 mars dernier à Castres annoncer que l’Etat financerait la ligne à hauteur de 4 millions pour les 4 prochaines années. Le reste de la subvention d ‘équilibre, qui permet à la compagnie d’équilibrer la perte engendrée par l’exploitation de la ligne, est partagé quasiment à parts égales entre les trois autres financeurs.

 

 

Aigle Azur stoppe sa liaison Paris-Pékin

DéplacementsPros 26/04/2019

La compagnie aérienne suspend ses vols entre Paris-Orly et Pékin. Ils ne reprendront pas d’ici l’été 2019.

Aigle Azur stoppe sa liaison entre Paris et la capitale chinoise, qu’elle desservait depuis septembre 2018. La ligne n’aura tenu que quelques mois, faute de rentabilité.
« Comme annoncé le 21 mars dernier, Aigle Azur a suspendu ses trois vols par semaine fin mars 2019. Nous souhaitions la reprise de la desserte dans la seconde partie du mois de mai sous réserve notamment de l’obtention des slots requis à l’aéroport de Pékin auprès des autorités compétentes. Or, à ce jour, Aigle Azur n’envisage plus cette reprise pour la saison été 2019 », a déclaré la compagnie.

 

Aéroport Pôle Caraïbes : hausse du trafic de 5% en mars 2019

TourMag 26/04/2019

L’Aéroport Pôle Caraïbes affiche une croissance de 5 % du trafic. Sur le 1er trimestre, la progression atteint les 2.5%.

Avec 265 197 passagers transportés, le trafic du mois de mars 2019 de l’aéroport « Guadeloupe Pôle Caraïbes » a progressé de 5% par rapport à mars 2018.

Le faisceau « Amérique du Nord » affiche 24,9% de progression, avec 27 460 passagers transportés en mars 2019.

L’axe canadien est particulièrement dynamique, Montréal enregistrant 74% de croissance. Les autres destinations montrent également de bonnes performances : +60,4% pour Fort Lauderdale, +22,1% pour Miami et 36,3% pour New York.

Le faisceau « France hexagonale » progresse de 3,8% pour atteindre 155 613 passagers en mars 2019. Air Caraïbes, Corsair et XL Airways voient leur trafic progresser respectivement de 2,5%, 2,3% et 5,3%.

Level, nouvellement arrivée en 2018, a transporté 9 782 passagers. En revanche, Air France affiche une baisse significative vers Paris (-11,9%). « Elle est entièrement due au repositionnement sur Saint-Martin de la liaison opérée de janvier à mars 2018 entre CDG et Pointe à Pitre. Cette liaison avait été basculée sur Pointe à Pitre suite au passage de l’ouragan IRMA sur l’île de Saint-Martin. Air France retrouve un niveau de trafic équivalent au mois de mars 2017. » indique un communiqué de presse.

Le faisceau « Caraïbe » en baisse

Avec 7 346 passagers, le faisceau « Caraïbe » (hors Antilles Françaises), enregistre une diminution de 10%.

Sur ces destinations, le mois de mars 2018 avait connu une hausse exceptionnelle. « Elle était notamment liée aux passagers en correspondance vers Juliana, suite à la suspension de la desserte régulière d’Air France vers cet aéroport. La baisse s’explique également par un net recul de la fréquentation vers Haïti en raison des troubles qui ont touché l’île au mois de février » ajoute l’aéroport.

Vers la Martinique et la Guyane, on note une nette reprise du trafic qui enregistre une progression de 4,3% avec une situation contrastée pour chacun des départements : Cayenne affiche une progression de 82,7% à 7 033 passagers, portée par le trafic généré par Norwegian. 

A contrario, la liaison vers Fort de France voit son nombre de passagers diminuer de 4,8%. Elle est pénalisée par une concurrence accrue de l’offre maritime depuis la remontée des tarifs de l’aérien.

L’axe Martinique-Guyane enregistre 38 692 passagers en mars 2019 contre 37 100 à la même période de l’année précédente.

Progression de 2,5% au 1er trimestre

Le trafic vers les Iles du Nord – Saint Martin/Saint Barthélémy – est également en progression à 17 084 passagers.

Le trafic vers Saint Martin Grand Case enregistre 13,3% de croissance (+1 667 passagers) alors que celui vers Saint Barthélémy reste à la baisse avec une diminution de 19,7% (-699 passagers).

Au cumul, le trafic à l’aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbes enregistre une progression de 2,5% au 1er trimestre 2019 par rapport au 1er trimestre 2018. Il atteint un nouveau record historique de 756 467 passagers.

 

 

Vinci satisfait de son début d’année

Le Moniteur 26/04/2019

Les voyants économiques sont au vert pour le groupe de BTP. Au premier trimestre, il a profité d’une progression globale de ses activités et de diverses acquisitions pour enregistrer un chiffre d’affaires en hausse de 9,6 %. 

Vinci débute l’année 2019 en pleine forme. Le géant du BTP français a dégagé, entre janvier et mars, un chiffre d’affaires mondial de 9,7 milliards d’euros, en progrès de 9,6% par rapport à la même période il y a un an. Une dynamique qui touche l’ensemble des activités du groupe.

