SPAF

Syndicat des pilotes d’Air France

Noël 2017 ! Le mépris

Noël 2017 ! Le mépris

Le mépris

Ce qui caractérisait l’équipe Gagey/De Juniac était un profond mépris envers les pilotes. Peu d’autres compagnies majeures semblent mépriser autant leurs pilotes qu’Air France ne le fait. Et c’est le Directeur Général qui donne le ton. C’est son boulot. Tout comme un CDB va donner le ton à l’équipage ou aux différents acteurs de la touchée.

La comparaison risque de ne pas plaire à M Terner. Et pour cause. Nous avions espéré un moment que son tandem avec M Janaillac travaillerait différemment, en vain.

Notre Directeur Général ne se montre que peu concerné par nos courriers qui certes ne lui font probablement pas plaisir.

Les alertes que nous lui avons adressées concernant Bogota n’ont pas déclenché le moindre début de réaction utile. Tout va bien, mêlez-vous de ce qui vous regarde. Monsieur Terner et ses équipes font (bien) leur travail et si l’avion est dans la certification alors il est navigable, point ! Les comportements n’ont pas évolué.

Voilà, à notre avis, une approche très dangereuse en matière de sécurité des vols. De plus quand M. Terner daigne répondre (rarement), c’est pour signifier aux pilotes un refus teinté de ce mépris tant de leurs compétences que de leur expérience en matière d’avions… La fin de non-recevoir adressée pour donner suite à notre demande de négociations salariales est, à cet effet, vraiment symptomatique.

Et le dilatoire se mêle parfois même aux approximations, puisque ce courrier (envoyé immédiatement à la presse) s’est traduit à notre égard par une apostrophe d’une violence sans précédent : « Les pilotes d’Air France veulent encore plus d’argent » !… Vous apprécierez.

M Janaillac quant à lui, nous ignorant toujours de sa superbe, s’émeut plus d’un retour EZE annulé que du sort de son équipage maltraité. Tout un symbole.

Au SPAF, nous nous présentons à chaque convocation, négociation, toujours à l’heure. Nous respectons nos interlocuteurs, même si nous sommes en désaccord avec eux. Et nous répondons quand on nous écrit. Et d’ailleurs, soyez bien certain, M Terner, que les pilotes vont vous répondre. Cela a déjà commencé par une lassitude et un absentéisme que vos services refusent de percevoir et d’analyser. Il n’est pas plus aveugle… Gagey avait pour coutume de chiffrer les grèves en les rendant inévitables car il réfutait toute idée de négociation sous préavis. 20M€ par jour. Ça lui faisait du bien à l’égo et pas mal au porte-monnaie (au sien).

M Terner, Les pilotes sont patients, plutôt paisibles, mais pas passifs : Ils ne sont pas recrutés pour cela (et c’est préférable pour nos passagers !). Ils vont se rappeler à votre bon souvenir, bientôt. Et vous porterez cette responsabilité du fait de ce comportement répété « de la porte fermée » face à des salariés excédés.

Et comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, M. Gateau nous invite à la galette des rois ! Payée avec les +37% du Comex ?

Le SPAF, son bureau, son conseil, ses délégués du personnel et CHSCT, vous souhaitent à tous de très bonnes fêtes de fin d’année et de bons vols à ceux qui assureront leur mission, avec professionnalisme comme toujours, et loin de chez eux

Grégoire Aplincourt, Président du SPAF