SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Edito du Président : on vous souhaite tout le bonheur du monde…

Edito du Président : on vous souhaite tout le bonheur du monde…

On vous souhaite tout le bonheur du monde…

Il est un fait qu’en ces temps de transformation à tout va, souvent à marche forcée, dresser un bilan objectif n’est pas nécessairement agréable.

Les communications du SPAF sur ce sujet n’y font pas exception. Nous en sommes bien désolés et aimerions, croyez-le, ne pas avoir à mettre l’accent sur ce qui fait mal.

Mais pourquoi donc tant de régressions et que faire ? Revenons un peu sur les 14 derniers mois.

Après une période presque euphorique entre fin 2018 et début 2019 qui résultait d’une conjonction de plusieurs facteurs particuliers (certains résultant d’un vrai travail syndical antérieur…) quelques accords furent trouvés et signés. Après le zéro QT des années 2010, l’évidence s’imposa, comme la nécessité de nombreuses QT, accélérant enfin les carrières.

2019 a été entachée du CSE commun PNC/Pilotes, signant la fin d’une représentativité efficace des pilotes en face de la Direction. Un mode d’action imparfait mais toutefois bien plus efficace que le vide actuel où la faible représentativité pilote, et un présentéisme déficient du majoritaire accompagne un néant syndical et social qui ne dérange pas tout le monde…

Fin 2019, la réforme des retraites perd le Nord et dérape, même si certains s’évertuent à en vanter les mérites, ils ne trompent plus personne, et surtout pas eux-mêmes !

Dans un tract du SNPL, de l’UNSA et de l’UNAC daté du 9 janvier, on a pu lire – parlant du maintien d’une pseudo-CRPN et de la liquidation de nos pensions possible à 60 ans – que « ces deux avancées majeures, dénigrées par certains syndicats spectateurs (qui n’ont participé à aucune négociation) n’allaient pas de soi » ! Sacrées avancées au passage…

Mais surtout, nous ne pouvions rester sans répondre tant le SNPL a directement refusé la participation des syndicats représentatifs à Air France pour la négociation sur les retraites avec le gouvernement. Venir nous reprocher ce qui est de leur fait, quelle honte !

Ceci en dit long sur l’opacité des négociations entretenue par les majoritaires. Et ce n’est clairement pas à l’avantage des pilotes ! Surtout pour les entendre dire à la fin qu’ils ont seuls sauvé la CRPN… Laquelle ?

Quant à l’avancée « majeure » de ne plus pouvoir liquider nos retraites avant 60 ans, il faut vraiment marcher sur la tête pour s’en féliciter. Alors oui, parfois, il n’est pas réaliste de dire que tout va bien.

Mais connaitre la réalité est un avantage indéniable que nous estimons, au SPAF, vous DEVOIR. Car nous pilotes, sommes une population intelligente et exigeante, réfléchie et opiniâtre, et à notre sens apte à juger elle-même des éléments qu’on lui présente. Le Fordec, c’est à vous de le faire, pas à nous.

Et dans le FOR, nous attendons encore les éléments de la réunion du 13 janvier entre SNPL UNSA et UNAC d’une part et Gouvernement d’autre part… Mais au vu des éléments fournis, rien ne justifie que l’on renonce à autant sans lutter, mais ce sera donc à vous de décider.

En ce qui nous concerne, au SPAF, nous estimons que notre retraite vaut bien qu’on la défende.

Grégoire APLINCOURT, Président du SPAF.