Dans la gestion des infrastructures de transports, l’activité a progressé de 22,6% pour les aéroports. Gérés par Vinci Airports, Lyon-Saint-Exupéry et Nantes-Atlantique ont notamment vu leur trafic de passagers progresser respectivement de 9,7 et 14,1 %.

Pour les autoroutes, les résultats sont également en hausse, mais cette fois-ci de 3,4 %. « Après une fin d’année 2018 marquée par des mouvements sociaux exceptionnels qui ont perturbé les autoroutes françaises, la situation est revenue à la normale au cours du trimestre », a indiqué Vinci dans un communiqué. Le mouvement des « gilets jaunes » a particulièrement impacté les concessionnaires d’autoroutes, via notamment des blocages de péages. Cette perturbation a eu pour conséquence d’affecter les comptes du groupe dans cette branche, même s’il est parvenu à plutôt limiter les dégâts.

La branche construction, quant à elle, affiche une croissance organique de 6,6% sur le territoire national. « Cette évolution confirme la bonne tenue du marché du bâtiment et le dynamisme des travaux publics, notamment en région parisienne avec la montée en régime des projets du Grand Paris Express », a commenté le groupe.

Multiples acquisitions

Quant à Eurovia, sa filiale spécialisée dans la construction routière et ferroviaire, elle a enregistré une forte hausse de ses recettes (+20,5%), du fait d’une météo clémente à travers l’Europe qui ont facilité les travaux. En outre, le volume du carnet de commandes est supérieur à celui de l’an passé, à la même époque.

Enfin, Vinci a par ailleurs vu ses revenus dopés par de multiples acquisitions, même si le chiffre d’affaires resterait en hausse sur l’ensemble de ses activités sans les prendre en compte. Ces rachats concernent particulièrement Vinci Energies, sa filiale spécialisée dans les infrastructures énergétiques, et les aéroports, le secteur où le groupe ne cache pas son intérêt pour prendre le contrôle d’Aéroports de Paris (ADP), qui fait l’objet d’une privatisation de l’Etat.

Pour l’heure, son dernier rachat majeur, celui à plus de trois milliards d’euros de l’aéroport londonien de Gatwick, n’est même pas encore intégré dans les comptes. Il le se sera au trimestre prochain.

 

 

SAS : poursuite de la grève des pilotes, 587 vols annulés

Air Journal 28/04/2019

La compagnie aérienne SAS (Scandinavian Airlines System) annule quelque 587 vols ce dimanche 28 avril 2019, en raison de la poursuite de la grève de pilotes qui dénoncent leurs conditions de travail.

Une majorité des vols intérieurs, mais aussi des liaisons européennes et long courriers  sont perturbés par la grève très suivie depuis vendredi par plus de 1.400 pilotes. « En raison de la grève, quelque 64.000 passagers devraient être affectés avec l’annulation de 587 vols dans l’ensemble de la Scandinavie« , a fait savoir SAS dans un communiqué. Au total 170.000 passagers sont touchés depuis vendredi matin.

Le syndicat suédois des pilotes de ligne, qui a initié la grève, a déclaré que des mois de négociations n’avaient pas permis de trouver une solution à la « détérioration des , conditions de travail, aux horaires de travail imprévisibles et à l’insécurité de l’emploi« . La confédération suédoise des entreprises de transport a, pour sa part, affirmé qu’elle ne pouvait accepter une augmentation de 13% des salaires demandée par les pilotes, au vu d’une « moyenne déjà élevée de 93.000 couronnes (8.766 euros) par mois« .

Le syndicat des pilotes a précisé que les horaires de travail variables, plus que les salaires, étaient le principal objectif des discussions interrompues depuis vendredi. Selon la banque danoise Sydbank, la grève pourrait coûter à SAS entre 60 et 80 millions de couronnes par jour.

 

 

LSG, l’activité restauration de Lufthansa mise en vente

France Snacking 12/04/2019

La filiale d’avitaillement de la compagnie aérienne allemande, leader mondial du catering aérien, serait sur le point d’être mise sur le marché pour une vente totale ou partielle.

Lufthansa a lancé un processus de vente en vue d’une éventuelle cession entière ou partielle de LSG Group, apprend-t-on d’une dépêche AFP.

Des discussions préliminaires seraient engagées : ce qui aboutirait soit à une vente totale, soit à une éventuelle fusion avec d’autres opérateurs du secteur tels que le Suisse GateGroup (propriété du Chinois HNA), l’autrichien Do&Co ou encore le singapourien SATS avec lesquels des discussions seraient en cours.

Selon l’agence Reuters, Carsten Spohr, le PDG de Lufthansa avait déclaré le mois dernier au quotidien économique Börsen Zeitung « qu’il n’avait pas encore défini si cette vente se réaliserait ou sa compagnie conserverait intégralement LSG tout en précisant que Lufthansa ne soutiendrait pas une vente à un fonds de capital-investissement. Le leader mondial de la restauration à bord des avions, fort de 35 000 collaborateurs et d’un CA de 3,2 md€ l’an dernier, réalise 75 % de son activité, avec des clients autres que le groupe Lufthansa, soit près de 300 compagnies ainsi que plusieurs groupes ferroviaires qui font appel à LSG Sky Chefs.