Air France : la peur de voir débarquer 10 000 salariés
L’Humanité – 29/06/2020

 

Conseil d’administration, CSE extraordinaire : la semaine sociale s’annonce chargée pour la compagnie aérienne.

« Smith ne pense Covid qu’il laissera à Air France. » Le tract, en forme de boutade, est signé de la CGT Air France, mais n’en cache pas moins l’écœurement des salariés face à la situation postconfinement… Malgré l’apport financier substantiel de l’État à la compagnie aérienne - 4 milliards d’euros de prêts bancaires garantis et 3 milliards de prêt direct -, la direction veut supprimer 8 000 à 10 000 postes. Une confirmation des annonces, fin mai, du directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith, qui évoquait la réduction du réseau français de 40 % d’ici à la fin 2021.

La semaine s’annonce chargée : ­rendez-vous dès aujourd’hui du conseil d’administration, puis convocation d’un comité social et économique central ­extraordinaire vendredi. La direction devrait alors détailler devant les représentants des salariés l’échelle de réduction des ­effectifs et un plan de restructuration sur trois ans. Un CSE extraordinaire aura lieu ce même jour chez Hop !, la filiale régionale d’Air France, largement impactée par la demande du secrétaire d’État au Transport de réduire les lignes moyen-courriers. Déjà, le syndicat majoritaire des pilotes SNPL a validé le 22 juin un accord de RCC (rupture conventionnelle collective) prévoyant le départ volontaire de 403 pilotes maximum d’ici à la fin de l’année. Les personnels navigants, eux, sont toujours en discussion. La RCC les concernant ­viserait 1 700 postes de stewards et hôtesses sur 13 500. Enfin, au sol, fonctions supports et services administratifs sont aussi sur la sellette. Or, un poste supprimé à Air France entraîne la suppression de 3 à 5 emplois sous-traitants. Pour cette raison, la CGT Roissy appelle toutes les entreprises de l’aéroport à réagir pour sauver les emplois en se rassemblant en nombre le 3 juillet, jour du CSE d’Air France.

Semaine difficile en vue sur le plan social à Air France
Challenges – 29/06/2020

Un conseil d’administration est prévu ce lundi. Selon les syndicats, plusieurs milliers de postes sont menacés au sein d’Air France et de Hop!, tandis que la low-cost Transavia, également dans le groupe, pourrait se voir confier des lignes court-courrier.

Air France, durement frappée par la crise du Covid-19, se prépare à une semaine difficile sur le plan social, avec la présentation vendredi de l’impact sur l’emploi de son “plan de reconstruction” qui passera par une réduction drastique des liaisons intérieures et se traduira selon les syndicats par des milliers de postes supprimés, sans départs contraints.

Avions cloués au sol, personnel en grande partie au chômage partiel… Le choc a été sans précédent pour la compagnie française comme pour ses rivaux internationaux, qui ont enchaîné ces dernières semaines les annonces de coupes claires dans leurs effectifs: 22.000 chez le groupe allemand Lufthansa, 12.000 chez British Airways ou encore 10.000 pour l’américain Delta Air Lines.

7 milliards d’euros de l’Etat

Dans ce contexte, l’État français, actionnaire d’Air France-KLM, a apporté un soutien financier de 7 milliards d’euros, dont 4 milliards de prêts bancaires garantis et 3 milliards de prêt direct, en demandant au groupe d’améliorer sa rentabilité et son impact environnemental.

En réponse, le directeur général d’Air France-KLM Benjamin Smith a annoncé fin mai la réduction du réseau français (déficitaire) de 40% d’ici à la fin 2021.

Les destinations au départ d’Orly disposant d’une alternative ferroviaire de moins de 2H30, comme Lyon, Nantes ou Bordeaux, sont menacées. Certaines routes transversales – de région à région – très déficitaires, assurées par la filiale régionale Hop!, pourraient également être supprimées.

