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Syndicat des pilotes d’Air France

Revue de Presse du 7 mai 2019

Revue de Presse du 7 mai 2019

PDV chez Air France : 441 postes au sol concernés ?

Air-Journal.fr – 7 Mai 2019

 

Un plan de départs volontaires chez la compagnie aérienne Air France devrait concerner 441 emplois au sol, principalement dans les aéroports de régions, y compris en Corse.

 

Le Comité social et économique (CSE) central de la compagnie française du 13 mai 2019 devrait officialiser ce PDV dévoilé la semaine dernière par La Tribune. Un document confidentiel consulté par France Info précise que 441 postes seraient concernés, avec des conditions de départs « similaires aux sept plans précédents » : la somme versée aux employés acceptant de partir serait « proportionnelle à l’ancienneté, avec des possibilités de reconversion ». Ce PDV entre dans le cadre de la restructuration de l’activité court et moyen-courrier de la filiale régionale d’Air France, HOP, et toucherait principalement les escales de région : la Corse et l’aéroport de Bâle-Mulhouse « perdront la moitié de leurs effectifs » tandis que Paris-Orly serait également concerné selon France Info, qui ne mentionne pas le non-remplacement de 200 « départs naturels » évoqué par le site économique.

 

Air France, qui avait signé en janvier un nouvel accord salarial pour 2019 avec les organisations syndicales représentatives CFDT, CFE-CGC, FO et UNSA de son personnel au sol, n’a pas commenté ces informations.

 

Pas rentable en raison de la concurrence des low cost et du TGV, mais aussi de l’héritage de la fusion entre Airlinair, Britair et Régional et du départ des pilotes chez la maison-mère qui l’oblige à pratiquer l’affrètement, HOP a perdu quelque 185 millions d’euros l’année dernière. Sa restructuration sera la première grosse épreuve pour la directrice générale d’Air France Anne Rigail, alors que le CEO du groupe Air France-KLM Benjamin Smith a depuis septembre dernier réussi à apaiser les pilotes comme les PNC – au prix dans ce dernier cas de la suppression de Joon.

 

Le détail des nouvelles suppressions de postes chez Air France

Liberation.fr – 6 Mai 2019

 

Ce sont finalement 465 postes qui seront supprimés au sein de la compagnie nationale, principalement dans les antennes régionales. C’est la conséquence d’une baisse préoccupante d’activité sur les lignes intérieures face à la concurrence low-cost.

 

De Charybde en Scylla. Les vols d’une durée de moins de trois heures deviennent un sujet de plus en plus préoccupant pour Air France. Selon un document interne et confidentiel consulté par Libération, la compagnie nationale a perdu, en 2018, 442 millions d’euros sur son activité court et moyen-courrier. Soit 201 millions de plus qu’en 2017. Confronté à un marché sur lequel le déficit a plus que doublé, la direction a visiblement choisi la chirurgie lourde.

 

465 postes devraient ainsi être supprimés dans le cadre d’un plan de départs volontaires. Ce sont surtout les bases régionales d’Air France qui vont enregistrer les baisses d’effectifs les plus notables. Toujours d’après le même document, en Corse, les escales de Bastia et d’Ajaccio devraient perdre 104 postes. Voire plus, si Air France qui assure des liaisons subventionnées par la collectivité de Corse ne voyait pas toutes ses lignes renouvelées. Or l’appel d’offres a lieu en ce moment même. La base de Marseille pourrait, elle, perdre 63 emplois et celle de Nice, 39. Toutes ces villes sont celles qui sont le plus durement attaquées par la concurrence des compagnies low-cost. Easyjet, Ryanair et Volotea, après avoir pris pied sur des lignes à forte fréquentation, commencent en effet à s’installer sur des liaisons radiales (la desserte de deux villes sans passer par Paris). Face à ces transporteurs dont les prix de revient et donc les tarifs sont bien moins élevés, Air France va donc être obligé de réduire sérieusement la voilure.

