Au Sommaire :

  • La convalescence du transport aérien pourrait durer jusqu’à 10 ans
  • Transport aérien : Les Etats doivent continuer à secourir les compagnies aériennes selon l’IATA
  • IATA à l’Amérique latine : aidez le secteur aérien !
  • Air France voudrait supprimer de 8.000 à 10.000 emplois sans départ contraint
  • Air France: une intersyndicale veut «l’ouverture de discussions» sur l’avenir
  • Tourisme : coup de massue chez TUI France
  • SAS Scandinavian : des routes et une aide financière
  • En difficulté, Tunisair va supprimer les lignes vers Sfax et Tozeur
  • Un peu plus de vols cet été à l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne
  • Vols au départ de l’aéroport de Lyon : où en est-on ?

La convalescence du transport aérien pourrait durer jusqu’à 10 ans
Le Monde -17/06/2020

La crise sanitaire liée au nouveau coronavirus a eu un impact financier majeur sur les compagnies du secteur. Fin 2020, leur manque à gagner devrait avoisiner 371 milliards de dollars.

C’est loin d’être une surprise. Le transport aérien et toute la filière aéronautique vont être durablement affectés par la crise liée au nouveau coronavirus. Selon l’étude du cabinet de conseil Archery Strategy Consulting (ASC), publiée mercredi 17 juin, les compagnies aériennes du monde entier pourraient mettre, selon le scénario le plus optimiste, au moins trois ans pour retrouver leur niveau d’activité de 2019, et dix pour reprendre leur trajectoire de croissance d’avant la crise.

Toutefois, des prévisions beaucoup plus sombres étirent à quatre ans la période nécessaire aux compagnies pour revenir à leur niveau de trafic de 2019. Dans ce cas, note le cabinet, « jamais elles ne retrouveront la trajectoire de croissance d’avant la crise ». D’après cette hypothèse noire, le passage de la pandémie aura bouleversé les habitudes, notamment avec la montée en puissance du télétravail, lequel pourrait conduire les entreprises à moins faire voyager leurs cadres supérieurs, clients privilégiés des classes affaires.

Cette reprise progressive, plus ou moins lente, de l’activité n’est pas due au hasard. La crise sanitaire a eu un impact financier majeur sur les compagnies du secteur. Fin 2020, leur manque à gagner devrait avoisiner 371 milliards de dollars (328 milliards d’euros). Un repli de 61 % par rapport à 2019. Ce sont les transports européens, sud-américains, africains et moyen-orientaux qui auront été les plus touchés, avec des baisses « de la demande passagers » de 56 % à 59 % selon les zones. Cet été, les compagnies seront loin d’avoir recouvré toutes leurs forces. Le « trafic ne devrait pas excéder 40 % de leurs capacités », signale ASC, à l’image d’Air France, qui ne devrait assurer que 35 % à 40 % de ses vols contre 3 % à 5 % aujourd’hui.

Outre la crise, c’est l’endettement croissant des compagnies qui va profondément modifier le paysage aérien. Elles ont bénéficié de près de 107 milliards d’euros d’aides. Air France, par exemple, s’est vu accorder sept milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat. Désormais, elles vont avoir pour principale préoccupation d’honorer leurs dettes. Un état d’esprit susceptible de ralentir le retour en force des transporteurs aériens. En effet, souligne ASC, « l’objectif des compagnies sera de générer de la rentabilité, mais pas forcément de remettre en opération toutes leurs flottes ». Notamment pour éviter les faillites ou le passage sous chapitre 11 aux Etats-Unis (chapitre sur les faillites qui protège les entreprises et leur permet de se réorganiser).

« La clé, c’est la rentabilité »

En pratique, elles vont tailler dans leur réseau pour fermer les lignes déficitaires et se concentrer sur les destinations bénéficiaires. Car « la clé, en période de crise, c’est la rentabilité de chaque ligne », précise le cabinet. C’est le cas d’Air France, dont la direction négocie avec les syndicats le plan Vesta, qui prévoit une baisse de 40 % de l’offre de vols et destinations nationaux. Pour satisfaire aux conditions d’octroi du prêt de l’Etat, la compagnie devrait fermer des lignes en concurrence avec le TGV et assurer d’autres destinations grâce à sa filiale à bas coût, Transavia. Un transfert qui nécessite toutefois un accord préalable avec les syndicats de pilotes.

Le tempo de la reprise aura une incidence sur le niveau d’activité des avionneurs Airbus et Boeing, ainsi que sur toute leur filière de fournisseurs

En dépit de leurs difficultés financières, les compagnies ne devraient pas réduire sensiblement leurs flottes. En effet, observe ASC, « quand on retire un avion de la flotte, il faut beaucoup de temps pour redémarrer ». En revanche, les réductions de personnels devraient être beaucoup plus draconiennes. « Les premières annonces suggèrent une baisse significative des effectifs de l’ordre de 20 % à 30 % en moyenne. » Des coupes claires facilitées par une moindre tension sur le marché du recrutement des pilotes, des personnels navigants commerciaux ainsi que des ouvriers de la maintenance.