Christophe Malloggi, de FO Air France, dénonce des “mesures contraignantes pour l’emploi” liées au prêt de l’État et estime que “le gouvernement a un rôle à jouer”. Il s’inquiète notamment pour les salariés “en province où les bassins d’emploi sont déjà affectés” et qui auront plus de difficultés à accepter une mobilité au sein de la compagnie.

Court-courrier et fonctions supports

Après un conseil d’administration Air France prévu lundi, la direction présentera vendredi aux organisations syndicales une version actualisée de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), lors d’un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire au siège, à Roissy. Le même jour aura lieu un CSE extraordinaire chez Hop!.

Les annonces seront précisées lors de CSE d’établissements la semaine suivante. “Nous sommes prêts à entrer dans des négociations pour le bien de l’entreprise” mais “la direction va devoir nous entendre sur certains points”, a indiqué à l’AFP Farid Slimani, de l’Unsa Aérien.

La direction d’Air France a refusé de commenter le chiffre de 8.000 à 10.000 suppressions de postes au sein du groupe qui a circulé dans la presse. Selon les syndicats interrogés par l’AFP, plusieurs milliers de postes sont en tout cas menacés au sein d’Air France et de Hop!, tandis que la low-cost Transavia, également dans le groupe, pourrait se voir confier des lignes court-courrier.

Les suppressions d’emplois doivent s’effectuer sur la base du volontariat, sous la forme de ruptures conventionnelles collectives (RCC) pour le personnel navigant et d’un plan de départs volontaires (PDV) d’une ampleur encore inconnue pour le personnel au sol, de sources concordantes.

Le SNPL, syndicat majoritaire chez les pilotes d’Air France, a validé un accord de RCC prévoyant le départ volontaire d’ici fin 2020 d’un maximum de 403 pilotes, soit près de 10% des effectifs pilotes. Il s’agit de la première RCC chez Air France.

Une autre est toujours en négociation pour les hôtesses et stewards, pour lesquels le sureffectif est évalué à environ 1.700 postes.

Au sol, une partie des emplois dans les fonctions support, comme les services administratifs, devraient être visés.

Chez Hop!, Joël Rondel, secrétaire du CSE, redoute la suppression d’environ la moitié des 2.700 postes actuels. “S’il n’y a pas assez de volontaires, que va-t-il se passer?”, s’interroge-t-il en se disant “persuadé qu’à un moment donné, il va y avoir des licenciements secs”.

Fin 2019, le groupe Air France comptait plus de 55.000 salariés en CDD et CDI, dont près de 49.000 pour la seule compagnie tricolore. Cette dernière a connu douze plans de départs volontaires ces dix dernières années et selon les syndicats, perdu 15.000 postes depuis 2008.

Hop!, filiale low cost d’Air France, va droit au hangar
Challenges – 27/06/2020

La filiale d’Air France va être réduite à une trentaine d’appareils. Et ses lignes reliant Orly à Bordeaux, Nantes et Lyon sont sur la sellette.

 

Les mauvaises nouvelles pleu­vent sur Hop !. Non seulement la petite compagnie régionale, filiale d’Air France, n’atterrira plus sur le tarmac d’Orly, dont la réouverture est prévue ce 25 juin, mais elle va subir de plein fouet la décision du gouvernement de stopper les dessertes aériennes nationales quand existe une alternative en train de 2 h 30. Trois lignes qui relient Orly à Bordeaux, Nantes et Lyon sont sur la sellette. “Ces liaisons étaient déficitaires, pointe un syndicaliste au sein de la compagnie. La direction avait déjà prévu de les fermer, la décision du gouvernement l’arrange.”

L’attrition de la petite compagnie domestique issue de la fusion de Regional, Airliner et Brit Air risque cependant d’être beaucoup plus rude. Faute de rentabilité (elle représente près d’un quart des 200 millions d’euros de pertes du réseau domestique d’Air France en 2019), Hop ! est depuis longtemps dans le collimateur de Benjamin Smith, le directeur général d’Air France-KLM, qui doit désormais accélérer son plan de transformation en échange de l’obtention du prêt de 7 milliards d’euros garanti par l’Etat. “Il s’agit de changer de modèle sur le réseau domestique”, précise un connaisseur de la compagnie.