 

Dans les vingt-quatre mois qui viennent, les vols au départ et à l’arrivée de Toulouse seront en baisse de 9%, ceux de Lyon de 18% et la desserte de Strasbourg et de Mulhouse sera carrément divisée par deux (-50 et -53%). L’ensemble de ces mesures sera présenté lors d’un comité social et économique central (CSEC) programmé le 13 mai. Ce devrait être la première épreuve de vérité sociale pour le PDG d’Air France-KLM, Benjamin Smith, nommé il y a neuf mois. Il avait réussi à pacifier la compagnie, dès son arrivée, en accordant des augmentations de salaire à toutes les catégories de personnel. Son état de grâce durera-t-il au-delà de l’annonce de ce plan de départs ?

 

Nouveau record de trafic à Nantes-Atlantique

Air-Journal.fr – 7 Mai 2019

 

L’aéroport de Nantes-Atlantique a enregistré plus de 687.000 passagers le mois dernier, battant le précédent record mensuel établi en aout 2018.

 

Avec exactement 687.194 passagers en avril 2019, l’aéroport nantais enregistre une progression de 36,4% par rapport au même mois l’année dernière, quand le trafic avait atteint 502.346 clients. Ce nouveau record dépasse largement celui d’août dernier, quand 653.441 clients étaient passés par Nantes. Pas de statistiques officielles de la part du gestionnaire de la plateforme Vinci Airports, mais selon le maire de la ville de Saint-Aignan-de-Grandlieu (située en bout de piste), le nombre de mouvements d’avions a progressé en avril 2019 de 26,03% par rapport à avril 2018, et de 8% sur douze mois. « Les riverains vous disent merci », a-t-il commenté sur les réseaux sociaux.

 

Rappelons que le mois dernier à l’aéroport Atlantique, la compagnie aérienne low cost easyJet a inauguré sa nouvelle base (27 routes au total), tandis que sa rivale Transavia France lançait six nouvelles liaisons ; elle y avait accueilli son 3-millionième passager en mars, et propose cet été un million de sièges à Nantes.

 

Depuis le début de l’année 2019, Nantes Atlantique aurait déjà vu passer plus de 1,9 million de passagers, soit une hausse de trafic de plus de 21 % par rapport aux quatre premiers mois de 2018 (+14,1% au premier trimestre selon Vinci).

 

Privatisation d’ADP : et si on suivait le modèle du Viaduc de Millau ?

Marianne.net – 6 Mai 2019

 

L’ancien Maire de Millau, à l’origine du célèbre Viaduc, concédé à l’entreprise Eiffage, propose d’ouvrir la capital d’Aéroport de Paris aux salariés au nom de la participation chère au Général de Gaulle.

 

Sans la mise en concession du Viaduc de Millau, il n’y aurait toujours pas, aujourd’hui, d’ouvrage d’art permettant de supprimer les bouchons de parfois 5 heures à l’approche de cette ville. De la même manière, la privatisation d’Aéroports de Paris permettra-t-elle aux passagers des compagnies clientes de lire plus facilement les panneaux indicateurs, de fréquenter des toilettes plus propres, d’échapper aux faux taxis et d’avoir leurs bagages plus vite ?

 

Ces questions sont essentielles pour les utilisateurs et les réponses « oui ou non » à la privatisation d’ADP ne suffisent pas pour décider. En effet, la question sociale du statut du personnel reste au cœur du débat.

 

Ce qui surprend dans les commentaires et analyses des « spécialistes » de l‘économie et des sciences sociales, c’est qu’aucun d’entre eux n’a songé à parler du personnel et de son rôle futur. Or, la loi Pacte a timidement prévu que l’accès à une partie du capital, même minime, par le personnel pourrait être envisagée en cas de privatisation.

 

L’immense avantage de l’accès au dossier de concession de la compagnie Eiffage fut non seulement l’aspect technique de la variante métallique mais aussi la très forte mobilisation du personnel, actionnaire salarié en proportion significative du capital de cette compagnie, pour prendre le risque technologique et financier d’un tel chantier.