Effet quasi mécanique : le tempo de la reprise des compagnies aura une incidence sur le niveau d’activité des avionneurs Airbus et Boeing, ainsi que sur toute leur filière de fournisseurs. Suivant les scénarios, optimiste ou pessimiste, « la baisse du trafic aérien va impacter la demande d’avions entre 40 % et 60 % sur les cinq années à venir. Elle retrouvera des niveaux pré-crise dans la deuxième moitié de la décennie », estime Archery Strategy Consulting.

Les conséquences de la pandémie pourraient fragiliser l’avenir des gros-porteurs long-courriers, notamment l’A380 d’Airbus, dont le retrait des flottes s’accélère. Mais aussi le futur 777X de Boeing, qui n’a fait l’objet d’aucune commande en 2020. En revanche, prévoit le cabinet, la crise pourrait « accélérer la demande des compagnies aériennes pour les monocouloirs long-courriers », et principalement l’A321 XLR d’Airbus, le nouveau couteau suisse du transport aérien. Un appareil capable d’assurer des vols long-courriers avec les coûts d’un moyen-courrier. Les sous-traitants n’auront d’autre choix que de s’adapter au rythme d’Airbus et de Boeing. « La filière aéronautique devra se redimensionner pour regagner en compétitivité sur le moyen terme », conclut ASC.

 

Transport aérien : Les Etats doivent continuer à secourir les compagnies aériennes selon l’IATA
Flux Africa – 16/06/2020

 

Genève – L’Association internationale du transport aérien (IATA) avertit à nouveau les Etats sur la période difficile que traverse l’industrie du transport aérien et a appelé les gouvernements du monde entier à continuer à fournir des mesures de secours alors que la crise COVID-19 continue de faire ravage.

Les compagnies aériennes devraient enregistrer une perte de 84,3 milliards de dollars en 2020 et l’aide financière du gouvernement est une bouée de sauvetage pour de nombreuses compagnies aériennes. La plupart des compagnies aériennes font leurs bénéfices pendant l’été, tandis que la saison d’hiver, même dans les meilleures conditions, est une lutte pour rester rentable. Par exemple, la marge bénéficiaire nette des compagnies aériennes européennes en 2019 a suivi le schéma saisonnier normal et s’est élevée à 9 % et 17 % respectivement au deuxième et au troisième trimestre (été boréal). Mais elle a commencé à -1% au premier trimestre et a terminé l’année à 2% au quatrième trimestre (hiver boréal). La saison hivernale sera encore plus difficile avec la reprise de COVID-19.

 

Une enquête d’opinion publique réalisée au cours de la première semaine de juin 2020 a montré que les voyageurs sont plus prudents lorsqu’ils reprennent leur voyage. Seuls 45 % des voyageurs interrogés ont l’intention de retourner dans le ciel dans les mois qui suivront la fin de la pandémie. 36% ont déclaré qu’ils attendraient six mois. Il s’agit d’un changement significatif par rapport à avril 2020, où 61 % des personnes interrogées déclaraient qu’elles retourneraient voyager quelques mois après la fin de la pandémie et 21 % répondaient qu’elles attendraient environ six mois.

 

Les résultats de l’enquête sont corroborés par les principales tendances en matière de passagers, ce qui démontre l’incertitude persistante du marché :

 

Les réservations globales sont en baisse de 82 % par rapport à juin 2019.

Les réservations à long terme pour la première semaine de novembre 2020 sont inférieures de 59 % aux niveaux normaux. Les tendances historiques montrent qu’environ 14 % des billets d’avion sont vendus 22 semaines avant le voyage. Les réservations actuelles pour le 1er au 7 novembre montrent que les billets n’ont été vendus qu’à 5 % du nombre de passagers de 2019.

Les passagers réservent plus près de l’heure du voyage. Les réservations pour des voyages de 20 jours ou plus à l’avenir représentaient 29 % des réservations effectuées en mai 2020, contre 49 % en 2019. De même, 41 % des réservations effectuées en mai 2020 concernaient des voyages de moins de 3 jours, soit plus du double des 18 % de mai 2019.

 

“Les gens retournent au ciel mais l’horizon d’incertitude de la crise COVID-19 s’étend. Les réservations à terme sont en baisse, et les voyageurs se couvrent en faisant des réservations à la dernière minute. Les compagnies aériennes de l’hémisphère nord comptent sur une saison estivale forte et une courbe de réservation prévisible pour traverser les mois de vaches maigres. Mais aucune de ces conditions n’est en place et elles auront besoin d’une aide continue des gouvernements pour survivre à un hiver rigoureux. Les compagnies aériennes auront besoin de beaucoup plus de souplesse pour planifier leurs horaires en fonction de ces nouvelles tendances de consommation. La flexibilité financière et opérationnelle est synonyme de survie”, a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et C.E.O de l’IATA.