Plan de restructuration

Au cœur du vaste plan de restructuration qui sera présenté le 3 juillet aux salariés (avec près de 20 % des effectifs d’Air France en jeu), Hop ! devrait voir sa voilure réduite à une trentaine d’appareils (contre 57). Ces avions de moins de 110 sièges seront consacrés à préserver l’alimentation du hub de Roissy et dans une moindre mesure celui de Lyon, même si certaines sources en interne sont dubitatives sur la longévité de ces liaisons “qui réalisent un chiffre d’affaires ridicule et ne gagnent pas d’argent”. A Orly, face à la concurrence des low cost easyJet ou Volotea, la direction préfère jouer la carte de Transavia, aux coûts unitaires moins élevés. La low cost tricolore pourrait également reprendre les grosses liaisons entre les capitales régionales, comme Nantes et Lyon, jusqu’à présent assurées par la compagnie régionale.

Benjamin Smith a estimé la réduction de l’activité domestique d’Air France et Hop ! à 40 % d’ici à la fin 2021. Certains experts tablent sur une baisse des capacités supérieure à 50 % à l’horizon 2023, compensée pour moitié par l’essor de Transavia.

Brussels Airlines : un quart des emplois menacés

Air Journal – 29/06/2020

La compagnie aérienne Brussels Airlines a conclu un accord avec ses partenaires sociaux sur des mesures structurelles « ouvrant la voie à un avenir rentable à long terme ». Mais un millier des plus de 4000 emplois sont menacés.

Annoncé le 26 juin 2020, l’accord entre la direction de la compagnie nationale belge et le comité d’entreprise porte sur des mesures structurelles « visant à accroître la compétitivité de la compagnie aérienne et à offrir des perspectives à long terme à ses employés ». Elles permettront selon un communiqué de Brussels Airlines d’augmenter la productivité et de réduire les coûts unitaires, et réduisent « autant que possible » le nombre de licenciements forcés. Un soutien professionnel en termes de recherche d’emploi et de changement de carrière sera fourni aux employés qui quittent la compagnie.

L’accord « préserve également 75% des emplois, répartis de manière égale entre les services ». La priorité de la direction et des syndicats a été d’examiner « toutes les options possibles », pour éviter autant que possible les licenciements forcés. Grâce à des options alternatives, qui comprennent la retraite anticipée, le travail à temps partiel, le crédit-temps, le départ volontaire et le congé sans solde, le nombre de licenciements forcés « peut être limité à un minimum ». Pour les employés qui quittent l’entreprise, Brussels Airlines propose « un outplacement pendant 12 mois pour les aider dans leur transition de carrière, en coopération avec l’agence Travvant ».

Il y a dix jours, le groupe Lufthansa laissait entendre selon le quotidien belge La Libre qu’il pourrait se débarrasser de sa filiale belge, la laisser tomber en faillite ou bien la vendre. Depuis, les actionnaires du groupe ont approuvé l’aide d’Etat de 9 milliards d’euros (en échange d’une entrée dans son capital à hauteur de 20%), mais il envisage toujours de supprimer 22.000 emplois équivalent temps plein, soit 16% des effectifs mondiaux, dont la moitié en Allemagne.

Les partenaires sociaux de Brussels Airlines, qui représentent plus de 4000 employés des différents départements (pilotes, personnel de cabine, Maintenance & Engineering, opérations au sol et fonctions administratives), s’interrogent évidemment sur ces nombres, qui ne seront détaillés que dans un mois environ. D’autant que Brussels Airlines précise que si un plan de redressement « est indispensable pour surmonter la crise et devenir structurellement compétitif », les discussions en cours pour assurer le financement de l’entreprise « restent essentielles ». Le transporteur national belge « espère une issue positive » des discussions en cours sur le soutien financier nécessaire pour surmonter les conséquences de cette crise sans précédent et pour restructurer l’entreprise, Lufthansa n’a pour l’instant rien annoncé, et l’Etat belge négocie son aide qui pourrait atteindre 290 millions d’euros.