 

Plus tard, la tentative d’OPA de la compagnie espagnole Sacyr fut empêchée par le choix « patriotique » des salariés d’Eiffage, appuyant la résistance du président Roverato. Ce pourrait être la même situation, en cas de tentative de revente d’une partie du capital d’ADP à un partenaire non souhaité.

 

Car le cœur du débat est là ; il ne pourrait y avoir de comparaison entre les deux opérations que si Aéroports de Paris ouvrait une partie de son capital à une entreprise pratiquant la Participation.

 

Ce qui est surprenant dans les commentaires et prises de position divers, c’est l’absence de préoccupation concernant le statut du personnel. Partagera-t-il une partie des résultats, les textes sur la Participation seront-ils appliqués, le partage de la responsabilité dans la gestion de la future entreprise inclura-t-il les responsables et élus salariés ?

 

Comparer Aéroports de Paris et Viaduc de Millau (400 millions d’euros) relève d’une vision intellectuelle un peu débridée, car le cœur de toute entreprise réside bien dans son personnel. A ce jour, celui du Viaduc de Millau peut s’exprimer grâce à l’actionnariat salarié. Il reste à l’Etat d’annoncer, parmi ses volontés, celle du respect de ses salariés, pour s’assurer qu’ils seront partie prenante de cette future belle entreprise.

 

N’oublions pas la dénomination de l’aéroport de Roissy « Charles de Gaulle » voulue par le gouvernement aussitôt après la mort du Général. Ce serait un bel hommage à l’un des fondements de sa pensée sociale : la Participation.

 

Après les parlementaires, une fronde citoyenne contre la privatisation d’ADP

Liberation.fr – 6 Mai 2019

 

L’union ne fait pas nécessairement la force, mais elle crée un effet de masse. Trente et une personnalités du monde universitaire, juridique et associatif, et les 35 925 signataires d’une pétition se mobilisent depuis ce lundi contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP).

 

Ils se joignent, en fait, au recours déposé par une soixantaine de députés et sénateurs, devant le Conseil constitutionnel contre cette opération. Dans le jargon des juristes, cette démarche s’intitule la «porte étroite citoyenne». Elle a pour but de démontrer que la société civile est en phase avec un recours engagé par les parlementaires.

 

Aéroports de Paris : un référendum contre la privatisation ?

 

L’une des chevilles ouvrières de ce mouvement, l’avocat parisien Christophe Lèguevaques, possède à son tableau de chasse l’annulation de la privatisation de l’aéroport de Toulouse. Son argumentation repose sur le fait que les aéroports parisiens sont un monopole naturel, puisqu’ils ne sont confrontés à aucune concurrence. Ils ne pourraient donc être privatisés, selon un principe posé par le Conseil constitutionnel lui-même. Le suspense ne devrait pas durer longtemps : le gendarme de la Constitution ayant été saisi le 16 avril par les parlementaires, il dispose d’un mois pour rendre sa décision, y compris sur la démarche citoyenne qui y est associée.

 

La mise en garde de Juniac

 

L’objectif des contestataires est, avant tout, de créer un climat de défiance autour de cette opération de privatisation. Et ce, alors même qu’elle fait également l’objet d’une tentative de référendum d’initiative populaire (RIP). Trois cents parlementaires ont en effet entamé un processus de ce type. La consultation sera lancée si 10% du corps électoral (environ 4,7 millions d’électeurs) se prononce pour la tenue d’un tel référendum.