 

Quatre domaines clés dans lesquels les gouvernements pourraient aider les compagnies aériennes :

L’extension de la dérogation à la règle du “use-it-or-lose-it” 80-20 dans les directives mondiales sur les créneaux horaires dans les aéroports.

En ces temps extraordinaires, les compagnies aériennes ont besoin de beaucoup plus de souplesse pour planifier leurs horaires et les décisions commerciales cruciales ne doivent pas être compromises par des directives d’attribution des créneaux horaires conçues pour des horaires normaux. “Il y avait de bonnes raisons de déroger à la règle des 80-20 pour la saison d’été. Les régulateurs devraient à nouveau appliquer la même approche de bon sens et déroger à la règle pour la saison d’hiver également. Les compagnies aériennes doivent s’efforcer de répondre aux attentes des consommateurs aujourd’hui, sans essayer de défendre les créneaux horaires nécessaires pour ce à quoi leur programme pourrait ressembler dans un an”, a déclaré M. de Juniac.

 

La poursuite de l’aide financière de manière à ne pas augmenter les niveaux d’endettement de l’industrie qui ont fortement augmenté.

Certains gouvernements envisagent des mesures telles que la subvention des opérations intérieures et la suppression des redevances aéroportuaires et de contrôle du trafic aérien.

 

Extension des subventions salariales et des mesures d’allègement de l’impôt sur les sociétés.

Les régimes de subventions salariales ont permis d’alléger le fardeau des compagnies aériennes de quelque 35 milliards de dollars. En réduisant ces délais, les compagnies aériennes auraient plus de temps pour se redresser et minimiser les pertes d’emplois. L’allègement des impôts sur les sociétés et des impôts indirects tels que la TVA, les taxes sur les passagers ou les taxes sur les carburants contribuerait à stimuler le marché.

 

Éviter les augmentations de charges et de frais.

Alors que les aéroports et les prestataires de services de navigation aérienne ont subi une baisse de leurs recettes, il faut éviter de fortes augmentations des redevances pendant la période de redémarrage, car cela aura de graves répercussions sur les finances des compagnies aériennes et la reprise du marché. De même, les gouvernements devraient couvrir les coûts des nouvelles mesures sanitaires imposées à la suite de la COVID-19.

 

“Chaque jour, de plus en plus de personnes voyagent. C’est bon pour l’économie. Les chiffres vont dans la bonne direction, mais nous sommes loin d’un niveau d’activité normal ou durable et des mesures d’aide financière sont toujours désespérément nécessaires. Et les mesures d’allègement politique comme la renonciation à l’utilisation des créneaux horaires restent essentielles. Les gouvernements devraient prendre des mesures d’allègement financier et politique comme la renonciation à l’utilisation des créneaux horaires restent essentielles. Les gouvernements devraient prendre ces mesures à la fin du mois de juillet afin d’assurer au moins cette garantie à cette industrie en difficulté et malmenée”, a déclaré M. de Juniac.

 

IATA à l’Amérique latine : aidez le secteur aérien !

Air Journal -17/06/2020

Les compagnies aériennes d’Amérique latine et des Caraïbes sont en danger et nécessitent un soutien urgent des gouvernements, estime l’Association du transport aérien international (IATA).

Après les mises sous protection contre les créanciers annoncées par les groupes LATAM Airlines le mois dernier et Avianca, l’IATA a lancé un appel urgent aux gouvernements d’Amérique latine et des Caraïbes « pour qu’ils prennent des mesures spécifiques pour aider le secteur de l’aviation à survivre à sa pire crise ». Les fermetures de frontières et les restrictions de voyage ont gravement touché l’aviation pendant plus de trois mois, et avec la Covid-19 toujours très présente dans la région, « un redémarrage de l’industrie dans de nombreux pays semble impossible avant des mois » ; une situation « pas viable » qui risque d’entrainer l’effondrement de l’ensemble du secteur, prévient l’association dans un communiqué.
Selon l’IATA, ces gouvernements latino-américains restent « les moins favorables à l’aviation »,  une industrie qui avant la crise sanitaire contribuait à hauteur de 167 milliards de dollars US à son PIB et soutenait 7,2 millions d’emplois dans la région. Les prévisions font désormais état d’une baisse d’au moins 77 milliards de dollars de la contribution du transport aérien au PIB, avec plus de 3,5 millions d’emplois menacés.

« C’est notre dernière chance de survivre à cette crise. Le temps est contre nous, et chaque jour qui passe apporte plus d’angoisse dans une industrie qui cherche à clarifier les délais de redémarrage. Aucun secteur n’a la liquidité nécessaire pour rester à flot pendant une immobilisation au sol de quatre ou cinq mois », a déclaré Peter Cerdá, Vice-président régional de l’IATA pour les Amériques. « Nous reconnaissons les efforts déployés par les autorités pour lutter contre cette pandémie, et nous comprenons à quoi les pays sont confrontés, mais le transport aérien est essentiel pour notre région et ne peut pas disparaître ».