« Parvenir à un accord avec nos partenaires sociaux et assumer conjointement la responsabilité des changements structurels pour Brussels Airlines, est une étape clé vers une entreprise compétitive à long terme. Je tiens à remercier les représentants syndicaux d’avoir franchi cette étape cruciale avec nous. En mettant en œuvre notre plan de redressement, nous commençons à construire une compagnie aérienne financièrement saine qui deviendra d’abord plus petite et structurellement rentable avant de connaître à nouveau une croissance. Cela créera des perspectives pour ses employés, ses clients et ses partenaires », a déclaré Dieter Vranckx, PDG de Brussels Airlines.

 

Liquidations : au tour de LIAT dans les Caraïbes
Air Journal – 29/06/2020

 

La compagnie aérienne LIAT va être liquidée, a annoncé samedi le Premier ministre, et remplacée par une autre entité – possiblement sous le même nom – qui continuera donc à assurer des liens vitaux entre les îles des Caraïbes.

Clouée au sol par la pandémie de Covid-19 et continuant à payer traites et salaires malgré une absence totale de revenus, l’ex-Leeward Island Air Transport basée à l’aéroport de St John’s- V. C. Bird ne devrait pas revoler – sous sa forme actuelle. L’annonce du 27 juin 2020 par Gaston Browne, Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, est justifiée par le fait que la crise actuelle survient après une année 2019 terminée déjà dans le rouge, avec une perte d’environ 4,4 millions de dollars américains. Au mois de mai, LIAT annonçait déjà qu’il lui faudrait 5,4 millions pour avoir une chance de se rétablir – une somme que le gouvernement n’est pas prêt à investir.

Une réunion des actionnaires et parties prenantes (quatre îles du Levant se partagent son capital) est prévue dans les prochains jours, et selon le dirigeant cité par Barbados Today « il ne faut pas fuir le nom de LIAT, qui est une institution caribéenne construite par des Caribéens dont nous devons être fiers ». Ni son gouvernement ni celui de la Barbade, de Saint-Vincent-et-Grenadines et de la Dominique n’ont précisé quelle forme financière la nouvelle entité pourrait prendre, même si un partenariat privé-public est envisagé. Le sort des salariés et des passagers n’a pas été évoqué ; « j’espère juste que nous n’allons pas avoir de pays de la région qui nous combattent de manière opportuniste pour obtenir le siège de la future compagnie », a cependant souligné Gaston Browne.

LIAT opérait avant la crise cinq ATR 72-600 et autant de 42-600, de respectivement 68 et 48 sièges, sur un réseau d’une quinzaine de destinations – y compris la Guadeloupe et la Martinique. Ses opérations restent suspendues jusqu’au 15 juillet au plus tôt selon son site.

 

Navette Air France entre Bordeaux et Paris : clap de fin annoncé cette semaine

France Bleu – 29/06/2020

Selon la CCI de Bordeaux Gironde, la navette Air France entre l’aéroport de Bordeaux Mérignac et Orly devrait être définitivement supprimée dès la fin de la semaine. Le président Patrick Seguin évoque le “mépris” du gouvernement.

Le couperet va tomber dans les prochains jours. C’est en tous cas ce que croit savoir Patrick Seguin, le président de la CCI Bordeaux Gironde. Il annonce ce lundi avoir été informé par Air France que les vols entre l’aéroport de Bordeaux Mérignac et l’aéroport d’Orly seront supprimés à partir de la semaine prochaine. Le gouvernement s’apprêterait à prendre un décret pour les interdire et aurait demandé à la compagnie de stopper dès à présent les réservations. Vérification faite sur le site d’Air France, il est effectivement désormais possible de réserver un billet vers la capitale au départ de Bordeaux, mais uniquement vers l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Nous sommes méprisés par le gouvernement.