 

Les arguments classiques contre la privatisation d’ADP reposent sur la vente au secteur privé d’une partie du patrimoine national et de la porte d’entrée de la France. Cette fois-ci, les contestataires s’appuient également sur des arguments venus de l’industrie même du transport. L’Association internationale du transport aérien (IATA) pointe, dans une étude réalisée l’an dernier, que les aéroports privatisés pratiquent des tarifs plus élevés pour les transporteurs. Une inflation qui se répercute, en partie, sur le prix du billet payé par les passagers. Le président de l’IATA s’élevait d’ailleurs, il y a quelques mois, contre ces privatisations motivées uniquement par l’intérêt financier. Il s’agit de «ne pas vendre les bijoux de la couronne juste pour récolter de l’argent» met ainsi en garde Alexandre de Juniac qui, avant de diriger l’Union internationale des compagnies aériennes, officiait comme PDG d’Air France KLM.

 

La livraison par drone aux particuliers prend son envol en Australie

LesEchos.fr – 4 Mai 2019

 

Après une phase expérimentale lancée en 2014, le projet de Wing, filiale du groupe Alphabet (Google) dédiée aux drones, est désormais une réalité commerciale. Son premier service de livraison aux particuliers est entrée en service dans les villes de la périphérie de Canberra, la capitale administrative du pays.

 

Les drones utilisés peuvent effectuer des livraisons dans un rayon de huit kilomètres et transporter une charge allant jusqu’à 1,2 kilo.

 

Ce soir, le frigo est vide. Aussi pour dîner, vous commandez votre repas sur votre smartphone. Mais plutôt que de guetter le coin de la rue pour voir si votre livreur arrive en vélo ou en scooter, tournez plutôt le regard vers le ciel… Depuis près d’un mois, la livraison par drone est formellement autorisée dans la banlieue de Canberra. Après une phase expérimentale lancée en 2014, le projet de Wing , filiale du groupe Alphabet (Google) dédiée aux drones, est désormais une réalité commerciale.

 

C’est la première entreprise en Australie à recevoir l’approbation officielle de la Civil Aviation Safety Authority (CASA), l’autorité de régulation aérienne australienne. Le service est pour l’instant limité à quelques villes se trouvant dans le nord de la capitale fédérale, Canberra, ainsi qu’à un nombre restreint de produits vendus par des commerçants partenaires de la firme californienne. C’est le cas de Kickstart Expresso (café), Capital Chemist (pharmacie), Pure Gelato (glaces), Jasper+Myrtle (chocolatier), Drummond Golf (équipement de golf) et surtout deux chaînes de magasins présentes dans tout le pays : Bakers Delight (boulangerie-pâtisserie) et Guzman y Gomez (tacos et autres spécialités mexicaines).

 

Nombre encore restreint de produits

 

Mais ce n’est qu’un début. Comme l’a précisé Wing, l’objectif est d’étendre le service à de nouvelles villes ainsi que de proposer de nouveaux produits. Les drones utilisés peuvent effectuer des livraisons dans un rayon de huit kilomètres et transporter une charge allant jusqu’à 1,2 kilo. Le ciel de Canberra n’est pas près pour autant d’être envahi de drones bourdonnants entre les nuages. Seul un nombre restreint de clients, inscrits sur le site de l’entreprise, peuvent pour l’instant utiliser le service, et aucune application mobile n’est pour l’instant téléchargeable sur Android ou iOs.

 

L’Australie apparaît néanmoins pour Wing comme le terrain de jeu idéal au développement de la livraison par drone. « Nous menons également des et en Europe mais l’Australie dispose de consommateurs intéressés, de pilotes de drones expérimentés et talentueux, ainsi que de partenaires économiques et gouvernementaux innovants et enthousiastes », a commenté l’entreprise. Wing estime que la CASA est l’un des régulateurs aériens les plus soucieux de sécurité et les plus innovants au monde.

 

Intérêt environnemental

 

Pour toutes ces raisons, l’Australie et le territoire de la capitale fédérale en particulier occupent une position dominante dans l’avancement de la technologie des drones. « Nous pensons que c’est pour cela que les développements les plus importants au monde dans le secteur des drones ont lieu ici », insiste la filiale d’Alphabet.