Dans des pays comme le Panama, où le transport aérien a soutenu près d’un quart de million d’emplois et son principal aéroport Tocumen offrait des liaisons vers près de 90 destinations internationales avant la pandémie, « il est préoccupant que le gouvernement n’ait jusqu’à présent pris aucune mesure ferme pour fournir des aides. Il en va de même au Pérou, où une aide financière est nécessaire de toute urgence pour une industrie qui est essentielle à sa population et à son économie, et les opérations doivent être autorisées à reprendre en juillet », a souligné Peter Cerdá.

Le trafic passagers des compagnies aériennes d’Amérique latine et des Caraïbes a chuté de 96% en avril. Même si le Brésil, le Chili et le Mexique ont maintenu des opérations limitées en avril, ils ont tout de même affiché des réductions de trafic (RPK) de plus de 90%. « La connectivité aérienne et les avantages socio-économiques qui y sont associés dans la région sont menacés. Cela a déjà eu un impact direct sur les entreprises – des entreprises familiales aux grandes entreprises – tout au long de la chaîne de valeur des voyages et du tourisme, ainsi que sur les industries qui dépendent du fret aérien pour leurs importations et leurs exportations », explique l’IATA. Qui s’attend à ce que différents pays autorisent à terme la reprise des opérations à différentes dates : il est donc « essentiel que les principaux acteurs de l’industrie et les gouvernements travaillent ensemble pour faciliter le redémarrage des opérations aériennes de manière sûre, efficace et harmonisée ».

La Colombie « a joué un rôle constructif dans la région depuis le début de la crise du COVID-19 en facilitant l’allégement financier temporaire pour l’industrie aéronautique, et en soutenant les protocoles de biosécurité qui visent à protéger la santé des passagers et des employés », note toutefois l’association. Il est donc « extrêmement surprenant » que le plan pilote pour la reprise de l’aviation commerciale « dépende de la décision de chaque municipalité. Nous demandons au gouvernement national de reconsidérer la réouverture des vols intérieurs dans les meilleurs délais, selon la proposition initialement présentée par Aerocivil », a déclaré Cerdá.

Dans l’ensemble, les États d’Amérique latine et des Caraïbes sont appelés à mettre en œuvre les directives de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour la reprise en toute sécurité des voyages en avion. « Notre industrie est confrontée à son plus grand défi à ce jour: redémarrer l’aviation en toute sécurité, protéger la santé des passagers et du personnel et veiller à ce que l’aviation ne devienne pas un vecteur important pour la propagation du COVID-19. Notre industrie a surmonté des situations difficiles dans le passé, comme le 11 septembre ou le SRAS. Nous devons collaborer avec les gouvernements pour le faire à nouveau et regagner la confiance du public », a conclu Cerdá.

 

Air France voudrait supprimer de 8.000 à 10.000 emplois sans départ contraint
Les Echos – 17/06/2020

Le plan de reconstruction d’Air France, qui sera dévoilé fin juin ou début juillet, devrait compter de 8.000 à 10.000 suppressions d’emplois, soit 15 % à 20 % des effectifs de groupe. Toutes les catégories de personnels sont concernées. Mais les départs s’effectueront sur la base du volontariat, avec des incitations financières.

 

Après British Airways, Lufthansa, Easyjet et presque toutes les compagnies aériennes européennes, Air France dévoilera bientôt le nombre d’emplois que le groupe prévoit de supprimer d’ici à 2022, pour s’adapter au « monde d’après ».

Le chiffre précis devrait être annoncé au plus tard début juillet, à l’issue de la phase de concertation avec les organisations syndicales, en même temps que la présentation du « plan de reconstruction » d’Air France, qui passe notamment par une refonte du réseau domestique . Mais selon nos informations, les réductions d’effectifs devraient se situer entre 8.000 et 10.000 emplois pour l’ensemble du groupe Air France, en incluant la filiale régionale Hop, sur un effectif total de 52.512 équivalents temps plein à fin 2019, dont 45.850 pour la compagnie Air France.

Les personnels au sol, premiers concernés

Toutes les grandes catégories de personnels d’Air France seront impactées. Environ la moitié des suppressions de postes, soit entre 4.000 à 6.000 emplois, concernera les personnels au sol, qui constituent aussi la catégorie la plus nombreuse, avec 34.413 salariés au niveau du groupe Air France et 30.427 pour Air France seule.

Au sein de la catégorie des « navigants », les personnels de cabine, hôtesses et stewards, perdraient de 2.000 à 2.500 emplois, sur un total de 15.461, dont 14.147 pour la compagnie Air France. Les pilotes d’Air France, au nombre de 4.217 chez Air France, devraient voir partir environ 400 collègues. Toutes catégories confondues, la filiale du groupe la plus impactée serait toutefois Hop, où près d’un millier d’emplois seraient menacés, sur un total de 2.751 salariés.