Les élus bordelais ainsi que les acteurs du monde économique se sont mobilisés depuis plusieurs semaines et les menaces du gouvernement visant cette ligne fréquentée par plus de 560 000 voyageurs chaque année, notamment par les salariés des groupes aéronautiques implantés à Mérignac. En contrepartie de son aide de 7 milliards d’euros à Air France, et pour des raisons écologiques, l’Etat a réclamé la fin des lignes intérieures lorsqu’il existe une concurrence avec la LGV. Une lettre signée par Alain Rousset, le président du Conseil régional, Nicolas Florian, le maire de Bordeaux, Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani, le maire de Mérignac, et Patrick Seguin, le président de la CCI Bordeaux Gironde, a été envoyée au Premier ministre Edouard Philippe le 18 mai pour réclamer le maintien d’un “service aérien suffisant entre Bordeaux Mérignac et Orly”.

Plus d’un mois plus tard, la concertation souhaitée par les élus et les représentants du monde économique à Bordeaux a été supervbement ignorée par le gouvernement. “Nous sommes méprisés, affirme Patrick Seguin. C’est une décision dictatoriale. Personne ne nous a répondu et la décision est unilatérale ‘on ferme la navette’. On nous parle de l’alternative constituée par le TGV. Mais, avant le Covid, les trains étaient pleins matin et soir. Je ne sais pas où vont aller les salariés qui utilisent la navette. En voiture peut-être…”.

Déconfinement : le trafic aérien reprend sous surveillance à l’aéroport Roland Garros
France Télévision – 29/06/2020

Avec la levée des motifs impérieux pour voyager entre Paris et La Réunion, le nombre de vols repart à la hausse. L’activité des compagnies aériennes reprend progressivement. A partir de ce lundi, 20 rotations hebdomadaires sont prévues, 25 le seront à partir du 6 juillet.

Le trafic aérien reprend progressivement à l’aéroport Roland Garros. D’une douzaine de vols la semaine dernière, il passe désormais à 20 rotations entre Paris et La Réunion cette semaine. A partir du 6 juillet, 25 vols seront assurés par semaine.

A partir du 10 juillet prochain, date de la levée de l’état d’urgence sanitaire, ce nombre pourrait encore changer. Il n’est pour l’heure pas encore connu. Les vols régionaux entre La Réunion et Mayotte sont rétablis, mais à raison d’une liaison hebdomadaire pour le moment. Les voyageurs doivent justifier d’un motif impérieux pour embarquer.

Mesures de sécurité toujours en vigueur

S’il n’est plus nécessaire de justifier d’un motif impérieux pour voyager entre la métropole et La Réunion, et que la capacité des avions en voyageurs n’est plus restreinte, certaines règles restent en vigueur.

L’accès à l’aérogare de Gillot est désormais ouvert à tous depuis ce samedi 27 juin, mais le port du masque y est obligatoire. La distanciation physique doit aussi être respectée dans les files d’attentes. Les commerces, bars et points de restauration y reprennent progressivement leur activité depuis ce week-end.

Depuis le 19 juin dernier, la desserte de l’aérogare par le réseau Car Jaune et Aérobus a repris.

Corridor sanitaire maintenu à l’arrivée

A l’arrivée, le protocole du corridor sanitaire, instauré le 9 juin dernier, reste de mise. Les passagers sont ainsi invités à réaliser un test de dépistage Covid-19 72h avant leur départ de Paris. S’il est négatif, ils pourront bénéficier d’une procédure accélérée à l’arrivée à La Réunion et d’une quarantaine allégée durant 7 jours.

