Au Sommaire :

  • Référendum ADP : le Conseil constitutionnel dresse un bilan critique sur la procédure
  • L’horizon des voyagistes français commence à se déboucher
  • L’aéroport Nice Côte d’Azur accélère la reprise de son trafic dès le début du mois de juillet
  • IATA : le pire à venir en Europe ?
  • Ryanair relance plus de 20 routes à Bordeaux
  • Level Europe dépose le bilan et cesse toutes ses activités

 

 

Référendum ADP : le Conseil constitutionnel dresse un bilan critique sur la procédure

La Tribune-18/06/20

Les Sages regrettent notamment le “manque d’ergonomie du site dédié”, ou encore l’absence d’information publique sur le sujet.

Le Conseil constitutionnel a dressé ce jeudi un bilan critique sur la mise en oeuvre de la procédure du référendum d’initiative partagé (RIP) sur la privatisation d’ADP, pointant les défauts du site de recueil des signatures, le nombre “très élevé” de soutiens à obtenir et l’absence d’information publique sur le sujet.

Le recueil des soutiens à la réalisation d’un RIP sur la privatisation d’ADP a enregistré un peu plus d’un million de signatures, un chiffre insuffisant pour qu’il soit validé, la loi exigeant l’approbation de 4,7 millions de citoyens, soit 10% du corps électoral.

Le gouvernement a cependant suspendu son projet de privatisation en raison de la crise du coronavirus qui a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien.

Trois mois après cette consultation, le Conseil constitutionnel dresse un bilan de cette opération qui représentait une première en France.

Un site jugé “peu intuitif”

S’ils confirment que la procédure du recueil des soutiens “a permis d’obtenir des résultats fiables”, les Sages pointent en revanche le “manque d’ergonomie du site dédié” souvent perçu comme “complexe, peu intuitif et insuffisamment adapté à une consultation destinée à un large public”.

Pour les gardiens de la Constitution, si l’écart séparant les soutiens enregistrés du seuil exigé ne permet pas de remettre en cause le résultat final, “il est cependant possible que ces difficultés aient contribué à altérer la confiance de certains électeurs dans cette procédure” et les aient “dissuadés d’y participer”.

Évoquant des “évolutions possibles” de la procédure du RIP, le Conseil constitutionnel constate que “certains électeurs […] peuvent être découragés par l’exigence du nombre de soutiens à atteindre très élevé” et par le fait que même dans ce cas, la tenue d’un référendum n’est qu’hypothétique, un examen du texte par les deux Assemblées suffisant à mettre un terme à la procédure.

Manque d’information publique

Il pointe également l’absence de “dispositions relatives à l’organisation d’un débat public ou d’une campagne d’information audiovisuelle” sur le RIP qui, souligne-il, “a pu entraîner certaines insatisfactions et incompréhensions”.

“Une réflexion sur l’intérêt de définir un dispositif d’information du public mériterait en conséquence d’être menée”, jugent les Sages.

Les initiateurs du RIP, des députés et sénateurs de toutes les oppositions (de LFI à LR) avaient vivement critiqué l’absence de communication institutionnelle du gouvernement sur la consultation en cours et les difficultés d’utilisation de la plateforme de recueil des soutiens.

 

L’horizon des voyagistes français commence à se déboucher

Les Echos-18 juin 2020

A l’arrêt pour cause de crise sanitaire, les tour-opérateurs français vont faire repartir leurs clients à partir du 27 juin pour les pays de l’espace Schengen. Des destinations non européennes devraient être relancées dès début juillet.

La reprise s’esquisse enfin pour les voyagistes français, frappés de plein fouet par la crise sanitaire. Le syndicat des tour-opérateurs Seto, lequel représente l’essentiel de la profession, a en effet décidé la reprise des départs à compter du 27 juin pour les pays relevant de l’espace Schengen. L’heure est également au redémarrage pour les Antilles, la Réunion, et la Polynésie. Pour le reste, le Seto prolonge, une fois de plus, la suspension des départs, avec pour nouvelle échéance le 31 juillet. Cela étant, « d’autres destinations pourraient s’ouvrir rapidement, dès début juillet, sous réserve d’un accord entre Européens », explique le PDG du groupe Voyageurs du Monde , Jean-François Rial. Cela vaut en particulier pour la Tunisie et le Maroc.