Moins que British Airways, autant que Lufthansa

Cette réduction de 15 % à 20 % des effectifs du groupe Air France, qui correspond à une baisse attendue de l’activité de 20 % en 2021 et de 10 % en 2022 comparé à 2019, se comparerait plutôt avantageusement aux chiffres annoncés par ses principaux concurrents.

Lufthansa a indiqué qu’il comptait supprimer 22.000 postes, soit près de 16 % des effectifs du groupe (qui inclut Swiss Austrian, et Brussels Airlines), dont la moitié en Allemagne. British Airways prévoit de supprimer 12.000 emplois, soit près de 30 % de ses effectifs, tout en imposant à ses salariés une révision à la baisse de leurs contrats de travail. Easyjet veut également supprimer 30 % de ses effectifs, soit 4.500 emplois.

3.800 départs naturels prévus d’ici à 2022

Surtout, les réductions d’effectifs d’Air France devraient essentiellement s’effectuer sur la base du volontariat, via des départs volontaires et des mutations acceptées, en évitant autant que possible les départs contraints. La compagnie devrait être aidée en cela par l’âge moyen assez élevé de ses personnels. En février dernier, le plan de gestion prévisionnel de l’emploi tablait ainsi sur 3.800 départs naturels d’ici à 2022. Mais Air France a également à sa disposition plusieurs outils pour inciter aux départs.

Pour les pilotes et les personnels de cabine, Air France prévoit de recourir à un nouvel outil : la rupture conventionnelle collective ( RCC ), qui permet aux salariés qui le souhaitent de bénéficier de conditions de départs spécifiques négociées dans le cadre d’un accord collectif. A savoir un chèque de départ plus important.

RCC chez les navigants…

Des négociations sont déjà engagées avec les représentants des pilotes et des personnels de cabine, qui devraient déboucher sur des accords entre fin juin et début juillet, pour une mise en application dès cet été. Le calcul de l’indemnité de RCC étant basé sur l’ancienneté, l’objectif est d’inciter les navigants les plus âgés, et qui sont aussi les plus hauts salaires, à anticiper un départ à la retraite ou une reconversion. Et ce dans le délai le plus bref possible. Tous les commandants de bord d’Airbus A380, dont les appareils sont retirés du service, pourront notamment en bénéficier.

… Et PDV pour les personnels au sol

Pour les personnels au sol, en revanche, Air France a donné la préférence à un outil plus classique, qui a déjà fait ses preuves dans le groupe : le plan de départs volontaires (PDV). Bien que plus lent à mettre en oeuvre, il permet de laisser le temps à l’entreprise de réorganiser les équipes et les méthodes de travail, ce qui sera plus particulièrement nécessaire pour les fonctions support. Ces différents PDV devraient être annoncés entre fin juin et début juillet, pour une mise en oeuvre jusqu’en 2021. Sous réserve que le gouvernement juge la copie acceptable et que les syndicats signent.

Air France: une intersyndicale veut «l’ouverture de discussions» sur l’avenir
Le Figaro – 16/06/2020

Une intersyndicale d’Air France veut «l’ouverture de discussions» sur l’avenir de l’entreprise avec tous les syndicats, et demandent que «cessent» les négociations «entamées avec les seules organisations syndicales de pilotes» sur le réseau domestique, selon un communiqué diffusé ce mardi.

«Les organisations syndicales demandent avant toute chose l’ouverture de discussions sur les objectifs généraux devant présider à l’avenir d’Air France», écrivent FO, la CGT, le SNPNC, la CFTC, le SNGAF, Alter et Sud Aérien, à l’exclusion du SNPL. «De ce fait, les négociations entamées avec les seules organisations syndicales de pilotes portant sur l’avenir de notre réseau domestique doivent cesser dès maintenant», ajoute le communiqué. À défaut, l’intersyndicale utilisera «tous les moyens nécessaires».

Des «prétextes opportunistes à des suppressions d’emplois»

Air France-KLM a annoncé fin mai vouloir réduire de 40% son offre sur les vols nationaux français d’ici à 2021, avec la fermeture de plusieurs destinations, suscitant l’inquiétude des syndicats. Selon le gouvernement français, Air France doit réduire de 50% les émissions de CO2 sur ses vols domestiques d’ici 2024 et engager une réflexion sur son réseau en France, quand des alternatives ferroviaires de moins de 2 heures 30 existent.

L’intersyndicale craint que «les seuls paramètres pris en compte soient financiers, sans tenir compte de la réalité du travail et sans aucune innovation». «Les aides publiques allouées à Air France ne doivent pas servir de prétexte opportuniste à des suppressions d’emplois, tant chez le personnel sol, les hôtesses et stewards que les pilotes, à travers, entre autres, un transfert d’activité socialement moins-disant d’Air France vers Transavia», estiment ces organisations.