Ceux qui n’auront pas effectué de test avant départ de Paris devront suivre un parcours plus long en salle d’arrivée et observer une quatorzaine stricte dans un lieu dédié ou à domicile. Des caméras thermiques doivent prochainement être déployées sur le circuit des passagers à l’arrivée.

 

Transavia inaugure sa base de Montpellier avec sept liaisons européennes

Air Journal – 27/06/2020

Transavia a inauguré hier sa troisième base en région, à l’aéroport Montpellier-Méditerranée, en lançant deux liaisons, l’une vers Palerme et l’autre vers Faro.

Les premiers passagers de Transavia à Montpellier-Méditerranée se sont envolés hier vers Palerme (Sicile) à 16h30, puis vers Faro (Portugal) à 17h00. D’autres décollent aujourd’hui pour Athènes (Grèce) et demain pour Lisbonne (Portugal) et Séville (Espagne)…

A l’inauguration de sa base, la low cost française, filiale du groupe Air France-KLM propose sept destinations européennes : Séville, Athènes, Héraklion, Palerme, Faro, Lisbonne et Porto. Elle va étendre son programme pour offrir 15 liaisons vers le bassin méditerranéen, dont des dessertes en Tunisie, au Maroc ou encore en Algérie, dès que les restrictions de voyage seront levées.

Son programme estival au départ de Montpellier-Méditerranée devra être le suivant : Espagne avec les dessertes de Séville et Palma de Majorque (à partir du 16 juillet); Grèce avec Athènes et Héraklion; Italie avec Palerme; Portugal avec Faro, Lisbonne et Porto; Algérie avec Alger et Oran; Maroc avec Agadir, Marrakech et Oujda; et Tunisie avec Djerba et Tunis.

 

Airbus va encore réduire ses cadences de production
Air & Cosmos – 29/06/2020

 

Dans un entretien au journal “Die Welt”, le président d’Airbus, Guillaume Faury, annonce une nouvelle baisse des cadences de production. Les 30 % initialement prévus passeront à 40 % en 2020 et 2021.

Airbus : de moins 30 % à moins 40 %

Airbus a décidé de réduire encore un peu plus ses cadences de production sur les années 2020 et 2021. Dans un entretien au journal “Die Welt”, le président d’Airbus, Guillaume Faury, table désormais une baisse de 40 % de sa production en 2020 et 2021. “Pour les deux prochaines années, 2020-2021, nous considérons que la production et les livraisons seront inférieures de 40 % à ce que nous avions initialement prévu”, estime Guillaume Faury qui poursuit : “nous ne pouvons pas nous dissocier de l’évolution des compagnies aériennes”. En avril dernier, les premiers effets de la pandémie de coronavirus avaient déjà contraint le constructeur européen à réduire ses cadences de 30 %

Plus long pour les A350 et A330neo

Pour le président d’Airbus, il faudra attendre 2025 au plus tard pour que la demande d’avions commerciaux revienne à la normale. Guillaume Faury prévoit toutefois une reprise plus rapide pour les avions monocouloirs, avec une reprise dès 2022-2023 pour la famille Airbus A320neo. Le rebond devrait être plus long dans le secteur des avions gros-porteurs, où l’offre était déjà excédentaire avant la crise. “Une vague de remplacement importante est attendue pour le Boeing 777 et l’Airbus A330, mais elle est encore loin”. Le groupe devra s’adapter à cette diminution de la production, a ajouté Guillaume Faury tout en refusant de faire le moindre commentaire sur la réorganisation que cela impliquerait.

Préserver l’empreinte industrielle

Pour le moment, le président d’Airbus semble exclure la fermeture de chaînes d’assemblage final. “Aucune chaîne d’assemblage final ne sera fermée […]. La production de tous les modèles se poursuivra, mais à un rythme plus lent”, a-t-il indiqué au journal allemand en insistant sur l’importance stratégique des sites aux États-Unis et en Chine. “Nous ne voulons pas modifier de manière significative l’empreinte dite industrielle”, ajoute Guillaume Faury.