 

La maison-mère de Google estime que la livraison par drone pourrait permettre de réduire significativement la congestion des routes dans les grandes villes mais aussi le réchauffement climatique, en retirant de la circulation les véhicules de livraison.

 

L’Etat italien recherche désespérément un partenaire pour le sauvetage d’Alitalia

LesEchos.fr – 3 Mai 2019

 

La solution à la crise de la compagnie aérienne italienne a été repoussée après les élections européennes, avec une nouvelle date butoir fixée au 15 juin. Le gouvernement espère convaincre Atlantia, le groupe de la famille Benetton, d’entrer au capital de la « nouvelle Alitalia » qu’il appelle de ses voeux.

 

Le dernier partenaire attendu au capital de la future « nouvelle Alitalia » à hauteur de 15 % tarde à embarquer à bord d’un projet de relance qui, chaque jour qui passe, paraît de plus en plus chimérique.

 

Le plan de sauvetage d’Alitalia a du plomb dans l’aile. La date butoir pour présenter l’offre liante de reprise de la compagnie aérienne en difficultés était initialement fixée au 30 avril. Elle a finalement été repoussée au 15 juin prochain, soit après les élections européennes.

 

Luigi di Maio, le ministre du développement économique, « a autorisé ce report », a déclaré le ministère dans un communiqué publié ce vendredi soir, répondant favorablement à une demande des administrateurs de la compagnie de bénéficier d’un délai supplémentaire. Le dirigeant italien avait reconnu qu’il manquait un partenaire disposé à prendre 15 % du capital de la société mise sous tutelle depuis le 2 mai 2017.

 

Le gouvernement souhaite lancer une « nouvelle Alitalia » dont l’Etat serait le principal actionnaire avec 15 % du capital détenu par le ministère de l’économie et 30 % par le groupe ferroviaire  Ferrovie dello Stato (FS). L’entreprise publique de chemins de fer est en discussion avec Delta Airlines qui entrerait à hauteur de 15 % dans le capital initial, lequel serait compris entre 700 et 800 millions.  La compagnie américaine est seule en lice après le retrait de la Britannique easyJet.

 

La famille Benetton rechigne

 

Les négociations ont en outre impliqué, sans succès, China Eastern Airlines, la Poste italienne, la Caisse d’épargne italienne, le groupe de construction navale Fincantieri et, plus récemment, Toto, l’ancien propriétaire de la compagnie aérienne Air One. Tous ont rejeté les avances du gouvernement et renoncé à déposer une offre liante. Ce dernier se retourne désormais vers Atlantia, le groupe contrôlé par la famille Benetton. Une discussion qui s’avère délicate tant celui-ci a été voué aux gémonies de la Ligue et du M5S après l’effondrement meurtrier cet été du pont de Gênes, dont Atlantia était le gestionnaire via Autostrade per l’Italia.

 

Pour l’instant son administrateur délégué, Giovanni Castellucci, a déclaré ne pas être intéressé en raison « des nombreux dossiers ouverts sur lesquels nous sommes engagés en ce moment et qui nous empêche de nous pencher sur un autre aussi complexe. » Il n’a pas oublié la perte de 230 millions d’euros essuyés suite à la participation du groupe à un premier sauvetage d’Alitalia en 2008, lorsque Silvio Berlusconi avait réquisitionné les acteurs du secteur privé, ni la menace de l’actuel gouvernement de lui retirer ses concessions autoroutières. Un geste d’apaisement sur ce dossier pourrait néanmoins permettre aux Benetton de surmonter leurs réticences.

 

Le temps presse. Alitalia perd quotidiennement 1 million d’euros. Le prêt-relais de 900 millions consenti par le gouvernement, soit 1,1 milliard avec les intérêts, doit être remboursé le 30 juin prochain. D’ici là, les élections européennes auront eu lieu et le ciel d’Alitalia se sera dégagé… ou encore assombri, avec des concurrents prêts à profiter de la liquidation d’une compagnie aérienne, dont le sauvetage devient de plus en plus chimérique.