Tourisme : coup de massue chez TUI France
Les Echos – 17/06/2020

La direction de la branche française du géant allemand du tourisme TUI envisage de supprimer jusqu’à 583 postes sur un total de 904. Ce coup de massue intègre son désengagement des 65 agences en propre. TUI France se recentre sur son offre de clubs et les circuits Nouvelles Frontières.

La branche française de TUI annonce sa remise à plat alors que les voyagistes, sévèrement touchés par la crise sanitaire, peuvent relancer leur activité. TUI France rouvre d’ailleurs des agences et des clubs de vacances.La branche française de TUI annonce sa remise à plat alors que les voyagistes, sévèrement touchés par la crise sanitaire, peuvent relancer leur activité. TUI France rouvre d’ailleurs des agences et des clubs de vacances.

La branche française de TUI annonce sa remise à plat alors que les voyagistes, sévèrement touchés par la crise sanitaire, peuvent relancer leur activité. TUI France rouvre d’ailleurs des agences et des clubs de vacances.

L’été sera meurtrier pour TUI France, la filiale française du géant allemand du tourisme. Alors que la crise sanitaire a frappé durement les voyagistes, la direction de l’entreprise déficitaire depuis une vingtaine d’années a dévoilé mercredi un « changement de modèle et d’organisation » aux conséquences particulièrement lourdes sur l’emploi, lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE).

Recentrage drastique

Dans le cadre d’un recentrage drastique, la direction envisage de supprimer jusqu’à 583 postes sur un total de 904. Ce coup de massue intègre le désengagement des 65 agences en propre du réseau TUI – ce qui correspond à 266 postes -, la direction souhaitant les transformer en points de vente externalisés avec la formule – déjà pratiquée – des mandataires ou les céder à des réseaux tiers.

En clair, le nouveau TUI France s’appuiera, en parallèle à son activité Internet, sur un réseau d’agences mais n’aura donc pas le moindre point de vente en propre.

Le projet de la direction se traduit aussi par un recentrage de l’offre sur les clubs de vacances Marmara et Lookéa, et les circuits estampillés Nouvelles Frontières, marque historique du groupe. La marque de séjours moyen et long courrier Passion des Iles est « interrompue en attendant de pouvoir » la proposer par le biais d’une plateforme de « package dynamique ». Le consommateur aura alors la possibilité de concevoir son voyage sur Internet.

Stratégie de groupe

Cette orientation s’inscrit dans la stratégie numérique du groupe TUI à laquelle sa filiale française colle d’une manière générale, avec la confirmation du développement d’une offre de clubs davantage personnalisée, sur la base, là aussi, de stocks disponibles.

Ce schéma général, qui correspond à un scénario qui circulait déjà début 2019, implique aussi par l’arrêt de l’activité sur-mesure basée à Lyon. En conséquence, le personnel de TUI France sera regroupé sur un seul site, sachant que l’entreprise est censée quitter son siège de Levallois-Perret pour s’installer à Gennevilliers, toujours dans la petite couronne parisienne.

Avec la remise à plat de sa filiale française, TUI confirme sa vaste réorganisation sur le plan mondial , récemment annoncée. Reste à savoir s’il s’agit du premier pas à son éventuel désengagement du marché français, dont il était question avant l’éclatement de la crise sanitaire.

Dans l’immédiat, elle constitue la énième réorganisation pour les anciens de l’ex-groupe Nouvelles Frontières dont le conglomérat Preussag, rebaptisé par la suite TUI – avec son recentrage dans le tourisme -, avait pris contrôle en 2000. L’été meurtrier d’une histoire amère.

SAS Scandinavian : des routes et une aide financière

Air Journal – 17/06/2020

 

La compagnie aérienne SAS Scandinavian Airlines opèrera en juillet à près de 30% des capacités de l’année dernière, avec une flotte active portée à 40 avions. Elle annonce la reprise de nombreuses liaisons au départ de Copenhague, Oslo et Stockholm, les deux premières capitales devant en particulier être reliées à Nice. Sa recapitalisation a été approuvée par la Suède et le Danemark.

Au total, le nouveau programme de trafic de juillet 2020 verra sa capacité passer de 30 avions ce mois-ci à 40, « ce qui équivaut à un peu moins de 30% par rapport à la période correspondante de l’année dernière » selon le communiqué de la compagnie scandinave. « Alors que la demande augmente lentement mais sûrement », SAS Scandinavian reprend ses vols vers de nombreuses destinations au départ de ses bases dans les aéroports de Copenhague-Kastrup, Oslo-Gardemoen et Stockholm-Arlanda. « En plus d’un certain nombre de liaisons au départ de Copenhague », elle reprend également les vols internationaux depuis la capitale norvégienne « vers un certain nombre de destinations dont Reykjavík », et poursuit ses opérations vers la Finlande et Londres depuis Stockholm. « D’autres destinations seront progressivement ajoutées à partir des trois pays au fur et à mesure du retour de la demande ».