Des destinations phare

Pour les tour-opérateurs, sévèrement affectés par la crise sanitaire avec un arrêt total depuis au moins trois mois, voire cinq mois s’agissant des spécialistes de la Chine, la réouverture d’une partie de leur champ d’action est une bonne nouvelle. D’autant qu’il s’agit des destinations clefs, en termes de volume d’activité, d’Europe du Sud ou d’Afrique du Nord. En outre, bien des Français n’ont pas encore choisi leur lieu de vacances. « L’essentiel de la saison d’été va se décider fin juin début juillet », souligne le président du Seto, René-Marc Chikli. La persistance, à ce stade, de contraintes sanitaires pourrait toutefois rebuter certains candidats au voyage.

Protocoles sanitaires

A titre d’exemple, la desserte de l’Islande va reprendre mais avec un test de détection du Covid-19 à l’arrivée. De même, la pratique des tests demeure, en tout cas sur un plan théorique, en Grèce. Par ailleurs, les Antilles et la Réunion feront encore, en ce début d’été, l’objet d’un nouveau protocole sanitaire. L’actuel doit être allégé à partir du 22 juin. Ce nouveau protocole prévoira encore une septaine dans l’hypothèse d’un test négatif au départ de la métropole, explique-t-on à la compagnie Corsair . Dans le cas contraire, le voyageur sera soumis à des tests à l’arrivée et à une quatorzaine.

La desserte aérienne des Antilles et de la Réunion sera renforcée avec la suppression de la limitation des sièges disponibles à bord des avions, le nombre de vols restant en revanche bridé. D’une manière générale, rappelle le président du Seto, l’évolution des plans de vols est une autre donnée qui comptera dans le redémarrage des destinations qui vont être rouvertes.

Rebond de dernière minute

Au final, l’activité des voyagistes sera cet été loin du niveau de l’an passé, même si la vente en ligne offre une forte possibilité de rebond de dernière minute. René-Marc Chikli s’attend pour sa part à « une reprise molle en juillet, un peu meilleure en août ». Pour le président du Seto, « si les professionnels qui font l’Europe du Sud font 10 à 20 % de l’activité de l’an dernier, ce sera bien. »

 

L’aéroport Nice Côte d’Azur accélère la reprise de son trafic dès le début du mois de juillet

Nice-matin.fr-18/06/2020

L’aéroport Nice Côte d’Azur accélère la reprise de son trafic avec 79 destinations dont 62 à l’international et rouvre l’intégralité de son terminal 2 dès juillet.

La deuxième plateforme aéroportuaire de France poursuit sa reprise progressive du trafic aérien et proposera au cours du mois de juillet un programme permettant de connecter la Côte d’Azur à l’ensemble du territoire français, aux grandes villes européennes, au Maghreb et à Israël. Cette accélération depuis la fin du confinement devra se prolonger au cours du mois d’août et permet la réouverture complète de son terminal 2 d’où seront traités l’ensemble des vols.

Chaque jour et de plus en plus, la Côte d’Azur se connecte à nouveau au monde, avec un programme de vols pour le mois de juillet bien plus étoffé que celui du mois de juin. Moteur économique de son territoire et principal porte d’accès de la région, l’aéroport poursuit sa montée en puissance et annonce un réseau de 17 destinations en France et de 62 à l’international.

Signe de la reprise, des destinations jusqu’alors non desservies le deviennent. Ainsi, Volotea a ouvert deux nouvelles lignes, l’une vers Caen, l’autre vers Brest, dès le début du mois de juillet, complétant un maillage national serré du nord au sud, d’est en ouest.

De neuf à 62 destinations en un mois à l’international

Côté international, l’accélération est encore plus manifeste puisque le réseau passe ainsi de neuf destinations en juin à 62. Toutes les capitales économiques, politiques et financières retrouvent leur liaison directe avec Nice tandis que les destinations de loisirs redeviennent accessibles à toute la région Sud.

« Avec ce programme de vol, Nice Côte d’Azur retrouve son rang de contributeur au dynamisme économique de son territoire et permet aux habitants de toute la région Sud de voyager comme aux touristes, d’affaires ou de loisirs, de revenir sur Nice. La confiance renouvelée des compagnies et leurs ambitions pour des lignes directes internationales témoignent de l’attractivité de la plateforme et de notre capacité à mettre en œuvre l’ensemble des mesures sanitaires propres à restaurer le nécessaire climat de sérénité que les passagers comme les membres d’équipages sont en droit d’attendre du deuxième aéroport de France », se félicite Dominique Thillaud, président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur.

Afin d’accompagner la progressive reprise du trafic et de pouvoir traiter dans les meilleures conditions les voyageurs, l’aéroport Nice Côte d’Azur va rouvrir dès le 1er juillet son terminal T2.1. Ainsi, toutes les compagnies desservant Nice seront traitées au terminal 2.