Nice-Côte d’Azur est la seule nouvelle destination française apparaissant dans les listes publiées hier, avec des vols au départ de Copenhague et d’Oslo (elle devrait s’y poser le 20 juin au départ de Stockholm). La compagnie de Star Alliance ne mentionne pas Paris-CDG

 

« Alors que les restrictions et les règles relatives aux voyages entrants sont assouplies, nous constatons une augmentation de la demande de voyages. Cependant, il demeure tout aussi important que les voyageurs se tiennent informés à tout moment des règles applicables à chaque pays et à chaque destination, et que les personnes restent à la maison en cas de symptômes », explique dans un communiqué explique Freja Annamatz, responsable des relations avec les médias. « Nous tenons également à vous rappeler les mesures que SAS a mises en place afin de réduire le risque de propagation des infections et les changements que ces mesures entraînent pour votre voyage, par ex. l’obligation de porter un masque facial pendant les vols »,.

SAS Scandinavian Airlines avait annoncé mi-mars qu’elle arrêtait la plupart de ses vols et mettait en congé environ 90% de ses salariés. Fin avril, la compagnie aérienne scandinave, dont les deux principaux actionnaires sont les Etats suédois et danois, avait annoncé son intention de supprimer 5.000 postes représentant 40% de ses effectifs, soit 1.900 postes à temps plein en Suède, 1.300 en Norvège et 1.700 au Danemark.

Début mai, elle a annoncé avoir obtenu une ligne de crédit renouvelable de 3,3 milliards de couronnes (308 millions d’euros) garantie par la Suède et le Danemark afin de lui permettre de traverser la crise. Et lundi, elle annonçait être à la recherche de 1,3 milliard de dollars en nouveau capitaux ; les gouvernements suédois (14,8% des parts) et danois (14,2% des parts) ont accepté de participer à sa recapitalisation – avec des conditions à l’appui, en particulier en termes de respect de l’environnement.

 

En difficulté, Tunisair va supprimer les lignes vers Sfax et Tozeur

L’Echo Touristique – 16/06/2020

 

Le ministre du Transports et de la Logistique tunisien Anouar Maarouf a déclaré vendredi 12 juin, qu’il y avait un plan de réforme de la compagnie Tunisian Airlines.

Avec une dette qui atteint les 310 millions d’euros, Tunisair est en crise. Le Covid a accentué une situation compliquée depuis plusieurs mois.

 

Interviewé par ilBoursa, le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, a affirmé que la compagnie se dotera dans deux mois, au plus tard, d’un nouveau mode de gouvernance afin de piloter une stratégie de développement d’une gestion privée. Attention, toute privatisation est exclue. « Il est clair que l’Etat n’a plus les moyens pour injecter de l’argent frais dans la compagnie. Ceci dit, le management doit se battre avec les moyens du bord et avec de réelles difficultés pour survivre », a affirmé le dirigeant de Tunisair dans cette interview.

 

Le projet de loi est en phase d’élaboration au sein du gouvernement, selon cet article. « Cette loi, dont les discussions sont en cours avec les autorités publiques, donnera au management plus d’autonomie dans sa gestion et plus d’efficacité dans la prise des décisions », a indiqué Elyes Mnakbi au média ilBoursa. Selon lui, les difficultés rencontrées par la compagnie dans sa gestion résultent de la gouvernance interne publique, gangrénée par un ensemble complexe de lois et règlements, de mécanismes et de normes.

 

Supprimer les lignes qui accumulent les pertes

En difficulté, la compagnie va encore supprimer d’autres lignes aériennes qui, selon son PDG. « Nous allons supprimer des lignes aériennes qui nous coûtent de l’argent. Ces lignes ont été ouvertes auparavant pour des raisons sociales ou politiques à cause desquelles la compagne accumule des pertes colossales . » Parmi ces lignes, le PDG a cité Sfax-Paris ou celle de Tozeur-Lyon qui fait perdre la compagnie 6 millions de dinars chaque année.

 

D’après Elyes Mnakbi, la décision d’annuler des dizaines de vols durant l’été dernier a rapporté à Tunisair plus de 80 millions de dinars de gains en charges. Après une année 2018 record en termes de chiffre d’affaires avec 1,5 milliard de dinars et de trafic (3,8 millions de voyageurs), le PDG assure que la compagnie a sorti les comptes du rouge en 2019 après plusieurs années déficitaires. « Nous sommes parvenus à équilibrer nos comptes l’année dernière et à dégager des bénéfices. Aussi, notre filiale Handling a réalisé un bénéfice de plus de 20 millions de dinars », a fait savoir à ilBoursa le dirigeant. Celui-ci estime que la compagnie Tunisair est « récupérable » et ce, même avec un personnel en sureffectif.  »

 

Un peu plus de vols cet été à l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne

La Montagne – 16/06/2020

Air France, Air Corsica et Ryanair ont dévoilé tout ou partie de leur programme pour juillet et août. Il y aura davantage de vols au départ ou à l’arrivée de l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, mais loin du trafic d’avant-Covid-19.

Le trafic va se densifier un peu sur l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne en juillet et août mais restera très inférieur au nombre de rotations habituel. En premier lieu, c’est la liaison avec Paris qui va monter en puissance mais très en deçà de la fréquence d’avant-Covid-19.

La ligne Clermont-Charles-de-Gaulle quotidienne à la mi-juillet

Air France, qui a relancé la ligne Clermont-Charles-de-Gaulle le 8 juin, à raison d’un vol par jour les lundis et vendredis, poursuivra sur ce même rythme jusqu’au 30 juin. Puis avec quatre rotations hebdomadaires (lundis, mercredis, vendredis et dimanches) du 1er au 10 juillet et une rotation chaque jour du 15 au 31 juillet.

La compagnie tricolore communiquera plus tard son programme pour le mois d’août. La tendance serait à l’augmentation des vols entre Clermont et Charles-de-Gaulle.

Pas de reprise du Clermont-Orly et bataille en coulisses

En revanche, les liaisons avec Orly (quatre rotations quotidiennes en temps normal, comme sur Charles-de-Gaulle) ne reprendront pas en juillet, ce qui n’augure rien de bon, ni pour août ni pour la suite. Une bataille d’influence entre élus et représentants de l’écosystème auvergnat d’un côté, Air France de l’autre, a commencé en coulisses pour obtenir le maintien d’un service régulier entre Clermont et Orly. Ce n’est pas gagné.

Rappelons que sur une année civile complète, Air France représente 80 % du trafic de l’aéroport clermontois, lequel enregistre environ 430.000 passagers par an.

Liaisons avec la Corse vers Figari et Ajaccio

Pour le mois d’août, Air France annonce aussi le retour du Clermont-Figari (un aller-retour par semaine tous les samedis). Elle ne prévoit pas pour l’instant de rotations sur Nice, comme c’était le cas les étés précédents.

La liaison avec la Corse sera également assurée par Air Corsica, avec un aller-retour par semaine entre Clermont et Ajaccio, le dimanche, du 21 juin au 27 septembre.

Lisbonne oui, Porto, Londres et Athènes non

Pour l’étranger, seule la liaison avec Lisbonne, proposée par Ryanair, est d’ores et déjà annoncée à partir du 4 juillet (sans autre précision), à raison de deux rotations par semaine, les mardis et samedis. La compagnie irlandaise, qui, avant le confinement, opérait des vols sur Porto (toute l’année) et Londres (en période estivale), n’a rien communiqué sur ces destinations.

Enfin, TUI, qui devait lancer un vol hebdomadaire avec Athènes, chaque jeudi, du 14 mai au 1er octobre, a reporté ce lancement à 2021.

Mesures sanitaires dans l’aérogare

Du côté de l’aéroport clermontois, géré par Vinci Airports, le directeur Nicolas Pelerin indique : « Nos équipes coordonnent cette reprise de manière responsable dans le strict respect des mesures sanitaires, avec un parcours passager 100 % sécurisé de l’aéroport jusqu’à l’avion ».

De nouvelles mesures sanitaires ont ainsi été déployées dans l’aérogare telles que le port du masque obligatoire dès 11 ans, mise à disposition de gel hydroalcoolique, application de la distanciation physique par le biais de marquage au sol et de l’aménagement des comptoirs, nettoyage, désinfection et aération renforcés, etc.

Vols au départ de l’aéroport de Lyon : où en est-on ?
Le Progrès – 17/06/2020

Ce mardi, Aéroports de Lyon a annoncé la reprise des vols pour la compagnie EasyJet depuis Lyon. L’occasion de faire un état des lieux, compagnie par compagnie.

■ Air Corsica

La compagnie Air Corsica repris ses vols 4 fois par semaine, vers Ajaccio (lundi, vendredi, samedi et dimanche) et Bastia (lundi, vendredi, samedi et dimanche) depuis lundi 15 juin.

A partir du 1er juillet, Air Corsica reprendra le programme initialement prévu sur les quatre lignes au départ de Lyon, vers Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari.
■ Air France

La compagnie Air France a déjà repris une partie de ses vols, 3 fois par semaine : Nantes, Bordeaux, Toulouse, Paris-CDG, Brest, Biarritz, Caen, Lille, Nice, Rennes et Strasbourg.

Reprise la 22 juin pour Pau et pas avant juillet pour Calvi et Figari.

■ Air Transat

La compagnie Air Transat reprendra ses vols dès le 23 juillet au départ de Lyon, à destination du Canada.

■ Brussels Airlines

La compagnie reprendra ses vols à partir du lundi 22 juin à destination de Bruxelles au départ de Lyon (5 vols par semaine puis du lundi 29 juin au 5 septembre, 7 vols par semaine).

Depuis le 15 juin, la compagnie easyJet a relancé 18 lignes domestiques au départ de Lyon.

La compagnie prévoit d’augmenter le nombre de vols à mesure que la demande des clients continuera de croître et que les restrictions seront assouplies.