 

IATA : le pire à venir en Europe ?

Air-journal.fr-19 juin 2020

Les dernières études de l’Association du transport aérien international (IATA) révèlent une aggravation ces dernières semaine de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’industrie aéronautique européenne : les compagnies aériennes devraient perdre 21,5 milliards de dollars en 2020, la demande de passagers diminuant de plus de moitié.

Selon les données pessimistes de l’IATA publiées le 17 juin 2020, les beaux jours du transport aérien ne sont pas près de revenir sur le Vieux continent. Malgré une reprise progressive du trafic, l’association s’attend à ce que nombre de passagers cette année ne dépasse pas la moitié du score de 2019, les transporteurs européens devant au total perdre 21,5 milliards de dollars en 2020. Ce qui « met en péril entre 6 et 7 millions d’emplois soutenus par l’aviation rien qu’en Europe », souligne l’IATA, une reprise accélérée du transport aérien étant « vitale si l’on veut éviter le pire de ces impacts ».

La dernière évaluation d’IATA Economics montre que « les perspectives au niveau national se sont détériorées pour les principaux marchés de l’aviation en Europe depuis avril. Le nombre de passagers, les revenus des compagnies aériennes, les emplois à risque et les impacts sur le PIB pour les cinq plus grands marchés européens ont diminué dans toutes les mesures ». En France par exemple, les prévisions de baisse de trafic sont passées entre avril et juin de -80 millions à -88,7 millions de passagers ; le nombre d’emplois perdus de 392.500 à 434.700 ; et l’impact sur le PIB de -35,2 à -38,9 milliards de dollars. Les compagnies aériennes françaises perdraient ainsi 15,7 milliards de dollars.

Les économies européennes « ont été mises à genoux par COVID-19, et l’industrie aéronautique a été particulièrement touchée. L’optimisme récent concernant l’ouverture des frontières de Schengen ne doit pas masquer la gravité critique de la situation. À travers l’Europe, plus de six millions d’emplois dans l’industrie du transport aérien et les entreprises soutenues par l’aviation sont en danger. Des milliers d’emplois ont déjà été perdus en raison de l’arrêt du trafic aérien. Pour notre prospérité future, il est impératif que l’industrie se rétablisse dès que possible », a déclaré dans un communiqué Rafael Schvartzman, vice-président régional de l’IATA pour l’Europe.

Cet objectif de reprise rapide peut être atteint selon l’IATA grâce à l’action gouvernementale dans deux domaines prioritaires:

  1. Un redémarrage coordonné des voyages en avion, avec l’ouverture des frontières (y compris l’élimination de la quarantaine) et des règles d’exploitation basées sur les orientations sanitaires établies par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et au niveau européen par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et le Centre européen de lutte contre les maladies (ECDC).
  2. La poursuite du soutien financier et réglementaire, en particulier l’aide financière directe, l’extension de la dérogation à la règle des 80-20 sur les créneaux horaires, et l’allégement des taxes et redevances.

Il est « essentiel que les gouvernements se coordonnent pour redémarrer la connectivité aérienne de manière cohérente et conformément aux meilleures pratiques internationales », insiste l’IATA. Qui rappelle les recommandations de l’OACI et de l’EASA dévoilées début juin, mais souligne en particulier « l’obstacle majeur » que représentent les mesures de quarantaine : sa dernière enquête auprès des passagers montre que « 78% des personnes en France, 76% en Allemagne et 83% au Royaume-Uni ne voyageront pas si une quarantaine est en place ». Par conséquent, les gouvernements qui souhaitent rouvrir leurs économies ont besoin d’une solution alternative : « une stratégie qui combine des mesures de santé coordonnées et cohérentes au niveau international pour les voyages en avion avec des plans nationaux efficaces pour gérer COVID-19 », a déclaré M. Schvartzman.

Côté soutien financier, l’IATA se dit reconnaissante envers les gouvernements qui ont jusqu’ici « fourni une assistance à notre industrie » et par là « sauvé des milliers d’emplois » en permettant aux compagnies aériennes de maintenir la connectivité. « Mais je crains que le pire ne soit encore à venir. Les compagnies aériennes comptent sur la saison estivale pour fournir un ‘coussin financier’ pour les mois d’hiver les plus difficiles. Mais nous savons que les compagnies aériennes européennes devraient perdre 21 milliards de dollars cette année. Il n’y aura pas de coussin d’été. Des mesures de secours continues seront essentielles pour minimiser les pertes d’emplois et maintenir les liaisons de transport. Nous exhortons les régulateurs européens à donner la priorité à une extension de la dérogation accordée pour les règles d’utilisation des créneaux horaires, et à envisager d’autres formes d’aide financière qui ne s’ajouteront pas au fardeau croissant de la dette alourdissant les compagnies aériennes », a conclu M. Schvartzman.

 

Ryanair relance plus de 20 routes à Bordeaux

Air-journal.fr-18 juin 2020

La compagnie aérienne low cost Ryanair sera de retour dans sa base à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac le mois prochain, avec plus de 20 routes programmées pour l’été.

Relançant ses opérations le 1er juillet 2020 avec 40% des capacités initialement prévues sur 90% de son réseau pré-pandémie de Covid-19 (et en particulier sur 170 lignes en France), la spécialiste irlandaise du vol pas cher a annoncé ce 18 juin 2020 qu’elle rétablira plus de 20 lignes au départ et à destination de sa base dans l’aéroport bordelais, inaugurée en avril 2019.

Le programme de vol Ryanair au départ et à destination de Bordeaux « comprend des lignes internationales vers Thessalonique, Palma de Majorque, Rome-Ciampino, Charleroi, Faro, Lille et Lisbonne » selon son communiqué sans plus de détail. Mais la low cost rappelle que ces lignes « peuvent être soumises à des modifications en fonction des restrictions de voyage imposées par les gouvernements européens ». Son programme habituel à Mérignac inclut 41 routes, dont cinq en France et sept vers le Maroc.

Hélène Bégasse, responsable communication de Ryanair pour la France, a déclaré : « Ryanair est heureuse d’annoncer qu’elle rétablira plus de 20 lignes au départ et à destination de l’aéroport de Bordeaux, à partir du 1er juillet, dans le cadre de notre programme d’été 2020. Nous sommes fiers de redémarrer notre programme de vol pour l’été 2020, qui contribuera à la relance de l’économie et du tourisme régional et permettra de réunir les amis et les familles et de faire découvrir à des millions de touristes le patrimoine artistique, culturel et naturel de notre pays et de l’Europe ».

Suite à l’assouplissement des restrictions de voyage, « le désir de voyager se renforce comme le confirment les récentes données de trafic » sur le site de Ryanair. La France est selon la compagnie aérienne « l’une des destinations touristiques les plus recherchées par les voyageurs européens ; et parmi les utilisateurs français, les destinations les plus populaires sont le Portugal, l’Espagne et l’Italie ».

Avec la reprise de ces lignes qui soutiennent en outre l’économie et le tourisme régional, dont dépendent des milliers d’emplois, Ryanair « encouragera les passagers d’affaires et de loisirs à voyager depuis/vers l’Aéroport de Bordeaux en offrant des lignes directes toute l’année vers les destinations les plus prisées d’Europe ».

 

Level Europe dépose le bilan et cesse toutes ses activités

deplacementspros.com-18 juin 2020

Level Europe, filiale du groupe IAG, est la dernière victime en date de la crise liée au coronavirus. La compagnie aérienne qui exploitait 6 Airbus court-courriers annonce qu’elle cesse toutes ses activités avec effet immédiat.

Cette petite compagnie aérienne, précédemment connue sous le nom d’ANISEC, a commencé à opérer en 2018 et fait partie du groupe Vueling détenu par IAG également propriétaire de British Airways. A noter que Level Europe est une entité différente de la compagnie Level, elle aussi détenue par IAG.

Level Europe justifie sa défaillance par la crise liée au Covid-19 rejoignant ainsi la liste croissante des faillites de compagnies aériennes après que leurs avions aient été immobilisés pendant des mois en raison de la crise sanitaire. La compagnie autrichienne à bas coûts, qui desservait de nombreuses destinations européennes, emploie plus de 200 personnes à Vienne ainsi qu’une quarantaine à Amsterdam.

Le groupe anglo-espagnol IAG, qui possède également Iberia et Aer Lingus, a déclaré en avril qu’il disposait de 10 milliards d’euros de liquidités, mais son directeur général, Willie Walsh, a déclaré qu’il brûlait de l’argent alors que la crise se poursuivait et a averti que British Airways « se bat pour survivre« .

Bien que les compagnies aériennes d’IAG aient eu recours à des programmes de mise à pied et à des prêts garantis par l’État, elles ne sont pas en mesure de bénéficier de renflouements publics comme leurs rivales européennes, telles qu’Air France-KLM ou encore Lufthansa.